INFORMATIONS
                                            GENERALES

Envolée du prix du riz après celui du blé
et du maïs

Survenue quelques mois après la hausse du blé, du maïs ou du soja, l'envolée du prix du riz a de quoi préoccuper. Car en attisant les tensions sur le marché mondial, elle a provoqué le repli de certains pays exportateurs de riz sur eux-mêmes. Avec un risque fort pour la survie alimentaire des nations très dépendantes de cette denrée et peu productrices. Comment expliquer la flambée du prix du riz ? Est-elle due à une chute de l'offre, à des accidents climatiques, à la spéculation bour-sière ? " Il n'y a pas de baisse de production dans les pays exportateurs de riz, explique Jean-Pierre Brun, l'un des seuls courtiers de riz en France. Les accidents climatiques ne sont pas responsables de cette flambée car ils ont principalement touché la production de blé. Quant à la spéculation, elle a peu d'effet puisque le riz s'échange surtout sur des marchés physiques et non à la Bourse. " L'envolée du prix du riz est donc à mettre principalement, selon le courtier, à l'actif de la hausse de la demande : " Comme on consomme beaucoup plus depuis quelques années, les stocks s'amenuisent. Cette situation a déclenché un phénomène de peur. " En effet, certaines zones ont drastiquement limité leurs exportations, afin de garantir leurs stocks domestiques. Le Vietnam ou l'Inde ont arrêté de vendre à l'étranger, provoquant des réactions en chaîne désastreuses. Car plus l'offre était limitée et plus les pays producteurs protégeaient leur marché ", souligne Jean-Pierre Brun. Il existe de nombreuses variétés de riz. 4 000 à 5 000 s'échangent sur le marché mondial. Il n'y a donc pas un prix unique de référence. Mais toutes ces variétés expriment une tendance à la hausse. " Entre janvier et fin avril, le prix du riz thaïlandais est passé de 350 à presque 1 000$ la tonne, s'exclame Jean-Pierre Brun. Il reflète le marché, la Thaïlande étant le premier exportateur mondial en volume. " Principales victimes de cette augmen-tation : l'Asie et l'Afrique.

" Dans l'Union Européenne, la consommation de riz avoisine les 5 kilos par personne et par an. Au Nigeria, au Sénégal ou en Afrique du Sud, elle est en moyenne de 70 à 80 kilos par an. En Inde, elle s'élève à 150 kilos, souligne le courtier en riz ; les pays qui ont de l'argent peuvent acheter et subventionner le riz. Pour les autres, c'est la famine certaine. "

Une situation qui oblige de nombreux pays à savoir leur dépendance à l'égard du riz et à miser sur le développement de leur production.
Les Gouvernements en Action.
A l'issue du sommet Inde-Afrique qui s'est déroulé du 4 au 8 avril dernier à New Delhi, Madagascar a signé avec ce pays d'Asie du Sud un contrat portant sur la livraison de 50 000 tonnes de riz.

" C'est une faveur accordée par le gouvernement indien à la Grande île, a souligné le ministre malgache de l'économie, Ivohasina Razafimahefa, à son retour du sommet, précisant qu'il était indispensable pour le pays de réaliser au plus vite les objectifs de la révolution verte. " L'Inde a également accepté de fournir au Sénégal 600 000 tonnes de riz par an, pendant six ans. En plus de cet accord, le gouvernement Sénégalais a annoncé qu'il subventionnerait le riz importé au même titre que la Tunisie et a lancé un programme d'autosuffisance en riz dans la vallée du fleuve Sénégal. " Le choc récent à fixer l'objectif d'être autosuffisant dans six ans. C'est tout à fait possible ", a affirmé Adoulaye Wade, le président Sénégalais, au journal Libération.
A Haïti, où la crise est aiguë, le président René Préval a annoncé une hausse des prix et une relance de la production haïtienne. De son côté, le gouvernement de Guinée a initié un programme de financement de la production de riz qui s'est traduit par l'importation de tracteurs, d'engrais et de semences améliorées.

" L'exploitation des immenses ressources en eau et en terres cultivables favorables pour une riziculture intensive assurera la sécurité alimentaire et favorisera la lutte contre la pauvreté ", a expliqué la ministre guinée de l'Agriculture, Mahmoud Camara, début avril. L'Egypte, poussée par une forte démographie et des besoins alimentaires croissants, a, quant à elle, interdit ses exportations le 1er avril et s'est mise à importer.

Une mesure symbolique pour ce pays, le plus gros producteur de riz dans la région du Proche-Orient. Après une légère baisse des prix il y a quelques jours, la tendance à la hausse se confirme. "Les incidents en Birmanie n'ont pas rassuré le marché, explique Jean-pierre Brun.

Le pays, important exportateur, va maintenant devoir importer. De plus, les prévisions d'importations de la Malaisie et des Philippines ont été revues à la hausse ". De quoi rester vigilant.

(Source : Le Sahel n°7547 du 26 juin 2008)

----------------------------

Evolution de la conjoncture économique en Afrique

En Afrique subsaharienne : L'Afrique sub-saharienne connaît sa plus forte expansion économique depuis les années 70 et trois années consécutives de croissance dépassant les 5% grâce à l'amélioration de la gestion macro-économique, à une expansion attendue de la production pétrolière, notamment en Angola et en Guinée Equatoriale, les cours favorables des produits de base et d'exportation. L'Afrique sub-saharienne a également bénéficié de l'expansion rapide de l'économie mondiale. La forte demande, notamment chinoise, pour les matières premières exportées par la région aura compensée dans l'ensemble l'impact adverse des prix élevés du brut sur les pays importateurs de pétrole. Le PIB de l'Afrique sub-saharienne pourrait croître de 6,8% cette année et d'un peu plus de 6% en 2008, contre 5,7% enregistré en 2006. La croissance a dépassé les 5% l'année dernière dans une vingtaine de pays importateurs de pétrole au sud du Sahara, et devrait s'y maintenir à ce niveau en 2007.


Dans les pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) : dans le pays de l'UEMOA, l'inflation est négative au Togo (-0,2%), en deçà de 1% au Niger et au Burkina Faso et inférieure à 3% au Bénin (1,4%), au Mali (1,4) et en Côte d'ivoire (1,9%). Elle est par contre supé-rieure à 3% au Sénégal (5,9%) et en Guinée Bissau (4,3%). Au total l'inflation dans l'UEMOA est estimée en moyenne à 2,1% en 2007. Selon les dernières estima-tions, le taux de croissance de l'Union s'établirait à 3,3% en 2007 contre 2,9% en 2006. Les perspectives économiques de l'Union en 2007 pourraient être compromises par de nouvelles tensions sur les cours du pétrole et surtout par la production agricole du fait de l'installation tardive et de l'arrêt précoce des pluies.


Au Nigeria : Avec une population estimée à 140 millions d'habitants, soit 20% de l'Afrique sub-saharienne, et plus de la moitié du PIB de l'Afrique de l'ouest, le Nigeria fait figure de géant du sous-continent. Son économie reste marquée par le tout pétrole (81% des recettes en 2006). L'économique nigériane continue de profiter de la flambée des cours mondiaux du pétrole malgré la contraction d'environ 4,7% de la production pétrolière en 2006. De plus, la croissance du secteur non pétrolier est encourageante. Les réserves de change du pays pourraient atteindre 75 à 80 Milliards de dollars US à fin 2007. L'inflation restera a priori faible (3% en glissement annuel et peut être 10 à 13% en moyenne annuelle). Malgré des efforts de diversification, son agriculture est encore peu orientée vers l'exportation. En 2006, le PIB nigérian aurait progressé de 5,6% franchi le seuil symbolique des 1000USD par habitant (en parité de pouvoir d'achat). La croissance de l'économie nigériane devrait se stabiliser à environ 7% en 2007, grâce à l'accélération de la production pétrolière et l'augmentation des investissements publics dans les infrastructures.

