INFORMATIONS
                                            GENERALES

Le Ministre des Transports et de l’Aviation Civile rencontre les responsables des compagnies de transports terrestres

Le Ministre des Transports et de l'Aviation Civile, M. Issa Mazou, a rencontré, jeudi dernier, dans la salle de réunion de son ministère, les différents responsables des grandes compagnies de transport terrestre. Cette réunion de prise de contact s'est déroulée en présence du Secrétaire général et des cadres centraux du Ministère des Transports et de l'Aviation Civile.

Il s'agissait pour le ministre d'éveiller l'esprit de vigilance chez les responsables des compagnies afin d'améliorer la sécurité routière. Dans des propos liminaires qu'il a tenus à l'occasion de cette rencontre, M. Issa Mazou,  a indiqué qu'il a convoqué cette réunion de prise de contact pour échanger quelques formalités avec les responsables de ces compagnies de transport, en attendant des réunions beaucoup plus profondes qui viseront davantage la résolution des problèmes du secteur.

" Néanmoins, si nous pouvons déjà commencer à toucher du doigt certaines réalités des problèmes du transport, je pense que ce serait une bonne chose", a ajouté le ministre des Transports et de l'Aviation Civile. M. Issa Mazou a en outre indiqué que le plus grand problème de ce secteur est celui de la sécurité.

A l'adresse des responsables des compagnies de transport, il a dit que le Niger doit les remercier d'avoir investi dans ce domaine, d'avoir donné de l'emploi à de nombreux compatriotes, et d'avoir mis les passagers dans des bus confortables.

" Mais je pense que votre mission aura été complète lorsque vous aurez également assuré la sécurité des passagers et de leurs biens. C'est d'ailleurs cela le plus important", a ajouté M. Issa Mazou. Le Ministre en charge des Transports devait par la suite indiquer que des mesures ont été prises pour améliorer la sécurité et éviter les accidents graves. Il a ajouté qu'il y a certes eu une réduction du nombre d'accidents suite à l'application de ces mesures, mais cet effort doit être continu. Car il faut, a-t-il indiqué, que les responsables des compagnies de transport soient constamment vigilants.

"Il ne faut pas attendre que l'accident arrive pour prendre des mesures. Il faut agir en amont, et pour cela il faut que tout le monde prenne conscience de ce problème de sécurité", a précisé M. Issa Mazou.

Le ministre des Transports a ensuite ajouté que, généralement, le problème vient du personnel de ces compagnies. Avec un nombre insuffisant de chauffeurs, souvent mal formés et qui se reposent très peu, le risque d'accident  est grand.

Le Ministre Issa Mazou a donc suggéré, aux responsables des compagnies de transport, de recruter beaucoup plus de chauffeurs pour permettre à ces derniers de bénéficier d'un temps suffisant de repos. Il a ajouté qu'il faut également respecter les dispositions du code de la route, ainsi que toutes les réglemen-tations en vigueur. Réagissant aux propos du Ministre, les    responsables des compagnies de transport ont reconnu que le problème de sécurité est dû au personnel, et aussi à l'état des routes.

Ils ont également ajouté qu'il y a un réel problème de formation des chauffeurs. Ils ont souhaité que le ministère fasse, de la formation des chauffeurs, une exigence. Ils ont également évoqué d'autres problèmes que rencontrent les compagnies, comme la patente et l'absence de financement, notamment de crédit de bail, devant leur permettre de renouveler le parc automobile.

A toutes ces préoccupations  énumé-rées par les responsables des compagnies de transport, le ministre des Transports et de l'Aviation Civile a apporté des réponses, en soulignant qu'il y a actuellement un programme de renouvellement du parc en préparation.

Pour les autres questions, le ministre en charge des Transports a promis de saisir les parties concernées en vue de trouver une solution.

Source : Sahel quotidien du 15 juin 2009

 

----------------------

Fixer l’accès au financement est un élément clé pour les exportateurs

Demandez aux entrepreneurs à travers l’Afrique de l’Ouest  ce qui constitue l’obstacle principal à leurs affaires et il y a fort à parier que vous entendrez ces trois mots : Accès au financement.

La conférence «  Financement du Commerce  2009 : les Marchés inexploités» rassemblera des banques commerciales, des entrepreneurs et des organismes de régulation en vue d’identifier et d’aborder les contraintes en matière de services financiers auxquels font face les entreprises exportatrices.

La conférence qui se tiendra du 7 au 9 juillet à Dakar au Sénégal présentera des modèles de réussite pour le financement du commerce et des petites et moyennes entreprises ainsi qu’un forum innovateur «business-to-banks-and-investors» au cours duquel des banquiers, des entreprises et des investisseurs pourront discuter d’opportunités spécifiques de développement. 

La conférence fera l’éloge d’une nouvelle génération de services financiers et ouvrira la porte à des opportunités d’affaires a déclaré Vanessa Adams, directrice du Centre pour le Commerce.

  • Les secteurs non traditionnels font face à de sérieux défis

L’accès au financement est un problème particulièrement grave pour les entreprises qui travaillent dans les secteurs non traditionnels d’exportation: poisson et fruits de mer, produits alimentaires spécialisés, habillement et décorations, karité et noix de cajou. Les entreprises font face à de grosses difficultés lorsqu’elles essayent d’accéder au financement préalable à l’exportation. Mais la raison pour laquelle les banques n’accordent pas de crédit à ces entrepreneurs implique beaucoup d’accusations. Selon les banques il est simplement trop risqué de prêter de l’argent à de telles entreprises. Les entreprises quant à elles affirment que les banques ne veulent pas leur prêter de l’argent (ou font des prêts à des taux élevés avec des garanties multiples) parce qu’elles ne comprennent pas les secteurs dans lesquels ces entreprises travaillent. Il y a une part de vérité des deux côtés de l’énigme financier. Les petites entreprises  ne présentent parfois pas un argument solide pour un prêt, ce qui veut dire présenter des documents et des états financiers bien préparés aux responsables des prêts. Il se peut que le propriétaire de l’entreprise joue plusieurs rôles en même temps y compris celui de comptable et de vendeur. Un projet commercial ou un état de l’évolution de la situation financière est parfois un luxe lorsqu’il faut acheter du matériel, faire fonctionner des usines, superviser des employés et développer de nouveaux marchés.

Selon Judson Welsh, expert en services financiers du Centre pour le Commerce, l’équipe en charge des services financiers au Centre pour le Commerce collabore avec des banques, des investisseurs, des entreprises d’exportation et des organismes de régulation ainsi que d’autres institutions en vue d’élaborer des réponses. Le fait que les banques commerciales font des profits à travers d’autres activités qui n’impliquent tout simplement pas le risque des prêts aux petites et moyennes entreprises décourage aussi les prêts. «Il est plus risqué de prêter de l’argent à l’extrémité inférieure du marché et c’est pourquoi les taux d’intérêt appliqués aux prêts accordés aux PME sont de loin plus élevés que ceux appliqués aux prêts accordés aux plus grandes institutions»  a souligné  Karl Kumbier de Stanbic Bank.

  • Les impératifs des nouvelles idées

Pourtant, toutes les personnes interrogées pour cet article ont convenu de la nécessité de trouver des solutions novatrices : Il existe un énorme potentiel de croissance et le développement économique de l’Afrique de l’Ouest est trop important. Il faut des taux de croissance économique de 7 pour cent par an pour que la région atteigne les Objectifs du Millénaire pour le Développement visant à réduire la pauvreté d’ici 2015. Bien que les pays de la région aient eu en moyenne des taux de croissance d’environ 6 pour cent en 2008, les taux étaient largement déterminés par des forces en dehors du continent – des prix élevés des produits de base, l’allègement de la dette et un environnement économique international favorable– et non par l’activité économique locale. Mais le ralentissement économique mondial a entraîné de grosses chutes des prix des matières premières et l’environnement économique international favorable a pratiquement disparu après la crise économique de 2008. Selon les experts, l’espoir de développement économique repose maintenant en grande partie sur les entrepreneurs des secteurs non traditionnels. Cela se ramène au fait qu’ils ont besoin de financement. Le financement des exportateurs du secteur non traditionnel est certainement en train d’attirer l’attention des banques a affirmé Abdulai Abdul-Rahman du département PME de Ecobank. « A notre connaissance, c’est deux à trois fois plus rentable que de prêter aux grandes sociétés même si c’est plus risqué » a précisé M.Abdul-Rahman. En outre il y a davantage de banques qui rivalisent dans l’offre de  prêts et le marché des prêts aux grosses entreprises est saturé a t-il ajouté.

  • Un nouveau paradigme pour le financement du commerce

Les prêts aux entreprises exportatrices des secteurs non traditionnels semblent devoir augmenter : On peut se faire beaucoup d’argent. «Au cours des trois dernières années, toutes les banques importantes ont ouvert un département PME» a déclaré  Antwi Asare, chargé de cours d’économie à l’Université du Ghana. Elles se sont rendues compte que toute croissance qui surviendra se fera dans le secteur des PME et elles veulent en faire partie. Elles sont tout simplement réalistes.

Les entreprises exportatrices font partie des PME. Mais prêter à ces entreprises exigera une nouvelle façon de penser de toutes les parties impliquées. La manière dont les institutions multilatérales fournissent des fonds  pour appuyer un financement sectoriel est un aspect essentiel de ce nouveau paradigme. Les institutions multilatérales ont affecté à travers les gouvernements des fonds aux agences responsables de secteurs spécifiques.

Mais cela doit changer. «Une nouvelle façon de penser des  institutions multilatérales et des principaux investisseurs privés est de placer les fonds dans des banques commerciales avec des garanties partielles offertes par un tiers pour des prêts sectoriels – en utilisant les critères de crédit des banques» a expliqué M. Welsh.

Pour que cette approche marche, les prêteurs ainsi que les emprunteurs ont besoin d’une assistance technique intensive focalisée sur une connaissance accrue des possibilités des filières non traditionnelles.

«Le résultat est un portefeuille plus important et plus diversifié pour les banques et un accès accru au crédit pour les entreprises» a affirmé M.Welsh, qui a travaillé pendant plus de 30 ans dans les opérations de banques et la finance en Afrique de l’Ouest. «Cela signifie davantage d’emplois et de richesse». Un fonds de 25 millions de dollars appuyé par l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) et le MIDA a récemment été établi par Stanbic Bank en vue de fournir un accès au financement aux petits exploitants. Cela est un bon exemple de ce que la façon de penser dans un nouveau paradigme de financement signifie.

Stanbic mettra à disposition 25m de dollars sous forme de prêts aux PME du secteur agricole. L’AGRA et le MIDA investiront  2,5m dans le fonds qui sera utilisé comme une première garantie de pertes.

Cela signifie que le fonds couvrira les pertes de la banque sur les prêts jusqu’à un certain pourcentage réduisant en conséquence le risque – et rendant la transaction bancable. «La plupart des petits exploitants ne sont pas en mesure d’emprunter de l’argent par suite d’une absence de garantie ou d’antécédents» a affirmé M. Kumbier. «Ce fonds facilitera l’accès de ces agriculteurs au financement». Le fonds sera une réussite si après quelques années, les agriculteurs qui font partie du projet ont produit suffisamment de profits et établi un bilan solide a t-il ajouté. Ils pourront alors emprunter de l’argent aux banques sans l’aide du fonds.

Etendre ce modèle à d’autres secteurs faciliterait l’accès au crédit pour d’autres entrepreneurs a affirmé M. Welsh. «Notre assistance technique aux secteurs non traditionnels associée à des garanties ou à des fonds ciblés peut au bout du compte aider les PME à sortir du piège de l’accès au financement» a ajouté M. Welsh. «Et tout le monde y gagne alors».

La conférence Financement du Commerce 2009 encouragera le dialogue nécessaire parmi les parties prenantes du secteur du financement en vue d’établir de nouvelles approches tout aussi novatrices.

Source : Tradewinds, juin 2009

----------------------

Réouverture du grand marché de Niamey : dans l’attente de la reconstruction des boutiques

Plus de dix (10) jours après le tragique incendie ayant ravagé le Grand marché de Niamey, le 27 mai 2009 dernier, les activités reprennent timidement dans ce principal centre commercial de la capitale. Les embouteillages sont en effet visibles, les étals ont refait surface tout autour du marché. Cependant cette ambiance de devanture donne une impression trompeuse de la situation toujours timide qui prévaut à l'intérieur.

Au sein du marché, certains commerçants ont déjà installé leurs étals alors que d'autres s'activent encore à balayer leurs boutiques ou ce qui en reste de leurs emplacements. D'autres attendent encore devant la ruine de leurs boutiques. Mais avec cette reprise, le bâtiment administratif qui abrite la Société de construction et de gestion des marchés (SOCOGEM) est incontestablement le coin le plus animé. Les administrateurs et les délégués des commerçants s'activent  à répondre aux multiples sollicitations qui viennent de toutes parts. Visites et inspections des lieux, réunions, etc.

Au pied du bâtiment, les vendeurs de téléphones attendent vainement, marchandises à la main, les potentiels clients. Au milieu des hangars encore noircis, certains commerçants ont étalé leurs marchandises sous des parapluies ou sous des hangars démontables.

Et on y trouve un peu du tout : chaussures, ustensiles, tissus, produits cosmétiques, prêt-à-porter, condiments. Mais, visiblement, les clients eux-mêmes ne se retrouvent pas dans cet endroit jadis très animé. Les couloirs très serrés ont fait place à des voies plus dégagées, qui désorientent le visiteur habituel. La gamme de produits jadis exposés et la possibilité de choix que cela offrait aux clients, n'y est plus.

Les commerçants et autres parents viennent s'enquérir de la situation de leurs collègues et ou pour leur exprimer leur sympathie. Même dans le quartier 5 pourtant épargné par l'incendie, l'ambiance est encore morose. Beau-coup de boutiques restent encore fermées. Pour d'autres commerçants, c'est le moment de la réinstallation.

En effet, ils avaient sous la menace de l'incendie emporté leurs marchandises soit à la maison ou en un autre lieu sûr. C'est ce qui explique les va-et-vient des chariots et même souvent de véhicules pour décharger des cargaisons de marchandises qu'on replace dans les magasins. Même les commerçants qui ont ouvert leurs boutiques se plaignent de la timidité de cette reprise.

Une situation rendue encore plus difficile avec le temps chaud qu'il fait actuel-lement et l'absence de clients d'une part et d'autre part, par le fait que l'électricité n'est pas encore rétablie. Les attentes qui reviennent dans toutes les bouches, sont surtout relatives à une recons-truction  urgente du marché. Une préoccupation que les plus hautes autorités avaient très tôt songé prendre en charge. En effet, lors du Conseil des ministres tenu, le lendemain de cet incendie, des mesures urgentes et adéquates ont été prises par le gouvernement pour la reconstruction et la reprise des activités ainsi que le respect des mesures de sécurité et la discipline au sein du Grand marché.

Au moment même où nous réalisons ce reportage, la directrice générale était en réunion avec  des architectes dépêchée par la Présidence de la République pour revoir le plan de réaménagement et de reconstruction du marché. Les autres responsables de la SOCOGEM étaient tout aussi submergés, chacun dans son domaine de compétence, par les incessantes sollicitations. Cependant, nombre de ces commerçants ont aussi besoin d'une assistance pour pouvoir reprendre leurs activités.

En effet, nous en avons trouvé beaucoup assis devant leurs boutiques entièrement ravagées par les flammes. Si certains comptent sur des amis et des relations, d'autres n'ont pas caché leurs attentes de voir l'Etat et toutes autres bonnes volontés les assister à reprendre leurs activités. Même si à l'heure actuelle, les pertes n'ont pas encore été évaluées, certains nous ont confiés avoir perdu des dizaines de millions de Fcfa à la suite de cet incendie et des vols qui ont accompagné ce drame.

Le Grand marché de Niamey, compte sept (7) quartiers dont six (6) ont été touchés par l'incendie du 27 mai dernier. Le quartier N°7 qui se trouve en plein centre du marché a entièrement brûlé. Seul le quartier N°5 a été épargné par la furie des flammes.

(Source : Sahel quotidien du 11 juin 2009)

----------------------

Réunion de travail à la C.C.I.A.N avec une mission de l’UEMOA

Le mardi 26 mai 2009, s’est tenue à la CCIAN, une réunion de travail entre une mission de l’UEMOA et des représentants des structures d’appui et des organisations socioprofes-sionnelles.

La mission était composée de :

  1. Monsieur Narcisse ELISSI, écono-miste de développement, analyste de projet au BNETD de Côte d’Ivoire ;
  2. Monsieur Gérard AMANGOUA, Secrétaire Exécutif de Global Compact Network de  Côte d’Ivoire.

La Commission de l’UEMOA a commandité une étude en vue de la mise en place d’un Programme Régional de promotion commerciale pour les Etats membres. Le marché a été attribué au Cabinet BNETD de la Côte d’Ivoire pour élaborer l’étude.

C’est dans ce cadre que cette mission  est arrivée au Niger pour s’entretenir avec certaines structures et organisations socio-professionnelles afin de collecter des informations susceptibles d’enrichir l’étude en question.

L’objet de la rencontre se situe essentiellement à deux niveaux :

  1. S’enquérir des contraintes aux-quelles font face les opérateurs économiques (transporteurs, impor-tateurs etc.) dans les échanges intra et extra communautaires ;
  2. Présenter les objectifs et les résultats attendus de l’étude sur le programme régional de promotion commerciale.

Ils ont précisé qu’il s’agit de faire un diagnostic concernant les éléments de la compétitivité des produits en passant en revue les différentes contraintes qui entravent la production et la commercialisation des produits au niveau sous-régional et voir les possibilités de concentrer les efforts  pour permettre à un certain nombre de produits de l’Union d’être compétitifs au plan intra et extra régional.

Ils ont également souligné que cette étude est d’une importance capitale pour les Etats de l’Union engagés résolument dans un processus de libéralisation de l’économie et d’intégration régionale. Elle permettra ainsi de s’appuyer sur les spécificités des pays afin que chaque Etat gagne en maturité et réduire de façon drastique le phénomène de la pauvreté.
Après l’exposé des consultants UEMOA sur le fondement et les objectifs de la mission, la parole a été donnée aux participants qui ont tour à tour présenté leur structure et indiqué les difficultés qui freinent le développement des échanges malgré l’application de la réglementation sur la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’UNION.
Entre autres difficultés évoquées, il y a les tracasseries routières, les faux frais, les coûts élevés de transport, les délais longs d’acheminement des marchandises, les coûts élevés de l’énergie, la vétusté du parc automobile, l’environnement des affaires, les charges à l’essieu, l’importance du secteur informel, l’enclavement de notre pays, le manque de communication entre opérateurs de l’Union ; le manque de moyens matériels et financiers.
Pour une meilleure promotion de leurs activités, les opérateurs économiques ont proposé aux consultants :

  1. la mise en œuvre des mesures et de leur application effective ;
  2. la mise en place de la charge à l’essieu dans les Etats membres ;
  3. le renforcement des capacités des acteurs de la promotion des échanges ;
  4. l’implication des opérateurs économiques dans ce programme ;
  5. l’impulsion d’une dynamique au secteur de transformation ;
  6. la création d’une synergie au niveau de l’Union ;
  7. l’harmonisation des missions de promotion de l’investissement et des textes de l’Union ;
  8. l’encouragement des regroupements des entreprises.

Enfin d’autres questions ont fait l’objet de discussions telles que la nécessité pour le Niger de se spécialiser dans l’exportation de l’oignon et de la gomme arabique et de doter la CCIAN de moyens pour faire face à ses missions de promotion des produits et de l’investissement. 

L’objectif recherché à travers cette étude portant sur la mise en place d’un Programme Régional de Promotion Commerciale est de faire la promotion de l’espace UEMOA en se consacrant  essentiellement sur la promotion des produits de l’Union, seule façon de faire face aux grands ensembles existants.

----------------------

Situation des importations nigériennes par le corridor béninois de 2006 à 2008

  1. Importations par la voie béninoise en 2006 

Au cours de l’année 2006, la voie béninoise a participé à l’acheminement de 712834 tonnes soit 54% du trafic annuel des importations nigériennes par voie terrestre. L’année précédente, à la même période, le trafic nigérien par ce corridor béninois se chiffre à 599425 tonnes soit 44% du trafic total.

Dans l’ensemble, les importations nigériennes par cette voie ont connu une augmentation de 19%. Elles passent de 599425 tonnes à 712834 tonnes. Cependant, les importations des céréales et celles des hydrocarbures baissent respectivement de 3% et 15% (Cf Tableau ci-dessous).


Nature de marchandises

Année 2006

Année 2005

Variation

Taux de variation

Céréales

154688

160092

-5404

-3%

Riz

139793

146214

-6421

-4%

Sorgho

14793

0

14793

100%

Céréales

103

0

103

100%

Autres

0

13878

-13878

-100%

Produits Alimentaires

148964

92357

56607

61%

Farine de soja

4164

0

4164

100%

pâtes alimentaires

12998

7909

5089

64%

Huile végétale

56273

19864

36409

183%

Autres

75529

64584

10945

17%

Textiles

115226

73148

42078

58%

Tissus

33710

33558

152

0%

Friperie

10810

12732

-1922

-15%

Textiles

62945

0

62945

100%

Autres

7761

26858

-19097

-71%

Matériaux de Construction

82962

77690

5272

7%

Ciment

77624

74715

2909

4%

Fer à béton

2548

1544

1004

65%

Carreaux

748

447

301

67%

Autres

2042

984

1058

108%

Hydrocarbures

86906

101995

-15089

-15%

gas-oil

29254

59565

-30311

-51%

Super

8715

0

8715

100%

Pétrole

3158

465

2693

579%

Autres

45779

41965

3814

9%

Produits chimiques

36221

35499

722

2%

Soufre

21572

21777

-205

-1%

Produits pharmaceutiques

652

336

316

94%

Engrais

1789

4239

-2450

-58%

Autres

15208

9147

6061

66%

Autres produits

87867

58644

29223

50%

Divers

49704

0

49704

100%

Articles de ménage

1768

6799

-5031

-74%

Savons

2911

6267

-3356

-54%

Autres

33484

45578

-12094

-27%

Total

712834

599425

113409

19%

2. Importations par la voie béninoise en 2007

En 2007, le volume des importations nigériennes ayant transité par le Bénin a connu une hausse assez remarquable passant de 712834 tonnes en 2006 à 918947 tonnes cette année, soit 61% du trafic annuel (1503618 tonnes). Toutes les autres catégories des produits importés par cette voie ont enregistré d’importantes hausses :7% pour les produits alimentaires ; 8% pour les matériaux de construction ; 18% pour les hydrocarbures ; 32% pour les céréales ; 37% pour les produits chimiques ; 46% pour les textiles et 65% pour les « Autres produits. (Voir Tableau ci-dessous).

Nature de marchandises

Année 2007

Année 2006

Variation

Taux de variation

Céréales

204752

154688

50064

32%

Riz

190897

139793

51104

37%

Sorgho

11636

14793

-3157

-21%

Maïs

1858

103

1755

1704%

Autres

361

0

361

100%

Produits Alimentaires

159694

148964

10730

7%

Sucre

11953

0

11953

100%

pâtes alimentaires

3509

12998

-9489

-73%

Huile végétale

70617

56273

14344

25%

Autres

73615

79693

-6078

-8%

Textiles

167960

115226

52734

46%

Tissus

24684

33710

-9026

-27%

Friperie

6366

10810

-4444

-41%

Textiles

129936

62945

66991

106%

Autres

6974

7761

-787

-10%

Matériaux de Construction

89566

82962

6604

8%

Ciment

74837

77624

-2787

-4%

Fer à béton

13685

2548

11137

437%

Carreaux

45

748

-703

-94%

Autres

999

2042

-1043

-51%

Hydrocarbures

102723

86906

15817

18%

gas-oil

59108

29254

29854

102%

Super

21262

8715

12547

144%

Fuel oil

2593

0

2593

100%

Autres

19760

48937

-29177

-60%

Produits chimiques

49672

36221

13451

37%

Soufre

23847

21572

2275

11%

Nitrates

5600

0

5600

100%

Soude caustique

1963

0

1963

100%

Autres

18262

14649

3613

25%

Autres produits

144580

87867

56713

65%

Divers

84673

49704

34969

70%

Articles de ménage

7988

1768

6220

352%

Savons

2602

2911

-309

-11%

Autres

49317

33484

15833

47%

Total

918947

712834

206113

29%

3. Importations par la voie béninoise en 2008

En 2008, le volume des importations nigériennes transitant par le Bénin a passé de 918947 tonnes en 2007 à 966625 tonnes, dont 372400 tonnes de céréales et de produis alimentaires, soit 39% du total du volume importé par cette voie. Cette évolution est la conséquence de la baisse des importations des céréales (riz qui chute de 24%) et des matériaux de constructions consécutive à la circulaire n°552 de la Direction Générale des Douanes et des droits indirects du Bénin en date du 15 mars 2008 suivant laquelle à partir du 1er avril 2008 «  toute déclaration de transit de marchandises en direction du Niger fera l’objet de consignation de la taxe statistique au taux de 5% de la valeur déclarée et du timbre douanier au taux de 4% de la taxe statistique. .

Cependant, toutes les autres catégories de produits importés par cette voie ont enregistré d’importantes hausses : 36% pour les produits alimentaires ; 9% pour les textiles ; 30% pour les hydrocarbures ; 12% pour les produits chimiques et 15% pour les « Autres produits »(Voir Tableau ci-dessous).

Nature de marchandises

Année 2008

Année 2007

Variation

Taux de variation

Céréales

155299

204752

-49453

-24%

Riz

155239

190897

-35658

-19%

Maïs

60

1858

-1798

-97%

Céréales 3

0

0

0

 

Autres

0

11997

-11997

-100%

Produits Alimentaires

217101

159694

57407

36%

Sucre

22178

11953

10225

86%

Pâtes alimentaires

10106

3509

6597

188%

Huile végétale

108764

70617

38147

54%

Autres

76053

73615

2438

3%

Textiles

182320

167960

14360

9%

Tissus

33479

24684

8795

36%

Friperie

3913

6366

-2453

-39%

Textiles

125508

129936

-4428

-3%

Autres

19420

6974

12446

178%

Matériaux de Construction

55586

89566

-33980

-38%

Ciment

46070

74837

-28767

-38%

Fer à béton

2532

13685

-11153

-81%

Céramiques

570

0

570

100%

Autres

6414

1044

5370

514%

Hydrocarbures

134024

102723

31301

30%

Gas oil

86477

59108

27369

46%

Super

17355

21262

-3907

-18%

Fuel-oil

4167

2593

1574

61%

Autres

26025

19760

6265

32%

Produits chimiques

55722

49672

6050

12%

Soufre

25370

23847

1523

6%

Nitrates

1653

5600

-3947

-70%

Produits pharmaceutiques

2779

0

2779

100%

Autres

25920

20225

5695

28%

Autres produits

166573

144580

21993

15%

Divers

68997

84673

-15676

-19%

Articles de ménage

10571

7988

2583

32%

Outillage de forage

9436

0

9436

100%

Autres

77569

51919

25650

49%

Total

966625

918947

47678

5%

---------------------

Evolution des prix à la Consommation
 à Niamey en Mai 2009

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en hausse de 1,3% en mai 2009 par rapport au mois précédent.
 
  En glissement annuel (mai 2009 par rapport à mai 2008), le taux d’inflation poursuit sa décélération en s’établissant à +7,3% contre +8,0% un mois auparavant et +13,6% à fin décembre 2008.

Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 27,8% en mai 2009, par rapport au même mois de l’année précédente.

Le taux d’inflation en moyenne annuelle s’établit, quant à lui, à +11,7% en mai 2009. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence.

La hausse du niveau général des prix en mai 2009 par rapport au mois précédent a été occasionnée par celle des prix des fonctions ‘’Produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’ (+2,8%) et ‘’Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants (+1,6%)’’.

En revanche, cette hausse a été atténuée par la baisse des prix des produits composant les fonctions suivantes : ‘’Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (-1,3%)’’, ‘’Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer (-0,2%) ’’  et ‘’santé (-1,4%)’’.

La hausse induite par les fonctions ‘’Produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’ et ‘’Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants’’ a concerné les prix des produits suivants : les légumes frais (+53,8%), les condiments (+10,7%), les viandes (+2,6%), les céréales non transformées (+1,7%), les produits laitiers (+0,3%), la cola(+3,3%) et le tabac(+1,6%).

Concernant les fonctions ayant atténué la hausse du niveau général des prix, les baisses des prix des produits suivants ont été relevées : les produits pour l’entretien et les réparations courantes (-2,4%), les autres combustibles (-6,1%), notamment le bois de chauffe (-6,1%), les appareils de chauffage et de cuisine (-1,8%) et les médicaments traditionnels (-18,8%).
S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la hausse globale de 1,7% de leurs prix en mai 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un renchérissement concomitant des prix des sacs de 100 kg de mil (+1,6%), de maïs (+2,9%), de sorgho(+2,1%) et du sac de 50kg de riz (+1,6%).
Ainsi, les prix des sacs de 100kg de mil, de maïs et de sorgho sont passés respectivement de 19 947 F CFA, 19 625 F CFA et 18 356 F CFA en avril 2009 à 20 238 F CFA, 20 194 F CFA et 18 738 F CFA en mai 2009.
Celui du sac de 50kg de riz est ressorti à 22 609 F CFA en mai 2009 contre 22 256 F CFA en avril 2009.

Les prix des carburants et lubrifiants sont restés stables à la pompe en mai 2009, à 476 F CFA le litre d’essence super 91 sans plomb, 552 F CFA le litre d’essence mélange et 465 F CFA celui du gaz oil.

(Source : Direction générale de l’Institut National de la Statistique - INS)

---------------------

Installation officielle du représentant du Port Autonome de Lomé au Niger : rapprocher
le port de ses utilisateurs

L'instant était solennel, le lundi après-midi, dans la Salle Margou de l'Hôtel Gaweye de Niamey. Et pour cause, l'un des principaux ports d'attache des marchandises en destination du Niger, à savoir le port autonome de Lomé, a procédé à l'installation officielle de son représentant au Niger.

Un compatriote, en la personne de M. Youssouf Beidou, assumera désormais l'interface entre la communauté portuaire de Lomé et les utilisateurs nigériens dudit port.

Le Ministre togolais des Travaux publics et des Transports et une importante délégation de l'autorité portuaire ont effectué le déplacement de Niamey. Dans notre pays, les autorités ont tenu à marquer l'importance de cet événement par la présence du ministre des Transports et de l'Aviation Civile, le Colonel Issa Mazou, et celui du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Halidou Badjé. L'on notait aussi une forte présence des opérateurs économiques nigériens et de plusieurs invités.

Les différents orateurs qui se sont succédés à la tribune ont souligné les services de qualité et les facilités que le Port autonome de Lomé offre aux opérateurs économiques des pays du Sahel en général et du Niger en particulier. Ils ont, par ailleurs admis, la justesse du choix porté par les autorités portuaires togolaises sur notre compatriote Youssouf Beidou.

En effet, le 1er représentant du Port de Lomé au Niger est un acteur bien connu tant des opérateurs nigériens que des autorités portuaires. Directeur d'une société de transit, il opère dans le secteur depuis 1986. Il a acquis une expérience certaine et a contribué à décanter des situations de toutes sortes. La désignation d'un représentant du Port de Lomé au Niger est la suite de la mission commerciale effectuée par les autorités portuaires du 9 au 13 juin 2008, mais aussi et surtout des conclusions de la visite de travail effectuée par le Président togolais, SEM. Faure Essozimna Gnassingbé les 27 et 28 février 2009 au Niger.

Le Ministre togolais des Travaux Publics et des Transports a indiqué que, cet acte confirme une fois de plus, la poursuite de la double mission assignée au port de Lomé à sa création (le 26 avril 1968) à savoir servir d'outil de développement économique du Togo et d'outil d'intégration régionale. M. Comla Kadjé a assuré les autorités et les opérateurs économiques nigériens de sa disponibilité à renforcer les excellentes relations existant déjà entre nos deux pays.

Le Ministre des Travaux Publics et des Transports du Togo a, en outre ajouté que, le Port de Lomé développera les atouts de sécurité, de célérité, de tirant d'eau et les tarifs préférentiels pratiqués qui ont fait de lui, l'un des ports choisis par les opérateurs économiques nigériens. 

M. Comla Kadjé a par ailleurs annoncé les projets d'extension du port (réhabilitation d'infrastructures exis-tantes, construction d'un 3ème quai, de nouveau terre-plein d'espace de stationnement de camions, l'agrandissement du quai minéralier, la réalisation d'une darse d'environ 16 mètres de profondeur) en vue de répondre davantage aux besoins croissants de ses utilisateurs. Pour le Contre-Amiral Fogan Adegnon, Directeur général du Port autonome de Lomé, l'installation d'un représentant au Niger est ''un acte fort et historique''.

En effet, il s'inscrit dans la logique des ambitions que nourrit ce Port notamment celle de devenir un port d'éclatement de la sous-région d'une part. D'autre part, cet acte répond aux besoins des opérateurs économiques nigériens et au souci de la communauté portuaire de Lomé de renforcer ses liens et d'être plus proche de ses utilisateurs. Le Directeur général du Port autonome de Lomé a par la suite souligné les principales missions dévolues à leur représentant au Niger.

Il s'agit notamment de la facilitation du transit à partir du port en direction du Niger, la promotion de l'image de marque du port de Lomé et la défense de ses intérêts partout au Niger. C'est pourquoi, une feuille de route lui a été assignée.

Le représentant du Port de Lomé entretiendra des rencontres régulières avec les utilisateurs, recensera tous les problèmes rencontrés sur le corridor togolais, restera en contact permanent avec les autorités nigériennes, assurera une veille concurrentielle efficace et le suivi des actions prévues dans le cadre de la mission commerciale effectuée par la communauté portuaire au Niger.

Le contre-amiral Fogan Adégnon a réaffirmé l'engagement du port de Lomé à entretenir un partenariat efficace et sincère avec les opérateurs nigériens. Il a invité ces derniers à faire davantage confiance à leur port. Quant au Directeur général du CNUT, M. Mahaman Manzo, il a assuré les autorités portuaires du soutien des utilisateurs nigériens au représentant du port de Lomé au Niger.

Après avoir reçu le fanion du port autonome de Lomé, le représentant dudit port a dans un discours plein d'émotion, dit avoir pris la mesure de la tâche qui l'attend.

Il a rassuré les différentes parties de sa détermination à mettre tout en œuvre pour faciliter le trafic et le transit via le port de Lomé.

Le Port autonome de Lomé est le 3ème port d'attache des opérateurs nigériens derrière le port de Cotonou (Bénin) et celui de Témah (Ghana). Le volume du trafic/transit en direction du Niger et via ce port n'a cessé de croître ces dernières années et ce, malgré la récession économique. Il est passé de 151.278 tonnes en 2006, à 177.879 tonnes en 2007 et 194.183 tonnes en 2008. Le Niger est le 2ème plus grand utilisateur du Port de Lomé juste derrière le Burkina Faso.

(Source : sahel quotidien du 27 mai 2009)

----------------------

Evolution des prix à la consommation
à Niamey en Avril 2009

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse de 0,9% en avril 2009 par rapport au mois précédent. 

En glissement annuel (avril 2009 par rapport à avril 2008), le taux d’inflation poursuit son ralentissement en s’établissant  à +8,0% contre +8,7% un mois auparavant et +13,6% à fin décembre 2008.

Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 28,3% en avril 2009, par rapport au même mois de l’année précédente. Le taux d’inflation en moyenne annuelle s’établit, quant à lui à 11,9% en avril 2009. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence. La baisse du niveau général des prix en avril 2009 par rapport au mois précédent a été occasionnée par celle des prix des fonctions «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-1,6%), «Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» (-1,6%), «Articles d’habil-lement et chaussures» (-2,7%), «Loge-ment, eau, électricité, gaz et autres combustibles» (-0,3%), «Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer» (-0,1%), « Transports» (-0,1%) et «Loisirs et culture» (-0,1%).

En revanche, la baisse du niveau général des prix atténuée par la hausse des prix des produits composant les deux fonctions suivantes : «Articles d’habillement et chaussures» (+0,4%) et « santé » (+2,5%). Pour la fonction «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées», la baisse a concerné les prix des produits suivants : les fruits (-27,2%), les condiments (-5,5%), les céréales non transformées (-2,8%), les huiles (-2,7%) et les produits laitiers (-0,4%). Pour les autres fonctions qui ont contribué à la baisse du niveau général des prix, les produits suivants ont été touchés : le tabac (-1,6%), la cola (-2,4%), le bois de chauffe (-4,8%), les articles de ménage en textiles (-0,7%), les carburants et lubrifiants (-0,2%), principalement le gaz oil (-5,5%) et les appareils de réception, d’enregistrement et de reproduction du son et de l’image (-0,1%). Pour les deux fonctions ayant atténué  les produits suivants  ont été relevées : les articles d’habillement (+0,4%), les articles chaussants (+0,1%), les médicaments modernes (+3,2%) et les médicaments tradition-nels (+8,5%).

S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la baisse globale de 2,8% de leurs prix en avril 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des prix des sacs de 100kg de mil (-0,8%), de sorgho (-1,4%) et du sac de 50 kg de riz (-6,6%).

Quand aux prix du sac de 100 kg de maïs, il s’est stabilisé à 19 625 FCFA. Ainsi, les prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho, ayant évolué à la baisse, sont passés respectivement de 20 109 FCFA et 18 609 FCFA en mars 2009 à 19 947 FCFA et 18 356 F CFA en avril 2009. Celui du sac de 50 kg de riz est ressorti à 22 256 FCFA en avril 2009 contre 23 825 FCFA en mars 2009. Les prix des carburants et lubrifiants, à l’exception du gaz oil, sont restés stables à la pompe en avril 2009. Ainsi, le litre d’essence super 91 sans plomb est vendu à 476 FCFA et celui de l’essence mélange à 552 FCFA.

Quant au gaz oil, son prix au litre est passé de 492 FCFA en mars 2009 à 465 FCFA en avril 2009.

(Source : INS, février 2009)

---------------------

Le Ministre du Développement Agricole procède au lancement de la campagne agricole 2009 : des investissements importants et pertinents mobilisés par le Gouvernement pour accompagner le monde rural

Le Ministre du Développement Agricole, M. Mahaman Moussa, a procédé, vendredi dernier, dans la salle de réunion de son ministère, au lancement officiel de la campagne agricole 2009.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Secrétaire général dudit Ministère, du Représentant de la FAO, des cadres et personnels d'appui du Ministère du Développement Agricole, des partenaires techniques et financiers, ainsi que  des responsables des organisations paysannes.

Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le ministre du Dévelop-pement Agricole a de prime abord réaffirmé la volonté et la détermination des plus hautes autorités de notre pays et plus particulièrement du Président de la République, de faire du secteur rural, le socle de notre  politique de dévelop-pement économique et social.

Le ministre a par la suite fait le point des préparatifs et des mesures prises par le gouvernement en vue d'appuyer les vaillantes populations rurales, dans leurs efforts de production. Du programme d'appui en semences, M. Mahaman Moussa a souligné que malgré l'important excédent céréalier enregistré à l'issue de la campagne agricole 2008, il a été dénombré 2 297 villages déficitaires à plus de 50%, répartis sur l'ensemble du pays. Pour soulager ces populations, le Ministère du Dévelop-pement Agricole a prévu de mettre à leur disposition 2 227 tonnes de semences améliorées et/ou locales de mil, sorgho et niébé.

Le coût estimatif de ce programme est de un milliard deux cent quarante trois millions (1 243 000 000) de francs CFA. Selon le ministre, il sera financé par l'Etat, la Banque Africaine de Développement et la FAO ainsi que certains partenaires à travers le Fonds Commun des Donateurs du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires.

Les procédures d'acquisition de ces semences sont en cours. Pour ce qui est du traitement des semences, le ministre a indiqué qu'il est prévu la mise en place dans les différentes régions de 290 510 sachets de fongicides pour le traitement des semences.

Quant au programme d'appui en engrais minéraux, le ministre a rappelé que, depuis l'année 2000, une opération de vente à prix modéré est organisée afin de garantir aux producteurs l'accessibilité géographique et financière des engrais.

Cette année encore, devait-il ajouter, le gouvernement, qui entend réaffirmer sa détermination à faciliter l'utilisation par les   producteurs des engrais minéraux, a mobilisé au total, sur fonds propres et avec l'aide de certains partenaires (Banque Ouest Africaine de Développe-ment, Banque Islamique de Développe-ment, Coopération japonaise) quelques 28 845 tonnes d'engrais destinés à la vente à prix modéré pour une valeur de dix milliards cent quarante millions six cent mille (10 140 600 000) francs CFA.

D'autre part, pour améliorer la qualité des services rendus aux organisations paysannes et pour sécuriser davantage les approvisionnements en intrants, une restructuration de la Centrale d'Approvi-sionnement est en cours. Dans le domaine de la protection des végétaux, a ajouté le ministre Mahaman Moussa, le gouvernement a procédé à la répartition et la ventilation au niveau des différentes régions des 33.000 litres de pesticide disponibles, de 1.400 appareils de traitements et de 3.000 unités de matériel de protection; à l'acquisition en cours de 25.000 litres de produits phytosanitaires sur le Budget National et 40.000 litres sur financement de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le don de la République populaire et démocratique d'Algérie de 50 000 litres de pesticides pour compléter les besoins en produits de traitement au niveau national afin d'atteindre l'objectif de traiter 300.000 hectares de cultures vivrières; à l'acquisition de 1.500 appareils ULV, de 150 appareils motorisés et d'un lot d'équipements de protection sur financement de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD); et à la mise en état du réseau radio doté de 42 postes et de la logistique d'intervention composé de 3 avions agricoles de traitement et d'un quatrième avion qui sera réceptionné très bientôt. En outre, compte tenu de l'importance des infestations de sautériaux ces 15 dernières années, une stratégie de contrôle de ce ravageur, basée sur le suivi des zones à risque a été développée. S'agissant du matériel agricole, le ministre a annoncé que la vente à prix modérés et à crédit des tracteurs sera poursuivie et couplée avec la mise en place au niveau des services régionaux et départementaux du Ministère du développement Agricole desdits tracteurs et motoculteurs pour permettre à un grand nombre de produc-teurs d'avoir accès, sous forme de location, à ce type d'équipements. Cette année, il est prévu la mise en place de 249 tracteurs supplémentaires avec leur équipement complet comprenant 199 tracteurs de 80 CV et 50 tracteurs de 75 CV. Selon le ministre, ces tracteurs dont le prix de revient moyen par unité est de 21,6 millions de francs TTC, seront vendus aux producteurs aux prix modérés de 12 millions FCFA pour les tracteurs de 80 CV et 11,5 millions FCFA pour ceux de 75 CV. En plus, avec l'appui de la Banque Africaine de Développement et en réponse à la flambée des prix des denrées  alimentaires, il sera acquis 15 000 charrues à traction animale en vue de renforcer la mécanisation agricole pour augmenter la disponibilité alimentaire.

M. Mahaman Moussa a souligné que les prévisions sur la pluviosité de la campagne 2009 dans la partie ouest africaine et le Cameroun sont en cours de réalisation par un comité scientifique international de haut niveau composé d'experts agro météorologues des Etats, du CILSS, de l'ACMAD et de l'OMM. Dès leur validation, les résultats de ces prévisions communément appelées PRESAO (Prévisions Saisonnières en Afrique de l'Ouest) seront portés à la connaissance de la population. Le Ministre a annoncé  le début de l'installation des cultures au cours de la première décade de mai. Ainsi, les premiers semis en humide ont concerné 1 238 des 10 745 villages agricoles de notre pays, soit environ 12% contre 1% soit 71 villages en 2008. Un dispositif composé de 300 agents enquêteurs, 70 contrôleurs, 16 superviseurs régionaux et 8 superviseurs nationaux procéderont à la collecte des données sur le terrain dans 600 zones de dénombrement et auprès de 9000 exploitations échantillons.

Dans le domaine de la promotion coopérative, a souligné le ministre, le gouvernement est déterminé à adopter le document de politique de développe-ment coopératif du Niger et la stratégie des banques céréalières, afin de créer les conditions favorables au développement des coopératives économiquement viables et socialement efficaces. Dans le cadre du développement de l'irrigation, de nombreux ouvrages de collecte des eaux de ruissellement notamment, des barrages et de seuils sont construits. Le Ministre a ajouté que pour les travaux d'aménagement en cours d'exécution dont le délai d'exécution varie de 6 à 12 mois, toutes les dispositions utiles ont été prises pour  permettre aux propriétaires de continuer à cultiver leurs terres durant l'hivernage, mais aussi pour que ces travaux soient terminés dans le délai requis.

Dans le domaine de la recherche agronomique, a noté le ministre, l'installation le 22 avril 2009 du Conseil National de la Recherche Agronomique procède de la détermination des autorités de notre pays à accorder une place  de choix à ce domaine pour le rôle qu'il joue dans la mise au point des technologies et variétés de cultures.

Afin de conforter les résultats obtenus par l'INRAN et de permettre à cette institution de remplir efficacement sa mission, il est envisagé la transformation du statut actuel de l'INRAN pour l'ériger en Etablissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) ; l'adoption d'un Plan Stratégique de la Recherche Agronomique et la création d'un Fonds National de la Recherche Agronomique. Selon M. Mahaman Moussa, la sécurité alimen-taire ne se traduit pas uniquement par la production en quantité suffisante des céréales pour l'autoconsommation à l'issue des campagnes agricoles d'hivernage. Elle s'acquiert aussi à travers le développement de cultures à même d'accroître la possibilité d'accès du producteur à une alimentation riche et variée, mais également de lui procurer un revenu appréciable.

Dans ce cadre, a ajouté le ministre, il sera placé dans les régions de Diffa, Dosso, Tahoua, Tillabéri, Maradi et Zinder, 18 unités complètes de trans-formation de manioc en gari afin de relancer cette culture mais également de diversifier les revenus des agriculteurs.

En plus, a conclu le ministre,  36 batteuses multifonctions pour l'égrenage du mil, sorgho et maïs vont servir à l'équipement des groupements féminins.

(Source : Sahel quotidien du 18 mai 2009)

----------------------

Conférence des Ministres ouest africains des Mines à Abuja (Nigéria) : validation de la directive de la CEDEAO sur le
secteur minier en Afrique
de l’ouest

Les Ministres en charge du secteur des Mines des pays de l'Afrique de l'Ouest ont validé, vendredi dernier à Abuja, le " Projet de directive de la CEDEAO sur l'harmonisation des principes directeurs et des politiques du secteur minier ".

Ce projet de document contenant notamment le projet de politique minière régionale et celui de code minier régional, seront soumis au parlement de la CEDEAO pour avis avant d'être examiné et adopté par le Conseil des ministres de la CEDEAO en mai prochain. Le Traité révisé de la CEDEAO, rappelle-t-on, en son article 31.1, dispose:

" Les Etats membres doivent harmoniser et coordonner leurs politiques et programmes dans le domaine des ressources naturelles ".
Depuis le lendemain des indépendances, les Etats africains n'ont cessé d'exprimer le besoin de renforcer la contribution du secteur des ressources minérales au développement économique et social du continent africain.

En effet, la place des produits minéraux dans les besoins vitaux contemporains des africains est de premier ordre. Les principes directeurs de convergence contenus dans le plan d'action pour la mise en œuvre de la directive de la CEDEAO, sont, entre autres: contribuer au développement macro-économique des Etats membres sur le territoire duquel les opérations minières sont menées et de la sous-région en assurant notamment un équilibre entre les mesures incitatives pour attirer les investisseurs miniers et l'intérêt national de l'Etat membre.

La directive a également pour objectifs: promouvoir le développement et les infrastructures au niveau local et sous régional; veiller à la répartition adéquate des revenus miniers au profit des collectivités locales; promouvoir les travailleurs et les entrepreneurs nationaux et ceux de l'espace CEDEAO; préserver l'environnement sur tous ses aspects.
En ouvrant les travaux de cette conférence, le Commissaire de la CEDEAO chargé du commerce, des douanes, de l'industrie et des mines, du tourisme et de la libre circulation, M. Mohamed B. Daramy, a affirmé dans un discours que les ressources minières représentent une part importante du Produit Intérieur Brut (PIB) et des exportations dans beaucoup de pays ouest africains.

Les pays membres de la CEDEAO doivent mettre l'accent sur une exploration et une exploitation des ressources minérales qui tiennent compte de la transparence, du respect des lois et règlements, des droits humains, de la bonne gouvernance, de la transparence dans la mobilisation des ressources, et de la mise en place des mécanismes de répartition des bénéfices.

Le ministre nigérien des Mines et de l'Energie, M. Mohamed Abdoulahi, a été représenté à cette réunion par M. Madou Gagi Grema, inspecteur général des services.

(Source : Sahel quotidien du 22 avril 2009)

---------------------

Signature d’une convention de prêt entre la BSIC et la SONICHAR : 3 milliards en faveur de l’amélioration des prestations
de la société

Le Directeur Général de la Banque Sahelo-saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC Niger), M. Annour Mahamat Hassan, et le directeur général de la Société Nigérienne de Charbon d'Anou Araren (SONICHAR), M. Djingo Alkamissa, ont procédé, jeudi dernier, dans les locaux de la BSIC Niger, à la signature d'une convention de prêt de 3 milliards de FCFA. Cet argent aidera la société nigérienne de charbon à améliorer sa capacité de production afin de satisfaire sa clientèle.

Dans l' allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le directeur général de la SONICHAR, a indiqué que cette convention de prêt de 3 milliards de FCFA, permettra à

la société nigérienne de charbon de financer la remise à  niveau de son outil de production. Cela se fera, a ajouté M. Djingo Alkamissa, en procédant au renouvellement partiel du parc engins de la société, au renouvellement de l'ensemble de la centrale et du parc achat et vente. L'objectif visé à travers cette rénovation, devait-il poursuivre est de rendre non seulement l'outil de production de la société plus fiable, mais également de lui permettre d'atteindre sa capacité de production nominale.

Avec ce financement devait-il ajouter, la société va entreprendre des travaux et atteindre tous ses objectifs. Il devrait profiter de l'occasion pour remercier le groupe BSIC, et particulièrement la représentation de Niamey et ses responsables qui ont bien voulu accompagner la SONICHAR dans cette démarche d'amélioration du taux de  participation de son outil de production. A travers cette démarche, a ajouté M. Djingo Alkamissa, la société vise la satisfaction de sa clientèle composée des industriels et de la population.

Le Directeur de la Banque Sahélo-saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC Niger) a, lui indiqué que cette convention de prêt permettra à  la  SONICHAR  d'améliorer  ses capacités de production et de satisfaire en même temps ses partenaires traditionnels qui sont les grandes sociétés industrielles, et de participer à la fourniture d'énergie pour le plus grand distributeur qui est la Nigélec. M. Annour Mahamat Hassan devait ajouter qu'un des objectifs de la BSIC est de soutenir les investissements dans le cadre du développement économique de notre sous-région. Et sa filiale du Niger participe à l'effort économique très positif qui vient d'être lancé.

Le Directeur général de BSIC Niger a également indiqué que la participation de son institution à ce financement est une participation logique.

Il a en outre précisé que les guichets du groupe BSIC restent ouverts à l'ensemble des partenaires et surtout à l'ensemble du secteur prometteur du Niger, à l'image du secteur énergétique et minier.

La Banque Sahélo-Saharienne pour l'Investissement et le Commerce est une institution bancaire régionale au capital de 500 millions d'euros.

Elle a pour objectif de contribuer au développement dans la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), par le financement de l'investissement et du commerce. Elle est présente actuellement dans treize Etats qui sont en même temps actionnaires du groupe.

La BSIC dispose d'un important réseau de correspondants à travers le monde.

(Source : