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INFORMATIONS Le Ministre des Transports et de l’Aviation Civile rencontre les responsables des compagnies de transports terrestres
Il s'agissait pour le ministre d'éveiller l'esprit de vigilance chez les responsables des compagnies afin d'améliorer la sécurité routière. Dans des propos liminaires qu'il a tenus à l'occasion de cette rencontre, M. Issa Mazou, a indiqué qu'il a convoqué cette réunion de prise de contact pour échanger quelques formalités avec les responsables de ces compagnies de transport, en attendant des réunions beaucoup plus profondes qui viseront davantage la résolution des problèmes du secteur. " Néanmoins, si nous pouvons déjà commencer à toucher du doigt certaines réalités des problèmes du transport, je pense que ce serait une bonne chose", a ajouté le ministre des Transports et de l'Aviation Civile. M. Issa Mazou a en outre indiqué que le plus grand problème de ce secteur est celui de la sécurité. A l'adresse des responsables des compagnies de transport, il a dit que le Niger doit les remercier d'avoir investi dans ce domaine, d'avoir donné de l'emploi à de nombreux compatriotes, et d'avoir mis les passagers dans des bus confortables. " Mais je pense que votre mission aura été complète lorsque vous aurez également assuré la sécurité des passagers et de leurs biens. C'est d'ailleurs cela le plus important", a ajouté M. Issa Mazou. Le Ministre en charge des Transports devait par la suite indiquer que des mesures ont été prises pour améliorer la sécurité et éviter les accidents graves. Il a ajouté qu'il y a certes eu une réduction du nombre d'accidents suite à l'application de ces mesures, mais cet effort doit être continu. Car il faut, a-t-il indiqué, que les responsables des compagnies de transport soient constamment vigilants. "Il ne faut pas attendre que l'accident arrive pour prendre des mesures. Il faut agir en amont, et pour cela il faut que tout le monde prenne conscience de ce problème de sécurité", a précisé M. Issa Mazou. Le ministre des Transports a ensuite ajouté que, généralement, le problème vient du personnel de ces compagnies. Avec un nombre insuffisant de chauffeurs, souvent mal formés et qui se reposent très peu, le risque d'accident est grand. Le Ministre Issa Mazou a donc suggéré, aux responsables des compagnies de transport, de recruter beaucoup plus de chauffeurs pour permettre à ces derniers de bénéficier d'un temps suffisant de repos. Il a ajouté qu'il faut également respecter les dispositions du code de la route, ainsi que toutes les réglemen-tations en vigueur. Réagissant aux propos du Ministre, les responsables des compagnies de transport ont reconnu que le problème de sécurité est dû au personnel, et aussi à l'état des routes. Ils ont également ajouté qu'il y a un réel problème de formation des chauffeurs. Ils ont souhaité que le ministère fasse, de la formation des chauffeurs, une exigence. Ils ont également évoqué d'autres problèmes que rencontrent les compagnies, comme la patente et l'absence de financement, notamment de crédit de bail, devant leur permettre de renouveler le parc automobile. A toutes ces préoccupations énumé-rées par les responsables des compagnies de transport, le ministre des Transports et de l'Aviation Civile a apporté des réponses, en soulignant qu'il y a actuellement un programme de renouvellement du parc en préparation. Pour les autres questions, le ministre en charge des Transports a promis de saisir les parties concernées en vue de trouver une solution. Source : Sahel quotidien du 15 juin 2009
---------------------- Fixer l’accès au financement est un élément clé pour les exportateurs
La conférence qui se tiendra du 7 au 9 juillet à Dakar au Sénégal présentera des modèles de réussite pour le financement du commerce et des petites et moyennes entreprises ainsi qu’un forum innovateur «business-to-banks-and-investors» au cours duquel des banquiers, des entreprises et des investisseurs pourront discuter d’opportunités spécifiques de développement. La conférence fera l’éloge d’une nouvelle génération de services financiers et ouvrira la porte à des opportunités d’affaires a déclaré Vanessa Adams, directrice du Centre pour le Commerce.
L’accès au financement est un problème particulièrement grave pour les entreprises qui travaillent dans les secteurs non traditionnels d’exportation: poisson et fruits de mer, produits alimentaires spécialisés, habillement et décorations, karité et noix de cajou. Les entreprises font face à de grosses difficultés lorsqu’elles essayent d’accéder au financement préalable à l’exportation. Mais la raison pour laquelle les banques n’accordent pas de crédit à ces entrepreneurs implique beaucoup d’accusations. Selon les banques il est simplement trop risqué de prêter de l’argent à de telles entreprises. Les entreprises quant à elles affirment que les banques ne veulent pas leur prêter de l’argent (ou font des prêts à des taux élevés avec des garanties multiples) parce qu’elles ne comprennent pas les secteurs dans lesquels ces entreprises travaillent. Il y a une part de vérité des deux côtés de l’énigme financier. Les petites entreprises ne présentent parfois pas un argument solide pour un prêt, ce qui veut dire présenter des documents et des états financiers bien préparés aux responsables des prêts. Il se peut que le propriétaire de l’entreprise joue plusieurs rôles en même temps y compris celui de comptable et de vendeur. Un projet commercial ou un état de l’évolution de la situation financière est parfois un luxe lorsqu’il faut acheter du matériel, faire fonctionner des usines, superviser des employés et développer de nouveaux marchés. Selon Judson Welsh, expert en services financiers du Centre pour le Commerce, l’équipe en charge des services financiers au Centre pour le Commerce collabore avec des banques, des investisseurs, des entreprises d’exportation et des organismes de régulation ainsi que d’autres institutions en vue d’élaborer des réponses. Le fait que les banques commerciales font des profits à travers d’autres activités qui n’impliquent tout simplement pas le risque des prêts aux petites et moyennes entreprises décourage aussi les prêts. «Il est plus risqué de prêter de l’argent à l’extrémité inférieure du marché et c’est pourquoi les taux d’intérêt appliqués aux prêts accordés aux PME sont de loin plus élevés que ceux appliqués aux prêts accordés aux plus grandes institutions» a souligné Karl Kumbier de Stanbic Bank.
Pourtant, toutes les personnes interrogées pour cet article ont convenu de la nécessité de trouver des solutions novatrices : Il existe un énorme potentiel de croissance et le développement économique de l’Afrique de l’Ouest est trop important. Il faut des taux de croissance économique de 7 pour cent par an pour que la région atteigne les Objectifs du Millénaire pour le Développement visant à réduire la pauvreté d’ici 2015. Bien que les pays de la région aient eu en moyenne des taux de croissance d’environ 6 pour cent en 2008, les taux étaient largement déterminés par des forces en dehors du continent – des prix élevés des produits de base, l’allègement de la dette et un environnement économique international favorable– et non par l’activité économique locale. Mais le ralentissement économique mondial a entraîné de grosses chutes des prix des matières premières et l’environnement économique international favorable a pratiquement disparu après la crise économique de 2008. Selon les experts, l’espoir de développement économique repose maintenant en grande partie sur les entrepreneurs des secteurs non traditionnels. Cela se ramène au fait qu’ils ont besoin de financement. Le financement des exportateurs du secteur non traditionnel est certainement en train d’attirer l’attention des banques a affirmé Abdulai Abdul-Rahman du département PME de Ecobank. « A notre connaissance, c’est deux à trois fois plus rentable que de prêter aux grandes sociétés même si c’est plus risqué » a précisé M.Abdul-Rahman. En outre il y a davantage de banques qui rivalisent dans l’offre de prêts et le marché des prêts aux grosses entreprises est saturé a t-il ajouté.
Les prêts aux entreprises exportatrices des secteurs non traditionnels semblent devoir augmenter : On peut se faire beaucoup d’argent. «Au cours des trois dernières années, toutes les banques importantes ont ouvert un département PME» a déclaré Antwi Asare, chargé de cours d’économie à l’Université du Ghana. Elles se sont rendues compte que toute croissance qui surviendra se fera dans le secteur des PME et elles veulent en faire partie. Elles sont tout simplement réalistes. Les entreprises exportatrices font partie des PME. Mais prêter à ces entreprises exigera une nouvelle façon de penser de toutes les parties impliquées. La manière dont les institutions multilatérales fournissent des fonds pour appuyer un financement sectoriel est un aspect essentiel de ce nouveau paradigme. Les institutions multilatérales ont affecté à travers les gouvernements des fonds aux agences responsables de secteurs spécifiques. Mais cela doit changer. «Une nouvelle façon de penser des institutions multilatérales et des principaux investisseurs privés est de placer les fonds dans des banques commerciales avec des garanties partielles offertes par un tiers pour des prêts sectoriels – en utilisant les critères de crédit des banques» a expliqué M. Welsh. Pour que cette approche marche, les prêteurs ainsi que les emprunteurs ont besoin d’une assistance technique intensive focalisée sur une connaissance accrue des possibilités des filières non traditionnelles. «Le résultat est un portefeuille plus important et plus diversifié pour les banques et un accès accru au crédit pour les entreprises» a affirmé M.Welsh, qui a travaillé pendant plus de 30 ans dans les opérations de banques et la finance en Afrique de l’Ouest. «Cela signifie davantage d’emplois et de richesse». Un fonds de 25 millions de dollars appuyé par l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) et le MIDA a récemment été établi par Stanbic Bank en vue de fournir un accès au financement aux petits exploitants. Cela est un bon exemple de ce que la façon de penser dans un nouveau paradigme de financement signifie. Stanbic mettra à disposition 25m de dollars sous forme de prêts aux PME du secteur agricole. L’AGRA et le MIDA investiront 2,5m dans le fonds qui sera utilisé comme une première garantie de pertes. Cela signifie que le fonds couvrira les pertes de la banque sur les prêts jusqu’à un certain pourcentage réduisant en conséquence le risque – et rendant la transaction bancable. «La plupart des petits exploitants ne sont pas en mesure d’emprunter de l’argent par suite d’une absence de garantie ou d’antécédents» a affirmé M. Kumbier. «Ce fonds facilitera l’accès de ces agriculteurs au financement». Le fonds sera une réussite si après quelques années, les agriculteurs qui font partie du projet ont produit suffisamment de profits et établi un bilan solide a t-il ajouté. Ils pourront alors emprunter de l’argent aux banques sans l’aide du fonds. Etendre ce modèle à d’autres secteurs faciliterait l’accès au crédit pour d’autres entrepreneurs a affirmé M. Welsh. «Notre assistance technique aux secteurs non traditionnels associée à des garanties ou à des fonds ciblés peut au bout du compte aider les PME à sortir du piège de l’accès au financement» a ajouté M. Welsh. «Et tout le monde y gagne alors». La conférence Financement du Commerce 2009 encouragera le dialogue nécessaire parmi les parties prenantes du secteur du financement en vue d’établir de nouvelles approches tout aussi novatrices. Source : Tradewinds, juin 2009 ---------------------- Réouverture du grand marché de Niamey : dans l’attente de la reconstruction des boutiques
Au sein du marché, certains commerçants ont déjà installé leurs étals alors que d'autres s'activent encore à balayer leurs boutiques ou ce qui en reste de leurs emplacements. D'autres attendent encore devant la ruine de leurs boutiques. Mais avec cette reprise, le bâtiment administratif qui abrite la Société de construction et de gestion des marchés (SOCOGEM) est incontestablement le coin le plus animé. Les administrateurs et les délégués des commerçants s'activent à répondre aux multiples sollicitations qui viennent de toutes parts. Visites et inspections des lieux, réunions, etc. Au pied du bâtiment, les vendeurs de téléphones attendent vainement, marchandises à la main, les potentiels clients. Au milieu des hangars encore noircis, certains commerçants ont étalé leurs marchandises sous des parapluies ou sous des hangars démontables. Et on y trouve un peu du tout : chaussures, ustensiles, tissus, produits cosmétiques, prêt-à-porter, condiments. Mais, visiblement, les clients eux-mêmes ne se retrouvent pas dans cet endroit jadis très animé. Les couloirs très serrés ont fait place à des voies plus dégagées, qui désorientent le visiteur habituel. La gamme de produits jadis exposés et la possibilité de choix que cela offrait aux clients, n'y est plus. Les commerçants et autres parents viennent s'enquérir de la situation de leurs collègues et ou pour leur exprimer leur sympathie. Même dans le quartier 5 pourtant épargné par l'incendie, l'ambiance est encore morose. Beau-coup de boutiques restent encore fermées. Pour d'autres commerçants, c'est le moment de la réinstallation. En effet, ils avaient sous la menace de l'incendie emporté leurs marchandises soit à la maison ou en un autre lieu sûr. C'est ce qui explique les va-et-vient des chariots et même souvent de véhicules pour décharger des cargaisons de marchandises qu'on replace dans les magasins. Même les commerçants qui ont ouvert leurs boutiques se plaignent de la timidité de cette reprise. Une situation rendue encore plus difficile avec le temps chaud qu'il fait actuel-lement et l'absence de clients d'une part et d'autre part, par le fait que l'électricité n'est pas encore rétablie. Les attentes qui reviennent dans toutes les bouches, sont surtout relatives à une recons-truction urgente du marché. Une préoccupation que les plus hautes autorités avaient très tôt songé prendre en charge. En effet, lors du Conseil des ministres tenu, le lendemain de cet incendie, des mesures urgentes et adéquates ont été prises par le gouvernement pour la reconstruction et la reprise des activités ainsi que le respect des mesures de sécurité et la discipline au sein du Grand marché. Au moment même où nous réalisons ce reportage, la directrice générale était en réunion avec des architectes dépêchée par la Présidence de la République pour revoir le plan de réaménagement et de reconstruction du marché. Les autres responsables de la SOCOGEM étaient tout aussi submergés, chacun dans son domaine de compétence, par les incessantes sollicitations. Cependant, nombre de ces commerçants ont aussi besoin d'une assistance pour pouvoir reprendre leurs activités. En effet, nous en avons trouvé beaucoup assis devant leurs boutiques entièrement ravagées par les flammes. Si certains comptent sur des amis et des relations, d'autres n'ont pas caché leurs attentes de voir l'Etat et toutes autres bonnes volontés les assister à reprendre leurs activités. Même si à l'heure actuelle, les pertes n'ont pas encore été évaluées, certains nous ont confiés avoir perdu des dizaines de millions de Fcfa à la suite de cet incendie et des vols qui ont accompagné ce drame. Le Grand marché de Niamey, compte sept (7) quartiers dont six (6) ont été touchés par l'incendie du 27 mai dernier. Le quartier N°7 qui se trouve en plein centre du marché a entièrement brûlé. Seul le quartier N°5 a été épargné par la furie des flammes. (Source : Sahel quotidien du 11 juin 2009) ---------------------- Réunion de travail à la C.C.I.A.N avec une mission de l’UEMOA Le mardi 26 mai 2009, s’est tenue à la CCIAN, une réunion de travail entre une mission de l’UEMOA et des représentants des structures d’appui et des organisations socioprofes-sionnelles. La mission était composée de :
La Commission de l’UEMOA a commandité une étude en vue de la mise en place d’un Programme Régional de promotion commerciale pour les Etats membres. Le marché a été attribué au Cabinet BNETD de la Côte d’Ivoire pour élaborer l’étude.
C’est dans ce cadre que cette mission est arrivée au Niger pour s’entretenir avec certaines structures et organisations socio-professionnelles afin de collecter des informations susceptibles d’enrichir l’étude en question.
L’objet de la rencontre se situe essentiellement à deux niveaux :
Ils ont précisé qu’il s’agit de faire un diagnostic concernant les éléments de la compétitivité des produits en passant en revue les différentes contraintes qui entravent la production et la commercialisation des produits au niveau sous-régional et voir les possibilités de concentrer les efforts pour permettre à un certain nombre de produits de l’Union d’être compétitifs au plan intra et extra régional. Ils ont également souligné que cette étude est d’une importance capitale pour les Etats de l’Union engagés résolument dans un processus de libéralisation de l’économie et d’intégration régionale. Elle permettra ainsi de s’appuyer sur les spécificités des pays afin que chaque Etat gagne en maturité et réduire de façon drastique le phénomène de la pauvreté.
Enfin d’autres questions ont fait l’objet de discussions telles que la nécessité pour le Niger de se spécialiser dans l’exportation de l’oignon et de la gomme arabique et de doter la CCIAN de moyens pour faire face à ses missions de promotion des produits et de l’investissement. L’objectif recherché à travers cette étude portant sur la mise en place d’un Programme Régional de Promotion Commerciale est de faire la promotion de l’espace UEMOA en se consacrant essentiellement sur la promotion des produits de l’Union, seule façon de faire face aux grands ensembles existants.
---------------------- Situation des importations nigériennes par le corridor béninois de 2006 à 2008
Au cours de l’année 2006, la voie béninoise a participé à l’acheminement de 712834 tonnes soit 54% du trafic annuel des importations nigériennes par voie terrestre. L’année précédente, à la même période, le trafic nigérien par ce corridor béninois se chiffre à 599425 tonnes soit 44% du trafic total. Dans l’ensemble, les importations nigériennes par cette voie ont connu une augmentation de 19%. Elles passent de 599425 tonnes à 712834 tonnes. Cependant, les importations des céréales et celles des hydrocarbures baissent respectivement de 3% et 15% (Cf Tableau ci-dessous).
2. Importations par la voie béninoise en 2007 En 2007, le volume des importations nigériennes ayant transité par le Bénin a connu une hausse assez remarquable passant de 712834 tonnes en 2006 à 918947 tonnes cette année, soit 61% du trafic annuel (1503618 tonnes). Toutes les autres catégories des produits importés par cette voie ont enregistré d’importantes hausses :7% pour les produits alimentaires ; 8% pour les matériaux de construction ; 18% pour les hydrocarbures ; 32% pour les céréales ; 37% pour les produits chimiques ; 46% pour les textiles et 65% pour les « Autres produits. (Voir Tableau ci-dessous).
3. Importations par la voie béninoise en 2008 En 2008, le volume des importations nigériennes transitant par le Bénin a passé de 918947 tonnes en 2007 à 966625 tonnes, dont 372400 tonnes de céréales et de produis alimentaires, soit 39% du total du volume importé par cette voie. Cette évolution est la conséquence de la baisse des importations des céréales (riz qui chute de 24%) et des matériaux de constructions consécutive à la circulaire n°552 de la Direction Générale des Douanes et des droits indirects du Bénin en date du 15 mars 2008 suivant laquelle à partir du 1er avril 2008 « toute déclaration de transit de marchandises en direction du Niger fera l’objet de consignation de la taxe statistique au taux de 5% de la valeur déclarée et du timbre douanier au taux de 4% de la taxe statistique. . Cependant, toutes les autres catégories de produits importés par cette voie ont enregistré d’importantes hausses : 36% pour les produits alimentaires ; 9% pour les textiles ; 30% pour les hydrocarbures ; 12% pour les produits chimiques et 15% pour les « Autres produits »(Voir Tableau ci-dessous).
--------------------- Evolution des prix à la Consommation Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en hausse de 1,3% en mai 2009 par rapport au mois précédent. Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 27,8% en mai 2009, par rapport au même mois de l’année précédente. Le taux d’inflation en moyenne annuelle s’établit, quant à lui, à +11,7% en mai 2009. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence. La hausse du niveau général des prix en mai 2009 par rapport au mois précédent a été occasionnée par celle des prix des fonctions ‘’Produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’ (+2,8%) et ‘’Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants (+1,6%)’’. En revanche, cette hausse a été atténuée par la baisse des prix des produits composant les fonctions suivantes : ‘’Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (-1,3%)’’, ‘’Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer (-0,2%) ’’ et ‘’santé (-1,4%)’’. La hausse induite par les fonctions ‘’Produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’ et ‘’Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants’’ a concerné les prix des produits suivants : les légumes frais (+53,8%), les condiments (+10,7%), les viandes (+2,6%), les céréales non transformées (+1,7%), les produits laitiers (+0,3%), la cola(+3,3%) et le tabac(+1,6%). Concernant les fonctions ayant atténué la hausse du niveau général des prix, les baisses des prix des produits suivants ont été relevées : les produits pour l’entretien et les réparations courantes (-2,4%), les autres combustibles (-6,1%), notamment le bois de chauffe (-6,1%), les appareils de chauffage et de cuisine (-1,8%) et les médicaments traditionnels (-18,8%). Les prix des carburants et lubrifiants sont restés stables à la pompe en mai 2009, à 476 F CFA le litre d’essence super 91 sans plomb, 552 F CFA le litre d’essence mélange et 465 F CFA celui du gaz oil. (Source : Direction générale de l’Institut National de la Statistique - INS) --------------------- Installation officielle du représentant du Port Autonome de Lomé au Niger : rapprocher
Un compatriote, en la personne de M. Youssouf Beidou, assumera désormais l'interface entre la communauté portuaire de Lomé et les utilisateurs nigériens dudit port. Le Ministre togolais des Travaux publics et des Transports et une importante délégation de l'autorité portuaire ont effectué le déplacement de Niamey. Dans notre pays, les autorités ont tenu à marquer l'importance de cet événement par la présence du ministre des Transports et de l'Aviation Civile, le Colonel Issa Mazou, et celui du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Halidou Badjé. L'on notait aussi une forte présence des opérateurs économiques nigériens et de plusieurs invités. Les différents orateurs qui se sont succédés à la tribune ont souligné les services de qualité et les facilités que le Port autonome de Lomé offre aux opérateurs économiques des pays du Sahel en général et du Niger en particulier. Ils ont, par ailleurs admis, la justesse du choix porté par les autorités portuaires togolaises sur notre compatriote Youssouf Beidou. En effet, le 1er représentant du Port de Lomé au Niger est un acteur bien connu tant des opérateurs nigériens que des autorités portuaires. Directeur d'une société de transit, il opère dans le secteur depuis 1986. Il a acquis une expérience certaine et a contribué à décanter des situations de toutes sortes. La désignation d'un représentant du Port de Lomé au Niger est la suite de la mission commerciale effectuée par les autorités portuaires du 9 au 13 juin 2008, mais aussi et surtout des conclusions de la visite de travail effectuée par le Président togolais, SEM. Faure Essozimna Gnassingbé les 27 et 28 février 2009 au Niger. Le Ministre togolais des Travaux Publics et des Transports a indiqué que, cet acte confirme une fois de plus, la poursuite de la double mission assignée au port de Lomé à sa création (le 26 avril 1968) à savoir servir d'outil de développement économique du Togo et d'outil d'intégration régionale. M. Comla Kadjé a assuré les autorités et les opérateurs économiques nigériens de sa disponibilité à renforcer les excellentes relations existant déjà entre nos deux pays. Le Ministre des Travaux Publics et des Transports du Togo a, en outre ajouté que, le Port de Lomé développera les atouts de sécurité, de célérité, de tirant d'eau et les tarifs préférentiels pratiqués qui ont fait de lui, l'un des ports choisis par les opérateurs économiques nigériens. M. Comla Kadjé a par ailleurs annoncé les projets d'extension du port (réhabilitation d'infrastructures exis-tantes, construction d'un 3ème quai, de nouveau terre-plein d'espace de stationnement de camions, l'agrandissement du quai minéralier, la réalisation d'une darse d'environ 16 mètres de profondeur) en vue de répondre davantage aux besoins croissants de ses utilisateurs. Pour le Contre-Amiral Fogan Adegnon, Directeur général du Port autonome de Lomé, l'installation d'un représentant au Niger est ''un acte fort et historique''. En effet, il s'inscrit dans la logique des ambitions que nourrit ce Port notamment celle de devenir un port d'éclatement de la sous-région d'une part. D'autre part, cet acte répond aux besoins des opérateurs économiques nigériens et au souci de la communauté portuaire de Lomé de renforcer ses liens et d'être plus proche de ses utilisateurs. Le Directeur général du Port autonome de Lomé a par la suite souligné les principales missions dévolues à leur représentant au Niger. Il s'agit notamment de la facilitation du transit à partir du port en direction du Niger, la promotion de l'image de marque du port de Lomé et la défense de ses intérêts partout au Niger. C'est pourquoi, une feuille de route lui a été assignée. Le représentant du Port de Lomé entretiendra des rencontres régulières avec les utilisateurs, recensera tous les problèmes rencontrés sur le corridor togolais, restera en contact permanent avec les autorités nigériennes, assurera une veille concurrentielle efficace et le suivi des actions prévues dans le cadre de la mission commerciale effectuée par la communauté portuaire au Niger. Le contre-amiral Fogan Adégnon a réaffirmé l'engagement du port de Lomé à entretenir un partenariat efficace et sincère avec les opérateurs nigériens. Il a invité ces derniers à faire davantage confiance à leur port. Quant au Directeur général du CNUT, M. Mahaman Manzo, il a assuré les autorités portuaires du soutien des utilisateurs nigériens au représentant du port de Lomé au Niger. Après avoir reçu le fanion du port autonome de Lomé, le représentant dudit port a dans un discours plein d'émotion, dit avoir pris la mesure de la tâche qui l'attend. Il a rassuré les différentes parties de sa détermination à mettre tout en œuvre pour faciliter le trafic et le transit via le port de Lomé. Le Port autonome de Lomé est le 3ème port d'attache des opérateurs nigériens derrière le port de Cotonou (Bénin) et celui de Témah (Ghana). Le volume du trafic/transit en direction du Niger et via ce port n'a cessé de croître ces dernières années et ce, malgré la récession économique. Il est passé de 151.278 tonnes en 2006, à 177.879 tonnes en 2007 et 194.183 tonnes en 2008. Le Niger est le 2ème plus grand utilisateur du Port de Lomé juste derrière le Burkina Faso. (Source : sahel quotidien du 27 mai 2009) ---------------------- Evolution des prix à la consommation Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse de 0,9% en avril 2009 par rapport au mois précédent. En glissement annuel (avril 2009 par rapport à avril 2008), le taux d’inflation poursuit son ralentissement en s’établissant à +8,0% contre +8,7% un mois auparavant et +13,6% à fin décembre 2008. Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 28,3% en avril 2009, par rapport au même mois de l’année précédente. Le taux d’inflation en moyenne annuelle s’établit, quant à lui à 11,9% en avril 2009. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence. La baisse du niveau général des prix en avril 2009 par rapport au mois précédent a été occasionnée par celle des prix des fonctions «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-1,6%), «Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» (-1,6%), «Articles d’habil-lement et chaussures» (-2,7%), «Loge-ment, eau, électricité, gaz et autres combustibles» (-0,3%), «Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer» (-0,1%), « Transports» (-0,1%) et «Loisirs et culture» (-0,1%). En revanche, la baisse du niveau général des prix atténuée par la hausse des prix des produits composant les deux fonctions suivantes : «Articles d’habillement et chaussures» (+0,4%) et « santé » (+2,5%). Pour la fonction «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées», la baisse a concerné les prix des produits suivants : les fruits (-27,2%), les condiments (-5,5%), les céréales non transformées (-2,8%), les huiles (-2,7%) et les produits laitiers (-0,4%). Pour les autres fonctions qui ont contribué à la baisse du niveau général des prix, les produits suivants ont été touchés : le tabac (-1,6%), la cola (-2,4%), le bois de chauffe (-4,8%), les articles de ménage en textiles (-0,7%), les carburants et lubrifiants (-0,2%), principalement le gaz oil (-5,5%) et les appareils de réception, d’enregistrement et de reproduction du son et de l’image (-0,1%). Pour les deux fonctions ayant atténué les produits suivants ont été relevées : les articles d’habillement (+0,4%), les articles chaussants (+0,1%), les médicaments modernes (+3,2%) et les médicaments tradition-nels (+8,5%). S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la baisse globale de 2,8% de leurs prix en avril 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des prix des sacs de 100kg de mil (-0,8%), de sorgho (-1,4%) et du sac de 50 kg de riz (-6,6%). Quand aux prix du sac de 100 kg de maïs, il s’est stabilisé à 19 625 FCFA. Ainsi, les prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho, ayant évolué à la baisse, sont passés respectivement de 20 109 FCFA et 18 609 FCFA en mars 2009 à 19 947 FCFA et 18 356 F CFA en avril 2009. Celui du sac de 50 kg de riz est ressorti à 22 256 FCFA en avril 2009 contre 23 825 FCFA en mars 2009. Les prix des carburants et lubrifiants, à l’exception du gaz oil, sont restés stables à la pompe en avril 2009. Ainsi, le litre d’essence super 91 sans plomb est vendu à 476 FCFA et celui de l’essence mélange à 552 FCFA. Quant au gaz oil, son prix au litre est passé de 492 FCFA en mars 2009 à 465 FCFA en avril 2009. (Source : INS, février 2009) --------------------- Le Ministre du Développement Agricole procède au lancement de la campagne agricole 2009 : des investissements importants et pertinents mobilisés par le Gouvernement pour accompagner le monde rural
Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Secrétaire général dudit Ministère, du Représentant de la FAO, des cadres et personnels d'appui du Ministère du Développement Agricole, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des responsables des organisations paysannes. Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le ministre du Dévelop-pement Agricole a de prime abord réaffirmé la volonté et la détermination des plus hautes autorités de notre pays et plus particulièrement du Président de la République, de faire du secteur rural, le socle de notre politique de dévelop-pement économique et social. Le ministre a par la suite fait le point des préparatifs et des mesures prises par le gouvernement en vue d'appuyer les vaillantes populations rurales, dans leurs efforts de production. Du programme d'appui en semences, M. Mahaman Moussa a souligné que malgré l'important excédent céréalier enregistré à l'issue de la campagne agricole 2008, il a été dénombré 2 297 villages déficitaires à plus de 50%, répartis sur l'ensemble du pays. Pour soulager ces populations, le Ministère du Dévelop-pement Agricole a prévu de mettre à leur disposition 2 227 tonnes de semences améliorées et/ou locales de mil, sorgho et niébé. Le coût estimatif de ce programme est de un milliard deux cent quarante trois millions (1 243 000 000) de francs CFA. Selon le ministre, il sera financé par l'Etat, la Banque Africaine de Développement et la FAO ainsi que certains partenaires à travers le Fonds Commun des Donateurs du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Les procédures d'acquisition de ces semences sont en cours. Pour ce qui est du traitement des semences, le ministre a indiqué qu'il est prévu la mise en place dans les différentes régions de 290 510 sachets de fongicides pour le traitement des semences. Quant au programme d'appui en engrais minéraux, le ministre a rappelé que, depuis l'année 2000, une opération de vente à prix modéré est organisée afin de garantir aux producteurs l'accessibilité géographique et financière des engrais. Cette année encore, devait-il ajouter, le gouvernement, qui entend réaffirmer sa détermination à faciliter l'utilisation par les producteurs des engrais minéraux, a mobilisé au total, sur fonds propres et avec l'aide de certains partenaires (Banque Ouest Africaine de Développe-ment, Banque Islamique de Développe-ment, Coopération japonaise) quelques 28 845 tonnes d'engrais destinés à la vente à prix modéré pour une valeur de dix milliards cent quarante millions six cent mille (10 140 600 000) francs CFA. D'autre part, pour améliorer la qualité des services rendus aux organisations paysannes et pour sécuriser davantage les approvisionnements en intrants, une restructuration de la Centrale d'Approvi-sionnement est en cours. Dans le domaine de la protection des végétaux, a ajouté le ministre Mahaman Moussa, le gouvernement a procédé à la répartition et la ventilation au niveau des différentes régions des 33.000 litres de pesticide disponibles, de 1.400 appareils de traitements et de 3.000 unités de matériel de protection; à l'acquisition en cours de 25.000 litres de produits phytosanitaires sur le Budget National et 40.000 litres sur financement de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le don de la République populaire et démocratique d'Algérie de 50 000 litres de pesticides pour compléter les besoins en produits de traitement au niveau national afin d'atteindre l'objectif de traiter 300.000 hectares de cultures vivrières; à l'acquisition de 1.500 appareils ULV, de 150 appareils motorisés et d'un lot d'équipements de protection sur financement de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD); et à la mise en état du réseau radio doté de 42 postes et de la logistique d'intervention composé de 3 avions agricoles de traitement et d'un quatrième avion qui sera réceptionné très bientôt. En outre, compte tenu de l'importance des infestations de sautériaux ces 15 dernières années, une stratégie de contrôle de ce ravageur, basée sur le suivi des zones à risque a été développée. S'agissant du matériel agricole, le ministre a annoncé que la vente à prix modérés et à crédit des tracteurs sera poursuivie et couplée avec la mise en place au niveau des services régionaux et départementaux du Ministère du développement Agricole desdits tracteurs et motoculteurs pour permettre à un grand nombre de produc-teurs d'avoir accès, sous forme de location, à ce type d'équipements. Cette année, il est prévu la mise en place de 249 tracteurs supplémentaires avec leur équipement complet comprenant 199 tracteurs de 80 CV et 50 tracteurs de 75 CV. Selon le ministre, ces tracteurs dont le prix de revient moyen par unité est de 21,6 millions de francs TTC, seront vendus aux producteurs aux prix modérés de 12 millions FCFA pour les tracteurs de 80 CV et 11,5 millions FCFA pour ceux de 75 CV. En plus, avec l'appui de la Banque Africaine de Développement et en réponse à la flambée des prix des denrées alimentaires, il sera acquis 15 000 charrues à traction animale en vue de renforcer la mécanisation agricole pour augmenter la disponibilité alimentaire. M. Mahaman Moussa a souligné que les prévisions sur la pluviosité de la campagne 2009 dans la partie ouest africaine et le Cameroun sont en cours de réalisation par un comité scientifique international de haut niveau composé d'experts agro météorologues des Etats, du CILSS, de l'ACMAD et de l'OMM. Dès leur validation, les résultats de ces prévisions communément appelées PRESAO (Prévisions Saisonnières en Afrique de l'Ouest) seront portés à la connaissance de la population. Le Ministre a annoncé le début de l'installation des cultures au cours de la première décade de mai. Ainsi, les premiers semis en humide ont concerné 1 238 des 10 745 villages agricoles de notre pays, soit environ 12% contre 1% soit 71 villages en 2008. Un dispositif composé de 300 agents enquêteurs, 70 contrôleurs, 16 superviseurs régionaux et 8 superviseurs nationaux procéderont à la collecte des données sur le terrain dans 600 zones de dénombrement et auprès de 9000 exploitations échantillons. Dans le domaine de la promotion coopérative, a souligné le ministre, le gouvernement est déterminé à adopter le document de politique de développe-ment coopératif du Niger et la stratégie des banques céréalières, afin de créer les conditions favorables au développement des coopératives économiquement viables et socialement efficaces. Dans le cadre du développement de l'irrigation, de nombreux ouvrages de collecte des eaux de ruissellement notamment, des barrages et de seuils sont construits. Le Ministre a ajouté que pour les travaux d'aménagement en cours d'exécution dont le délai d'exécution varie de 6 à 12 mois, toutes les dispositions utiles ont été prises pour permettre aux propriétaires de continuer à cultiver leurs terres durant l'hivernage, mais aussi pour que ces travaux soient terminés dans le délai requis. Dans le domaine de la recherche agronomique, a noté le ministre, l'installation le 22 avril 2009 du Conseil National de la Recherche Agronomique procède de la détermination des autorités de notre pays à accorder une place de choix à ce domaine pour le rôle qu'il joue dans la mise au point des technologies et variétés de cultures. Afin de conforter les résultats obtenus par l'INRAN et de permettre à cette institution de remplir efficacement sa mission, il est envisagé la transformation du statut actuel de l'INRAN pour l'ériger en Etablissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) ; l'adoption d'un Plan Stratégique de la Recherche Agronomique et la création d'un Fonds National de la Recherche Agronomique. Selon M. Mahaman Moussa, la sécurité alimen-taire ne se traduit pas uniquement par la production en quantité suffisante des céréales pour l'autoconsommation à l'issue des campagnes agricoles d'hivernage. Elle s'acquiert aussi à travers le développement de cultures à même d'accroître la possibilité d'accès du producteur à une alimentation riche et variée, mais également de lui procurer un revenu appréciable. Dans ce cadre, a ajouté le ministre, il sera placé dans les régions de Diffa, Dosso, Tahoua, Tillabéri, Maradi et Zinder, 18 unités complètes de trans-formation de manioc en gari afin de relancer cette culture mais également de diversifier les revenus des agriculteurs. En plus, a conclu le ministre, 36 batteuses multifonctions pour l'égrenage du mil, sorgho et maïs vont servir à l'équipement des groupements féminins. (Source : Sahel quotidien du 18 mai 2009) ---------------------- Conférence des Ministres ouest africains des Mines à Abuja (Nigéria) : validation de la directive de la CEDEAO sur le Les Ministres en charge du secteur des Mines des pays de l'Afrique de l'Ouest ont validé, vendredi dernier à Abuja, le " Projet de directive de la CEDEAO sur l'harmonisation des principes directeurs et des politiques du secteur minier ". Ce projet de document contenant notamment le projet de politique minière régionale et celui de code minier régional, seront soumis au parlement de la CEDEAO pour avis avant d'être examiné et adopté par le Conseil des ministres de la CEDEAO en mai prochain. Le Traité révisé de la CEDEAO, rappelle-t-on, en son article 31.1, dispose: " Les Etats membres doivent harmoniser et coordonner leurs politiques et programmes dans le domaine des ressources naturelles ". En effet, la place des produits minéraux dans les besoins vitaux contemporains des africains est de premier ordre. Les principes directeurs de convergence contenus dans le plan d'action pour la mise en œuvre de la directive de la CEDEAO, sont, entre autres: contribuer au développement macro-économique des Etats membres sur le territoire duquel les opérations minières sont menées et de la sous-région en assurant notamment un équilibre entre les mesures incitatives pour attirer les investisseurs miniers et l'intérêt national de l'Etat membre. La directive a également pour objectifs: promouvoir le développement et les infrastructures au niveau local et sous régional; veiller à la répartition adéquate des revenus miniers au profit des collectivités locales; promouvoir les travailleurs et les entrepreneurs nationaux et ceux de l'espace CEDEAO; préserver l'environnement sur tous ses aspects. Les pays membres de la CEDEAO doivent mettre l'accent sur une exploration et une exploitation des ressources minérales qui tiennent compte de la transparence, du respect des lois et règlements, des droits humains, de la bonne gouvernance, de la transparence dans la mobilisation des ressources, et de la mise en place des mécanismes de répartition des bénéfices. Le ministre nigérien des Mines et de l'Energie, M. Mohamed Abdoulahi, a été représenté à cette réunion par M. Madou Gagi Grema, inspecteur général des services. (Source : Sahel quotidien du 22 avril 2009)
--------------------- Signature d’une convention de prêt entre la BSIC et la SONICHAR : 3 milliards en faveur de l’amélioration des prestations Le Directeur Général de la Banque Sahelo-saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC Niger), M. Annour Mahamat Hassan, et le directeur général de la Société Nigérienne de Charbon d'Anou Araren (SONICHAR), M. Djingo Alkamissa, ont procédé, jeudi dernier, dans les locaux de la BSIC Niger, à la signature d'une convention de prêt de 3 milliards de FCFA. Cet argent aidera la société nigérienne de charbon à améliorer sa capacité de production afin de satisfaire sa clientèle. Dans l' allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le directeur général de la SONICHAR, a indiqué que cette convention de prêt de 3 milliards de FCFA, permettra à la société nigérienne de charbon de financer la remise à niveau de son outil de production. Cela se fera, a ajouté M. Djingo Alkamissa, en procédant au renouvellement partiel du parc engins de la société, au renouvellement de l'ensemble de la centrale et du parc achat et vente. L'objectif visé à travers cette rénovation, devait-il poursuivre est de rendre non seulement l'outil de production de la société plus fiable, mais également de lui permettre d'atteindre sa capacité de production nominale. Avec ce financement devait-il ajouter, la société va entreprendre des travaux et atteindre tous ses objectifs. Il devrait profiter de l'occasion pour remercier le groupe BSIC, et particulièrement la représentation de Niamey et ses responsables qui ont bien voulu accompagner la SONICHAR dans cette démarche d'amélioration du taux de participation de son outil de production. A travers cette démarche, a ajouté M. Djingo Alkamissa, la société vise la satisfaction de sa clientèle composée des industriels et de la population. Le Directeur de la Banque Sahélo-saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC Niger) a, lui indiqué que cette convention de prêt permettra à la SONICHAR d'améliorer ses capacités de production et de satisfaire en même temps ses partenaires traditionnels qui sont les grandes sociétés industrielles, et de participer à la fourniture d'énergie pour le plus grand distributeur qui est la Nigélec. M. Annour Mahamat Hassan devait ajouter qu'un des objectifs de la BSIC est de soutenir les investissements dans le cadre du développement économique de notre sous-région. Et sa filiale du Niger participe à l'effort économique très positif qui vient d'être lancé. Le Directeur général de BSIC Niger a également indiqué que la participation de son institution à ce financement est une participation logique. Il a en outre précisé que les guichets du groupe BSIC restent ouverts à l'ensemble des partenaires et surtout à l'ensemble du secteur prometteur du Niger, à l'image du secteur énergétique et minier. La Banque Sahélo-Saharienne pour l'Investissement et le Commerce est une institution bancaire régionale au capital de 500 millions d'euros. Elle a pour objectif de contribuer au développement dans la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), par le financement de l'investissement et du commerce. Elle est présente actuellement dans treize Etats qui sont en même temps actionnaires du groupe. La BSIC dispose d'un important réseau de correspondants à travers le monde. (Source : Sahel quotidien du 27 avril 2009) ------------------------------------- Atelier national de formation sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone : implication des acteurs du
contrôle
C'est le Ministre de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification, M. Issouf Baco, qui a présidé la cérémonie d'ouverture en présence de son homologue en charge du Développement Agricole, du Gouverneur de la région de Niamey et un Représentant du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Dans son allocution d'ouverture, le Ministre de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification, M. Issouf Baco, a indiqué que depuis quelques décennies, les scientifiques ont démontré que la couche d'ozone stratosphérique qui constitue le filtre des rayonnements ultraviolets du soleil, nocifs à la vie sur terre, s'amenuise progressivement sous l'effet de substances émises par les activités humaines. C'est ainsi que, a-t-il rappelé, la communauté mondiale a adopté une Convention internationale dite de Vienne en mars 1985, assortie d'un protocole de mise en œuvre validé à Montréal en septembre 1987 pour faire face à cette grave situation. Soulignant que notre pays a ratifié la convention de Vienne et le Protocole de Montréal le 9 octobre 1992 et l'ensemble des amendements à ce protocole, s'est résolument engagé dans la lutte contre les SAO en prenant notamment des mesures réglementant leur importation et leur commerciali-sation en 2000 et 2002. "Maintenant, nous sommes dans une phase que nous appelons Plan d'Elimination Final du fait qu'un nombre important des SAO devront subir une élimination totale d'ici le 1er janvier 2010. Les réfrigérants classiques sont appelés à disparaître d'ici l'année 2010 et il va falloir que les équipements continuent de fonctionner. Aussi, a estimé M. Yamar Guice, un échec de la reconversion des équipements aurait un impact négatif sur cette profession. Expliquant la démarche ayant consisté à impliquer des représentants des administrations douanières et des autres services intervenant dans le contrôle des importations, il a indiqué qu'il s'agit de s'assurer que notre pays sera bien outillé pour empêcher des importations non désirées de SAO ou des équipements en contenant. (Source : Sahel quotidien du 29 avril 2009) ---------------------- Vidéoconférence à la Banque Mondiale : soutenir la croissance économique en Afrique
Les journalistes nigériens ont été conviés au siège de la Banque mondiale Niger pour participer à cette conférence de presse. Dans son intervention lors de cette conférence, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique a indiqué qu'au nombre de leurs interventions sur le continent, l'institution et les partenaires bilatéraux du Liberia ont réalisé une opération de réduction de sa dette commerciale. "Nous avons réussi avec cette réduction de dette à permettre au Liberia de racheter pour chaque dollar trois centième de ce qu'il devrait payer. C'est un record en matière de réduction de dette, et c'est une bonne opération pour ce pays ", a-t-elle ajouté. Mme Obiageli Katryn Ezekwesili a poursuivi en assurant que l'année dernière, son institution a décidé d'augmenter le budget pour le secteur de l'agriculture qui soutient plus de 70% des populations rurales. Elle a ajouté que la Banque mondiale est en train de passer d'un budget de plus de 400 millions de dollars, à un budget de 1,5 milliards de dollars. Il est important de soutenir l'agriculture en cette période de crise pour la simple raison que l'agriculture est un secteur dans lequel chaque investissement aide à réduire la pauvreté plus de quatre fois par rapport aux autres secteurs. Elle a souligné que la banque s'attèle à améliorer son soutien aux gouvernements pour qu'ils puissent accroître et améliorer l'accès des populations aux services sociaux, notamment en matière d'éducation et de santé. Selon elle, le schéma d'investissement en Afrique est très important. "Je pense au secteur d'énergie, de l'eau, et des transports. Nous allons privilégier les investissements dans les infrastructures régionales. Notre budget est passé dans ce secteur, de 600 millions de dollars il y a quelques années de cela, à 3,6 milliards de dollars aujourd'hui " a souligné la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique. En conclusion à ses propos liminaires, elle a affirmé que, quel que soit le concours apporté par les partenaires au développement, ce sont les Etats et leurs citoyens qui peuvent assurer le développement de leurs pays. Selon elle, les citoyens doivent pouvoir s'ajuster en fonction de ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. Elle a lancé un appel aux médias qui doivent aider les citoyens à comprendre ce qui se passe dans le monde. La Banque mondiale, quant à elle, a souligné Mme Obiageli Katryn Ezekwesili, doit aider à mobiliser les bailleurs de fonds pour que le continent parvienne à maintenir son niveau de croissance. Répondant à une question du quotidien, Le Sahel, relative aux impacts réels à court et moyen terme de la crise financière internationale sur les économies des pays africains, l'économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique, M. Shantanayan Devarajan, a indiqué qu'il y aura une perte de 2,5% du PIB cette année. A moyen terme, devait-il ajouter, il faudrait qu'il y ait des réformes économiques pour que l'Afrique puisse bénéficier de la relance économique globale. (Source : Sahel quotidien du 23 avril 2009)
------------------------ Qu’est-ce que procinvest ? Procinvest est un programme de partenariat pour la promotion des investissements et de transferts de technologie vers les pays ACP entreprise par la Commission européenne au nom et pour compte du Groupe de Etats ACP. Il est financé par le 8ème Fonds européen de développement et géré par une unité autonome au sein du centre pour le développement de l’entreprise, sous la supervision d’EUROPEAID, l’Office de Coopération de la Commission européenne. Doté d’un budget de 110 millions d’euros, le Programme, démarré en 2002, a été prolongé jusqu’à la fin mars 2011. Procinvest soutient le renforcement institutionnel des organisations intermédiaires (OI) ACP, telles que les chambres de commerce, les associations commerciales et les agences de promotion des investissements, pour leur permettre d’améliorer leurs services et accroître les opportunités d’affaires et leurs membres. Procinvest travaille également avec les Groupements économiques et les organisations régionales afin de faciliter les programmes d’intégration régionale. Nos Activités : une facilité de subventions pour l’appui au renforcement institutionnel : cette facilité appuie les OI dans leur démarche de développement de services durables à leurs membres. Elle couvre les aspects suivants du renforcement institutionnel :
Procédure :
Une facilité d’assistance technique pour appuyer les OI dans :
Procédure :
Une communauté de bénéficiaires, experts et bailleurs de fond offrant :
Procédure :
Pour toute information sur les activités et contacts : www.proinvest-eu.org unité de gestion Procinvest, centre pour le développement de l’entreprise Avenue Hermamnn-Debroux 52, B-1160 Bruxelles, Belgique
Tél. : +32 2 679 18 50 Fax : +32 2 679 18 70 Email : infos@proinvest-eu.org ------------------------- Cérémonie de signature d’une convention de collaboration entre la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat Au cours d’une cérémonie officielle tenue le jeudi 24 avril 2009 à partir de 15h30 dans les locaux de l’Institut National de la Statistique, le Secrétaire Général de la CCAIAN, Monsieur Chaibou Laouali a procédé à la signature d’une convention de collaboration avec le Directeur Général de l’INS, Monsieur Abdoulahi Beidou. La cérémonie s’est déroulée en présence des cadres techniques des deux institutions. Les deux responsables se sont réjouis de la signature de cette convention qui permettra sans doute de renforcer et d’améliorer les capacités de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données socio-économiques en vue de mieux servir les utilisateurs d’informations économiques. Ayant pris conscience de l’importance de l’information économique et de la production des statistiques fiables dans notre pays, la CCAIAN et l’INS ont décidé désormais d’unir leurs efforts en matière de collecte, de traitement et de diffusion des données économiques et commerciales. La signature de cette convention sera suivie très bientôt de l’élaboration d’un plan d’actions pour les cinq (5) années à venir. ------------------------- Convention de Partenariat entre la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger (CCAIAN) et l’Institut National de la Statistique (INS) Entre d’une part : La Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger (CCAIAN) Il est convenu ce qui suit :Chapitre I : Objet et cadre de la convention Article1 : Objet de la convention Article 2 : Cadre de la convention Article 3 : Engagements de l’Institut National de la Statistique :L’INS s’engage à :
Article 4 : Engagements de la CCAIAN:Au terme de cette convention de partenariat, la CCAIAN s’engage à :
Article 5 : Dispositions Communes aux deux parties
La mise en œuvre des engagements se fera sur la base de programme de travail et de rencontres périodiques.Article 6 : Suivi de la mise en œuvre de la conventionLes parties signataires de la présente convention suivront périodiquement l’évolution de sa mise en œuvre et mettront en place un mécanisme de coordination pour sa bonne exécution. La présente convention prend effet à compter de la date de signature et pourra être modifiée d’accord partie.Fait en deux (2) copies originales Niamey, le 24 avril 2009 Pour la CCAIAN : Pour l’INS : ------------------------- Visites à la CCAIAN du Directeur Général
Ces visites rentrent dans le cadre d’une prise de contacts avec le milieu d’affaires nigérien initiée par le Groupe dans la perspective de la création de ports secs à Dosso et à Niamey. C’est donc en vue d’une mise en concession de la gestion et de l’utilisation de ces ports que Progosa cherche des partenaires opérateurs économiques ou institutionnels.
Le Secrétaire Général s’est félicité de cette initiative et a souligné l’importance d’un tel projet pour le Niger au regard des grands chantiers en cours de réalisation tant dans le domaine minier que pétrolier. Le besoin et l’intérêt sont donc réels pour le Niger quant aux initiatives devant permettre aux opérateurs économiques de mener à bien leurs transactions commerciales à travers des infrastructures appropriées susceptibles de leur offrir toutes les commodités. Progosa pourra par conséquent compter sur la Chambre de Commerce pour un plaidoyer au niveau des opérateurs économiques afin de susciter leurs intérêts et obtenir leur pleine adhésion. La CCAIAN également pourra participer à sa gestion comme c’est le cas de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso qui gère le terminal de Bobo Dioulasso. En tant que représentante de la CCAIAN au sein du comité de pilotage du port sec de Dosso, la Secrétaire Générale Adjointe a aussi exprimé l’intéressement de notre Institution à participer à la construction et à l’exploitation de ce port. Au sujet du partenariat CCAIAN-Progosa, il pourrait être envisagé sous la forme d’une complémentarité attribuant à la CCAIAN la gestion des relations avec les acteurs, et à Progosa le traitement de tous les aspects techniques. Elle a alors suggéré à Monsieur Buia Alexandre de soumettre à la Chambre, un projet de partenariat. Très satisfait de ces entrevues, le Directeur Général de Progosa a annoncé l’arrivée à Niamey de leur Président Directeur Général. Cette visite sera l’occasion d’approfondir les discussions entamées. ------------------------- Assemblée Nationale : Adoption du projet de loi modifiant et complétant la loi N°70-17 Les députés ont examiné et adopté, le 28 avril 2009, le projet de loi modifiant et complétant la loi n°70-17 du 27 août 1970 portant création d'un Etablissement de l'Etat chargé de la commercialisation des produits vivriers dénommé OPVN. Il faut rappeler qu'à sa création, l'OPVN avait pour mission d'organiser la commercialisation des produits vivriers et de constituer des stocks régulateurs en vue de stabiliser le prix à la production et à la consommation. A cette occasion, il a d'ailleurs annoncé le lancement d'une nouvelle opération de 100.000 tonnes de riz pour réguler le marché national. Les changements apportés au statut juridique de l'Office des Produits Vivriers du Niger visent une meilleure clarification des missions commerciales et des missions sociales que l'Office est appelé à mener et qu'il faut séparer nettement pour une bonne gestion et un bon suivi de ses activités tant principales que secondaires.
Lors du débat sur ce texte tous les intervenants ont tenu à mettre en exergue l'importance de l'OPVN dans un pays sahélien où les campagnes sont chroniquement déficitaires et surtout la mission qu'il peut toujours assurer comme instrument de régulation, face très souvent à la véritable loi de prédation que font régner les marchands spéculateurs de vivres vis-à-vis des populations aux revenus modestes. Les députés ont approuvé ce projet de loi par 81 voix pour ; 0 voix contre et 0 abstention. Prenant la parole après le vote de ce texte, le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Halidou Badjé, a salué le geste des députés mais aussi la farouche volonté politique qui anime le Président de la République dans le choix d'assurer la sécurité alimentaire des populations nigériennes. "Son souci a toujours été, dira Halidou Badjé de voir l'OPVN plus sain et plus performant". Source : Sahel quotidien du 29 avril 2009 ------------------------- L'évolution des prix à la consommation à Niamey en mars 2009 Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse de 0,8% en mars 2009 par rapport au mois précédent. Le taux d’inflation en moyenne annuelle se stabilise à +12,0% en mars 2009. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence. S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la baisse globale de 3,7% de leurs prix en mars 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des prix des sacs de 100 kg de maïs (-2,1%), de 50 kg de riz (-1,4%) et des tias (mesures locales) de mil (-18,8%) et de sorgho (-3,9%). Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho, ils sont ressortis respectivement en hausse de 0,6% et 0,3%. Pour les trois fonctions ayant atténué la baisse du niveau général des prix, les hausses des prix des produits suivants ont été relevées : le tabac (+0,1%), le bois de chauffe (+17,2%) et les articles de ménage en textile (+0,7%). Source : Institut National de la Statistique, 2009 ------------------------- En profondeur : Les problèmes du transport routier ralentissent le développement
Deux semaines plus tard, le Ministre annonçait une réduction du nombre de postes de contrôle au Mali. On spécule sur l’incidence que cette réunion a eu sur cette annonce mais son initiative constitue un moyen de s’occuper des problèmes bien connus du transport en Afrique de l’Ouest : Le secteur privé a un rôle important à jouer et la volonté politique est un moyen important de résoudre ces problèmes. Bref, le transport routier en Afrique de l’Ouest coûte trop cher et prend trop de temps. De tous les coûts, hormis les taxes que les importateurs et les exportateurs doivent payer pour déplacer la marchandise, le transport représente le plus gros coût : Jusqu’à 70 pour cent selon les études du Centre pour le Commerce. D’autres études ont montré que le coût de transport des marchandises en Afrique de l’Ouest était parmi les plus élevés au monde. Des retards minent le mouvement des biens et des personnes avec des conséquences néfastes. Selon une étude de 2006 de la Banque Mondiale chaque jour de retards le long d’un axe d’exportation réduit d’environ 1 pour cent les volumes d’exportation d’un pays. A titre d’exemple, l’étude montrait que si le Burkina Faso réduisait le temps entre la sortie d’usine et l’expédition, de 71 jours à 27 jours, «les exportations pourraient augmenter de près de 45 pour cent». Pourquoi le transport est-il si cher en Afrique de l’Ouest ? Et que faut-il faire pour réduire les coûts et accélérer le mouvement des marchandises dans toute la région ? Les spécialistes conviennent que répondre à ces questions est essentiel pour augmenter le développement économique et renforcer la coopération régionale. La bonne nouvelle c’est que les problèmes qui touchent le transport sont bien décrits. On s’accorde sur ce que sont ces problèmes, sur ce qui les provoque et ce qu’il faut faire. La mauvaise nouvelle c’est que les études n’ont pas souligné le rôle que le secteur privé peut – et certains diraient, doit jouer en vue de résoudre les problèmes. Selon le Dr Andy Cook, spécialiste du transport au Centre pour le Commerce «Le secteur privé a un rôle très important à jouer dans la résolution des problèmes de transport de l’Afrique de l’Ouest». «Le mauvais état des infrastructures, les retards et la corruption au niveau du transport routier ont un gros impact sur le secteur privé et les entreprises doivent s’attaquer directement aux problèmes pour améliorer les choses». Les malheurs du transport routier causent beaucoup de frustrations - peut-être surtout parce que si peu semble avoir changé pendant des décennies. «Depuis que je suis consultant, depuis plus de 20 ans, nous parlons de ces problèmes» a déploré un spécialiste du transport lors du Salon International des Transports d’Afrique de l’Ouest (SITRAO), la première conférence régionale sur le transport qui s’est tenue en mars à Bamako. «Ces problèmes pourraient être réglés demain. Tout ce qui manque c’est la volonté de le faire». Le poisson et les fruits de mer arrivent rapidement, prêts pour la vente sur les marchés aux poissons dans des villes telles que Milan, Athènes et Paris. Mais la voie aérienne est le moyen le plus cher de transporter des marchandises. En dehors du transport aérien, l’expédition internationale est axée en grande partie sur les porte-conteneurs qui apportent chaque mois des milliers de caisses en métal de 20 à 40 tonnes en Afrique de l’Ouest. Les bateaux de marchandises sont aussi fréquents et dans beaucoup de cas saisonniers. Il est important d’améliorer les ports pour faciliter le trafic. Ces bateaux transportent la marchandise le long de la côte de l’Afrique de l’Ouest vers des destinations internationales bien que très peu aillent directement au port d’escale final, augmentant ainsi le temps de transit et les coûts. Les trains sont un bon moyen de transport pour les exportateurs de matières premières et les importateurs de denrées alimentaires non péris-sables. Les trains peuvent transporter de plus gros chargements que les camions et transportent en général la marchandise plus rapidement. Selon un spécialiste du secteur, le transport ferroviaire n’implique pas non plus le versement d’autant de pots de vin en chemin. Mais le réseau ferroviaire dans la région est limité. Le système n’est pas non plus raccordé et la plupart des destinations ne se trouvent pas sur les lignes de chemin de fer, ce qui exige l’utilisation du transport routier aussi. Les camions rivalisent avec les trains pour les produits exportés et importés dans la région. Louer un camion revient en général moins cher qu’utiliser le train même si c’est plus risqué en raison des mauvaises routes et qu’il faut plus de temps pour livrer la marchandise. Différentes raisons, des nids de poule qui engloutissent les camions aux procédures douanières compliquées expliquent ces retards au niveau des ports. Le transport routier est sans aucun doute la plus importante forme de transport de la région : Les camions transportent bien plus des marchan-dises que l’on déplace à travers l’Afrique de l’Ouest qu’aucune autre forme de transport. La région a environ 40 000 km de routes nationales inter-états et des dizaines de milliers de camions. Pourquoi est-il si difficile de se déplacer ? L’infrastructure routière est en mauvais état en Afrique de l’Ouest et n’a pas la capacité de satisfaire une demande toujours croissante. La surcharge des camions est courante et très importante. Une étude de 2008 du problème au Burkina Faso a montré qu’au moins un tiers des camions transportait en moyenne le double du poids qu’ils étaient censés transporter. La réglementation régionale autorise les camions à transporter jusqu’à 51 tonnes, 11,5 tonnes par essieu. Sur une certaine route, 60 pour cent des camions étaient surchargés, pesant 62 pour cent de plus que le poids autorisé. Les camions transportaient jusqu’à 30 tonnes par essieu et jusqu’à 142 tonnes au total. «La surcharge des camions est en train de détruire mes routes» a déclaré un cadre qui supervise des projets régionaux d’infrastructure. «Une route qui devrait durer 15 ans ne dure, au mieux, que huit ans». Les États abordent la surcharge grâce à l’utilisation de ponts-bascules. Mais comme le montre le 6ème rapport sur la corruption dans le transport routier, dans certains cas les agents de l’Etat n’utilisent les ponts-bascules que pour extorquer de l’argent aux routiers et n’exigent pas qu’ils paient une amende pour surcharge ou qu’ils déchargent l’excédent de marchandises. L’œuvre du Centre pour le Commerce sur les questions relatives au transport implique fournir des informations clef aux partenaires sur les problèmes qui touchent le transport routier et les aider à identifier et à prendre les mesures nécessaires. Des rapports sur la corruption dans le transport routier ont aidé à mettre la question au premier plan et des rapports sur les coûts de transport des marchandises qui seront bientôt publiés montreront d’autres mesures à prendre. Pour résoudre les problèmes du secteur du transport il faut des efforts concertés et des changements rapides soucieux de l’efficacité. Si davantage de personnes compren-nent comment les postes de contrôle entravent le développement écono-mique, les fonctionnaires du gouverne-ment seraient alors contraints de tenir compte du problème. L’UEMOA élabore un nouveau moyen de s’occuper du problème : Coller une étiquette spéciale au point de départ sur les camions qui ont été entièrement contrôlés et dont le voyage a été approuvé. L’étiquette indiquerait à la police, à la douane et à la gendarmerie que le camion ne devrait pas être retardé ou que l’on ne devrait pas lui demander de payer des frais «non autorisés» pour passer. L’étiquette pourrait entrer en vigueur en 2009. Une autre tactique consiste à construire des postes frontaliers communs en vue de rationaliser le processus de franchissement de la frontière. Un tel poste est près d’être achevé au niveau de Cinkasse, une ville située à la frontière Togo-Burkina Faso et au moins une demi-douzaine d’autres sont prévus. «C’est un signe d’une volonté politique, ce qui est remarquable. Cela réduira la corruption le long des routes. Nous avons tous applaudi à sa décision». Influencer la volonté politique implique d’abord le rassemblement d’informa-tions en vue d’informer les dirigeants du problème mais il faut aussi influencer l’opinion publique. Hamed Diane Semega, Ministre du transport du Mali a confirmé l’importance de renseigne-ments appropriés lorsqu’il a fait des commentaires sur les rapports sur la corruption routière. «Le rapport lui-même ne nous agace pas» a déclaré M. Semaga. «En ma qualité de décideur, j’ai besoin d’avoir toutes les informations, qu’elles me plaisent ou non». Mais au moment où les coûts de construction et de réparation des routes augmentent, l’aide au développement pour de tels travaux a baissé a déclaré Michael Pulichino, un spécialiste du transport, aux participants du SITRAO. Par exemple, l’assistance de l’Union européenne destinée aux infrastruc-tures a baissé, de 19 pour cent de l’aide totale au développement pour la période allant de 1985 à 1994 à 11 pour cent pour la période allant de 1995 à 2004. Si l’étude de la Banque Mondiale qui a cité les monopoles comme étant la cause des frais élevés est exacte, les gouvernements devraient alors envi-sager de démanteler les systèmes qui entraînent les monopoles. Une compéti-tion saine entraînerait aussi le retrait des vieux camions des routes ils ne seraient en mesure de rivaliser efficacement avec des camions plus neufs. D’autres pays envisagent l’utilisation des technologies de l’information pour rendre le transport plus efficace. Ces technologies pourraient par exemple être utilisées pour aider les camions vides à trouver un chargement lors de leur déplacement d’un pays sans débouché sur la mer vers un port. La nécessité d’un transport plus efficace, plus rapide à des prix plus compétitifs demeure importante en Afrique de l’Ouest. Sans une amélioration continue, les retards et les coûts continueront à peser sur le développement économique de la région. (Source : Tradewinds, avril 2009). ------------------------- Le Centre pour le Commerce ouvre le 18ème Centre Ressource AGOA
Une vue des participants Un autre centre ressource est prévu au Nigeria est devrait être abrité par la Banque de l’Industrie. Au moins quatre autres centres fourniront des services améliorés d’ici la fin de l’année. La Chambre de Commerce du Libéria abrite le tout dernier Centre Ressource AGOA (ARC). Plus de 50 entreprises et organisations ont assisté le 13 mars à l’ouverture de l’ARC. Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice des États Unis, a officiellement ouvert le complexe en compagnie de l’honorable Miata Beysolow, Ministre libérien du Commerce et de l’Industrie et de l’honorable Florie Lister, Représentant américain au Commerce pour l’Afrique. Selon Massa R. Lansanah, Secrétaire Général de la Chambre de Commerce du Libéria, «la communauté des affaires doit demeurer enthousiaste et identifier et adopter les meilleures pratiques commerciales». Fall, Coordinateur AGOA du Centre pour le Commerce a formé Anthony Flahn, nouvel administrateur de l’ARC au niveau de préparation à l’exportation et à l’utilisation de la trousse à outils de l’AGOA. M. Flahn est étudiant en administration publique à l’université du Libéria. Il était assistant administratif du Ministre de l’Agriculture du Libéria avant de devenir le coordinateur. Selon M. Fall, « l’utilisation de la Chambre de Commerce du Libéria constitue une bonne occasion de créer une tribune pour un dialogue entre le secteur public et le secteur privé ». Au mois de mars, Robin Sanders, Ambassadeur des États Unis au Nigeria, Vanessa Adams, Directrice du Centre pour le Commerce et la Banque de l’Industrie ont signé un Protocole d’Accord pour l’établissement d’un nouveau centre ressource au Nigeria, abrité par la Banque. Selon M. Fall, les Centres ressources dans des pays sélectionnés éligibles à l’AGOA fourniront des services améliorés dans les mois à venir. Les ARC améliorés auront une plus grande capacité d’aider la communauté des affaires dans les différents pays. «Les ARC améliorés collaboreront avec tous les partenaires appropriés pour élaborer des stratégies en vue de mieux tirer profit de l’AGOA» a t-il déclaré. «Les principales différences entre les centres actuels et les nouveaux centres seront que les ARC améliorés auront davantage de personnel et un meilleur accès aux fonds pour effectuer davantage d’activités». Le premier ARC amélioré s’ouvrira en avril 2009 au Cameroun. En mai, deux de plus s’ouvriront, un au Burkina Faso et l’autre au Bénin. «L’ARC amélioré aura un personnel permanent qui travaillera constamment en liaison avec d’autres partenaires et avec l’aide de la Chambre de Commerce amènera toutes les entreprises que nous n’avons pas encore atteintes» a affirmé Emmanuel Eno-Mbei, coordinateur de l’ARC pour le Cameroun et conseiller technique du directeur de la Chambre du Commerce du Cameroun. «Le personnel permanent aidera aussi les entreprises qui veulent exporter à petite échelle». Le Congrès américain a adopté l’AGOA en l’an 2000. La loi offre des mesures incitatives tangibles aux pays africains pour les aider à ouvrir leurs économies et à développer des marchés libres. Les pays africains éligibles peuvent exporter environ 6 400 articles vers les États Unis en franchise douanière aux termes de la loi qui expire en 2015. Selon les statistiques les plus récentes du Ministère américain du Commerce, les importations non-pétrolières réalisées dans le cadre de l’AGOA ont augmenté de 51 pour cent en 2008. Le chiffre exact était de 5 milliards de dollars a déclaré l’agence. L’AGOA a un impact sur l’Afrique et le secteur privé ainsi que les gouvernements africains peuvent bien se placer pour en tirer parti. Les Centres Ressources AGOA servent de centres d’information qui informent les entreprises sur les exigences en matière d’exportation dans divers pays. Ils distribuent aussi la trousse à outils de l’AGOA du Centre pour le Commerce, un CD-ROM contenant des ressources sur le développement des exportations et d’autres matériels didactiques. Les ARC envoient aussi les entreprises prêtes pour l’exportation au Centre pour le Commerce pour une assistance technique. Source : Tradewinds, avril 2009 --------------------------- Recommandations de la conférence régionale sur la protection de la propriété intellectuelle « frontières et au-delà » Dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon et la piraterie dans ses Etats membres, la CEDEAO en collaboration avec le Ministère du Commerce Américain, a organisé du 21 au 23 février 2009 à Accra au Ghana, une conférence régionale sur la protection de la propriété intellectuelle « frontières et au-delà ». Cette conférence a eu pour objectif de sensibiliser les responsables chargés de l’application des droits de la propriété intellectuelle sur l’importance de la protection intellectuelle, son impact sur les économies de la région et les normes de protection internationales à atteindre. La conférence a fait ressortir la nécessité de promouvoir des mécanismes pour une plus grande communication et une coordination entre les organismes chargés de l’application des droits de la propriété intellectuelle. A l’issue des travaux, il a été recommandé aux Etats membres d’encourager les opérateurs économiques à notifier aux services des douanes les titres de propriété intellectuelle sous lesquels ils mènent leurs activités. --------------------------- Signature d’un accord de prêt entre le Niger et la BIDC : environ 3,5 milliards de FCFA pour le financement du barrage de Kandadji
Une vue de la table de séance Ce prêt est destiné au financement du projet de construction du barrage de Kandadji et de ses ouvrages annexes, faisant partie du programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger. Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Haut Commissaire à l'Aménagement de la vallée du fleuve Niger, du Secrétaire général et des cadres centraux du Ministère de l'Economie et des Finances. Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Ministre de l'Economie et des Finances, a souligné que cet important appui financier contribuera à la réalisation du Barrage de Kandadji qui, depuis longtemps, constitue une des premières priorités du Niger. Par ce geste, a ajouté M. Ali Mahamane Zeine, notre banque, vient confirmer sa place comme institution régionale de financement du développement des pays membres de la CEDEAO. La participation de la BIDC au bouclage du financement de cet important programme a été hautement appréciée par les autorités et les populations nigériennes. Le ministre devait souli-gner que la présente cérémonie revêt une importance capitale pour le gouvernement, car elle donne un signal fort à l'endroit de tous les autres partenaires pour l'engagement des institutions à la participation au financement des opérations de développement. Il a ajouté que cet important programme a fait l'objet d'une évaluation conjointe de tous les principaux partenaires du Niger en mars 2008. A l'issue de cette évaluation, tous les partenaires ont réaffirmé leur engagement à participer au financement de la réalisation de cet important ouvrage. En effet, devait préciser M. Ali Mahamane Lamine Zeine, l'objectif global du programme est de contribuer à réduire la pauvreté grâce à la régénération naturelle, l'amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en énergie. Il a, au nom du gouverne-ment et des populations nigériennes exprimé toute notre reconnaissance aux plus hautes autorités de la BIDC pour ces appuis multiformes en faveur de notre pays. Auparavant, le président de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO, M. Christian Narcisse Adovelande, a souligné que l'accord de prêt est destiné au financement d'un projet qui est de la plus haute importance pour le Niger et la BIDC, à savoir le projet de construction du barrage de Kandadji et de ses ouvrages annexes, qui fait partie du programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger. Ce barrage, tout comme celui de Taoussa au Mali et Fomi en Guinée, devait-il ajouter, appartient au program-me d'investissement prioritaire (2008-2012) de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) et s'inscrit dans un schéma de gestion concertée des précieuses ressources de ce majestueux outil naturel de développement qu'est le fleuve Niger. Il aura une capacité de 1,6 milliard de m3 et permettra de garantir un débit minimum de 120 m3/s. La zone d'influence du programme couvre quatre départements du Niger, pour une population de 2,5 millions d'âmes. Le projet vise plusieurs objectifs dont la régénération des écosystèmes fluviaux ; l'augmentation des productions agricoles et animales ; et la production d'énergie. La pertinence de la réalisation de ce projet a persuadé la BIDC de s'y associer en acceptant de le financer à hauteur de 4,7 millions d' UC correspondant à 7,5 millions USD, soit environ 2,4 % du coût total du projet. Selon M. Christian Narcisse Adove-lande, ce nouvel engagement porte à un total de 5,9 millions d' UC, soit environ 4,3 milliards de FCFA, l'ensemble des prêts consentis par la BIDC à la République du Niger. Il a ajouté que la BIDC a conscience que le Niger en attend davantage d'elle. Elle a particulièrement conscience de la nécessité de mobiliser des ressources concessionnelles lui permettant d'assouplir davantage ses conditions de financement, afin d'en faciliter l'accès de ses Etats membres et notamment, le Niger. Il a annoncé que la 22ème réunion du Conseil d'administration de la BIDC tenue le 31 octobre 2008, a décidé d'assouplir les conditions de financement du projet de développement de l'élevage dans la région du Liptako-Gourma, par un allongement à la fois du délai de grâce et de la durée du remboursement. (Source : Sahel quotidien du 7avril 2009) --------------------------- Rencontre du Gouverneur de la BCEAO avec les Directeurs Généraux des Banques et Etablissements Financiers du Niger sur la crise financière et monétaire internationale :
Une vue des participants Au sortir de cette rencontre, le gouverneur de la BCEAO a animé une conférence de presse au cours de laquelle, il est largement revenu sur les discussions, les impacts de cette crise sur les économies de l'union mais aussi les mesures prises par ladite institution pour protéger le système bancaire régional. La rencontre s'est déroulée en présence du Directeur national de la BCEAO M. Mahamadou Gado. Cette démarche entre dans le cadre des mesures d'anticipation préconisées par la banque centrale dès le déclenchement de cette crise, démarche basée sur le dialogue permanent avec la profession bancaire. Avant l'étape du Niger, le gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley s'est successivement rendu au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso et au Togo. Le Directeur national de la BCEAO, M. Mahamadou Gado et le Président de l'Association des professionnels des banques et établissement financiers du Niger (APBEF-N) M. Alassane Koné se sont réjouis de cette initiative du gouverneur de la banque centrale. M. Mahamadou Gado a salué ''la volonté de dialogue et de concertation'' constamment affichée par le gouverneur de la BCEAO dans ses actions. Une démarche qui, selon lui ne peut que consolider la politique monétaire et le système financier de l'Union. Le Directeur national de la BCEAO a par la suite présenté succinctement le paysage financier nigérien. Il est composé de 10 banques en fin décembre 2008 alors que le nombre de guichets est passé de 19 en 2000 à 72 en fin 2008. Par ailleurs, les activités du système bancaire nigérien ont connu une nette amélioration. Les emplois et les ressources des établissements financiers ont respective-ment progressé de 35% et 16% en 2008, les crédits à l'économie (+37%) et les dépôts (+13%). Le total du bilan s'est accru, selon M. Mahamadou Gado, de 19,4% en 2008. Le portefeuille des établissements de crédit s'est lui aussi amélioré. Ainsi, les taux brut et net de dégradation se situent respectivement à 16,5% et 7,5% en fin 2008 contre 21,8% et 10,7% un an plutôt. A l'entame des discus-sions, le gouverneur de la BCEAO s'est réjoui de ce dynamisme et de l'assainissement du système bancaire nigérien. Tirant un bilan partiel de cette tournée, lors de la conférence, M. Philippe-Henry Dacoury-Tabley s'est dit soulagé du fait que les prévisions faites par la Banque centrale dès le déclenchement de cette crise se sont avérées justes. ''La banque centrale ne s'est pas trompée dans ces analyses'' a-t-il indiqué. En effet, comme l'avaient prévu les analyses de la banque centrale, la crise dans sa version financière ne touche pas nos banques du fait de l'absence ''des effets toxiques'', par contre les banques pourraient craindre la dégradation de leur situation du fait de la détérioration de l'environnement économique selon M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley. Cette crise frappe, dans sa version économique, nos pays. Selon le gouverneur de la BCEAO, les entrep-rises notamment celles essentiellement tournées vers l'exportation connaissent des difficultés dues au rétrécissement des débouchés et à la baisse de la demande chez les pays importateurs. Certaines filières agricoles comme l'huile de palme, l'hévéa, le coton connaissent des difficultés. Au Niger, où l'uranium est le produit moteur, la situation est plus reluisante. Les prévisions en terme de taux de croissance sont en hausse selon le gouverneur de la BCEAO, alors qu'ils ont été revus à la baisse pour l'ensemble des sept (7) autres pays de l'union. ''Le Niger se porte bien et résiste mieux à la crise. Il résiste mieux du fait des dispositions prises par la Banque centrale et les autorités du pays, mais aussi du fait des gros investissements prévus dans le secteur minier et enfin du fait du bon comportement de la production agricole 2008'', a indiqué M. Philippe-Henri Dacoury Tabley. Une telle situation s'est répercutée sur les banques qui ont une meilleure visibilité sur l'avenir. Cependant, observe le gouverneur de la BCEAO, des petites difficultés ont été signalées notamment avec les cor-respondants des nos banques à l'extérieur. ''Ces difficultés ne sont pas dues aux banques nigériennes, mais du fait de la situation difficile des banques avec lesquelles elles traitent à l'étranger'', précise-t-il. Globalement, il n'y a pas péril en la demeure selon le Gouverneur de la BCEAO. Mais la consigne reste ''une vigilance extrême'' et ''une analyse des canaux par lesquels la crise peut pénétrer nos pays'', car, ajoute-t-il, ''nos banques et nos économies n'évoluent pas en autarcie''. En terme de mesures prises par la BCEAO dès le déclenchement de cette crise en vue de prévenir ses effets néfastes sur le système bancaire de l'Union, le gouverneur cite entre autres, la mise en place d'une cellule de veille (qui a analysé les impacts directs de cette crise sur notre système bancaire), le maintien d'un niveau optimal de liquidité pour accompagner le système bancaire communautaire, le maintien du dialogue permanent avec le secteur bancaire, le contact avec les autorités des pays membres en vue de leur sensibilisation sur le remboursement des dettes des entreprises publiques et des Etats vis-à-vis des banques. La banque centrale maintiendra ces mesures a rassuré le gouverneur de la BCEAO. Source : sahel quotidien du 15 avril 2009. --------------------------- Signature de deux conventions au Fonds de Solidarité Africain (FSA) : le FSA apporte
C'est le cas, jeudi 02 avril 2009, avec la signature de deux conventions au siège du FSA à Niamey. Par la signature de ces deux conventions, FSA apporte sa garantie, à hauteur de 50%, en couverture des prêts de 650 millions et 150 millions de FCFA que ECOBANK Bénin accorde aux institutions de micro-finance béninoises que sont RENACA et AFCB. A cette occasion, une cérémonie a réuni au siège du FSA à Niamey les responsables de cette institution africaine, de l'Ecobank, des ONG CARE et DANIDA ainsi qu'une importante délégation béninoise composée des représentants de plusieurs structures opérant dans le domaine de la micro-finance. Ont également été invités à la cérémonie, des responsables nigériens de la micro-finance. Prenant la parole peut avant le paraphe des documents, le directeur général de FSA, M. Jean-Mary Nyirimihigo, a dit toute la fierté de son institution de prendre part à une opération vitale pour le secteur économique concerné, à savoir la micro finance dont la cible ici est la population rurale vivant de l'activité agricole. En prenant une part importante du risque par sa garantie, dira M. Nyirimihigo, le FSA permet aux banques béninoises d'accorder leur financement à des institutions de micro-finance. Nous le savons tous, les banques sont traditionnellement frileu-ses quand il s'agit de financer le secteur de la micro-finance dont elles jugent les risques trop élevés. Ces risques, il faut le reconnaître, existent. Mais est-ce pour autant qu'un secteur touchant directe-ment les populations nécessiteuses, doit-il être évincé de l'accès au crédit ? Nous sommes au cœur même de la lutte contre la pauvreté qui est une préoccupation de tous les Etats membres du FSA ", a-t-il dit. Dans la sous-région, le Bénin est en effet cité comme pionnier en matière de micro-finance. Le DG du FSA a souhaité que les institutions nigériennes de la micro-finance connaissent le même dévelop-pement. Surtout qu'il existe des structures de bonne volonté comme CARE International et Danida, présentes au Bénin comme au Niger qui interviennent dans le cadre de développement de la micro finance. Ainsi, au Bénin, c'est à travers l'une des composantes du Programme d'appui au secteur agricole (CAFIR/PADSA2) financée par l'Agence danoise de développement DANIDA et exécuté par Care international que les acteurs de la micro-finance béninoise sont entrain de renforcer leur capacité, notamment en termes d'une plus grande intégration du marché financier et l'amélioration de l'accès aux services financiers des groupements paysans, des micro-entreprises et des PME/PMI. En prenant la parole à cette cérémonie, le conseiller technique de la Coopération belge, M. Herman Vanvoorde, s'est réjoui de la signature de ces deux conventions de garantie qui sont l'aboutissement d'un processus durant lequel la CAFIR et le FSA ont œuvré ensemble " pour arriver à l'établissement d'une coopération durable entre le FSA, les banques béninoises et les réseaux RENACA et ACFB ". Un premier pas a été la signature d'un accord- cadre de coopération le 26 février 2008 à Niamey. " La signature de cet accord-cadre, dira Herman Vanvoorde, a été une preuve que le FSA partage notre foi dans les réseaux ACFB et RENACA et croit au développement d'un secteur de micro-finance durable et pérenne aux services des populations rurales béninoises. Aujourd'hui, la signature des premières conventions de garantie marque le début, je l'espère, d'un partenariat qui s'inscrira dans le temps ". Côté bénéficiaires, la joie était grande. Pour le représentant du Réseau national des caisses villageoises d'épargne et de crédit autogérées du Bénin (RENACA) qui compte 42.000 membres, il a indiqué que " la présente cérémonie marque un tournant déterminant dans la vie de nos réseaux respectifs, en ce sens qu'elle nous permet désormais d'avoir la possibilité de lever des financements pour répondre aux nombreuses sollicitations de nos membres, ce qui permettra de renforcer leur base économique et partant de les sortir de la pauvreté monétaire dans laquelle elles se trouvent ". Quant au représentant du deuxième bénéficiaire à savoir l'Association des caisses de financement à la base (ACFB), il a indiqué qu'avec ces deux signatures de conventions, ils peuvent désormais dire que " l'équation d'accès difficile aux ressources longues pour les réseaux ACFB et RENACA est résolue. Nous nous engageons donc à faire de ce partenariat une référence et une ouverture pour toutes les IMF des pays couverts par le FSA et ceci par le renforcement de notre profession-nalisme pour ne pas décevoir cette grande confiance qui vient d'être placée en nous par le FSA, la Coopération danoise et les banques partenaires impliquées ". Côté pourvoyeur de ces prêts de 650 millions Fcfa pour RENACA et 150 millions CFA pour ACFB, à savoir l'ECOBANK Bénin représentée à cette cérémonie par M. Moukaramou Chanou, D.G ECOBANK Niger, ce dernier s'est dit réjoui et satisfait de cette cérémonie de signature par laquelle le Fonds de Solidarité Africain apporte sa garantie dans une opération qui est à la fois pour le groupe ECOBANK un grand partenariat dans la lutte contre la pauvreté et un élargissement de sa base de financement. Quant au représentant de Care International à cette cérémonie, il a surtout invité les réseaux RENACA et ACFB à " imprimer la marque du professionnalisme, de la rigueur dans le respect des règles prudentielles de gestion et de l'obligation de résultat à toutes leurs actions afin de mériter davantage de la confiance des banques partenaires et de Fonds de Solidarité Africain, seul gage d'un partenariat pérenne ". --------------------------- Signature d'une convention de partenariat Seize (16) milliards de francs CFA : c'est le montant de la convention de partenariat signée, dans l'après midi du 09/04/2009 à Niamey, par le ministre de l'Elevage et des Industries Animales, M. Issiad Ag Kato, et M. Bryan Rowe, Président d'un groupe australien dénommé ''Agriculture Africa'', pour la construction et l'exploitation du nouvel abattoir frigorifique de Niamey. Les deux (2) parties se sont réjouies de l'aboutissement de ce projet, qui selon le ministre Issiad Ag Kato, est l'exemple d'un partenariat gagnant-gagnant entre public et privé. Il s'inscrit par ailleurs dans la politique nationale de dévelop-pement de l'élevage en vue de répondre à la demande toujours croissante en produits de grande consommation par l'accroissement de la production en lait et en viande et dans des conditions de qualité suffisante. Le groupe australien GDHI (Global Development Holding International) porteur de ce projet, capitalise, selon le ministre une expertise et une renommée mondiale en matière d'abattoir et de viande. Prenant la parole à son tour, le président du groupe australien ''Agriculture Africa'', M. Bryan Rowe, s'est réjoui de voir son institution prendre une part active à la concrétisation de ce projet. M. Bryan Rowe a ensuite annoncé que ce nouvel abattoir de Niamey sera le plus moderne de l'Afrique. ''Nous sommes convaincus qu'ensemble, nous allons révolutionner l'agriculture et l'élevage au Niger'', a-t-il déclaré. En effet, des techniciens australiens travaillent déjà dans le cadre de ce projet pour l'amélioration de la production du pâturage et de l'élevage. Selon les termes de la convention, la durée des travaux de construction est de 19 mois et la production annuelle de ce nouvel abattoir sera de 40.000 tonnes de viande. (Source : sahel dimanche du 10 avril 2009) --------------------------- Evolution des prix à la consommation Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse de 0,8% en mars 2009 par rapport au mois précédent. En glissement annuel (mars 2009 par rapport à mars 2008), le taux d’inflation poursuit son ralentissement en s’établissant à +8,7% contre +10,4% un mois auparavant et +13,6% à fin décembre 2008. Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 26,3% en mars 2009, par rapport au même mois de l’année précédente. Le taux d’inflation en moyenne annuelle se stabilise à +12,0%. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence. La baisse du niveau général des prix en mars 2009 par rapport au mois précédent a été essentiellement occasionnée par celle des prix de la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-2,2%). Cette baisse a été soutenue par un repli des prix au niveau de la fonction « santé » (-0,2%). En revanche, l’ampleur de la baisse du niveau général des prix a été atténuée par la hausse des prix des produits composant les trois fonctions suivantes : « Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (+0,1%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+2,9%) et « Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,1%). Relativement à la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », la baisse enregistrée en mars 2009 concerne les prix des produits suivants : les fruits (-8,3%), les légumes frais (-6,1%), les céréales non transformées (-3,7%), les viandes (-3,5%), les poissons (-1,3%) et les condiments (-0,6%). S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la baisse globale de 3,7% de leurs prix en mars 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des sacs de 100 kg de maïs (-2,1%), de 50 kg de riz (-1,4%) et des tias (mesures locales) de mil (-18,8%) et de sorgho (-3,9%). Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgo, ils sont ressortis respectivement en hausse de 0,6% et 0,3%. Ainsi, le prix du sac de 100 kg de maïs est passé de 20 047 FCFA en février 2009 à 19 625 FCFA en mars 2009. Celui du sac de 50 kg de riz ressortir à 23 825 FCFA en mars 2009 contre 24 163 FCFA en février 2009. Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho qui ont évolué à la hausse, ils sont passés, respectivement en moyenne, de 19 994 FCFA et 18 556 FCFA en février 2009 à 20 109 FCFA et 18 609 FCFA en mars 2009. Pour les trois fonctions ayant atténué la baisse du niveau général des prix, les hausses des prix des produits suivants ont été relevées : le tabac (+0,1%), le bois de chauffe (+17,2%) et les articles de ménage en textile (+0,7%). Les prix des carburants et lubrifiants sont restés stables à la pompe en mars 2009, à 476 FCFA le titre pour l’essence super 91 sans plomb, 492 FCFA pour le gaz oil et 552 FCFA pour l’essence mélange. (Source : I.N.S, février 2009) -------------------------- Analyse de la politique fiscale du Niger et ses impacts sur la pauvreté : une étude sur la mise en œuvre efficace de la SDRP 2008-2012
Une vue des participants Le déroulement des travaux a été dirigé par M. Abdoulaye Beidou, Directeur Général de la statistique en présence de M. Traoré Abdourahmane du Program-me des Nations Unies pour le Développement et de plusieurs invités. Cette analyse de la politique au Niger et ses impacts sur la pauvreté a comme objectif de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de développement accéléré et de réduction de la pauvreté. Il a aussi ajouté que les principaux résultats du rapport d'analyse doivent aider le gouvernement à développer des stratégies pour relever deux défis : accroître les capacités de mobilisation des ressources fiscales en hissant le taux de pression fiscale à un niveau qui permettrait notamment le respect des critères de convergence de l'UEMOA et accompagner cet effort pesant sur les contribuables, par une politique de réduction de la pauvreté et des inégalités au sein de la population en mettant en œuvre des politiques efficientes de redistribution et de financement des dépenses sociales en faveur des plus démunis. Ainsi, au cours des travaux, M. Ali Madaï Boukar, coordonnateur de l'Observatoire national de la pauvreté et du développement durable humain (ONAPAD) à l'Institut National de la Statistique a présenté le rapport. Selon ses explications, cette étude a pour objectif global de contribuer à la mise en œuvre efficace de la stratégie de développement accéléré et de réduction de la pauvreté (SDRP) 2008-2012 au Niger. Toujours dans sa présentation, il a montré que le taux de pression fiscale a régulièrement évolué au cours des dix dernières années passant de 7,61% en 1997 à 11,49% en 2005. Mais, malgré tout, la comparaison de la pression fiscale nationale avec celle des autres pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, le Niger se classe parmi les derniers en terme du niveau de mobilisation fiscale au sein de l'union. Cette faible performance est à nuancer, étant donné la non prise en compte au Niger de la mobilisation des recettes fiscales des collectivités, alors même que cette composante et bien d'autres sont prises en compte dans d'autres pays de la sous-région. Il faut dire que les constats faits par de l'INS démontrent que ces faiblesses sont dues entre autres à l'existence d'un secteur informel insuffisamment fisca-lisé, une pression fiscale particulière-ment marquée sur la TVA, la problématique du rendement des impôts fonciers, la fraude et l'évasion fiscale etc. " Aujourd'hui le Niger fait face à un double défi en matière de mobilisation fiscale, le premier est celui de la création des conditions d'un accroissement du niveau de ses réalisations en terme de mobilisation de ressources internes, ce qui se traduira par une plus large exploitation de tous les gisements fiscaux. Le second est la conduite à tenir dans la définition, la mise en œuvre et le suivi de l'exécution de la politique choisie, de manière à ne pas aggraver davantage la situation des personnes à faible revenu", a ajouté le présentateur. Ces préoccupations majeures ont guidé le choix de l'approche de l'analyse des impacts sur la pauvreté et sur le social dans le cadre de cette étude, ajoute-t-il. L'étude a enfin formulé des recomman-dations au gouvernement avec l'appui des partenaires au développement de développer les stratégies et les initiatives pouvant garantir un accrois-sement des revenus des ménages pauvres à travers la création et la promotion des activités génératrices de revenus en milieu urbain et rural, accompagner le développement du secteur privé et la progression du secteur tertiaire à travers la communication, ainsi que l'accès aux services financiers et aux nouvelles opportunités de création de l'emploi au profit des jeunes, mettre en place une fiscalisation ciblée du secteur agricole et valoriser la fiscalité des collectivités locales qui n'est pas encore prise en compte dans le calcul du taux de pression fiscale contrairement à la majorité des pays de l'UEMOA etc. (Source : Sahel quotidien du 6 avril 2009) --------------------------- Généralités sur le transit ordinaire
Contrôle d'un véhicule de transport En effet, elle désigne simplement le régime douanier permettant le transport des marchandises sous douanes entre deux points d’un ou de plusieurs territoires douaniers avec emprunt éventuel de pays de traversée. Sauf dispositions contraires, les marchandises expédiées en transit bénéficient de la suspension des droits, taxes et de prohibitions. Cependant, elles n’échappent pas aux mesures de contrôle sanitaire ou phytosanitaire. En d’autres termes, toutes les marchandises à l’exception de celles qui sont prohibées à titre absolu peuvent être expédiées en transit.
A l’heure actuelle, notre pays le Niger ne connaît qu’un seul type de transit : le transit national. Le transit international verra le jour peut être avec la mise en application des conventions ad hoc passées au niveau du Conseil de l’Entente, l’UEMOA et de la CEDEAO. A ce sujet, il faut préciser qu’a l’instar des autres Etats membres de la CEDEAO, le système TRIE dans notre pays a fait l’objet de mesures d’application d’une part par l’impression des carnets TRIE-CEDEAO par la Chambre de Commerce après avis des services compétents de la Direction Générale des Douanes et d’autre part par l’adoption de la circulation n°00087/DGD/DCRI du 02 décembre 1999 consacrant la mise en œuvre de cet instrument de facilitation du transport routier aux conditions de scellement simple et efficace. Historique : Le concept de Transit spécial ou Transit Réexportation est né d’une situation de conflit au Nigeria avec la guerre de Biafra. La partie Nord du Nigeria, coupée des ports du Sud du pays a été contrainte de se ravitailler à travers notre pays, ce qui a créé un nouveau trafic des marchandises qu’il fallait prendre en charge. Ces opérations étant faites avec rupture de charge et séjour sur le territoire national, il n’a pas été possible de les assimiler au Transit International d’où l’appellation de Transit-Réexportation ou Spécial. L’Etat du Niger a saisi cette opportunité pour prélever des taxes sur ces opérations. Au fur et à mesure ces opérations ont été élargies à l’Algérie et à la Libye. Définition du Transit Réexportation Il s’agit d’un régime douanier particulier qui associe deux (2) opérations distinctes :
Contraintes liées à ce régime Comme il a été souligné ci haut, ce régime permet aux opérateurs économiques nationaux de saisir des opportunités d’affaires qui s’offrent à eux par la demande des produits dans les pays limitrophes que sont le Nigeria, l’Algérie et la Libye. Compte tenu de sa position géographique charnière entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le Niger doit pouvoir tirer le maximum de profit de ces opérations. Mais force est de constater que ces opérations au lieu de se développer connaissent un ralentissement dû à plusieurs facteurs.
C’est le lieu de réitérer notre souhait de voir réinstaurer par les unités douanières l’obligation de joindre à la déclaration en douane de Transit-Réexportation la fiche d’enregistrement statistique qui doit faire l’objet d’un apurement adéquat. --------------------------- Le CDE : Partenaire du secteur Prive ACP Mandat : le Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE) est une institution conjointe du Groupe des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de l’Union européenne, dans le cadre de l’Accord de partenariat de Cotonou. Le centre fournit des services non financiers (assistance technique, études, formations) aux entreprises ACP et à des initiatives conjointes d’opérateurs économiques des ACP et de l’UE dans divers secteurs économiques, avec pour objectif principal d’accroître la compétitivité des entreprises ACP.
Ressources : Les ressources financières du CDE proviennent essentiellement du Fonds européen de développement (FED). Elles sont complétées par des cofinancements, des fonds délégués par divers partenaires et par les bénéficiaires, qui assument une partie du coût des interventions.
Critères d’éligibilité de base pour bénéficier de l’appui du CDE :
Principe des coûts partagés (« cost-sharing »)
Cadre d’intervention : Les activités du CDE auprès des entreprises et organisation intermédiaires ACP sont organisées selon deux principaux modes d’opération :
Objectif principal :
Sélection des sous-secteurs en fonction :
En dépit de l’approche plus sélective du CDE vis-à-vis des demandes ad hoc provenant d’entreprises indivi-duelles, les besoins en la matière restent élevés. Voilà pourquoi le Centre continue à fournir, au cas par cas, une assistance flexible aux entreprises individuelles et aux presta-taires de service du secteur privé. Contacter le CDE pour toute requête, contacter les antennes locales du CDE dans votre pays/région. --------------------------- Réunion de travail à la CCAIAN avec
La réunion était présidée par Mr. Chaibou Laouali, Secrétaire Général de la Chambre de Commerce, en présence de Madame Maigana Fati Souna, Secrétaire Générale Adjointe. L’objet de la rencontre se situe essentiellement à deux niveaux:
Il s’agit de savoir plus précisément, si les dispositifs concernant la fiscalité directe et indirecte notamment la TVA, les droits d’Accises, le BIC… ne se heurtent pas à des problèmes majeurs par rapport à la réglementation en vigueur. M. Traoré a présenté le fondement et les objectifs du Programme de Transition Fiscale. Ce programme, a-t-il indiqué, est conçu pour transformer la fiscalité des pays membres de façon qu’elle repose le moins possible sur les recettes douanières de plus en plus incertaines en raison de la mondialisation et de l’ouverture des marchés. Le programme met l’accent sur le renforcement du rôle du secteur privé, par la recherche d’une meilleure compétitivité des entreprises. Dans le cadre de sa mise en oeuvre, des études ont été réalisées portant entre autres sur le taux marginal d’imposition, sur l’impact des exonérations fiscales et sur les revenus de l’Etat. Ces études s’appuient sur des paramètres tels que le taux de pression fiscale, les rapports recettes totales fiscales/PIB, la TVA/PIB, le droit d’Accise/PIB, afin de mieux cerner l’impact de mobilisation des ressources fiscales internes et ressortir leurs apports dans les budgets des Etats. Le programme est piloté par un certain nombre de dispositifs institutionnels notamment deux comités de suivi à savoir le comité national de suivi et le comité régional de pilotage. Ces deux comités sont dirigés respectivement au niveau national par la coordination Douane/DGI et au niveau régional par le Commissaire de l’UEMOA. Après cet exposé, le Secrétaire Général de la Chambre de Commerce a remercié le chef de la délégation et a passé la parole à Monsieur Nouhou TARI, expert comptable, membre de la Commission Finance de la Chambre de Commerce. --------------------------- La Restructuration et la mise à niveau de l’Industrie : Qu’est- ce que c’est ? La mise à niveau d’une entreprise vise l’amélioration qualitative de ses différentes fonctions et de son système productif pour acquérir progressivement la capacité de produire selon des standards technologique et qualitatifs internationaux. La démarche se déroule en trois phase : le pré-diagnostic, le diagnostic stratégique et le plan de restructuration ou le plan de mise à niveau. -le prè-diagnostic : est réalisé à travers un questionnaire d’éligibilité au programme. Le questionnaire renseigné permettra de définir l’éligibilité à la restructuration ou à la mise à niveau et de préciser le champ d’investigation pour l’établis-sement du diagnostic et du plan de restructuration ou de mise à niveau. Au questionnaire sera jointe une déclaration d’intérêt de l’entreprise de s’inscrire dans le processus. L’analyse du pré diagnostic devra déterminer si l’entreprise doit passer par une phase préalable de restructuration, pour envisager ensuite la phase de mise à niveau. -le diagnostic stratégique : consiste à analyser les fonctions de l’entreprise en tenant compte des contraintes liée à la compétitivité dans le contexte de mutations écono-miques et technologiques dans son environnement concurrentiel. Le diagnostic stratégique per-mettra de déceler les forces et faiblesses de l’entreprise, de définir les orientations stratégiques qui lui permettront de renforcer sa performance et d’identifier les actions à court et à moyen termes de restruc-turation ou de mise à niveau, ainsi que les moyens financiers requis pour les mettre en œuvre. -le plan de restructuration : concerne principalement des ajustements structurels et financiers. Il peut s’agir de reconversion ou d’arrêts d’activités non viables et de restructuration financière. L’objectif du plan de restruc-turation est de permettre à l’entreprise de retrouver sa bancabilité ainsi que de répondre aux critères d’éligibilité à la mise à niveau. Dès que l’entreprise aura réalisé son plan de restructuration, elle peut postuler à la mise à niveau. Dans ce cas, elle actualise le premier diagnostic réalisé et élabore un plan de mise à niveau. -le plan de mise à niveau : portera essentiellement sur :
---------------------------- Stratégie de mise en oeuvre La mise en œuvre globale du Programme est conçue selon une stratégie originale qui privilégie la cohérence et complémentarité entre les niveaux régional et national. Le dispositif institutionnel se présente comme suit : ---------------------------- Le Centre pour le Commerce étend ses activités de reportage sur la corruption routière Les nombreux postes de contrôle le long des principaux axes commerciaux de l’Afrique de l’Ouest signifient des prix de transport plus élevés pour les importateurs et les exportateurs et rend les entreprises ouest africaines moins compétitives. Un élargissement du projet pour une meilleure Gouvernance du Transport Routier du Centre pour le Commerce grâce à un nouveau financement de l’USAID va aborder le problème. Pendant trois ans, le Centre pour le Commerce a collaboré avec la CEDEAO et en particulier l’UEMOA pour examiner l’ampleur des pots de vin et des retards et leur impact sur un transport efficace le long des principaux axes commerciaux dans quatre pays : Burkina Faso, Ghana, Mali et Togo. Le nouveau financement de l’USAID permet au Centre pour le Commerce et à ses partenaires actuels ainsi qu’à de nouveaux partenaires, y compris le projet de promotion du commerce agroalimentaire de l’USAID et les missions bilatérales de l’USAID d’étendre les rapports à des axes qui traversent cinq pays supplémentaires :le Bénin , la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigeria et le Sénégal. « Le travail réalisé par l’Initiative pour une Gouvernance améliorée du Transport routier a été fascinant » a déclaré Helene Guissou, Directrice des Transports de l’UEMOA. « Il a suscité de l’intérêt parmi un grand nombre de partenaires de la société civile et dans la communauté économique régionale qui envisagent le développement d’initiatives similaires. » La mission de l’USAID au Nigeria a l’intention d’examiner les axes reliant Katsina au nord à la plus grande ville de la région Lagos, au sud ; et reliant Makurdi à l’est à Lagos, aussi. Le Projet de Facilitation du Transport et du Transit sur l’axe Abidjan-Lagos de la Banque mondiale est en train d’étudier la corruption routière le long de l’axe côtier. Le projet de promotion du commerce agroalimentaire de l’USAID a l’intention d’étudier la corruption routière de Ouagadougou à Maradi au Niger. Au niveau des ponts-bascules, les routiers paient des pots de vin à la police qui menacent de les arrêter pour avoir surchargé leurs camions. Mais le personnel de l’IRTG s’assure que l’étude implique seulement des camions en état de rouler qui sont conduits par des chauffeurs ayant des documents en règle. Les rapports sont basés sur des données rassemblées par des camionneurs qui transportent de la marchandise sur toute la longueur de l’axe. Des milliers de chauffeurs participent à ce projet depuis qu’il a commencé en 2006. Amadou Ba, chef de l’équipe de l’IRTG du Centre pour le Commerce a déclaré que l’élargissement du projet aboutirait à de nouvelles pressions sur les autorités dans toute la région pour qu’elles abordent la corruption routière. « Nous avons constaté que les rapports avaient un impact direct sur la sensibilisation du public au problème du harcèlement routier et, plus important encore, nous avons vu des fonctionnaires réagir favora-blement en démontant des barrières en conséquence, a ajouté M Ba. En élargissant le projet, nous allons pouvoir aider à résoudre le problème de la corruption routière dans toute la région. Source : Tradewinds, mars 2009
---------------------------- Atelier d’information et de sensibilisation des décideurs et cadres de banques et Etablissements Financiers sur le Programme de restructuration et de Mise Les actions d'information et de sensibilisation sur le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau (PRMN), engagées par le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, se sont poursuivies, le mardi 12 mars 2009, dans la salle de conférence du Grand Hôtel de Niamey. Après les chefs d'entreprises, c'est au tour des financiers de s'imprégner des objectifs du PRMN. Cet atelier à l'intention des décideurs et cadres des banques et établissements financiers sur le Programme de restructuration et de mise à niveau, s'articule sur la présentation du programme de restructuration et de mise à niveau, la présentation du manuel des procédures du programme ainsi que la présentation du processus de réalisation du plan de restructuration et de mise à niveau. Le Directeur du Bureau de restructuration et mise à niveau au Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Hamidou Boureima, a indiqué que le rôle des banques est déterminant dans le processus de réalisation du programme car, ce sont elles qui aident au financement des entreprises. En plus, a souligné le Directeur du Bureau de restructuration et mise à niveau, les banques sont incontournables dans le cadre du plan de restructuration. Les préoccupations exprimées par les participants lors du précédent atelier pour les chefs d'entreprises ont principalement porté sur la relation entre le programme de restructuration et de mise à niveau de l'industrie des états membres de l'UEMOA et le programme de restructuration des entreprises publiques, la non prise en compte des entreprises publiques dans le programme, l'exclusion du secteur des services, le lien entre le programme de l'UEMOA et celui de la CEDEAO, l'insuffisance des primes liées aux investissements matériels, la faible promotion du programme et le financement du programme notamment les primes qui seront versées aux entreprises. Toutes ces préoccupations ont été présentées aux décideurs et cadres des banques et établissements financiers. Les conclusions des deux ateliers seront capitalisées par le programme, notamment dans la formulation du programme national de restructuration et de mise à niveau. (Source : Sahel quotidien n°7685 du mercredi 11 mars 2009) ---------------------------- Travaux de la commission mixte nigéro-chinoise de coopération : la coopération bilatérale et l’évaluation des réalisations au menu Les travaux de la 4ème commission mixte de coopération sino-nigérienne ont débuté, lundi 16 mars 2009, dans l'auditorium Sani Bako du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération à Niamey. L'ouverture officielle desdites assises a été conjointement présidée par la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mme Aïchatou Mindaoudou, et le vice-ministre chinois du Commerce, M. Fu Ziying, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de l'ambassadeur de la République Populaire de Chine au Niger, SEM. Chen Gonglai, celui du Niger en Chine, SEM. Boubacar Adamou, ainsi que des experts des deux parties. Cette rencontre permettra, selon la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, de ''faire le point de la coopération bilatérale, d'évaluer les réalisations et lui assigner de nouveaux objectifs stratégiques à la mesure de notre engagement commun à faire de l'amitié entre les peuples nigérien et chinois une réalité toujours plus dynamique et un exemple édifiant de solidarité agissante''. Le vice-ministre chinois du Commerce a, dans son allocution, fait un état non exhaustif de la coopération bilatérale. Il en ressort que les relations entre nos pays se sont davantage consolidées depuis leur rétablissement en 1996. Ces relations touchent des aspects aussi importants que la santé, le commerce, les infrastructures, l'énergie, la mise en valeur des ressources naturelles et les mines, l'éducation et la formation profes-sionnelle. Au total, 24 projets ''clé en mains'' sont exécutés ou en cours d'exécution dont entre autres l'approvisionnement en eau potable de la ville de Zinder, la construction du 2ème pont sur le fleuve Niger, sans oublier la réalisation en cours de la raffinerie de Zinder. Et il faut voir le volume du commerce bilatéral pour mesurer le progrès de cette coopération. En effet, le volume du commerce bilatéral est passé, selon M. Fu Ziying, de 27 millions de dollars à presque 170 millions de dollars en 2008, soit une augmentation de 514%. Dans le domaine de la formation, 266 agents nigériens ont été formés en Chine jusqu'en 2008. En outre, le vice ministre chinois du Commerce a dégagé cinq (5) axes de réflexion pour renforcer la coopération avec le Niger. Ils consistent à continuer le soutien à la construction socio-économique du Niger, promouvoir un développement régulier de la coopération dans le domaine de l'énergie et des ressources naturelles, élargir le commerce bilatéral, intensifier la coopération dans le domaine des travaux forfaitaires et de l'investissement et enfin intensifier la communication et la coordination face aux défis de la crise financière internationale. M. Fu Ziying a en outre réitéré les principes de la coopération chinoise avec le Niger et l'Afrique en général, à savoir ''l'égalité et l'intérêt mutuel''. Des annonces ont aussi été faites par le vice-ministre chinois du Commerce : 50 millions de yuans RMB destinés au projet du 2ème pont et aux autres projets ; un lot d'équipements et des médicaments antipaludéens d'un montant de 2 millions de Yuans ; 650 millions de yuans de prêt préférentiel pour soutenir la mise en valeur des ressources et promouvoir le développement socio-économique. Les deux parties conviendront des modalités de la mise en œuvre de ces projets annoncés. Autre annonce importante : ''la Chine ne va pas diminuer ses aides à l'Afrique sous prétexte de la lutte contre la crise financière internationale''. Elle est pour ''l'accroissement de la représentation et de la voix au chapitre de l'Afrique sur la réforme du système financier international,'' dira le vice-ministre chinois du Commerce. En procédant à l'ouverture des travaux de cette session, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rappelé que cette session devait se tenir en 2008 à Niamey, mais a dû être reportée en raison d'un certain nombre d'événements dont certains douloureux et d'autres heureux intervenus en Chine. Il s'agit d'une part des intempéries naturelles (dont le séisme de Sichuan), des Jeux olympiques de Beijing et du lancement de la mission spatiale chinoise. La ministre Aïchatou Mindaoudou a réaffirmé à cette occasion toute la compassion du gouvernement et du peuple nigériens pour les premiers événements et exprimé l'admiration du Niger pour la réussite des Jeux olympiques et le lancement de la mission spatiale. Cela honore tous les pays en développement, a dit la ministre Aïchatou Mindaoudou. Ceci a par ailleurs permis à la Chine ''de faire une démonstration de son génie créateur et de ses capacités scientifiques, techniques et technolo-giques,'' a-t-elle poursuivi. ''Cette coopération vient de concrétiser certains de nos rêves qui nous paraissaient, il y a quelques années, encore utopiques''. Elle a par ailleurs salué la présence des chefs d'entreprises chinoises au sein de la délégation chinoise. Cela révèle ''le souci du gouvernement chinois d'élargir le champ de notre coopération bilatérale par le renforcement des relations commerciales existantes,'' a-t-elle déclaré. Elle a aussi réitéré le soutien du Niger ''au principe d'une seule Chine et réaffirmé son souhait de la réalisation de sa réunification pacifique''. Mme Aïchatou Mindaoudou s'est enfin réjouie des annonces faites par le vice-ministre chinois du Commerce. Après cette cérémonie officielle, les experts se sont retrouvés en commissions pour examiner les différents aspects de cette coopération. ---------------------------- Réunion des bureaux techniques d’intervention du Centre de Développement des Entreprises (CDE) des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : une action de mise à niveau pour accroître le niveau de compétitivité Le Secrétaire Général du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Amadou Soumana Gouro, a présidé, le 05 mars 2009 à l'Hôtel Terminus, la réunion des Bureaux techniques d'intervention du Centre pour le Développement de l'Entreprise (CDE) des pays du Centre et de l'Ouest. C'était en présence du président de la Chambre de Commerce, d'Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat du Niger, du Chef de la délégation de la Commission Européenne au Niger, des représentants des organisations régionales et internationales, des représentants du CDE et de plusieurs personnalités. Dans son discours introductif, le Secrétaire général du Ministère de l'Industrie et de la Normalisation a expliqué que le CDE est une institution conjointe du Groupe des Etats ACP (Afrique Caraïbes, Pacifique) et de l'Union Européenne dans le cadre de l'accord de partenariat de Cotonou. Financé par le Fonds Européen de Développement (FED), le CDE a pour objectif d'accompagner le développement des entreprises du secteur privé des pays ACP. (Source : Sahel dimanche du 06 mars 2009) ---------------------------- Découvrir le Fonds d’appui à l’égalité Présentation du Fonds : Les partenaires du Fonds sont :
Le Fonds travaille également en concertation avec d’autres acteurs (tels les médias) ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers.
Résultats attendus à la fin du Fonds :
Organisation et structure du Fonds : Le comité consultatif du Fonds est composé de l’agent de développement du bureau de l’Ambassade canadienne (représentant de l’Agence Canadienne de Développement International), d’un représentant du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE), d’un représentant du Ministère de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire (MAT/DC) ainsi que d’un représentant du collectif d’associations et d’ONG féminines nigériennes (CONGAFEN). Les membres du comité consultatif sont neutres et agissent en toute transparence lors de l’analyse des propositions déposées par des organisations nigériennes. Lorsqu’une proposition déposée concerne une des organisations membres du comité, le représentant de ladite organisation ne peut prendre part aux délibérations y ayant trait afin d’éviter tout conflit d’intérêt. Le comité consultatif se réunit selon les besoins du Fonds, mais tient au moins trois rencontres par année. Les responsabilités du comité consultatif sont les suivantes :
Critères de sélection des initiatives :
Pour les domaines d’intervention ‘’Institutionnalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes’’ et ‘’Reconnaissance des droits des femmes et participation des femmes au processus démocratique’’, des critères plus spécifiques sont établis et s’ajoutent aux critères susmentionnés :
Evolution des prix à la consommation Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse mensuelle de 1,7% en janvier 2009. En glissement annuel (janvier 2009 par rapport à janvier 2008), le taux d’inflation s’est établi à +11,8%. Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 41,6% en janvier 2009, par rapport au même mois de l’année précédente. Pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », les produits suivants ont été à l’origine de la baisse du niveau général des prix en janvier 2009 : les légumes frais (-29,0%), les condiments (-22,9%), les huiles (-6,6%), et les produits laitiers (-2,3%). (Source : I.N.S., février 2009) ---------------------------- Evolution des échanges commerciaux au Niger au 1er semestre 2008 Au 1er semestre 2008, l’évolution des transactions commerciales du Niger avec l’extérieur a été marquée par une augmentation du déficit de la balance commerciale suite à une hausse des importations et une baisse des exportations. En effet, les importations ont augmenté de 8,3% (218,4 Mds contre 201,7 au 2ème semestre 2007) et les exportations ont baissé de 8,8% (104,7 Mds contre 114,8 Mds au 2ème semestre 2007. le déficit commercial s’établit à 113,7 Mds au 1er semestre 2008 contre 86,4 Mds au 2ème semestre 2007. La hausse des importations est essentiellement due à celle des médicaments (30,3 Mds contre 10,3 Mds, soit 203%) et du riz (18,8 Mds contre 11,8 Mds, soit 59,3%) entre les deux périodes. La baisse des exportations s’explique essentiellement par celles de l’uranium (78,7 Mds contre 83,4 Mds, soit 5,6%) et de l’oignon (2,5 Mds contre 7,1 Mds, soit 64,9%). En glissement annuel (1er semestre 2008 par rapport au 1er semestre 2007), le déficit commercial est en baisse de 7,8% (113,7 Mds contre 123,3 Mds). Cette baisse s’explique par la conjugaison d’une hausse importante des exportations de 15,1% (104,7 Mds contre 91,0 Mds), pour l’essentiel due à celle de l’uranium (59,7 Mds au 1er semestre 2007 à 78,7 Mds au 1er semestre 2008 en liaison avec le relèvement du prix négocié du produit) et une légère hausse des importations de 1,9% (214,3 Mds au 1er semestre 2007 contre 218,4 Mds au 1er semestre 2008). Situation des exportations du Niger au 1er semestre 2008 Structure des exportations par produit : prédominance de l’uranium : Au 1er semestre 2008, la prédominance de l’uranium dans les exportations a atteint un niveau beaucoup plus important, du fait du relèvement du prix négocié de ce produit. Ce produit gagne ainsi, 2,6 points de pourcentage et représente 75,2% de la valeur totale des exportations. La part de l’or reste relativement stable (8,5% contre 8,2% au 2ème semestre 2007). Ces deux produits miniers représentent 83,7% de la valeur totale des exportations contre 75,7% à la même période de 2007. Orientation géographique des exportations :
Situation des importations au 1er semestre 2008 Structure des importations par produits : Quatre catégories de produits représentent 42,5% de la valeur totale des importations : les produits pétroliers (34,9 Mds, 16,0%), les médicaments (30,39 Mds, 13,9%), le riz (18,8 Mds, 8,6%) et le ciment (8,8 Mds, 4,0%). A la même période en 2007, ces produits ont représenté 34,5% de la valeur totale des importations. Importations selon les unions économiques : Au plan des unions économiques, l’Union Européenne vient en tête avec 67,1 Mds de FCFA (30,7%), suivie de la CEDEAO avec 44,2 Mds de FCFA (18,9%). Les importations d’origine UEMOA, avec 26,3 Mds de FCFA d’achats représentent 12,0% du total des acquisitions. Rapportées aux origines CEDEAO des importations, elles représentent 63,7%. En 2007 et à la même période, leurs parts respectives dans l’approvisionnement du Niger ont été de 34,7%, 21,7% et 15,9%. Rapportée à la CEDEAO, l’UEMOA a représenté 63,7%. Principaux pays fournisseurs : La France et les USA avec respectivement 36,0 Mds (16,5%) et 30,6 Mds (14,0%) sont les principaux fournisseurs du Niger au 1er semestre 2008. avec 30,5% de l’approvisionnement totale, leur part est stable comparée à la même période en 2007 (30,4%). La Chine (11,8 Mds, 5,4%, le Togo (10,6 Mds, 4,9%), le Nigeria (10,1 Mds, 4,6%) et la Côte d’Ivoire (9,7 Mds, 4,4%) constituent le 2ème groupe des principaux fournisseurs du Niger. Ces six (6) pays ont fourni près de la moitié de la valeur de l’approvisionnement total du Niger (49,8%). (Source : INS- Statistique du Commerce Extérieur : Décembre 2008) ---------------------------- Fin du 2ème Forum des Affaires de la CEDEAO à Ouagadougou (Burkina Faso) : les participants recommandent la mise en place des infrastructures de base pour Le 2ème forum des affaires de la CEDEAO, tenu du 12 au 14 février à Ouagadougou, au Burkina Faso, a recommandé à la CEDEAO et aux Etats membres, d'encourager la mise en place d'infrastructures de base (route, fleuve, mer, rail, air, énergie) aux niveaux national et sous-régional "pour le développement de l'agro-business en tant qu'outil de diversification de nos économies pour la création et la rétention de richesse". Plus de trois cents participants à ce forum estiment ainsi que le dévelop-pement de ces infrastructures de base est une des conditions "pour mettre en œuvre la vision de la CEDEAO des peuples, matérialiser la libre circulation des biens et des personnes, utiliser au mieux le potentiel agricole de l'espace CEDEAO". Le forum, qui a élaboré un Plan d'Actions indicatif 2009-2010, a retenu, entre autres, la protection du secteur agro-industriel par des mécanismes appropriés (tarif extérieur commun, négociation APE...), la vulgarisation et le suivi de la mise en oeuvre des lois et règlements sur la libre circulation des biens et des personnes et la vulgarisation et la diffusion de la politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP) ; ECOWAP dont certains axes sont orientés vers le développement du marché régional et la promo-tion d'un environnement commercial, entend mobiliser les ressources animales, naturelles, foncières, hydrauliques et financières pour le développement de la chaîne des produits agricoles. Outre la diffusion de la politique agricole de la CEDEAO, le forum a recommandé la mise en œuvre et la dissémination de la Stratégie africaine de création et de rétention de richesse (SACRR). Cette stratégie redéfinit "un nouveau partenariat pour le développement" visant à faciliter "l'émergence d'une nouvelle race d'entrepreneurs et d'investisseurs africains" dont l'ambition est d'investir dans les activités à valeur ajoutée tout au long de la chaîne globale des produits, issus de l'exploitation des opportunités d'investissement offertes par l'Afrique. Les participants à cette rencontre ont également recommandé la création d'une Bourse Régionale des Matières Agricoles "en tant qu'instrument de la fixation des prix des produits et le renforcement du pouvoir de négociation de tous les acteurs des chaînes de valeur". En ce qui concerne les mécanismes de financement adaptés au secteur agricole, le forum a recommandé la mise en place de fonds spéciaux agricoles dans les pays pour financer et ou subventionner les filières agricoles, et la création de systèmes de garanties pour minimiser les risques liés au financement agricole. L'objectif de ce forum, rappelle-t-on, était de poursuivre les efforts consentis par la Commission de la CEDEAO pour mobiliser le secteur privé et l'amener à contribuer à la compétitivité régionale, à la sécurité alimentaire et au développement global, au moyen de partenariats commerciaux favorisant l'intégration régionale. La deuxième édition de ce forum a été organisée par la Commission de la CEDEAO, en partenariat avec la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA-BSR/AO) et la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso, et avec la collaboration de l'Union Européenne. (Source : Sahel quotidien du 23 février 2009) ---------------------------- 2ème forum des affaires de la CEDEAO à Ouagadougou : vers la création
Un dîner débat Trois jours durant, les participants à ce forum : hommes d'affaires, agriculteurs, investisseurs, opérateurs économiques, représentants des institutions régionales et internationales se sont penchés notamment sur la promotion de l'agrobusiness dans la région ouest-africaine. Au cours de ce forum, les participants ont notamment abordé la stratégie africaine de création et de rétention de richesses, l'état d'avancement du programme d'établissement de la co-entreprise et les textes juridiques relatifs au climat des affaires. Ils ont également examiné les voies et moyens en vue de maximiser les opportunités dans le cadre de développement CEDEAO/Partenaires bilatéraux pour la promotion de l'agro-business dans la région ouest africaine. En ouvrant les travaux de ce forum, le ministre burkinabé du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat, M. Mamadou Sanou, a indiqué que cette rencontre se tient dans un contexte international marqué par de " sévères crises à la fois financière, alimentaire et énergétique et qui mettent à rude épreuve, les économies fragiles”. " Le forum se veut donc un élément de réponse globale et cohérente aux menaces réelles de marginalisation économique de plus en plus prononcée de l'Afrique, menaces qui risquent à terme, de transformer notre continent en un simple espace de consommation. "Il s'agit, à l'issue de ce forum", de créer un cadre fédérateur de discussions et d'échanges d'où pourraient naître des relations fructueuses de partenariat entre hommes d'affaires des pays membres de la CEDEAO. "A ajouté M. Sanou. Soulignant l'importance du thème de ce forum, le ministre burkinabé a dit qu'il répond, d'une part, "aux attentes des décideurs politiques qui aspirent à construire un espace économique sous-régional fort, et d'autre part, à offrir l'opportunité aux hommes d'affaires de nouer des relations de partenariat durable et capable de faire face aux offensives commerciales des économies développées et émergentes. "Auparavant, le Président de la Commission de la CEDEAO, Dr. Mohamed Ibn Chambas, a entretenu les participants sur "l'état d'avancement du processus d'intégration dans l'espace CEDEAO : attentes du secteur privé". M. Chambas a notamment souligné la nécessité d'impliquer le secteur public dans l'élaboration des différentes politiques de la CEDEAO en vue de permettre à ce secteur de jouer son rôle au niveau régional et international. Cette rencontre vise également à élaborer un plan d'action pour les années à venir, a-t-il indiqué. Outre M. Iddi Ango, également Président de la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat du Niger, la délégation nigérienne comprend le Secrétaire Général du Ministère de l'Economie et des Finances et plusieurs représentants des associations et groupes d'affaires. Le premier forum des affaires de la CEDEAO s'était tenu en 2007 à Accra. (Source : Sahel quotidien N° 7673 du 17 février 2009)
---------------------------- Evolution de la conjoncture L’année 2008 se caractérise par une forte hausse des prix des matières premières et une crise financière sans précédent. Tout laisse penser que l’économie mondiale se dirige tout droit en fin d’année 2008 vers une récession tant les sombres prévisions continuent de s’accumuler. La crise immobilière, apparue il y a maintenant plus d’un an, se poursuit. Le Fonds Monétaire International (FMI) a revu en légère baisse, en octobre, sa prévision pour la croissance mondiale en 2008 à 3,9%, contre 4,1%. Les perspectives économiques mondiales indiquent que l’économie mondiale entre dans un tournant majeur, faisant face au choc financier le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 1930. Il est prédit également une récession aux Etats-Unis. Selon la dernière estimation publiée le mardi 25 novembre 2008, le produit intérieur brut des Etats-Unis a reculé de 0,5% au troisième (en rythme annuel) du fait d’un recul pire que prévu des dépenses de consommation, moteur traditionnel de la croissance des Etats- Unis, par une moins bonne tenue du commerce extérieur, notamment d’une baisse des exportations, et par des dépenses de l’Etat fédéral moins fortes qu’annoncé initialement. Les dépenses de consommation des ménages, qui assurent en temps normal près de 70% de la croissance de l’économie américaine ont reculé de 3,7%. C’est leur fort recul depuis le deuxième trimestre de 1980. La baisse découle d’un recul des achats de biens durables (-15,2%), et des biens non durables (-6,9%), ceux-ci enregistrant leur repli le plus fort depuis 1950. La performance de la zone euro a été encore moins bonne que celle des Etats-Unis. La zone euro est même entrée en récession pour la première fois depuis sa création, avec la contraction du produit intérieur brut au 3ème comme au 2ème trimestre. Selon les premières estimations publiées en novembre 2008, la croissance dans les quinze pays qui partagent l’euro s’est contractée de 0,2% par rapport au deuxième trimestre. Ce recul est imputable d’abord à une récession en Allemagne, première économie de la zone, et en Italie, la troisième, où le PIB a reculé de 0,5% en juillet - septembre. Avec cette conjoncture en berne, la demande de pétrole dans la zone s’est réduite et les pressions inflationnistes se sont atténuées. Toujours, selon les mêmes estimations, le taux d’inflation s’explique surtout par une baisse de 2,9% des prix de l’énergie d’un mois sur l’autre. L’inflation devrait se modérer dans les pays développés, même si elle reste «élevée ». Elle descendrait de 3,6% en 2008 à 2,0% en 2009. Dans les pays émergents, la croissance devrait rester vigoureuse, en passant de 7,9% en 2007 à 6,7% pour 2008, mais dans le sillage des économies chinoise et indienne, la croissance reculerait tout de même, contribuant ainsi à dissiper les craintes de surchauffe. L’inflation globale va aussi augmenter de manière plus marquée. Le taux avoisinerait les 9,4% cette année et mais descendrait à 7,8% l’année prochaine. L’Afrique subsaharienne devrait encore croître de 6,5% en 2008, en très léger ralentissement par rapport à 2007 mais le taux d’inflation afficherait un niveau de 8,5%. La zone UEMOA devrait par contre enregistrer une performance moindre, puisse que la taux de croissance est attendu à 3,9% en 2008, bien qu’en hausse par rapport à 2007 (3,2%) et 2006 (2,9%). Par ailleurs, bien qu’en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, l’inflation serait en forte hausse à 7,2%. Cette hausse des prix est consécutive à l’envolée des prix du pétrole et des produits alimentaires de première nécessité. Comme premières solutions à cette tension inflationniste dans la zone, la BCEAO a relevé d’un demi point, son principal taux d’intervention pour le porter à 4,75%. La croissance de l’économie nigériane passerait à 9,1% en 2008 contre 6,4% en 2007 grâce à la mise en service de nouvelles capacités de production de brut. Le taux d’inflation serait de 8,6% en 2008, plus élevé que le niveau de 5,5% observé en 2007. Cours des matières premières : Sur le marché mondial des produits de base, le cour du pétrole continue sa brusque descente entamée en août 2008 en s’établissant en moyenne à 71,59 dollars/baril en octobre 2008, ce qui représente une baisse de 46% et de 13%respectivement par rapport à son niveau du mois de juin et par rapport au même mois de l’année 2007. Le prix du pétrole s’est même enfoncé le jeudi 20 novembre 2008, sous la barre des 50 dollars le baril à Londres, pour la première fois depuis mai 2005, et l’a frôlée à New York. Depuis leurs records de juillet (147,50 dollars à Londres et 147,27 à New York), les prix du pétrole ont perdu plus des deux-tiers de leur valeur. Cette forte baisse du prix du pétrole tient surtout à la baisse de l’activité prévue en 2009 au USA et à celle de la consommation d’énergie dans la perspective de la baisse des températures à l’approche de l’hiver dans presque toutes les régions du globe. Les prix des principales matières premières agricoles importées par le Niger, à l’exception du sucre, connaissent eux aussi un début de relâchement sur le marché international suite aux nouvelle récoltes apparues un peu partout dans le monde et au retrait du prix du pétrole qui renchérissent les coûts de transport et les mesures anti-inflationnistes prises par le gouverne-ment nigérien. En effet, le prix en francs CFA de la tonne de riz et de celle du maïs baisse en moyenne trimestrielle respectivement de 29% et de 3%. Mais par rapport au troisième trimestre 2007, ces prix sont en augmentation de 65% et 45% du fait en particulier de la forte demande alimentaire dans les pays émergents ainsi qu’à un développement des biocarburants aux Etats-Unis. Les tendances récentes montrent une baisse du prix des produits miniers exportés par le Niger. Sur le marché international, le cours de l’uranium, le principal produit d’exportation du pays, est retombé en moyenne à 139 dollars le kg au troisième trimestre contre 140 dollars au dernier trimestre et 240 dollars à la même période en 2007, soit une baisse respective de 0,3% et 42%. Quand à l’or, son prix international connaît une diminution de 1% en variation trimestrielle mais en variation annuelle, il augmente de 31%. Sur le marché de change, l’euro continue sa cotation en baisse face au dollar entamée en août 2008. En effet, l’euro glissait à 1,25 dollars environ en novembre contre 1,33 dollars un mois plutôt et 1,5 dollars environ en août. La dernière fois où la monnaie européenne perd durablement face au dollar remonte au deuxième trimestre 2005. L’euro perdait de son attractivité alors que les principales places boursières alternent quotidien-nement entre chutes et hausses spectaculaires, en Europe mais aussi aux Etats-Unis et en Asie. Le marché financier mondial est actuellement confronté à la plus grave crise qu’il n’est jamais connu depuis le krach boursier de 1929. L’économie américaine est en train de se contracter très rapidement entraînant le monde entier dans son sillage. Tous les marchés montent et descendent. Dans un geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, six banques centrales ont annoncé une baisse concertée de leurs taux directeurs :la Réserve fédérale américaine a lancé l’action commune en annonçant une baisse de son taux directeur d’un demi point à 1,5%. Dans le même temps, la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre annonçaient une baisse, également d’un demi point, de leurs taux directeurs respectivement à 3,75% et 4,5%. Dans la même foulée, les banques centrales du Canada, de Suède et de Suisse décidaient également des baisses de taux. La Banque du Japon, qui ne pouvait pas s’associer car son taux directeur est déjà à 0,5%, a annoncé qu’elle soutenait le mouvement. Elle a procédé déjà à sa plus grosse injection d’urgence de liquidités depuis le début de la crise, allouant aux banques nippones un total de 4 000 milliards de yens (30 milliards d’euros). La banque centrale de Chine, qui ne fait pas partie de la concertation, a décidé elle aussi une baisse de taux sur les prêts à un an. La déconfiture avait gagné toute l’Asie (Hong Kong, Bangkok, Singapour, Séoul, Sydney et Shanghai). Dans le Golfe aussi, l’affolement a gagné les bourses des riches monarchies pétrolières. La dégringolade de marchés a été accentuée par les sombres perspectives du Fonds Monétaire International (FMI) pour l’économie mondiale, annonçant un coup d’arrêt brutal à la croissance, qui n’atteindrait que 0,1% aux Etats-Unis et 0,2% dans la zone euro l’an prochain. . . L’économie nationale est marquée en 2008 par une forte consolidation de la croissance dans un contexte de hausse importante des prix. Situation et perspectives dans l’industrie (à partir des résultats de l’enquête de conjoncture du 3ème trimestre 2008) L’actualité des affaires dans le secteur de l’industrie au cour du troisième trimestre 2008 apparaît encore favorable aux entrepreneurs. Cela est en rapport avec l’augmentation de la production et l’amélioration de la position compétitive des entreprises malgré des perspectives un tout petit assombries par les prix de vente des biens et services industriels en retrait et une demande en mal face à la réduction du pouvoir d’achat des ménages liée à la hausse du niveau général des prix. Activité économique en général dans l’industrie :
Inflation : Malgré les bonnes récoltes de la campagne agricole 2008 et des différentes mesures prises par les pays, la flambée des prix continue sa montée commencée il y a plus d’un an. En novembre 2008, le niveau général des prix mesuré par l’IHPC serait en hausse de 0,5% par rapport à octobre 2008, imputable à la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » qui a cru de 1,3%. La hausse des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » tient à celle des condiments (+16,1%), les légumes frais (+9,1%), les céréales non transformées (+2,3%) et les huiles (+0,1%). Les prix des principales céréales consommées par la grande majorité de la population à savoir le riz importé vendu en sac de 50 kg, le sorgho blanc vendu en sac de 100 kg, le mil vendu en sac de 100 kg, à l’exception de celui du maïs qu s’est replié de 6%, ont progressé respectivement de 5%, 3% et 5% en novembre par rapport à octobre 2008. Les prix de tous ces produits ont déjà augmenté de plus de 17% pour le mil, 22% pour le maïs, 29% pour le sorgho et de 50% pour le riz, par rapport à leur niveau de novembre 2007. Il semblerait que la mesure prise par le Gouvernement d’acheter le sac de 100 kg de niébé à 25.000 FCFA, prix relativement rémunérateur pour les paysans, aurait poussé ce dernier à vendre plutôt le niébé que le mil, le sorgho ou le maïs. L’offre de ces produits se serait ainsi réduite sur le marché du fait de cette mesure. S’agissant des carburants et lubrifiants, leurs prix sont restés depuis janvier 2008 jusqu’en milieu du mois décembre 2008, où, suite à la baisse du prix du baril sur le marché international, ces prix ont été révisés à la baisse. (Source :INS - Note de Conjoncture n°011 novembre 2008) ---------------------------- La Banque Européenne d’Investissement
Elle a renforcé en 2007 sa présence dans les Etats ACP et les prêts qu’elle y a octroyés pour soutenir le développement durable ont atteint les 869 millions d’euros dont 432 millions provenant de ses ressources propres. Outre l’octroi des prêts, les services de la BEI assistent les Etats ACP dans la préparation des projets qu’ils lui soumettent ou aux autres instruments financiers de l’Union. En 2008, la BEI a programmé des prêts de 18 millions d’euros dans le secteur prioritaire de l’eau en Afrique de l’Ouest et 13 millions pour financer un projet de télécommunication en fibre optique au profit de 250 millions de citoyens africains en Afrique de l’Est. La BEI assure la gestion du deuxième protocole financier (2008 -2013) de la facilité d’investissement qui consacre un montant de 1,53 milliards d’euros aux pays ACP et aux pays et territoires d’Outre Mer. Ce fonds sera complété d’une somme de 2 milliards (sur ressources propres de la banque) pour les Etats ACP. La BEI a établi des relations économiques privilégiées avec l’Afrique du Sud (sous la forme d’un mandat séparé avec les ACP) où sur la période 2007-2013, elle affectera 900 millions d’euros au financement de certains investissements publics et privés. (Source : CR : Rapport annuel 2007) ---------------------------- Le Partenariat entre la Commission
(Parlementaires européens au Niger) En vue des prochaines échéances électorales (2008 et 2009), l’Assemblée Nationale a adopté une loi modifiant le Code électoral et créant un comité chargé de la reprise du fichier électoral. L’insécurité s’est aggravée dans le nord du pays. Les auteurs d’attaques contre des institutions de l’Etat et d’enlèvements se réclament du Mouvement des Nigériens pour la Justice. Le Président de la République a fait de la résolution de cette question une priorité. Avec 3,1% en 2007, la croissance économique a été plus faible que prévue en raison de la faible progression de la production agricole. L’inflation est ressortie nulle en moyenne annuelle à fin décembre 2007. Le Niger a enregistré de bonnes performances en matière de gestion budgétaire imputables à la poursuite des efforts soutenus de collecte d’impôts et d’autres revenus de l’Etat. Le Gouvernement poursuit la mise en œuvre de l’exercice du PEMFAR. Un cadre de concertation a été préparé en 2007 en vue d’assurer le suivi et d’améliorer la qualité du dialogue entre les différentes parties prenantes. Pour la deuxième année consécutive, le Niger remplit les critères de convergence de premier rang fixés dans le cadre de la surveillance multilatérale par l’UEMOA. Par ailleurs, le Niger a gagné trois points dans le classement à l’Indice de Développement Humain (IDH) selon le rapport du PNUD de l’année 2007. L’économie Nigérienne demeure cependant fragile et vulnérable car elle repose essentiellement sur les secteurs rural et minier fortement dépendants des aléas climatiques et tributaires du marché mondial. La stratégie de la Réduction de la Pauvreté (SRP) a été révisée en 2007. Ce processus de révision a été conclu par la tenue à Bruxelles les 25 et 26 octobre 2007 de la Conférence sur le financement de la Stratégie de Développement accéléré et de Réduction de la Pauvreté. La stratégie de coopération Niger-CE et le Programme indicatif national : La mise en œuvre globale du programme de coopération en cours, qui comporte également des financements des 7ème et 8ème FED et des fonds régionaux, s’est poursuivie en 2007 à un rythme soutenu, engendrant 70 millions € de paiements au cours de cette année. En fin 2007, le 9ème FED est engagé à 100%. Le niveau de conclusions des contrats (engagements secondaires) a atteint 92,69% au 3/12/2007 pour le 8ème FED et 77,15% sur le 9ème FED. Il est de 100% pour le 7ème FED. Le processus de préparation du document de stratégie de coopération et Programme indicatif national 10ème FED CE-Niger a été finalisé en 2007, pour approbation finale en début 2008. La stratégie vise à appuyer le gouverne-ment nigérien dans sa lutte contre la pauvreté. Elle s’articule autour de deux domaines de concentration et est complétée par un appui budgétaire général. Premier domaine de concentration : soutien à la croissance en zone rurale et à l’intégration régionale (y compris la sécurité alimentaire).
Deuxième domaine de concentration : gouvernance et appui aux réformes économiques et institutionnelles. La viabilité des politiques de lutte contre la pauvreté est fonction d’une bonne gouvernance, elle-même liée à une administration publique performante à la création d’un cadre institutionnel permettant une mise en œuvre efficace de la SDRP. Appui budgétaire général : En complément de ses interventions dans le cadre des deux secteurs de concentration, la Commission accompagnera la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté du Niger par un appui budgétaire général non ciblé et pluriannuel. Les objectifs spécifiques de cet appui seront des contributions à la stabilité macroéconomique, à l’amélioration de la gestion des finances publiques et à l’application de la SDRP. Pour la mise en œuvre du Programme Indicatif National au titre du 10ème FED, un plan d’action annuel a été préparé. Il englobe l’ensemble des projets et programmes prévus et une prise de décision est attendue en 2008. Ce plan d’action annuel prévoit au total sept projets et programmes pour un montant total de 202 millions € réparti comme suit :
Selon cette programmation, les conventions de financements respectives pourraient être signées en début 2009 et devraient voir leur démarrage au premier semestre. (Source : CR : Rapport annuel 2007) ---------------------------- Note sur la variation des prix des Selon le dernier rapport publié par la Banque Mondiale sur la hausse des prix des produits alimentaires, les prix mondiaux des denrées alimentaires se sont globalement accrus de 83 % au cours des trois dernières années, soit depuis 2005. Le prix Mondial du blé a presque triplé avec une hausse de 181 %, celui du riz a doublé et celui du maïs a augmenté de 79 % en 2008. Sur la même période au Niger, le prix du kilogramme de farine de blé a augmenté de 36 %, celui du sac de riz de 50 kg de 19 % et celui du sac de maïs de 100 kg de 16 %. Au premier trimestre 2008 les prix mondiaux du riz ont augmenté de 85 %. Ceux du sucre présentent une tendance globale à la hausse. De 11,5 % en début de l’année, ils affichent une hausse de 13,8 % en fin du premier trimestre 2008. Cette situation de flambée des prix des produits de première nécessité s’explique par un ensemble complexe de facteurs conjoncturels et structurels. Au titre des facteurs structurels, il faut noter au plan international les prix élevés de l’énergie et de l’engrais, l’affaiblissement du dollar et la faiblesse des stocks mondiaux de céréales. Par ailleurs , il faut relever la maîtrise des prix intérieurs de céréales dans certains pays grands producteurs tels que l’Inde ou la Russie et la demande accrue d’aliments consécutive à l’amélioration du pouvoir d’achat des populations des pays émergeants (Inde, Chine, Brésil). Au plan national, l’écart entre l’offre nationale et la demande sous-tend pour beaucoup ce phénomène. En effet, la production agricole croît de 2,5 % alors que la population augmente à un rythme de 3,3 %. Parmi les causes conjoncturelles, on peut relever au plan international, les sécheresses dévastatrices qu’ont connu la plupart des pays producteurs de blé tels que l’Australie ou le Kazakhtan, ou la baisse de la production du riz ; au niveau sous-régional, il faut noter qu’une faible production de maïs a été enregistrée en Afrique de l’Ouest. Ainsi, il importe de préciser que les perspectives d’évolution des prix sur le marché international ne sont pas encourageantes. En effet, la plupart des analystes estiment que les prix des cultures vivrières resteront à des niveaux élevés en 2009. Ces perspectives peu reluisantes ainsi que les implications, y compris politiques, et l’ampleur que prend la crise, ont amené la Banque Mondiale et le FMI à interpeller les gouvernements du monde entier sur ces questions. Ainsi, l’impact certain sur les conditions de vie de la population et sur l’équilibre social du pays fait obligation aux responsables nationaux d’apporter des réponses à même de contribuer à soulager les consommateurs. Dans cet esprit, l’Etat nigérien a décidé, en avril 2008, de lever pour une période de trois mois, tous les droits et taxes, notamment douaniers, sur le riz qui est la seule céréale imposée à l’importation. Cette mesure fiscale sur le riz importé est une mesure conjoncturelle apportée par le gouvernement. Son coût direct est estimé à 5 milliards sur les finances publiques. Le gouvernement a également négocié avec les importateurs et les com-merçants les prix plafonds du riz à appliquer aux consommateurs. L’impact à moyen et long terme de ces mesures a été limité, car la crise des prix des produits alimentaires est plus nourrie par des causes structurelles mondiales. En outre, ces mesures étant l’ordre général, leur incidence a été moins sensible sur les populations vulnérables. Les réponses qui sembleraient être plus adoptées sont davantage plus structurelles et, en particulier, concernant la relance de la population nationale. En effet, à moyen et long terme, c’est l’ensemble de la chaîne de production, de transformation et de commerciali-sation des produits agricoles qui doit être repensée. A cet égard, il est judicieux de commencer par l’exploitation des réserves de gains de productivité existantes et de trouver les moyens de contenir les pertes (retenues d’eau, conservation, lutte contre les parasites, etc..). Les cinq (5) milliards qu’a coûtés la mesure fiscale sur le riz importé par exemple, constitue un coût d’opportunité énorme pour la filière rizicole. Ce montant pourrait notamment servir à une restructuration en profondeur de la filière rizicole nigérienne. Dans un cadre plus global, cet argent pourrait aussi servir à garantir aux paysans l’accès à un peu plus d’engrais, de produits phytosanitaires, des moyens de transformation, de crédit ou de conseils. En définitive, pour répondre durablement à la crise, l’Etat nigérien doit soutenir, à moyen et longs termes l’intensification de la production céréalière, en priorisant l’exploitation des réserves existantes de gains de productivité. A cet effet, le développement de l’irrigation et la vulgarisation à grande échelle des bonnes pratiques en matière de techniques agricoles constituent des options de politique judicieuses. ---------------------------- Situation économique et financière du Niger en 2008 : Accélération de la croissance dans tous les secteurs clés de l’économie Selon le rapport semestriel de la Commission de l’UEMOA, qui procède de la surveillance multilatérale, à l’analyse des performances économiques et financières des Etats membres de l’Union en 2008, la croissance économique pour le cas précis du Niger, est de 5,9% en 2008, contre 3,3% en 2007. Cette croissance, explique le rapport, est essentiellement soutenue par le secteur primaire, grâce à une bonne récolte attendue du déroulement de la campagne agricole. Le rapport qui souligne que l’activité économique s’est déroulée dans un contexte de forte évolution des prix, relève une inflation accrue de 11%, en moyenne sur les dix premiers mois de l’année, contre une baisse de 0,9% sur la même période en 2007. En 2008, le taux d’inflation annuel moyen au Niger ressortirait à 11,1% contre 0,1% en 2007. En 2009, le taux de croissance serait de 4,5%. Sur le plan des finances publiques où l’objectif du gouvernement est de relever, de manière significative, le niveau des recettes de la fiscalité intérieure et de maîtriser les dépenses publiques, la situation se caractérise par une amélioration des principaux soldes. Le solde global s’établirait à 0,5% du PIB contre -1,0% en 2007. Au niveau des comptes extérieurs, le déficit du compte courant de la balance des paiements s’aggraverait en passant de 8,5% en 2007 à 13,0% en 2008 en relation avec l’importance des importations effectuées au cours de l’année et des frets y afférents. Selon les prévisions du rapport, en 2009, ce déficit se stabiliserait à 13,1%. Quant à la situation monétaire de notre pays, elle s’est caractérisée par « une consolidation des avoirs extérieurs nets, une progression de 27,4% du crédit intérieur suite à une amélioration de la PNG et à une hausse de 34,7% des crédits à l’économie. En revanche, la masse monétaire connaîtrait une expansion de 21,4% ». En matière de convergence, un seul critère de premier rang, celui relatif au taux d’inflation ne sera pas respecté par le Niger. « Ceux relatifs au solde budgétaire de base, à l’encours de la solde budgétaire de base, à l’encours de la dette et à la non accumulation des arriérés seraient conformes aux normes. Quant aux critères de second rang, le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales et celui des investissements publics financés sur les ressources internes rapportés aux recettes fiscales seraient respectés sur les quatre », indique le rapport. Pour la production, l’activité économique s’est consolidée, en 2008, avec un taux de 5,9% contre 3,3% en 2007 en rapport avec un bon déroulement de la campagne agricole, une forte croissance des BTP et une bonne performance de l’industrie, du transport et des communications. « Le secteur primaire enregistrerait une hausse de 8,6% en 2008 contre 4,0% en 2007. Cette forte croissance est imputable à la production agricole qui progresserait de 11,6% en 2008 après 3,8% en 2007. Cette performance résulterait de la bonne pluviométrie observée au cours de la campagne et aux effets attendus des programmes d’irrigation notamment la petite irrigation ainsi que les aménagements hydro-agricoles. L’impulsion serait donnée principalement par la production céréalière (mil, sorgho, riz) et du niébé. La production de niébé croîtrait de 22,0% contre 2,8% en 2007 », poursuit le rapport. Pour les autres branches, le rapport fait ressortir des performances dans des domaines aussi variés que l’exploitation forestière (3,4%) et l’élevage (4,2% de croissance). Quant au secteur secondaire, il connaît une légère reprise avec un taux de croissance de 0,9% contre une baisse de 1,1% en 2007. « Cette performance résulte du rebond de la production énergétique et du dynamisme des activités des BTP. En effet, la branche énergétique enregistrerait une forte accélération de 9,3% contre 3,3% en 2007 en liaison avec les actions d’extension et d’électrification rurale. La branche construction suivrait une croissance de 5,9% en 2008 après 3,1% en 2007. Par contre, malgré la bonne orientation des prix de l’uranium, la production minière régresserait de -7,3% », explique-t-on. Pour ce qui est des activités de fabrication, la hausse de la valeur ajoutée s’évalue à 3,9% contre 2,3% en 2007 en liaison avec le bon comportement des industries alimentaire et chimique. Au niveau du secteur tertiaire, l’activité économique il apparaît une croissance réelle de 4,6% en 2008 contre 3,9% en 2007. Cette évolution, explique les spécialistes, est imputable notamment aux performances attendues dans les branches de communications, de transports, et des services publics qui progresseraient respectivement de 6,0%, de 4,9% et de 6,0%. « En 2008, les contributions des secteurs primaire, secondaire et tertiaire à la croissance du PIB seraient respectivement de 3,7 points, 0,1 point et 2,1 points. Du côté de la demande, la croissance économique serait impulsée par la consommation et d’investissement. La consommation finale des ménages qui est la principale composante du PIB, y représenterait 71,5% en 2008. Elle serait en hausse de 4,8% en 2008 grâce à la bonne récolte et à l’amélioration du niveau des revenus », note le rapport. Quant à la consommation finale des administrations publiques, le rapport note une augmentation de 6,8%. Idem au niveau des investissements où on enregistre une forte croissance, aussi bien dans le secteur privé (10,2%) que le secteur public (12,2%), ce que les spécialistes expliquent par l’augmentation des dépenses publiques d’équipement et la poursuite des investissements dans les domaines de la recherche minière, notamment uranifère et pétrolière, de l’énergie et des communi-cations. En revanche, souligne le rapport, le déficit des échanges extérieurs serait fortement aggravé, les importations ayant connu une hausse de 8,5% pour représenter 23,6% du PIB. Pour l’année 2009 qui commerce, la croissance sera soutenue par tous les secteurs. Ainsi, selon les prévisions, la croissance atteindrait 4,5%. « L’année 2009 constitue le début de grands travaux tels que la construction du barrage de kandadji, la réhabilitation et le développement des systèmes d’irrigation, pour soutenir le secteur primaire et le mettre à l’abri des aléas climatiques. Dans la perspective d’une bonne saison des pluies et la généralisation d’irrigation le secteur progresserait de 3,6% soutenu par l’agriculture qui s’accroîtrait de 4,0% et l’élevage de 3,1%. Il continuera à jouer son rôle moteur dans le soutien du secteur primaire à la croissance en 2009 », souligne-t-on. La réalisation des différents projets initiés dans le secteur secondaire contribuerait à doper la croissance du secteur. Il s’agit essentiellement de l’exploitation d’une mine de charbon, de la construction connexe d’une centrale électrique, du démarrage des investis-sements pour la mise en exploitation d’une mine d’uranium et du gisement de pétrole d’Agadem, des travaux d’une raffinerie de pétrole et d’un pipeline de 500 kilomètres reliant le gisement à la raffinerie, de la poursuite des investissements dans le secteur de l’énergie ainsi que les projets routiers de l’administration. Ces activités renforceraient le dynamisme du secteur en 2009 et sa valeur ajoutée s’accroîtrait de 3,7%. Du côté de la demande, la croissance en 2009 continuerait à être tirée par la consommation et les investissements en hausse de 6,9% et de 15,0%. En effet, l’accroissement des revenus des ménages et des dépenses publiques stimulerait la consommation finale. Sur le plan des finances publiques et dette publique, en 2008, la politique budgétaire visait l’amélioration du recouvrement des recettes internes, la maîtrise des dépenses publiques en les orientant vers les secteurs prioritaires de la SDRP et la réduction des arriérés intérieurs. Au titre de l’année, les recettes budgé-taires progresseraient de 31,8% pour atteindre 407,4 milliards soit 17,5% du PIB contre 15,2% en 2007. Les recettes fiscales augmenteraient de 9,7% pour se situer à 11,0% du PIB contre 11,5% en 2007. Cette évolution est imputable essentiellement aux recettes fiscales internes. La situation des recettes de la fiscalité de porte s’explique par les mesures prises par le gouvernement pour le désarmement tarifaire et douanier dans le cadre de la CEDEAO sur certains produits de grande consommation. Quant aux dépenses totales et prêts nets, ils progresseraient de 17,0% en 2008, pour représenter 23,9% du PIB. Les dépenses courantes s’établiraient à 12,6% du PIB en 2008 contre 11,7% en 2007, progressant de 22,6%, sous l’impulsion des transferts et subventions, des autres dépenses courantes et des salaires. La masse salariale enregistrerait une hausse de 19,5%. Les dépenses en capital s’établiraient à 11,3% du PIB contre 11,6% en 2007après une hausse de 11,3% en 2008. Cette évolution résulterait notamment d’un accroissement de 38,4% des dépenses en capital financées sur ressources internes. L’exécution des opérations financières de l’Etat se traduirait par une amélioration sensible des principaux soldes budgétaires. Les dépenses totales et prêts nets augmenteraient en 2009 de 17,1% pour atteindre 26,2% du PIB. En ce qui concerne la dette publique intérieure et extérieure, son encours est estimé à fin 2008, à 394,4 milliards de FCFA contre 488,4 milliards à fin décembre 2007. Cette évolution correspond à un recul du taux d’endettement de 7,1 points de pourcentage. Ainsi, l’encours de la dette publique totale rapporté au PIB nominal passerait de 24,0% en 2007 à 16,9% en 2007. La composante extérieure de cette dette est estimée à 243,3 milliards soit 61,7% de l’encours total et 11,1% du PIB. Sur le plan du commerce extérieur, le rapport révèle qu’en 2008, « les échanges extérieurs se sont ressentis notamment du maintien du dynamisme des exportations minières et de la hausse du prix du kilogramme d’uranium de 37,5%, ainsi que de l’octroi d’un permis d’exploitation pétrolière à la China National Oil and gas Development and Exploration Corporation (CNODC). Le solde global de la balance des paiements se situerait à 50,0 milliards à la suite de la réception par l’Etat de 123,4 milliards de bonus de signature sur cession de permis pétrolier. Quant à la situation monétaire, la position extérieure nette des institutions monétaires est prévue en hausse de 50,2 milliards, pour ressortir à 275,2 milliards à fin décembre 2008, contre 225,1 milliards à fin décembre 2007. L’encours du crédit intérieur s’inscrirait en hausse de 38,9 milliards ou 27,4%, pour s’établir à 180,9 milliards à fin décembre 2008. (Source : Le Sahel n°7655 du jeudi 15 janvier 2009) ---------------------------- Nouveaux efforts déployés pour faire face aux défis posés par l’AGOA En éliminant les droits de douane sur une grande variété de produits importés d’Afrique vers les Etats Unis, la Loi sur la Croissance et les Possibilités économiques en Afrique (AGOA) stimule beaucoup le développement écono-mique sur tout le continent. Mais en retirer en fait les avantages représente un défi. L’entreprise à but non lucratif exporte vers les États Unis depuis environ cinq ans dans le cadre de l’AGOA des vêtements en batik imprimé et tout récemment des décorations éligibles à l’AGOA ou au moins essaie de le faire. «Environ 60% de nos exportations consistent en vêtements, en tissus en batik teintés manuellement qui sont dans la catégorie de l’AGOA» a dit Mme Adams». Nous avons eu quelques problèmes au début parce que les douaniers à Minnesota (où l’entreprise possède un entrepôt) ne connaissent pas bien l’AGOA. Ils avaient confisqué les chargements et c’était très pénible. «Nous avons encore beaucoup de chargements qui sont retenus à nos propres frais pour qu’ils s’y retrouvent par rapport à ce que l’AGOA est. Ils ne connaissent bien aucune des catégories de l’AGOA. Et bien que nous possédions les documents, si quelque chose ne semble pas assez correct, ils mettent tout simplement le chargement de côté dans un entrepôt en douane jusqu’à ce qu’ils trouvent le temps de le faire». Pour aborder des problèmes de ce genre, le Centre pour le Commerce est en train d’améliorer les services que les Centres de Ressources AGOA fournissent a déclaré Abou Fall, coordinateur AGOA. M. Fall collabore aussi avec des fonctionnaires du gouvernement et des entreprises privées pour élaborer des stratégies AGOA dans chacun des 16 pays éligibles à ses avantages. Un site Web sur les services offerts par l’AGOA proposera aussi aux entreprises un accès immédiat à diverses ressources. En 2008, le Congrès américain a prorogé l’AGOA jusqu’en 2015. Mais il ne suffit pas d’avoir une loi. «Rien ne se passera à moins d’élaborer des stratégies claires pour tirer profit de l’AGOA» a dit Abou Fall, Coordinateur AGOA du Centre pour le Commerce. «C’est ce qui doit se passer dans toute l’Afrique de l’Ouest». Le réseau des Centres Ressources AGOA à un potentiel énorme mais il n’est pas simple ou facile d’exporter dans le cadre de l’AGOA a ajouté M. Fall. «A travers de nouveaux efforts nous chercherons à renforcer les centres de ressources pour relever les défis». Résoudre les défis permettra de maintenir la croissance impressionnante des exportations de l’Afrique vers les Etats Unis et de la renforcer. «Les exportations ont considérablement augmenté avec l’AGOA», a déclaré M. Fall. «Mais pour certains secteurs, cette augmentation a été inégale. Beaucoup de pays n’ont pas encore tiré pleinement profit de l’AGOA». En 2008, des entreprises appuyées par le Centre pour le Commerce ont exporté un total d’environ 26 millions de dollars de produits - dont environ la moitié, c’est à dire 11,6 millions de dollars, pour des produits exportés dans le cadre de l’AGOA. Selon le U.S International Trade Administration, de janvier à septembre 2008, les exportations vers les Etats Unis dans le cadre de l’AGOA se montaient à environ 4 milliards de dollars, à l’exclusion du pétrole brut, ce qui représente une augmentation de 54 pour cent pour la même période en 2007. Améliorer les Centres ressources AGOA Les Centres Ressources AGOA ont un potentiel énorme a t-il ajouté et les aider à s’en rendre compte est l’objectif principal d’une nouvelle initiative destinée à lancer des «Centres Ressources AGOA améliorés». Les centres constituent des efforts de collaboration entre le Centre pour le Commerce et des institutions hôtes dans chacun des 16 pays. En décembre, le Président américain George W. Bush a officiellement radié la Mauritanie de la liste des pays bénéficiaires de l’AGOA en raison d’un coup d’Etat. «Nous visons à ce que tous les centres deviennent des prestataires de services, à ce qu’elles fassent ce que le Centre pour le Commerce fait» a expliqué M. Fall. «Ils doivent pouvoir rencontrer des entreprises, découvrir leurs besoins et les aider à résoudre leurs problèmes». Chaque semaine, environ 30 personnes visitent le Centre Ressource AGOA à Ouagadougou, a déclaré Boubacar Ouédraogo, coordinateur du centre. Le centre est abrité par la Chambre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. «Nous recevons différents genres d’entreprises qui recherchent des informations sur la loi, des documents sur l’AGOA et d’autres informations» a déclaré M. Ouédraogo. «Nous avons différentes façons d’aide». Le centre fournit un accès immédiat aux guides à l’exportation du Centre pour le Commerce, à des présentations faites lors de formations et à des renseigne-ments sur les marchés spécifiques au secteur a t-il expliqué. Il aide aussi la communauté des affaires. De février à juin 2008, le Centre a collaboré avec l’ambassade des États Unis, le Ministère du Commerce du Gouvernement burkinabé et une association qui fait la promotion du commerce entre les deux pays pour mettre en place une initiative dans tout le pays destinée à sensibiliser le public et à partager des informations sur l’AGOA. Selon lui, le centre a du mal à aider les entreprises à identifier des importateurs aux États Unis pour leurs produits. «Il nous est difficile d’identifier les importateurs américains» a dit M. Ouédraogo. «Pour un exportateur, l’approche consiste à se préparer pour participer à des salons professionnels». D’autres centres ressources n’ont cependant pas été aussi actifs. Lors d’une réunion en novembre, un grand nombre de coordinateurs de centres ont déclaré avoir besoin de plus d’appui des institutions hôtes et du Centre pour le Commerce. «Le marché américain est nouveau dans nos pays» a déclaré Nestor Ayi, qui coordonne le centre ressource au Gabon. «Il faut beaucoup de travail pour aider nos entreprises à exporter vers les États Unis. Ce n’est pas comme exporter vers la France où il existe déjà toutes sortes d’institutions». La nouvelle initiative fournira une formation et un personnel supplémentaire pour aider les centres à aborder ce problème ainsi que d’autres a dit M. Fall. Elle cherchera aussi à renforcer les relations entre le Centre pour le Commerce, les institutions hôtes et des parties prenantes privées et publiques. Stratégies nationales Tirer pleinement profit de l’AGOA veut certainement dire collaborer avec des entreprises individuelles mais il est aussi important d’impliquer le gouvernement et la communauté des affaires. L’AGOA offre divers avantages littéralement à des milliers de produits, des vêtements aux produits alimentaires spécialisés. Mais chaque pays de la région a un avantage différent dans le cadre de l’AGOA parce que certains secteurs sont plus solides que d’autres dans les différents pays. «Les problèmes sont différents aux niveaux des secteurs public et privé», a dit M. Fall. «L’idée est de réunir les secteurs public et privé pour trouver des solutions et ensuite agir pour résoudre les problèmes». Par exemple, pour qu’un fabricant de vêtements tire profit des dispositions de l’AGOA, les douaniers en Afrique de l’Ouest doivent préparer les documents appropriés pour s’assurer que l’on ne fait pas payer des droits de douane au port d’entrée aux États Unis à l’entreprise américaine qui importe les vêtements. «Il est très important d’avoir ces documents en ordre» a dit M. Fall. «S’il y a des erreurs, l’importateur doit payer le droit de douane et l’avantage offert par l’AGOA est en réalité rendu inutile». Aujourd’hui, 11 des 18 pays éligibles à l’AGOA en Afrique de l’Ouest ont obtenu des visas textiles ; 6 des 11 pays éligibles ont obtenu la Certification de la Catégorie 9 qui leur permet d’exporter dans le cadre de l’AGOA des textiles tissés manuellement et des articles fabriqués à partir de textiles tissés manuellement. Un grand nombre de ceux qui ont la certification rencontrent quand même régulièrement des problèmes quant à la compréhension et à l’administration de ces dispositions. «Nous continuons à fournir une assistance technique et une formation sur le visa textile AGOA et la certification de la Catégorie 9 parce que ces dispositions sont difficiles à mettre correctement en œuvre» a expliqué M. Fall. «Lorsque vous prenez en considération la valeur offerte par l’AGOA, vous voulez vous assurer que vous en tirerez profit en fin de compte».
-------------------------- Le prix du riz se dirigerait vers une
En avril, le cours était monté jusqu’à 1 080 dollars la tonne, créant des tensions dans certains pays, avant de retomber, six mois plus tard, à 575 dollars la tonne, Une volatilité préoccupante pour une céréale qui constitue l’aliment de base de 700 millions d’Asiatiques et d’une bonne partie de la population mondiale, notamment en Afrique. Selon l’étude de l’IRRI, la diminution des possibilités de crédit liée à la crise financière va peser sur les agriculteurs qui ne pourront pas emprunter pour acheter des plants ou de l’engrais. Ainsi, aux Philippines, les estimations de production ont déjà été revues à la baisse de 4 % pour 2009. En parallèle, la crise économique mondiale va se traduire par « une augmentation de la demande de riz dans les pays développés, la population revenant à des produits de base moins coûteux ». Cette situation pourrait « conduire à une nouvelle hausse du prix dans les prochains mois », précise l’IRRI qui souligne également le « niveau historiquement bas des stocks ». (Source : G.La Africatime)
---------------------------- Evolution des prix à la consommation Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse mensuelle de 1,1% en décembre 2008. En glissement annuel (décembre 2008 par rapport à décembre 2007), le taux d’inflation s’est établi à +13,6%. Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 37,1% en décembre 2008, par rapport au même mois de l’année précédente. La hausse de 1,1% du niveau général des prix en décembre 2008 par rapport au mois précédent est imputable aux fonctions « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+1,3%), « Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (+1,1%) et Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,5%). Cette hausse a été atténuée par de légères baisses des prix de certains produits composant les fonctions « Articles d’habillement et chaus-sures » (-0,1%), « logement, eau, électricité, gaz et autres combus-tibles » (-0,3%), « Santé » (-0,3%) et « Transports » (-5,5%). « Loisirs et culture » (+0,8%).
Pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », les produits suivants ont contribué à la baisse du niveau général des prix en décembre 2008 : les condiments (+37,1%), les huiles (+1,3), les viandes (+4,8%) et poissons (+1,4%). Pour les fonctions dont les prix des produits ont contribué à atténuer la hausse du niveau général, il convient de noter les articles chaussants (-0,6%), le pétrole lampant à la pompe (-4,4%), le bois de chauffe (-2,2%), les médicaments traditionnels (-3,2%) et les carburants et lubrifiants (-11,1%). La baisse des prix des carburants et lubrifiants résulte de celle des prix de l’essence super 91 sans plomb Ainsi, le prix du sac de 100kg de mil est passé, en moyenne, de 17 003 F CFA en novembre 2008 à 17 281 F CFA en décembre 2008. (Source : Institut National de la Statistique) ---------------------------- Mieux Connaître le Fonds de Solidarité Africain : I. Présentation générale du FSA
Mission : La mission du FSA est de faciliter le développement économique de ses Etats membres africains en jouant le rôle de catalyseur des systèmes financiers en vue de permettre, aux Etats et aux entreprises publiques et privées, l’accès aux crédits destinés à financer des projets d’investissements produits d’une part, et d’autre part en facilitant la mobilisation de l’épargne locale en intervenant sur les marchés financiers.
Techniques d’intervention : Le FSA dispose de trois techniques d’inter-vention pour réaliser sa mission :
Secteurs d’intervention : Le FSA intervient dans tous les secteurs de l’activité économique : infrastructures de base, développement rural, agro-industrie, télécoms, énergie, hôtellerie, immobilier, transport, etc..., à la seule exception du négoce.
Cycle de projet : Le cycle de projet au FSA est déclenché dès la saisine du Fonds et comprend les étapes ci-après :
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II. Spécificités et avantages de la garantie du FSA
En ce qui concerne les émissions d’emprunts obligataires, conformément à la réglementation du CREPMF, la garantie du FSA est une garantie à première demande.
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Carte 2008 du harcèlement fiscal en Afrique
Dans ce dernier cas, le harcèlement fiscal sert de prétexte à certains contrôleurs des impôts pour monnayer un avantage financier indu. Dans la fourchette constituée des bons élèves, on retrouve presque toute l’Afrique australe à l’exception du Mozambique et de la Zambie, le Maghreb, le Nigeria, le Kenya, l’Ouganda et le Togo. Les mal notés Parmi les pays les plus mal notés, on retrouve la Centrafrique, le Cameroun, le Congo, le Burundi, la Tanzanie. Mais aussi la Côte d’Ivoire, sans doute à cause de la situation politique en vigueur depuis 2002, et, quasiment une surprise, le Mali. Ce groupe de pays (en noir sur la carte) présente des niveaux du harcèlement fiscal élevés. Les intervenants économiques qui s’y sont établis ont été unanimes à décrire des formes du harcèlement identiques : multiplication des contrôles sur une même année, redressement dépassant parfois le chiffre d’affaires annuel, etc. Selon les intervenants, ces formes de harcèlement s’accompagnent parfois de menaces et d’intimidation sur les biens de l’entreprise (mise sous scellés des locaux, saisie des comptes bancaires, dépôts de garantie démesurés préalables à une démarche de contestation), et dans certains cas de menaces sur les personnes (non-renouvellement de permis de séjour, voire détention provisoire). En général, ces pratiques sont fréquentes dans les pays à faible gouvernance, et d’autant plus complexes à gérer que les textes règlementaires sont peu précis, que l’accès à la jurisprudence est difficile et que les procédures de recours sont inexistantes ou aléatoires. Les sources du désaccord : En termes d’impôt sur les sociétés, la déductibilité des charges et la reconstitution du chiffre d’affaires représentent des sources importantes de désaccords. Les différends ont également pour origine les régimes de TVA (calcul du prorata, rejet de déductibilité) ainsi que les contributions sociales (retenue sur les salaires). (source : CIAN) ---------------------------- Séminaire national sur le règlement des différends OMC Les 26 et 27 novembre 2008 se sont déroulés les travaux du séminaire national sur le règlement des différends de l’OMC dans la salle de conférence du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Normalisation sise au 12ème étage de l’ex Immeuble BDRN. Ce séminaire organisé par le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Normalisation en collaboration avec l’organisation Mondiale du Commerce (OMC) et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a vu la participation de plusieurs cadres issus aussi bien des secteurs publics et privés que de la société civile. La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours d’ouverture du séminaire par le Secrétaire Général du Ministère du Commerce de l’industrie et de la Normalisation, Monsieur Amadou Soumana Gouro. Ainsi, après avoir souhaité la bienvenue à l’Expert de l’OMC, Monsieur VILAYSON Loungnarath, Monsieur Amadou Soumana Gouro a insisté sur l’importance, le rôle et la place qu’occupe le mémorandum d’Accord sur le Règlement des Différends à l’OMC. En effet, le système de règlement des différends de l’OMC est un élément essentiel pour assurer la sécurité et la prévisibilité du système commercial multilatéral. C’est pourquoi, il a invité les participations à suivre avec une attention particulière les communications qui leur seront faites sur le mode d’application, le champ et les mécanismes de mise en œuvre de cet accord. Le thème central du « Règlement des différends » a fait l’objet de plusieurs communications conformément à un agenda discuté et adopté par les participants. La première thématique a porté sur le système de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les principes fondamentaux qui l’animent et le rappel de quelques notions. Le conférencier Monsieur VILASOUN Loungnarath a présenté l’Organisation Mondiale du Commerce comme étant une organisation internationale jeune, à multiples visages, instituée par l’accord de Marrakech en 1994 comportant un cadre normatif, un forum diplomatique, et un mécanisme de règlement des différends. En octobre 2008, l’OMC complait 153 membres qui sont des pays souverains ou non. Les prises de décisions au sein de l’OMC se font très souvent par consensus. Le cadre normatif repose sur 17 accords multilatéraux qui concernent le commerce international des marchan-dises, des services et certains aspects de la propriété intellectuelle. Le troisième thème concerne les consultations, l’établissement du groupe spécial, son mandat, sa composition et l’examen de règlement des différends par le groupe spécial. Ainsi, la consultation est obligatoire et se formule sur la base d’une demande écrite que le plaignant envoie au pays incriminé avec une copie à l’organe de règlement des différends (ORD) pour notification et mise à la disposition de tous les membres. Le plaignant peut directement demander l’établissement d’un groupe spécial après la phase de consultation. Le quatrième exposé a porté sur la phase de mise en œuvre, le groupe spécial de mise en conformité, la compensation et la suspension des concessions. La présentation de toutes les thématiques par le conférencier a donné lieu à l’expression de plusieurs interrogations et préoccupations de la part des participants dont les plus significatives sont :
A toutes ces préoccupations, le conférencier a apporté des réponses à la satisfaction des participants : des réponses étayées d’exemples pratiques et vécus (affaire coton entre les Etats-Unis et le Brésil ; affaire crevettes entre les Etats-Unis et l’Inde…). Au terme du séminaire les participants ont adopté des motions de remerciement à l’endroit de l’Organisation Internationale de la Francophonie, du Ministère du Commerce d’Industrie et de la Normalisation et de Conférencier.
---------------------------- Interview accordée par Mme Anne Lauvergeon, présidente du directoire du groupe nucléaire AREVA au Bulletin d’info du ROTAB A l’occasion de la sortie de son livre « la troisième révolution énergétique » paru chez Plon, Anne Lauvergeon est l’invitée de Jean-Marie Coat. La Présidente du Directoire du groupe nucléaire français Areva part d’un constat : en 2050 la terre comptera 2 à 3 milliards d’habitants de plus qu’aujourd’hui. Les besoins de développement de la population mondiale et le réchauffement climatique nous impose d’abandonner peu à peu le charbon et le pétrole, principaux responsables des émissions de CO2. Pour Anne Lauvergeon, l’énergie nucléaire, sans pour autant exclure les énergies renouvelables, peut apporter une réponse aux prochains défis de la planète. Dans cette interview, comme dans son livre, elle répond aux critiques des opposants au nucléaire (avenir des déchets, prolifération, accidents de type Tchernobyl…). La Présidente du Directoire d’Areva évoque également l’avenir du nucléaire civil aux Etats- Unis après l’élection présidentielle, les contrats en Chine, en Inde, en Afrique du Sud, les mines d’uranium au Niger, le parc nucléaire dans les pays d’Europe de l’Est ou encore les retards dans la construction des réacteurs de 3eme génération EPR. Anne Lauvergeon revient également sur son parcours personnel et les raisons qui l’ont conduite à la direction de ce géant mondial de l’industrie nucléaire..... « La troisième révolution énergétique ». C’est le titre du livre que vous cosignez aux Editions Plon, un livre qui rappelle l’urgence pour la planète et ses habitants de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les moyens dont nous disposons pour y parvenir. Le nucléaire figure bien sûr au premier rang des solutions que vous préconisez mais vous n’oubliez pas pour autant les énergies renouvelables. Mais tout d’abord, une question directement liée à l’actualité, comment est-ce que le groupe AREVA traverse actuellement la crise financière et économique ? Anne Lauvergeon : Beaucoup mieux que beaucoup de groupes, nous sommes sur un secteur d’énergie qui est un secteur très résistant par rapport à cette crise en même temps personne ne pourrait dire qu’elle traverse cette crise sans impacts. Nous sommes aujourd’hui effectivement dans la chaîne des sous traitants et un certain nombre d’entre eux, qui ont besoin de se développer pour nous suivre un peu partout dans le monde, ont du mal. Nous sommes en train de réfléchir à ce qui pourrait être un fonds (…) pour pouvoir les aider à se développer. Sur les activités d’AREVA, les pays émergents comptent aujourd’hui de plus en plus parmi vos grands clients, ils sont eux aussi touchés par la crise. Alors, je dirai que les pays en développement vont être impactés de façon assez variable par cette crise. Il y a ceux qui effectivement ont les moyens financiers, je pense par exemple à la Chine ou à l’Inde- qui vont effectivement pouvoir, et ils le font, développer des programmes de soutien à la croissance à partir de nos investissements dans les infrastructures en énergie, donc ça veut dire beaucoup plus de travail pour nous. Et puis des pays, qui eux, n’ont pas la capacité, n’ont pas la marge de manœuvre, pour pouvoir investir plus pour soutenir la croissance, et qui vont se retrouver effectivement dans une situation très difficile. Donc je pense que cette crise, comme toutes les crises d’ailleurs, va forcément frapper beaucoup plus fort les plus fragiles que ce soient les individus ou que ce soient les pays. Pour revenir plus directement à votre livre Anne Lauvergeon, vous annoncez l’avènement de la troisième révolution énergétique ; la première du 18ème siècle a été marquée par le passage du bois au charbon, la deuxième par le pétrole et l’électricité, la troisième révolution énergétique sera celle du nucléaire ou celle surtout de la prise de conscience que rien ne sera plus jamais comme avant ou peut-être les deux à la fois ? Les deux à la fois, pas le nucléaire spécifiquement, les énergies sans CO2. Je pense aujourd’hui qu’on est face à une équation très simple : on va être 2,5 milliards à 3 milliards d’individus de plus sur cette planète ; il y a pratiquement 2 milliards d’individus dès aujourd’hui qui n’ont pas accès à l’électricité, qui ont donc une espérance de vie inférieure à 35 ans, c’est un sujet d’urgence. Comment trouver plus d’énergie ? Et la situation est d’autant plus préoccupante dans les pays en développement ? Les recettes sur les marchés ces deux derniers siècles qui étaient d’utiliser de plus en plus de fossiles comme combustibles, on montré leurs limites, on n’est pas capable de fournir suffisamment de pétrole, suffisamment de gaz, suffisamment de charbon pour régler ce problème d’augmentation de la consommation. Donc il va falloir faire différemment, et plutôt on fera différemment plus la planète s’en tirera. Et la solution providentielle, c’est le nucléaire ? Non ! On dit qu’il n’y a pas de solution providentielle, il n’y a pas de solution miracle. Les énergies renouvelables, l’éolien, le solaire…. Il y a d’abord les économies d’énergie, parce que l’énergie la plus propre, celle qui coûte la moins cher, c’est celle qu’on ne dépense pas. Aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Et puis, il y a évidemment les énergies qui ne font pas de CO2, alors elles n’ont pas été inventées pour ne pas faire du CO2, mais elles n’en font pas, c’est le nucléaire. Il y a quelque chose qui me paraît très important à dire et à redire, c’est que les 100 pays les moins avancés de la planète ne sont pas concernés par les inscriptions au CO2, c’est à- dire qu’eux-mêmes émettent très peu de CO2 aujourd’hui, ce n’est que 1% du CO2 mondial. Donc dans ce livre on essaie de dire : Que représente le nucléaire aujourd’hui dans la consommation mondiale d’énergie ? Il représente 15% aujourd’hui de l’électricité produites dans le monde. On entend aussi parler du chiffre de 2% seulement ? Là, j’ai parlé de l’électricité, quand vous parlez de l’énergie en général, le nucléaire ne fait pas rouler les voitures, le nucléaire n’est dédié qu’à l’électricité. Combien de centrales existe-il aujourd’hui dans le monde Anne Lauvergeon ? 440 dont 58 en France et une 59ème en cours de construction. Combien faut-il de centrales nucléaires dans le monde pour répondre aux besoins énergétiques de la planète ? Enormément alors ! Je vais faire un petit calcul : on prend les 25 pays de l’OCDE les pays entre guillemets les plus riches- vous prenez les 5 grands pays, il leur faut pour chacun 4 réacteurs EPR de troisième génération, ce n’est pas énorme. Et bien vous arrivez aux objectifs O du protocole de Kyoto en terme de réduction du CO2. Donc vous voyez que finalement avec pas énormément d’investissements, vous arrivez à des résultats intéressants. Mais ça ne suffirait pas à couvrir la consommation mondiale d’énergie ; ça participerait largement mais ce ne serait pas une solution. Les énergies renouvelables seraient les bienvenues ? Mais on en revient toujours à l’idée qu’il n’y a pas la solution. Alors c’est très amusant parce que le discours sur l’énergie a été très longtemps idéologique, et donc il devait y avoir la solution miracle : chacun disait mon énergie est la solution. Il n’y a pas une solution, il y a un panel de solutions et en plus chaque pays, chaque situation, nécessite un équilibre différent. Par contre, ce qui est clair, et nous le disons très clairement dans ce livre avec Michel, nous pensons que le nucléaire n’est pas fait pour tout le monde, mais en même temps le nucléaire est fait pour beaucoup plus de pays qu’aujourd’hui. De nombreuses questions restent posées sur le nucléaire et ses risques. La première critique, c’est celle des déchets nucléaires dont on n’a toujours pas trouvé de solution à long terme. Ce n’est pas vrai, on recycle aujourd’hui 96% de ces déchets nucléaires de manière industrielle tous les jours, donc le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable, c’est une énergie recyclable, et pour les 4% restants, la solution c’est le stockage dans des puits profonds. Et on les laisse aux générations futures ? Je rappelle que la terre est une boule radio active, c’est pour ça d’ailleurs qu’il fait bon vivre sur la surface de la planète, sinon on aura très froid. Donc le fait d’enfouir la radioactivité n’est pas un problème. Il y a également, Anne Lauvergeon, la question de la sûreté nucléaire, personne n’a oublié l’accident de Tchernobyl le 28 avril 1986, vous non plus ! D’ailleurs, vous évoquez une catastrophe soviétique comme si ce type de catastrophe ne pouvait se produire que dans l’ex- URSS. C’est un peu réducteur ? Techniquement, c’est vrai et c’est aussi une catastrophe soviétique dans le sens où finalement c’est trois personnes qui arrivent de Moscou, qui commencent à jouer avec la centrale et aucun opérateur de cette centrale ne dit rien Pourquoi ? Parce qu’ils viennent de Moscou et donc ils ont le pouvoir ! Il semblerait qu’ils soient arrivés fort éméchés et qu’ils n’aient pas stoppés leur consommation pendant les différentes manipulations qu’ils ont faites. Une centrale qui était intrinsèquement beaucoup moins sûre que nos designs à nous occidentaux et le pire est arrivé. Mais il est arrivé quelque chose dans un fonctionnement qui n‘avait rien à voir avec un fonctionnement normal. Aux Etats-Unis aussi, il était arrivé aussi quelques années auparavant un accident similaire. Ces critiques valent aussi pour les Etats-Unis ? C’est un accident qui est resté confiné dans la centrale, il n’y a pas de fuite à l’extérieur et c’est une centrale qui fonctionne aujourd’hui. Donc, c’est vrai que ça a été très profondément ressenti et c’est normal, ce sont des accidents graves. Je crois qu’aujourd’hui la tolérance de nos sociétés aux accidents est extrêmement faible, et ce n’est pas spécifique au nucléaire. La spécificité du nucléaire, c’est d’avoir intégré dans la conception même des installations toutes sortes de risques d’accidents. La génération que nous lançons aujourd’hui est une génération où quoiqu’il arrive à l’intérieur de la centrale, il n’y aura ni fuite dans l’air, ni fuite dans le sol. (Ndlr : le nom de la ville était inaudible d’où son omission involontaire). C’est un accident qui est resté confiné dans la centrale, il n’y a pas de fuite à l’extérieur et c’est une centrale qui fonctionne aujourd’hui. Donc, c’est vrai que ça a été très profondément ressenti et c’est normal, ce sont des accidents graves. Je crois qu’aujourd’hui la tolérance de nos sociétés aux accidents est extrêmement faible, et ce n’est pas spécifique au nucléaire. La spécificité du nucléaire, c’est d’avoir intégré dans la conception même des installations toutes sortes de risques d’accidents. La génération que nous lançons aujourd’hui est une génération où quoiqu’il arrive à l’intérieur de la centrale, il n’y aura ni fuite dans l’air, ni fuite dans le sol. Nous avons intégré comme principe de base le fait que tout accident devait se trouver contenu dans la centrale. On a eu beaucoup d’incidents dans les centrales françaises ces derniers temps, des incidents mineurs mais des incidents quand même ? Alors ça c’est d’ailleurs un des vrais challenges que nous avons, c’est-à-dire quoi qu’il arrive, on dit tout ! On dit tout, c’est aussi très spécifique à l’industrie nucléaire, ça n’existe pas dans les autres industries ; dès qu’il y a une anomalie dans le fonctionnement, nous le déclarons à l’extérieur et aux autorités. C’est vrai que si quelque part certains veulent l’utiliser, c’est une bonne nouvelle pour critiquer, mais ça ne changera pas notre attitude, dès qu’il y a un petit incident quelque part, on le déclare. N’y a-t-il pas, Anne Lauvergeon, des risques de prolifération nucléaire, la France en particulier multiplie ses offres de centrales ou de coopération dans ce domaine depuis deux ans y compris à des pays ou des régions réputés assez sensibles comme la Libye, les Emirats Arabe Unis ou encore la Jordanie, ce ne sont pas les seuls. Est-ce qu’on ne joue pas avec le feu, est-ce que la sécurité collective n’est pas sacrifiée sur l’autel des intérêts commerciaux ? Vous reprenez finalement la liste des sujets qui fâchent, des inquiétudes. Alors sur le nucléaire civil, il y a toujours cette ambiguïté avec le nucléaire militaire, avec l’idée qu’il y a une passerelle, est-ce qu’on ne va pas utiliser la centrale nucléaire à des fins militaires ? C’est d’autant plus valide que historiquement il y a eu beaucoup de passerelles. Il n’y en a plus ! Il n’y en a plus parce que nous pouvons aujourd’hui vendre effectivement la possibilité pour un pays de faire de l’électricité à base d’une centrale nucléaire sans lui fournir les moyens de faire du nucléaire. Et avec des contrôles des Nations Unies qui font qu’effectivement il n’y a pas de risque. D’ailleurs, c’est qui est intéressant, c’est de voir que les grands Etats proliférateurs n’ont pas de nucléaire civil. La Corée du Nord, le Pakistan, l’Iran ne produisent pas un kilowatt heure de nucléaire civil. N’y a-t-il pas de deux poids deux mesures selon les pays auxquels on vend du nucléaire, qu’ils soient plutôt amis, plutôt alliés des Etats-Unis, des puissances occidentales, et les autres telle que l’Iran ? Je pense que la France, quand elle raisonne sur ce sujet, a bien sûr en tête son relationnel mondial. En ce qui nous concerne, point nécessaire qu’il y ait un accord important entre la France et ce pays, mais nous avons en tête les soixante prochaines années. Et si nous avons le moindre doute, la réponse est non ! Un nouveau président vient d’être élu aux Etats- Unis, cela ne vous a pas échappé, j’imagine. Pour qui AREVA a voté ? Pour Mc Cain ou Obama ? AREVA est une entreprise qui ne fait pas de politique et j’y tiens énormément, c’est-à-dire que toutes les tentations de vouloir impliquer AREVA dans un sujet politique, quel qu’il soit dans un pays où il serait, c’est non ! Nous avons une charte de valeurs qui nous recommande d’être neutres. Est-ce que vous envisagez revoir Obama à relancer le programme nucléaire aux Etats-Unis ? D’abord comme beaucoup gens, j’ai suivi le troisième débat entre les deux candidats où ils étaient tous les deux d’accord sur un sujet qui était qu’il fallait investir plus dans les énergies sans CO2. La partie nucléaire civil, je pense c’est aussi un consensus ; c’est un sujet sur lequel étant N° 1 aux Etats-Unis aujourd’hui, nous avons battu nos concurrents (…) sur leur propre terrain, nous pouvons effectivement travailler ardemment sur le sujet. Le parc nucléaire dans les pays d’Europe de l’Est soulève des inquiétudes en raison de la fiabilité des centrales et des conditions de sécurité, ce parc est de technologie russe, anciennement soviétique. Est-ce que ce marché est verrouillé par les autorités russes et les grands consortiums comme GazProm ou EnergoProm, ou est ce que vous pensez y jouer à l’avenir un rôle dans ce marché d’Europe de l’Est ? D’abord, en ce qui concerne les anciennes centrales russes, elles ont été très fortement améliorées dans beaucoup de pays d’Europe centrale et orientale où elles ont été arrêtées. Donc, on est dans une situation de sécurité qui est bien meilleure que celle qui existait il y a 10 ou 15 ans. Les pays d’Europe centrale et orientale veulent du nouveau nucléaire et ils le veulent en général pour assurer leur indépendance énergétique. Etant très dépendants de GazProm, je ne suis pas sûr qu’ils passeront forcément par des solutions russes. Il y va de la sécurité énergétique de l’Europe également, c’est l’argument que vous développez dans votre livre. Oui, je crois que l’Europe est aujourd’hui dans une situation un peu étrange puisqu’il n’y a pas de politique énergétique européenne contrairement à tous les grands ensembles mondiaux qui ont une politique énergétique. Alors pour sortir de là, nous on propose : pourquoi on ne fait pas un Sheingen du nucléaire ? C’est-à-dire les pays qui veulent aller de l’avant vont de l’avant dans une politique énergétique ensemble. Et puis ceux qui ne veulent pas, ils ont le droit de ne pas vouloir, la porte du club étant resté ouverte pour ceux qui voudraient les rejoindre par la suite. Donc, pour l’Europe, je crois qu’il est urgent d’être un peu plus uni et un peu plus efficace. On va passer un peu rapidement les différents contrats et projets dans le monde aujourd’hui ; c’est avant tout la Chine, un marché très prometteur… La Chine, c’est un marché gigantesque puisque les Chinois ont décidé de faire un peu moins de C02, ce qui je crois est une très bonne nouvelle pour la planète ; ils ont des besoins énergétiques considérables. Et effectivement, ils investissent dans le nucléaire. Nous allons construire deux EPR là bas pour commencer et puis surtout nous nous sommes mis d’accord sur la construction commune d’une société d’ingénierie, qui va nous permettre de rester très durablement en Chine. D’importants projets en Inde également… De très importants projets en Inde aussi qui vient de s’ouvrir ; il a le droit maintenant de travailler avec nous. Nous sommes en ce moment N° 1 du réseau électrique en Inde, donc nous sommes très bien dans ce pays et nous allons pouvoir nous développer rapidement. Et l’Afrique du Sud ? Nous avons construit deux réacteurs en Afrique du Sud qui est un pays qui a décidé de diversifier et de faire du nucléaire nouvelle génération. Nous sommes dans la dernière ligne droite d’un appel d’offre très important là bas. L’Afrique toujours, et plus précisément au Niger. Vous attendez toujours le feu vert des autorités pour exploiter une deuxième mine d’uranium, celle d’Imouraren, ce serait le ? C’est le plus grand gisement d’uranium africain ; nous l’avons découvert effectivement et je crois qu’à ce niveau également, nous sommes dans la dernière ligne droite. Beaucoup de réactions, de critiques, sur le rôle d’AREVA au Niger : ingérence dans les affaires politiques intérieures, problèmes au niveau des populations et l’environnement… Imouraren, c’est une formidable opportunité de développement, puisque ça nous permettrait de créer beaucoup d’emplois, de développer les ressources budgétaires très significativement du Niger, donc c’est un enjeu considérable. Et c’est vrai que plutôt nous pourrons démarrer ce projet, plutôt nous pourrons apporter aux populations locales un ensemble de parties prenantes un financement supplémentaire. Donc vraiment, nous sommes, nous, sur le starting block et très enthousiastes à démarrer. Et on se rend bien compte que le fait de quitter le Niger – c’est une question qu’on m’a posé dans d’autres lieux-serait pour nous mais surtout pour le Niger une vraie catastrophe. Sur un terrain un peu plus personnel, Anne Lauvergeon, vous avez été classée cette année par le magazine « Forte» (Ndlr : l’orthographe n’est pas garantie) à la 8e place des femmes les plus puissantes du monde, la troisième en Europe, la première en France. Ça vous fait quoi ? Pas grand-chose ! Le classement depuis un certain âge, c’est terminé pour moi ! Quel a été le moteur de votre réussite ? Vous avez toujours voulu être une top manager ! Pas du tout ! Ça vous m’auriez demandé à 20 ans, non, non, je n’avais aucune idée de ça ! D’abord je viens d’un milieu familial qui n’est absolument pas branchée sur ces choses là ; j’ai des parents beaucoup plus intellectuels. Franchement c’est l’ascension républicaine. Mon arrière grand père était tailleur, mon grand père était menuisier, mon père est professeur, je me sens d’où je viens, j’ai fait des bonnes études, j’ai des diplômes rassurants, c’est une clef mais ça n’ouvre pas toujours les portes. Je ne pense pas que les réussites soient individuelles mais plutôt collectives (…). Vous avez refusé un cabinet ministériel proposé par Sarkozy. Est-ce que c’est l’équipe en place qui n’est pas proche de vos convictions personnelles ou est-ce que c’est une hypothèse que vous envisagez pour l’avenir ? Moi je me sens très responsable de tout ce que je fais ; je dirige une entité de 72000 personnes, recrutant 1000 personnes par mois, nous nous développons très vite. C’est une responsabilité très importante. Source : TRANSPARENCE Bulletin d’information du ROTAB PCQVP Niger ---------------------------- Chaîne de valeurs bétail/viande: rencontre sous-régionale pour déboucher la filière Du 16 au 18 décembre 2008, des professionnels des secteurs public et privé de la filière bétail/viande venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal se sont retrouvés à Ouaga-dougou au cours d’un atelier. Organisée dans le cadre du projet ATP (Agri-business and Trade Promotion), la rencontre sous-régionale a porté sur la validation d’une étude d’évaluation menée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Mali. Commerce traditionnel. Equipements et infrastructures de transformation et de transports insuffisants. Manque de dynamisme professionnel des acteurs nationaux face à la concurrence de l’extérieur : voilà les quelques entraves qui minent toujours la chaîne bétail/viande dans la sous-région ouest-africaine. Une situation qui se traduit par une faible exploitation des énormes potentialités dont regorge la filière. C’est donc pour mettre fin à cet état de fait et définir un plan d’action pour l’intensification, la rentabilité et l’amélio-ration de la compétitivité que des intervenants, publics et privés, du sous-secteur bétail se sont réunis en atelier pour valider une étude-diagnostic sur les maux dont souffre l’activité de l’élevage. Ouverte sous le thème très évocateur : L’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, S.E. Jeannine Jackson, dont le pays finance l’ATP à travers l’agence pour le développement international, USAID, a exhorté les pays sahéliens à faire de la hausse des prix des produits une opportunité d’affaires : « La flambée des prix des denrées alimentaires en Afrique de l’Ouest au cours des 15 derniers mois a stimulé l’accroissement de la production des céréales et des autres produits alimentaires et a montré, une fois encore, la nécessité d’avoir une production agricole importante, couplée à un commerce agricole intra-régional profitable et durable». Face à la demande sans cesse croissante en protéines animales dans les pays côtiers, l’ambassadeur américain indique la voie qui mène aux profits : « La demande des consommateurs urbains des pays côtiers en protéines animales est en forte croissance. Il existe donc un réel potentiel pour dynamiser la production de bétail, notamment par l’embouche bovine, pour produire des animaux sur pied et des viandes de qualité qui seront exportés vers les pays du littoral ». Après une succincte présentation de l’importance de la filière bétail/viande dans l’économie Burkinabé : « source de revenue pour 80% de la population rurale, 15% de contribution au PIB, 2e rang des exportations après le coton », le ministre des Ressources animales, Sékou Bâ, a plaidé pour un nouveau partenariat commercial entre producteurs et consommateurs de viande : « Les pays sahéliens doivent redéfinir avec leurs partenaires des pays côtiers de nouveaux objectifs opérationnels et de nouvelles stratégies d’intervention qui privilégient une approche concertée avec une volonté plus marquée d’intégration et de coopération sous-régionale empreinte de réalisme ». Conçu avec l’appui financier américain, le projet ATP dont le siège se trouve à Accra (au Ghana) vise la promotion du commerce intra-régional à travers trois chaînes de valeurs : bétail/viande, céréales et oignon/échalote. Pour cela, il entend contribuer à l’atteinte de l’objectif de croissance agricole de 6% par an conjointement établi par le Programme compréhensif africain du développement agricole (CAADP) et le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). (Source : L'Observateur du 23/12/2008) ---------------------------- Séminaire
sur les enjeux, défis et redynamisation des activités
de Les 3 et 5 décembre 2008, s'est tenu dans la salle de réunion de l'Hôtel Ténéré à Niamey, un séminaire portant sur le thème : " Enjeux, Défis et Redynamisation des activités de la recherche scientifique au Niger " organisé par le Ministère des Enseignements Secondaire et Supérieur, de la Recherche et de la Technologie en partenariat avec l'Ambassade de France au Niger et l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). La cérémonie d'ouverture, placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur, de la Recherche et de la Technologie, a enregistré la participation de plusieurs membres du Gouvernement, du Recteur de l'Université Abdou Moumouni de Niamey ainsi que les Ambassadeurs de la République Populaire de Chine, d'Egypte, des Représentants de l'Ambassade de France au Niger et de l'IRD. On notait aussi la présence des responsables des institutions nationales et internationales de recherche. Dans son allocution d'ouverture, le Pr. SIDIKOU Oumarou a non seulement souligné l'importance de la recherche scientifique pour le développement de tout pays, mais aussi les contraintes de tous ordres auxquelles ce secteur se trouve confronté au Niger. Il a enfin engagé les séminaristes à proposer les voies et moyens susceptibles de rendre plus compétitif notre système national de recherche. Au cours de ces trois journées, neuf communications ont été présentées dont trois lors de la première journée :
Les travaux de la deuxième journée ont porté sur quatre thèmes :
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