(Source : note de conjoncture n°008, avril 2008)

----------------------------

Evolution de la Conjoncture Economique Nationale

L'année 2007 est caractérisée par une production agricole légèrement excédentaire après deux années successives de forts excédents céréaliers, la reprise des investissements, notamment dans le secteur minier, et la poursuite de la mise en œuvre du programme économique et financier soutenu par les Institutions Financières Internationales.

Le taux de croissance de l'économie nigérienne en terme réel est estimé à 3,2% en 2007 contre 5,1% en 2006 et 7,4% en 2005. Cette baisse est en relation avec une pluviométrie globalement excédentaire mais qui s'est malheureusement brutalement arrêtée en fin de campagne induisant ainsi une révision à la baisse dans les prévisions des récoltes.

Le produit Intérieur Brut aux prix du marché augmenterait de 7,1% passant de 1 871,2 milliards de FCFA en 2006 à 2 004,2 milliards de FCFA en 2007 du fait du secteur minier qui croîtrait de 128,7% suite à la revalorisation du prix du kilogramme d'uranium.

PIB par tête passerait de 142 440 FCFA en 2006 à 148 725 FCFA en 2007, en hausse de 3,7% après celle de 3,2% enregistrée en 2006. Le PIB réel par tête, par contre, baisse de 0,1% en 2007 après la hausse de 1,8% en 2006.

Le secteur primaire (45,8% du PIB) enregistrerait une hausse de 1,7% en 2007 contre 7,7% en 2006. Cette forte baisse du taux de croissance du secteur primaire est essentiellement imputable à celle du taux de la production agricole qui n'a augmenté que de 0,9% en 2007 contre 12,4% en 2006.

La production céréalière (notamment du mil, du sorgho et du riz) et du niébé, 61,5% de la production agricole totale, a connu une augmentation de 2,8% cette année contre 13,6% en 2006. Le taux de croissance de l'élevage est estimé à +3,4% en 2007 après +3,5% enregistré en 2006 en rapport avec la bonne pluviométrie enregistrée ayant favorisé un développement normal du tapis herbacé dans les espaces pastoraux.

L'exploitation forestière, bénéficiant des plans d'aménagement forestier, devrait connaître une croissance de l'ordre de 3,4% comme en 2006.

L'activité de pêche a cru de 2,6% en 2007, après avoir baissé de 21,7% l'année dernière. Cette évolution favorable de cette branche est en rapport avec la reprise des activités dans la partie Lac Tchad de la région de Diffa et la bonne alimentation du Lac en eau suite à la pluviométrie abondante enregistrée l'année précédente.

Le secteur secondaire, 13,4% du PIB au coût des facteurs, connaît une décélération avec un taux de croissance de 1,3% en 2007 contre 5,6% en 2006. Cette évolution est imputable au recul de la production minière en volume et au ralentissement de la croissance observée notamment dans la branche énergétique.

Le secteur tertiaire, 40,8% du PIB au coût des facteurs, enregistre un taux de 4,8% en 2007 contre 2,4% en 2006. Cette évolution est imputable notamment aux performances enregistrées par les branches communications (15,1%) et services publics (6,5%).

Globalement, les contributions à la croissance du PIB au coût des facteurs des secteurs primaire, secondaire et tertiaire se sont respectivement à 1,3 points de pourcentage, 0,4 point et 1,5 points en 2007.

Du côté de la demande, la consommation finale privée, principale composante des emplois du PIB avec une proportion de 72,9% en 2007, serait en hausse de 4,1% en 2007, après 5,0% en 2006.

La consommation finale des adminis-trations publiques, après une faible croissance de 0,3% en 2006, serait en hausse de 5,8% en 2007 en liaison avec la progression des dépenses courantes et des dépenses en capital.

Du côté des investissements, la forte croissance de 6,4% en 2007 après une baisse de 0,8% en 2006 est consécutive à l'augmentation des dépenses publiques d'équipement et à la poursuite des investissements dans les domaines de la recherche minière, notamment uranifère et pétrolifère, de l'énergie et des communications. Cette évolution résulte d'une hausse de la FBCF privée de 9,2% et d'une progression de la FBCF publique de 13,6%.

Au total, les contributions à la croissance du PIB des éléments de la demande finale sont ressorties à 2,8 points de pourcentage pour la consommation finale, 0,6 point pour l'investissement, 0,6 point pour les exportations et -0,8% point de pourcentage pour les importations.

  • Production agricole : selon les données de la Direction de la météorologie nationale, les quantités de pluies tombées en 2007 étaient normales à excédentaires dans 75 à 85% des cas par rapport à la normales établie sur la période 1961-1990. Malheureusement on a observé un arrêt précoce des pluies, ce qui n'a pas permis aux cultures de terminer normalement leur développement.
    La conséquence est la chute drastique de la production agricole prévue. Dans ces conditions, selon les dernières estimations, la production céréalière, principale composante de la production agricole accusera une croissance d'environ 2,8% par rapport à la compagne précédente, ce qui correspond à 3 959 508 tonnes et un excédent céréalier de 303 171 tonnes selon les estimations du CILSS. Le taux de croissance de l'élevage serait de 3,4% en 2007 contre 3,5% en 2006 en rapport avec le pluviomètre en 2007 qui a favorisé un développement normal du tapis herbacé.
    L'exploitation forestière connaîtrait une croissance de l'ordre de 3,4% comme en 2006. L'activité de pêche enregistrerait un taux de croissance réelle de 2,6% en 2007, après avoir connu une baisse de 21,7%, à la suite du recul du débit du Lac Tchad.
  • Production minière : au 4ème trimestre 2007, l'indice de la production minière s'est établi à 121,6 points contre 83,8 points au trimestre précédent, soit un gain de 37,8 points de 23,2%, en liaison avec la hausse de la production intervenue au cours de la période. Par contre, comparé au même trimestre de 2006, l'indice a baissé de 21,7%.
  • Production industrielle : L'indice de la production industrielle (manufacturière et énergétique) est en hausse de 0,9% au 4ème tri-mestre 2007, passant de 107,5 points à 108,4 points. Cette hausse est liée essentiellement à celle du secteur des industries manufacturières (+20,9%). Par rapport au même trimestre de l'année précédente l'indice a augmenté de 1%. Sur l'année 2007, la production industrielle est en hausse de 3,7% comparativement à l'année 2006. L'indice d'ensemble (production industrielle et minière) s'établit à 114,8 points, en hausse de 18,7 points ou 19,4% par rapport à son niveau du 3ème trimestre 2007. Cette hausse résulte de celle de la production minière (+45,0%) et de la production manufacturière (+20,9%). En glissement annuel (4ème trimestre 2007 par rapport au 4ème trimestre 2006), l'indice de la production industrielle et minière est aussi en baisse de 12%. Par contre, sur l'ensemble de l'année 2007, la production industrielle et minière est en baisse de 2,1% comparativement à l'année 2006.
  • L'Inflation : Le niveau général des prix serait en évolution mensuelle en hausse de 1,6% en octobre, en hausse de 0,6% en novembre et en baisse de 0,1% en décembre 2007. En effet, l'indice des prix à la consommation serait de 127,3 points en octobre, de 128,1 points en septembre et de 128,0 points en décembre. En moyenne trimestrielle (variation de la moyenne des indices des mois du trimestre en sur celle des indices des mois du trimestre précédent), le taux
    d'inflation serait de +2,4% par rapport au troisième trimestre 2007 contre 2,8% au trimestre dernier. Cette hausse du niveau général des prix est imputable principalement aux prix des produits frais (+3,7%) en octobre), des produits de l'énergie (+0,3%), des produits hors produits frais hors énergie (+0,9%) et des produits alimentaires et les boissons non alcoolisées (+0,8% en novembre). Elle a été atténuée par la décélé-ration des prix de certains produits alimentaires en décembre, des produits de la fonction " logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles " et de la santé. Ce qui a donné un taux d'inflation nul (0%) en 2007 contre +0,1% en 2006 et +7,8% en 2005. Le taux d'inflation mensuelle est ressorti en variation saisonnière à +1,9 en octobre, à +4,8 en novembre et à +4,7% en décembre. Par rapport au quatrième trimestre 2006, le niveau des prix serait également en hausse de 3,8%.
  • Echanges extérieurs : en 2007, les échanges extérieurs de bien se caractériseraient par une hausse de 44,9% des exportations (de 143,9 milliards en 2006 à 208,5 milliards en 2007), en rapport avec le relèvement du prix négocié du kilogramme d'uranium de 25 200 FCFA à 40 000 FCFA. Quant aux importations, elles ont connu une légère baisse de 0,2%, passant de 414,3 milliards en 2006 à 413,6 milliards en 2007. Cette situation a pour conséquence l'amélioration du taux de couverture qui passe de 34,7% à 50,4%.
  • Finances publiques : au 31 décembre 2007, la situation des finances publiques se caractérise par une hausse des recettes totales de 24,9% par rapport à leur niveau de 2006, du fait notamment des recettes fiscales qui sont passées de 203,9 milliards de FCFA à 233,2 milliards de FCFA, soit une augmentation de 14,4% et des recettes non fiscales de 38,5 milliards de FCFA en 2006 à 71,2 milliards en 2007. Les dépenses publiques totales seraient en hausse de 25% tandis que, sa principale composante, les dépen-ses courantes budgétaires seraient en hausse de 13,2% par rapport à leur niveau de 2006. Les traitements et salaires connaissent une augmentation de 6,2% (68 milliards de FCFA en 2006 contre 72,2% en 2007). Les dépenses d'investissement ont progressé de 14,4% en 2007 par rapport à l'année 2006 (207,1 milliards de FCFA a contre 181 milliards de FCFA). Le solde global base encaissement/décais-sement est ressorti déficitaire de 145,9 milliards de FCFA, en détérioration par rapport à son niveau de 124,6 milliards de FCFA en 2006.
  • Situation monétaire : les avoirs extérieurs nets (avoirs extérieurs bruts moins les engagements extérieurs) des institutions moné-taires se sont établis au dernier trimestre 2007 à 225,10 milliards de FCFA contre 160,5 milliards de FCFA au troisième trimestre et 154,2 milliards de FCFA à la même période de l'année 2006, soit une augmentation de 42% et 52% respectivement par rapport troisième trimestre 2007 et le quatrième trimestre 2006. Cette situation est imputable aux institutions monétaires dont les avoirs extérieurs nets se sont établis à -8,97milliards de FCFA contre -17,5 milliards de FCFA au trimestre précédent, ce qui correspond à une amélioration d'environ 49%. Les crédits à l'économie se sont élevés à 191,92 milliards de FCFA en décembre contre 193 milliards de FCFA en fin septembre 2007, soit une légère baisse de 0,6%. En variation saisonnière, ils ont connu une augmentation de 21% (avec 159,0 milliards de FCFA quatrième trimestre 2006). La position nette du gouvernement s'est gravement détériorée de 213% par rapport au trimestre précédent en ressortant à -50,40 milliards contre -16,1 milliards. En variation saisonnière. Cette dégradation est encore plus grande avec seulement -8 milliards en fin d'année 2006. Les crédits intérieurs sont donc passés de 176,9 milliards de FCFA à 141,52 milliards entre le troisième trimestre et le quatrième trimestre, soit une baisse de 20%. Par rapport au quatrième trimestre de 2006, ils ont aussi enregistré une hausse de 7%. La masse monétaire, elle, a progressé d'environ 15% par rapport au trimestre précédent en passant de 308,2 à 355,7 milliards de FCFA. Par rapport au quatrième trimestre 2006, la masse monétaire aurait augmenté de 25% (avec 285,5 milliards en 2006).
  • Conclusion : L'horizon s'obscurcit pour l'économie mondiale car la crise immobilière amputerait encore la croissance aux Etats- Unis, la situation sur les marchés moné-taires ne se normaliserait que très progressivement, les tensions physiques restent vives sur les marchés pétroliers et les cours des matières premières nourrissent l'inflation. Les pressions déflation-nistes persistent au japon et le commerce extérieur se dégraderait en zone euro. La demande intérieure européenne ralentirait également et la politique monétaire devrait rester neutre à court terme mais les pays émergents, chine en tête, se maintiendraient sur un sentier de croissance soutenue. La croissance de l'économie nationale est en baisse par rapport l'année 2006 en relation avec la baisse du taux de croissance de l'agriculture. L'inflation serait nulle en 2007 contre +0,1% en 2006 et +7,8% en 2005. En matière de finances publiques, les recettes seraient en baisse de même que les dépenses, ce qui s'est traduit par un important déficit du solde global. S'agissant du commerce extérieur, il est enregistré une nette amélioration du taux de couverture qui passe de 34,7% en 2006 à 50,4% en 2007, taux jamais atteint depuis 2001. Pour ce qui est de la situation monétaire, elle a été caractérisée par une légère augmentation des avoirs extérieurs nets, un accroissement des crédits intérieurs, une forte dégradation de la position nette du gouvernement et un accroissement de la masse monétaire. Le taux de croissance de l'économie nationale ressortissait à 3,2% en 2007 contre 5,1% en 2006 et 7,4% en 2005.

(Source : Note de Conjoncture n°008)


----------------------------

Evolution de la Conjoncture Economique Internationale

Au cours l'année 2007, la principale source d'inquiétude pour l'économie mondiale a été le ralentissement de la croissance américaine à cause de la crise des prêts immobiliers à haut risque communément appelé la crise du " subprime ", qui s'est soldée par une baisse marquée du crédit et ses conséquences sur l'ensemble du système financier mondial provocant une grave crise de liquidités monétaires et une hausse des cours du pétrole. Ces hausses ont commencé à se transmettre aux prix à la consommation et à ceux des matières premières notamment alimentaires. En augmentation depuis la mi-2006, les cours des produits alimentaires se sont réellement envolés depuis le début d'année, pour des raisons à la fois conjoncturelles (mauvaises conditions météorologiques) et structurelles (vive progression de la demande et production de biocarburants diminuant les surfaces consacrées à l'alimentation). Les difficultés subsistent également sur les marchés monétaires en dépit des injections répétées de liquidité par les banques centrales.

L'activité économique mondiale est restée tout de même vigoureuse car elle a été soutenue par le dynamisme de la croissance dans le reste du monde notamment dans le pays émergents, la Chine en tête. L'économie mondiale devrait néanmoins ralentir à 5,2% contre 5,4% en 2006. Les prévisions de croissance donnent un taux de 3,3% pour 2008. Par principaux pays ou régions, la situation économique se présenterait comme suit :

  • Aux Etats- Unis : Les tensions inflationnistes et les déséquilibres accumulés vont peser en 2007 sur l'économie américaine. La stabilisation du marché immobilier ne semble pas encore en vue : les stocks de logements invendus restent à des niveaux élevés, la confiance des promoteurs est en berne et les prix immobiliers continueraient de baisser. L'investissement en logement des ménages poursuivrait donc sa chute. La consommation des ménages devrait être freinée par la baisse des prix immobiliers, qui ampute leur richesse et leur capacité d'emprunt, et par le ralentissement du pouvoir d'achat, en raison notamment de la hausse de l'inflation énergétique et alimentaire. L'investissement productif ralentirait également du fait du durcissement des conditions de financement et de la dégradation des perspectives de demande. Le dynamisme du commerce extérieur à la croissance. Le PIB augmenterait de 0,2% environ au quatrième trimestre 2007, en net ralentissement par rapport à la progression de 1,2% enregistrée au trimestre précédent. La croissance du PIB revient à 2,2% en 2007, contre 2,7% en 2006.
  • Au Japon : au Japon, la croissance serait tirée vers le bas par la chute de l'investissement en construction due au durcissement des normes d'octroi des permis de construire et par la faiblesse de la demande des ménages. Des pressions déflation-nistes perdurent toujours et une appréciation du yen pourrait peser sur la bonne tenue du commerce extérieur. Au premier semestre de 2008, en revanche, elle devrait renouer avec des rythmes un peu plus soutenus sous l'effet d'un repli important de la demande intérieur. Le PIB du Japon croîtrait de 0,9% au quatrième trimestre, en relative hausse par rapport au trimestre précédent. Sur l'année 2007, la croissance nippone s'établirait à +1,9% contre +2,2% en 2006.
  • Dans la zone euro : Outre les perturbations financières et la flambée des prix énergétiques et alimentaires, la zone euro subit les effets de l'appréciation passée de sa devise. Dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale, le com-merce extérieur de la zone devrait contribuer négativement à la croissance de la zone euro. La demande intérieure devrait aussi ralentir car la croissance de la consommation tendrait à se stabiliser. Elle continuerait certes de bénéficier du redressement de la croissance de la masse salariale, mais souffrirait de la fonction inflationniste opérée par la hausse des prix de l'énergie et des produits alimentaires. Toutefois, cette fonction serait amortie par la hausse de l'euro. Malgré ce ralentissement, la banque centrale européenne maintiendrait ses taux directeurs inchangés en raison des tensions inflationnistes actuelles, tensions qui auraient pu être plus importantes sans l'appréciation de l'euro. Selon une estimation d'Eurostat, la croissance du PIB a été de 0.4% en rythme trimestre au 4ème trimestre 2007 (2.3% en glissement annuel), après la progression de 0.8% enregistrée au 3ème. Pour l'ensemble de 2007, la croissance a atteint 2.7%, en léger retrait par rapport aux 2.9% de 2006. Les perspectives de croissance ont été révisées à la baisse : l'activité de la zone euro ne croîtrait plus que de 1.8% en 2008 contre 2.2% prévus en novembre 2007, malgré un rebond attendu au second semestre.
  • Dans les pays émergents et les pays en développement : les pays émergents, en particulier la Chine et d'Inde, conserveraient des croissances élevées. La vigueur de l'économie chinoise ne devrait pas se démentir, même si un léger ralentissement est possible, la croissance dépasserait de nouveau 10% en rythme annuel début 2008. L'activité reste portée par l'investissement et par un commerce extérieur toujours florissant : l'excédent commercial dépasse déjà les 210 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l'année, en progression de 60% par rapport à l'année dernière. Le dérapage des prix constitue aujourd'hui, le seul nuage sur l'économie chinoise dont le dynamisme devrait profiter aux pays de la région.
  • Evolution des cours du dollar et du pétrole :
    a. Evolution du cours du dollar US
    : Les évolutions attendues sur les taux d'intérêt ainsi que les écarts de conjoncture entre les Etats-Unis et la zone euro ont favorisé et continuent de favoriser la hausse de l'euro par rapport au dollar. Au quatrième trimestre, le taux de change effectif réel de l'euro devrait à nouveau s'ap-précier fortement (+3,3%). La devise européenne a même atteint son niveau le plus élevé depuis sa création à 1,47 dollars en novembre. Elle a également franchi un seuil record face à la monnaie japonaise. Cependant, l'impact de cette hausse doit être un peu relativisé, car si l'euro s'est apprécié d'environ 15% par rapport au dollar et au yen depuis la fin 2005, la croissance du taux de change effectif réel serait modeste, du fait, entre autre, de la relative stabilité du taux de change euro/livre sterling.

    b. Evolution du prix du pétrole
    : Après une première forte hausse au mois de septembre, le prix du pétrole a continué d'augmenter en octobre et en novembre. Le 23 novembre, le baril de brent a atteint le niveau record de 96$. Ces pressions haussières renvoient aux tensions physique qui prévalent aujourd'hui sur les marchés pétroliers : la demande croît vivement, notamment au Moyen-Orient et en Chine, et l'Opep n'utilise pas toutes ses capacités disponibles. Ces tensions ont été renforcées par l'accentuation des incertitudes géopolitiques et par une météo capricieuse, qui a perturbé l'extraction et l'acheminement de pétrole. Sur un marché contraint par l'offre et l'accélération des prix agricole et des matières, et sensible aux facteurs géo-politiques, le prix du pétrole était volatil tout au long du quatrième trimestre. Cette accélération des produits de bases devrait se poursuivre, entraînant une augmen-tation de l'inflation à la fin de 2007 qui devrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages.

(source : note de conjoncture n°008, avril 2008)

----------------------------

Séjour d'une mission de la société Trans - Page d'Afrique du Bénin à Niamey

Au cours de leur séjour à Niamey, la mission de la société Trans.- Page d'Afrique du Bénin a rendu une visite à la Chambre de Commerce le mardi 03 juin 2008 au cours de laquelle elle s'est entretenue avec le Chef de Département Information et Formalités des Entreprises.

La mission était venue à Niamey dans le cadre d'une prospection de marché et de prise de contacts d'affaires avec les opérateurs économiques nigériens afin de leur faire connaître la société Trans-Page d'Afrique.

A l'issue de l'entretien, la mission a exprimé son souhait de rencontrer les transporteurs et importateurs qui sont les principaux acteurs du corridor Bénin Niger. Ainsi, pour répondre à leurs sollicitations, la CCAIAN a organisé avec les acteurs concernés une rencontre dans la salle de réunion du syndicat des transporteurs marchandises à partir de 17 heures.

Il faut noter que TRANS - PAGE d'Afrique SARL est une société de droit privé béninois créée le 25 Juin 1990 et ayant pour objet principal, la transaction portuaire et aéroportuaire sous toutes ses formes.

Elle s'est convertie depuis 2002, en une société de communication, d'édition de presse, de publicité, de traitement d'informations et d'analyses, d'imprimerie et de médias.
Elle a créé dès lors, un journal économique spécialisé dénommé le Rocher Douanier. Cet hebdomadaire d'investigations, d'analyses et d'infor-mations sur toutes les activités liées au secteur douanier, portuaire, aéroportuaires, frontalier, terrestre, et ferroviaire du Bénin a fait ses preuves en paraissant sans interruption sur des notes de grande satisfaction et d'encouragement de ses lecteurs annonceurs et partenaires.
Au regard de cette parution régulière et sans faille durant plus de cinq ans et de sa notoriété sans cesse grandis-sante à travers sa ligne éditoriale, le Rocher Douanier a mérité d'être couplé à un canard sous régional et international afin de mieux jouer son rôle qui consiste à servir de courroie de transmission entre les ports, les aéroports et les opérateurs écono-miques du monde grâce à la livraison des informations fiables. C'est dans ce contexte que les responsables du groupe de presse TRANS-PAGE d'AFRIQUE ont décidé de lancer un nouveau magazine sous régional capable de relier au mieux, les opérateurs économiques et les ports et aéroports de la sous région. D'où la création du mensuel " le Portuaire d'Afrique" qui paraîtra pour la première fois en juillet 2008.
Notre vision : accompagner le développement de l'Afrique en facili-tant les échanges économiques du continent grâce à la transmission d'informations fiables crédibles et utiles.
Notre mission : servir de courroie de transmission entre les frontières maritimes, aériennes et terrestres et les opérateurs économiques de la sous région ouest africaine, voire africaine, en publiant des informations de qualité, réalisées par des équipes professionnelles et multiculturelles.
Nos valeurs : Indépendance-Crédibilité-Professionnalisme-ouverture.
La Ligne éditoriale : mensuel économique d'investigation, d'analyse, d'information et de publicité des frontières maritimes, aériennes et terrestres ouest africaines, voire africaine.

Les Rubriques :

1. Transport et Logistique
2.. Intégration
3. Afrique Gouvernance
4. Port d'AFrique
5. Douane et Echanges Extérieurs
6. Entreprise/ ou Opérateurs ou Transporteurs du Mois
7. SEécurité et Sureté Portuaire et Aéroportuaire

Le Support en Question ! Réalisé sur du papier luxueux en cinq couleurs, avec couverture brillante sur papier pelliculeux, le magazine sera constitué de 52 pages au minimum et édité en 5 000 exemplaires au moins. Sa présentation fera preuve d'une qualité irréprochable, aussi bien dans le fond que dans la forme.
Nos points Forts :

- Notre spécialisation en économie notamment en informations portant sur les milieux portuaires, aéroportuaires, douanières, terrestres et frontalières ;
- Notre expérience et maîtrise à travers l'édition au Bénin depuis plus de cinq ans sans interruption de l'hebdomadaire béninois le rocher douanier, leader béninois de l'information portuaire, aéropor-tuaire et douanière ;
-Une audience régionale ;
- La présentation et la qualité du magazine ;
-La force du réseau de distribution ;
- La Compétence des dirigeants et de l'équipe rédactionnelle com-posée d'experts, de journalistes économistes, et de consultants de haut niveau ;
- Le Dynamisme et le savoir faire de l'équipe commerciale et marketing.

 

----------------------------

Evolution des prix à la consommation
à Niamey en mai 2008

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en hausse mensuelle de 1,9% en mai 2008.

En glissement annuel (mai 2008 par rapport à mai 2007), le taux d'inflation s'est établi à +9,5% contre +8,6% le mois précédent.

Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 21,5% en mai 2008, par rapport au même mois de l'année précédente.

Le taux d'inflation en moyenne sur les douze derniers mois est ressorti à +3,7% en mai 2008. Il a franchi la barre des 3% fixée comme norme communautaire maximale par la Commission de l'UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence.

La hausse de 1,9% du niveau général des prix en mai 2008 par rapport au mois précédent est imputable aux fonctions "Produits alimentaires et boissons non alcoolisées " (+3,2%), " Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants " (+2,2%), " Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles " (+2,5%), " Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer " (+1,3%), " santé " (+0,9) et " Restaurants et Hôtels " (+0,6).

Cette hausse a été atténuée par la baisse des prix de certains produits composant les fonctions, " Articles d'habillement et chaussures " (-0,6%) et " Loisirs et culture " (-0,3%).

Pour les " Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ", les produits suivants ont contribué à la hausse du niveau général des prix en mai 2008 : les céréales non transformées (+2,1%), les viandes (+2,2%), les légumes frais (+40,1%), les condiments (+1,6%) et les huiles (+5,0%).
Au niveau de la Fonction dont les prix des produits ont contribué à la hausse du niveau général, il convient de noter le tabac (+2,2%), les autres excitants (+6,4%), les produits pour entretien et les réparations courantes (+22,0%), les combustibles liquides (+1,1%), les articles de ménage en textile (+1,9%), les médicaments traditionnels (+13,4%) et les prix pratiqués dans les restaurants et débits de boissons (+0,6%).

Au titre des produits dont les niveaux des prix ont baissé en mai 2008, on retient, les poissons (-1,3%), les fruits (-10,9%), les produits laitiers (-0,9%), les articles d'habillement (-0,7%) et les services récréatifs et culturels (-1,8%).

Concernant particulièrement les céréales non transformées, la hausse globale de 2,1% du niveau général de leurs prix en mai 2008 par rapport au mois précédent a été occasionnée par un renchérissement des sacs de 50 kg de riz et de 100kg de maïs et de sorgho.

Ainsi, le prix du sac de 50kg de riz a augmenté de 3,2%, passant de 16 316 F CFA en avril 2008 à 16 833 F CFA en mai 2008. Quant aux sac de 100kg de maïs et de sorgho, leurs prix sont ressortis respectivement à 17 803 FCFA et 16 709 et 16 688 FCFA en avril 2008, soit des hausses de 1,4% et 0,1%. Par contre, le prix du sac de 100 kg de mil a baissé de 0,2%, passant ainsi, en moyenne, de 16 897 F CFA en avril 2008 à 16 869 F CFA en mai 2008.

S'agissant des carburants et lubrifiants, leurs prix sont restés stables depuis janvier 2008 à 670 F CFA pour le litre d'essence super 91 sans plomb, 664 F CFA pour le litre de gaz oil et 735 F CFA pour le litre d'essence mélange.

Source : Institut National de la Statistique (INS)

----------------------------

Des mesures additionnelles pour faire
face à la hausse des prix

Le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, a animé un point de presse le jeudi 05 juin 2008 à Niamey. Il s'agit, pour le Ministre Halidou Badjé, de faire l'état des lieux de la mise en œuvre des mesures portant suppression, pour une durée de trois (3) mois, des droits de douane et taxes sur le riz importé, des modalités d'application des mesures adoptées par le gouvernement dans la loi de finances rectificative 2008, et de la détermination des prix des hydrocarbures.

Le comité chargé du suivi et de l'évaluation des mesures de protection des consommateurs a également tenu, le 04 juin dernier, une réunion au cours de laquelle il a présenté les résultats des ses travaux.

Après avoir rappelé le processus qui a abouti à la détermination des prix consensuels pour le riz, le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation a souligné que les travaux du comité ont révélé le non-respect par certains commerçants des prix conjointement arrêtés. En effet, vers la fin du mois de mai, certains ont commencé à augmenter les prix alors que d'autres exportent le riz en direction d'autres pays. Cette situation est intolérable, a dit le Ministre du Commerce, et ''l'Etat prendra, sans aucune faiblesse, les mesures qui s'imposent pour faire respecter les prix déterminés de manière consensuelle et empêcher des sorties frauduleuses des produits au-delà de nos frontières''.

Par ailleurs, le Ministre du Commerce a tenu à souligner la confusion créée sur le marché relativement aux prix de certaines qualités de riz. En effet, c'est uniquement le riz 25% brisure qui est concerné par cette mesure.

C'est pourquoi, annonce le Ministre Halidou Badjé, le comité procédera à la détermination des prix de toutes les qualités de riz acheté dans les différents marchés, et définira les modalités de poursuite de toute l'opération de désarmement à la fin de la période des trois (3) mois qui s'achève le 13 juin 2008.

En outre, en plus du riz, l'Etat a ajouté à la liste d'autres produits de grande consommation qui bénéficieront de ce désarmement pour contenir la flambée des prix. Il s'agit de l'huile, du sucre, du blé et du lait.

Ainsi, à travers la loi de Finances rectificative adoptée le 29 mai dernier par l'Assemblée Nationale, le gouvernement a procédé, dira le Ministre Halidou Badjé, ''à la suspension des droits d'accises sur les huiles, la baisse de 17% de la base taxable de la tonne de sucre et de la tonne de blé et à la suspension des droits de douanes sur le lait''. ''Ces mesures, y compris celles précédemment adoptées sur le riz, se maintiendront jusqu'à la fin de l'année 2008'', précise le Ministre.

Le troisième point abordé par le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la normalisation est relatif aux prix des hydrocarbures. Il est en effet évident que les prix des hydrocarbures ont des incidences sur ceux des denrées alimentaires. C'est pourquoi, fidèle de sa volonté d'atténuer la flambées des prix des denrées, l'Etat nigérien a décidé, depuis janvier 2008, du blocage des prix de vente à la pompe en dépit de la forte envolée des prix sur le marché international. Là aussi, le coût fiscal est important. Le Ministre Halidou Badjé a donné l'exemple de la situation pour le mois de juin en cours. L'Etat a renoncé à la perception de 69 F CFA par litre sur le super sans plomb, 115 F CFA par litre sur le Gasoil, alors que la perception est quasi nulle sur le pétrole lampant utilisé par la frange la plus importante de la population'', a dit M. Halidou Badjé. Et comme l'on a pu le constater, les prix à la pompe sont restés stables dans notre pays depuis janvier 2008.

Si cette situation est jusqu'alors maîtrisée et bien gérée dans notre pays, cela est dû, selon le Ministre Halidou Badjé, à la volonté politique des autorités de la 5ème République et au dialogue franc et permanent entre tous les acteurs de la vie publique concernés par ces questions. Ce qui a permis à notre pays d'éviter des situations fâcheuses vécues dans d'autres pays. Le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation devait enfin lancer un appel à tous les Nigériens en vue de contribuer au développement de la production locale.

(Source : le Sahel Dimanche N° 1290 du 06 juin 2008)

----------------------------

L'OMC met les négociations en panne et
les pays membres au pied du mur

L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a suspendu lundi, 02 juin 2008, les négociations sur une baisse généralisée des droits de douane pour les produits industriels, mettant ses Etats membres au défi de parvenir à un accord entre eux avant une importante réunion ministérielle à Paris.
L'OMC a par ailleurs condamné en appel lundi, 02 juin 2008, les subventions américaines au coton, ouvrant la voie à une possible demande de sanctions par le Brésil. L'organe d'appel de l'OMC a confirmé la condamnation prononcée en décembre 2007 contre les soutiens des Etats-Unis au coton dans la dispute qui les oppose à Brasilla. L'OMC considère que Washington n'a pas appliqué une décision précédente de 2005 où les juges du commerce international avaient demandé aux Etats-Unis de réformer ces subventions. Washington avait fait appel de la décision en février dernier. Cette nouvelle condamnation ouvre désormais la voie à l'imposition de sanctions par Brasilla. Le médiateur de la négociation sur les produits industriels à l'Organisation Mondiale du Commerce, Don Stephenson, a décidé de suspendre sa mission, jugeant inutile de poursuivre la discussion en l'absence de conver-gence entre les 152 pays membres. ''Il est temps que les pays membres prennent leur responsabilités et qu'ils travaillent entre eux afin de rapprocher leurs positions. Tant qu'ils ne seront pas parvenus, il est inutile de convoquer des réunions de négociation sur les produits industriels'', a-t-il expliqué.

Le médiateur a présenté le 20 mai un avant-projet d'accord qui a suscité les critiques d'une grande partie des membres de l'OMC. S'exprimant devant la presse, il a reconnu que les positions des Etats étaient plus éloignées que jamais depuis la publication de ses propositions. ''Durant la dernière semaine de discussions, les choses se sont dégradées. Nous sommes moins en mesure de soumettre un texte aux ministres'', a-t-il admis.
''Certaines questions qui étaient résolues ou sur le point de l'être ont été rouvertes, alors que certaines positions extrêmes ont été maintenues, voire radicalisées'', a déploré M. Stephenson, qui représente le Canada auprès de l'OMC. En marge d'une réunion de l'OCDE, une trentaine de pays doivent se retrouver jeudi à Paris au niveau des ministres du Commerce pour évoquer l'état des négociations du cycle de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar pour libéraliser le commerce mondial.
Dans le cadre de ces négociations, qui auraient déjà dû aboutir fin 2004, les pays riches, sous pression pour réduire subventions et droits de douane sur les produits agricoles, demandent aux pays émergents d'ouvrir davantage leur marché aux importations de produits manufacturés. Mais ces derniers cherchent à protéger leurs jeunes industries et souhaitent pouvoir protéger certains produits sensibles d'une baisse trop forte des droits de douane.
Le Secrétaire d'Etat indien au Commerce, G. K. Pilai, a ainsi qualifié la semaine dernière de ''bazar total'' les propositions de M. Stephension. ''Il n'y aura pas d'accord si l'essence de nos intérêts nationaux n'est pas protégée'', a-t-il averti. La négociatrice américaine Susan Schwab a en sens inverse évoqué sa déception envers des propositions qui vont ''vers moins d'équilibre et d'ouverture des mar-chés''. L'ensemble de la négociation a été déjà suspendu en juillet 2006 faute de consensus et n'a redémarré timidement que début 2007. Depuis cette date, quelques progrès ont été enregistrés dans le dossier agricole, notamment sur la question des produits sensibles. Le Directeur Géné-ral de l'OMC, Pascal Lamy, espère conclure l'ensemble de la négociation avant le départ de l'administration Bush début 2009. Il faudrait pour cela arriver absolument à un accord cadre en juin sur les deux dossiers principaux que sont les produits industriels et l'agriculture.

La semaine dernière, un diplomate a estimé que M. Lamy devrait demander, ce jeudi, aux ministres ''s'ils sont prêts ou non à négocier entre eux''. M. Stephenson a mis l'impasse actuelle sur le compte des pays membres ''qui n'ont pas assez travaillé pour parvenir à un consensus, qui ne se sont pas assez engagés dans le processus et qui n'ont pas négocié entre eux''.

(Source : Le Sahel N°7535 du jeudi 5 juin 2008)

----------------------------

La Banque mondiale et la Société financière internationale récompensent 16 compagnies pour leurs projets d'éclairages innovateurs destinés au marché Africain

Accra, Ghana, 28 mai 2008 - Le Groupe de la Banque mondiale a sélectionné seize (16) gagnants lors d'une compétition tenue dans le cadre de la conférence " Éclairer l'Afrique 2008 " qui se tenait à Accra au Ghana du 6 au 8 mai dernier, pour la création de produits d'éclairage non raccordés au réseau électrique et destinés au marché subsaharien.
Les gagnants recevront jusqu'à 200000 dollars pour la mise en œuvre de leurs projets, lesquels promettent d'améliorer l'accès à l'éclairage bon marché de façon écologique et sécuritaire.
Les gagnants ont été sélectionnés parmi cinquante deux (52) compétiteurs et leurs projets ont été évalués sur la base de cinq (5) critères : innovation, mesurabilité des résultats, durabilité organisationnelle et finan-cière, potentiel de croissance
et réalisme. Les fonds permettront aux gagnants de mettre des projets à
exécution des pays comme le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le Libéria, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda et la Tanzanie.

Les idées et concepts présentés pendant la compétition ont largement
dépassés nos attentes; le niveau d'innovation et de créativité correspond
exactement à ce qui est nécessaire pour développer des produits et des services d'éclairage adéquats pour l'Afrique. Nous suivrons l'exécution de ces projets avec beaucoup d'intérêt " a déclaré Anil Cabraal, en charge du bureau Énergie de la Banque mondiale.

Un des projets sélectionnés utilisera les résidus de manioc pour produire du
biogaz qui éclairera environ 2250 résidences en régions rurales. Un autre projet utilise un nouveau type de cellules solaires à haute efficacité
énergétique pour éclairer des lampes à diodes lumineuses et pouvant aussi être utilisées pour recharger les téléphones cellulaires et les radios. Le prix "choix du public " a été décerné à un projet qui vise à utiliser les Sociétés
coopératives d'épargne et de crédit, un réseau de techniciens solaires de la
Tanzanie, et des systèmes solaires à prix raisonnable pour rejoindre les
régions éloignées.

Cette compétition du Development Marketplace est l'une des plus fructueuses dans la mesure où tous les finalistes ont eu l'opportunité de rencontrer des hommes d'affaires et des représentants d'ONG et de développer avec eux des relations qui seront non seulement utiles au développement et à l'exécution de
leur projet, mais aussi leur permettront d'en élargir la portée " a affirmé
Monika Weber-Fahr, gestionnaire de l'Innovateur du Développement durable au sein de l'entreprise IFC.

La compétition a eu lieu lors de la conférence " Éclairer l'Afrique 2008 ", la 1ère conférence d'affaires internationale pour l'éclairage hors réseau en
Afrique, tenue à Accra, au Ghana, du 6 au 8 mai 2008. La conférence s'inscrit
dans le cadre d'un programme du Groupe de la Banque mondiale nommé Éclairer l'Afrique qui vise à mobiliser l'industrie de l'éclairage afin de développer pour l'Afrique des produits modernes qui fonctionnent indépendamment du réseau électrique notamment les lampes fluorescentes compactes et les diodes lumineuses afin de remplacer les lampes à kérosène et les bougies pour 250
millions d'Africains d'ici 2030.

Les principaux bailleurs de fonds du programme sont: Energy Sector Management Assistance Program, Global Environmental Facility, et Public-Private Infrastructure Advisory Facility. Les partenaires au programme sont: Good Energies Inc.; les Gouvernements du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Norvège, et
du Royaume-Uni; la Commission Européenne; et Renewable Energy and Energy Efficiency Partnership.
De plus amples informations à propos des gagnants sont disponibles sur le site:http://www.ifc.org/ifcext/media.nsf// AttachmentsByTitle/Lighting_Africa_DM_Winners/$FILE/Lighting_Africa_DM_Winners.pdf

Images :
Une vidéo de trois minutes format
professionnel est disponible pour les chaînes de télévision. Veuillez contacter Mehreen Arshad Sheikh au +1(202)458-7336
Ou msheikh1@worldbank.org.

Photos :
Des photos illustrant les problèmes d'éclairage auxquels fait face l'Afrique et les solutions proposées par Éclairer l'Afrique sont disponibles sur le site
Internet sous " media kit " à :

http://lightingafrica.org/index.cfm?Page=LightingAfrica2008&ap=media.

À propos d'Éclairer l'Afrique :
Fondé en partie par le Programme de Gestion du Secteur de l'Energie
(www.esmap.org), le programme Éclairer l'Afrique a été officiellement lancé le 7 septembre 2007. Il vise à faciliter le développement du marché de l'éclairage hors réseau en Afrique, ainsi qu'à promouvoir le dévelop-pement commercial.

La conférence Éclairer l'Afrique 2008
vise à sensibiliser les entrepreneurs aux importantes opportunités com-merciales concernant les produits et services améliorés d'éclairage hors réseau en Afrique subsaharienne; elle vise aussi à permettre aux investisseurs internationaux de rencon-trer de potentiels partenaires com-merciaux. Pour de plus amples information, visitez notre site : www.lightingafrica.org

----------------------------

Unilever honorée par la Certification ISO 9001/2000 par AFAQ AFNOR

Le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Halidou Badjé, a présidé, vendredi 30 mai 2008, dans le jardin du Grand Hôtel de Niamey, le cocktail offert par la société Unilever à l'occasion de l'obtention de la certification ISO 9001/2000 par AFAQ AFNOR. Cette cérémonie s'est déroulée en présence de députés nationaux, des membres du gouvernement, du président de la Chambre de Commerce, d'Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat du Niger, de celui du Conseil d'Administration de la société Unilever, de Directeurs Généraux des sociétés de Niamey, et de plusieurs invités.

Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation a, au nom du gouver-nement, félicité la société Unilever pour sa certification selon la norme ISO 9001/2000 sur le système du management de la qualité. M. Halidou Badjé a aussi rappelé que la société Unilever devient de ce fait la deuxième société dans notre pays après Niger Lait SA, à obtenir cette certification. ''Je profite donc de cette occasion solennelle pour exprimer à l'endroit de toutes les entreprises qui sont engagées dans la démarche qualité, mon ferme soutien et mes encouragements'' a-t-il indiqué. Selon le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, dans le contexte actuel de la mondialisation, la qualité est devenue un impératif vital de compétitivité et de pérennité pour les entreprises à la fois pour résister à la concurrence étrangère sur les marchés locaux et pour trouver des débouchés à l'exportation. ''Dans un tel contexte, aucune entreprise, aucun pays, aucune région du monde ne peut désormais participer activement au commerce national, régional et international sans prendre en compte les exigences de qualité et de normes. Fort conscient de cette nouvelle donne, le gouvernement a mis en place depuis 2002 un cadre juridique et institutionnel favorable au dévelop-pement des activités de normalisation et de promotion de qualité'' a précisé M. Halidou Badjé. Notre pays a d'ailleurs élaboré plusieurs actions allant dans le sens de la démarche qualité. Parmi celles-ci, l'élaboration et la vulgarisation de trente six (36) normes nationales relatives aux spécifications des produits dont le savon qui est le principal produit d'Unilever Niger. Il y a aussi la sensibilisation et la formation du personnel des entreprises et organis-mes publics sur la maîtrise de la norme ISO 9001 qui a servi de référentiel pour la certification Unilever Niger ainsi que celle de Niger Lait. A cela s'ajoute le renforcement du cadre juridique et institutionnel relatif au contrôle et à la promotion de la qualité des produits et services à travers la création d'une Agence Nationale de Vérification de Conformité au Normes (AVCN) dont l'une des missions vise la maîtrise de la qualité des produits importés et locaux aux normes et règlements techniques et la promotion de l'amé-lioration des performances de nos entreprises.

C'est pourquoi, le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation a demandé à toutes les entreprises nigériennes d'emboîter le pas à Unilever dans la perspective de la démarche qualité.
Pour sa part, le Directeur Général de la société Unilever, M. Kouakou Serge Alain a indiqué que le groupe mondial Unilever a pour objectifs dans ses activités, d'une part d'assurer la profitabilité et la pérennité de ses entreprises filiales partout où elles opèrent et d'autre part de garantir à ses clients et consommateurs l'utili-sation sans risque des produits finis. Pour cela a-t-il précisé des standards groupes dans lesquels on retrouve toutes les exigences de la norme Iso 9001/2000 sont d'implantation obliga-toire pour toute filiale. ''C'est donc forte de toute cette culture que la société Unilever Niger, anciennement appelé SPCN, s'est toujours comportée au Niger depuis sa création en 1965 jusqu'à ce jour avec un sens élevé de citoyenneté et de recherche perma-nente du bien-être des populations nigériennes'' a précisé M. Kouakou Serge Alain.

Mieux, la société s'est vite portée aux côtés du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation qui s'est engagé dans la démarche qualité à travers le programme Qualité de l'UEMOA. Et c'est bien sûr les clients de la société qui reçoivent la récompense des efforts d'Unilever à travers les produits de qualité, à des prix défiant toute concurrence. ''Forte de toutes ces actions, Unilever Niger a été primée en 2005 du premier prix de l'excellence qualité organisé par le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation'' a rappelé le directeur général de la société Unilever. Malgré la consécration, la société ne compte pas dormir sur ses lauriers. C'est pourquoi, M. Kouakou Serge Alain a dit que la société mesure toute l'ampleur des attentes de l'ensemble de ses partenaires avec cette certification. ''Mais, et surtout nous mesurons avec beaucoup de gravité et de courage le rôle moteur qui doit rester le nôtre et celui de l'ensemble des entreprises indus-trielles du Niger dans le contexte actuel de grands bouleversements des APE'' a conclu le directeur général de la société Unilever.

(Source : le Sahel n°7533 du mardi 03 juin 2008)

----------------------------

Conférence de presse à l'Institut National
de la Statistique (INS) relative à la
Hausse des prix sur les marchés

Le Directeur Général de l'Institut National de la Statistique, M. Abdoulaye Beidou, entouré de ses proches collaborateurs, a animé le vendredi 16 mai 2008, dans la salle de réunion dudit institut, une conférence de presse relative à la hausse des prix des produits à la consommation.

Il s'agit pour M. Abdoulaye Beidou, de sensibiliser l'opinion nationale sur les causes réelles de cette hausse des prix.

Selon les explications du Directeur Général de l'INS, l'inflation des prix des produits à la consommation est devenue une préoccupation au niveau mondial. A la réunion récente du FMI et de la Banque Mondiale à Washington, cela a été un des sujets de préoccupation au niveau mondial. Il y a eu aussi récemment au niveau régional, une réunion des Ministres des Finances des pays de l'UEMOA à Abidjan le 23 avril 2008 pour échanger sur cette question de l'inflation qui est devenue généralisée.
''La semaine prochaine, il est prévu une réunion de la CEDEAO qui aura à évoquer cette question pour analyser ce phénomène'' a indiqué M. Abdoulaye Beidou.

Ainsi, selon les explications, l'inflation est essentiellement causée par des phénomènes structurels et conjoncturels. Au niveau mondial, on remarque à cet effet qu'il y a de plus en plus un problème entre l'offre et la demande.

''Le prix d'un produit est obtenu en général par la situation des marchés. Lorsque sur un marché, il y a une offre suffisante en général, le prix du produit diminue. En revanche lorsque l'offre n'est pas suffisante pour satisfaire la demande qui est en face, les prix ont tendance à augmenter'', a expliqué le DG de l'INS.

Et c'est ce phénomène qui s'observe de part le monde à travers notamment la rareté des produits de consommation sur les marchés, dû non seulement à la surpopulation du monde, l'avènement du biocarburant (transformation du maïs en carburant) et aussi les différentes intempéries qui ont affecté les grands pays producteurs. ''Récemment, on parle de la Birmanie qui est un pays qui exporte du riz, maintenant qui en demande, si bien que le 11 avril 2008 quand on regarde l'évolution du prix du riz sur le plan mondial, il était en mars autour de 500 dollars la tonne et en avril, il est côté à plus de 800 dollars la tonne. Egalement, au cours de cette période, il y a le Brésil qui a pris des mesures pour interdire les exportations. Il y a la Thaïlande qui a commencé à limiter les sorties, l'Egypte aussi a précisé M. Abdoulaye Beidou. Ainsi, en ce qui concerne les prix des produits à la consommation, l'Institut utilise deux instruments de suivi. Il s'agit tout d'abord de l'Indice des Prix à la Consommation, qui, depuis 1998 est appelé Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC).

''En fait, cet indice harmonisé des prix à la consommation est un instrument qui permet de mesurer la variation des prix au Niger. Il permet de voir également d'une période à une autre, le niveau d'augmentation des montants que les ménages doivent opérer pour conserver un niveau de consommation constant'' a précisé M. Abdoulaye Beidou.

Cet indice, dresse simplement les évolutions lorsqu'il est établi. L'indice peut rester stable. C'est en ce sens que le DG de l'INS a indiqué que la stabilité de l'indice ne signifie pas que les prix sont bas. Le deuxième instrument de l'Institut quant à lui, permet de regarder l'évolution des prix au plan international et de faire le rapport avec ce qui est observé au plan national.

''Parce que dans notre pays, comme vous le savez beaucoup des produits que nous consommons proviennent en grande partie de l'extérieur. Donc, il est important pour suivre l'évolution des prix des produits intérieurs, pour comprendre notamment les facteurs qui poussent les prix internes à bouger, de voir ce qui se passe sur le marché international, là où les produits sont achetés'', a-t-il conclu.

(Source : Le Sahel : n°7526 du mercredi 21 mai 2008)

----------------------------

Projet de ferroutage des marchandises
destinées au Niger

A la suite de la mission de promotion du Port Autonome d'Abidjan à Niamey, du 26 février au 03 mars 2008, le Port Autonome d'Abidjan a proposé un projet de ferroutage pour le transit des marchandises nigériennes avec rupture de charge à Ouagadougou au Burkina Faso.

L'adhésion unanime des acteurs économiques et institutionnels nigériens, notamment le Conseil Nigérien des Utilisateurs de transports Publics (CNUT) et la Chambre de Commerce, d'Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat du Niger (CCAIAN), s'est manifestée par une rencontre tenue le 28 février 2008 dans les locaux du CNUT pour jeter les bases de la mise en place du Comité Technique du Projet en vue de sa mise en œuvre dans les meilleures délais.

La première réunion du Comité Technique en charge de la conduite du projet de mise en œuvre du ferroutage s'est tenue à Abidjan en Côte d'Ivoire du 15 au 16 mai 2008.
Cette réunion avait trois (3) points inscrits à son ordre du jour :

-Validation des Termes de Référence ;
-Validation de l'approche méthodo-logique de l'étude ;
-Divers.

Au terme de leurs travaux, les membres du Comité Technique ont fait les recommandations suivantes :

1. le démarrage immédiat du projet et consécutivement à l'étude au regard de la capacité de réaction de la concurrence ;
2. la réalisation de l'étude par le groupe de travail du comité local d'Abidjan, appuyé par les Comités locaux ;
3. l'extension du délai de recueil d'informations de l'étude de 10 à 15 jours ;
4. la rédaction des protocoles d'accord tripartite au terme des conclusions de l'étude ;
5. l'adresse de courrier aux parties au projet afin de formaliser la désignation des personnes ressources du Comité Technique.
6. la fixation de la date de la prochaine réunion du Comité Technique aux 16 et 17 juillet 2008 à Ouagadougou, sous réserve de confirmation du Comité local Burkinabé.

 

----------------------------

Evolution des prix à la consommation
à Niamey en Avril 2008

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse mensuelle de 0,2% en avril 2008.
En glissement annuel (avril 2008 par rapport à avril 2007), le taux d'inflation s'est établi à +8,6% contre +8,7% le mois précédent.

Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 19,7% en avril 2008, par rapport au même mois de l'année précédente.

Le taux d'inflation en moyenne sur les douze derniers mois est ressorti à +2,8% en avril 2008. Il reste légèrement en dessous de la norme communautaire maximale fixée à +3% par la Commission de l'UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence.

La baisse de 0,2% du niveau général des prix en avril 2008 par rapport au mois précédent est imputable aux fonctions "Produits alimentaires et boissons non alcoolisées " (-0,8%) et " Loisirs et culture " (-0,1%).
Cette baisse a été atténuée par la hausse des prix de certains produits composant les fonctions " Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants " (+2,4%), " Articles d'habillement et chaussures " (+0,7%), " Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles " (+0,5%) et " Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer " (+0,4%).

Pour les " Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ", les produits suivants ont contribué à la baisse du niveau général des prix en avril 2008 : les céréales non transformées (-4,3%), les fruits (-12,8%), les poissons (-2,4%), les condiments (-0,8%) et les produits laitiers (-0,4%).

Au niveau de la Fonction " loisirs et culture ", la baisse a concerné exclusivement les appareils de réception et d'enregistrement du son et de l'image (-0,2%).
Au titre des produits dont les niveaux des prix ont augmenté en avril 2008, on retient les légumes frais (+8,3%), les huiles (+3,2%), les viandes (+1,2%), les tabacs (+2,4%), les autres excitants (+7,7%), les articles d'habillement (+0,9%), les autres combustibles, notamment le bois de chauffe (+4,4%), les meubles, articles d'ameublement et de décoration (+1,4%) et les articles de ménage en textile (+1,3%).

Concernant particulièrement les céréales non transformées, la baisse globale de 4,3% du niveau général de leurs prix en avril 2008 par rapport au mois précédent a été occasionnée par un repli des prix des sacs de 50 kg de riz et de 100kg de mil, consécutivement à la suspension des droits de douane sur le riz. Les prix des sacs de 100 kg de maïs et de sorgho ont en revanche continue à grimper.
Ainsi, le prix du sac de 50kg de riz a diminué de 8,8%, passant de 17 884 F CFA en mars 2008 à 16 316 F CFA en avril 2008. Celui du sac de mil de 100kg est ressorti à 16 897 F CFA en avril 2008 contre 17 019 F CFA en mars 2008, en repli de 0,7%.

Par contre, les sacs de 100 kg de maïs et de sorgho, ont renchéri respectivement de 3,3% et 2,1%, passant ainsi, en moyenne, de 16 994 F CFA et 16 344 F CFA en mars 2008 à 17 563 F CFA et 16 688 F CFA en avril 2008.
S'agissant des carburants et lubrifiants, leurs prix sont restés stables depuis janvier 2008 à 670 F CFA pour le litre d'essence super 91 sans plomb, 664 F CFA pour le litre de gaz oil et 735 F CFA pour le litre d'essence mélange.

Source : Institut National de la Statistique (INS)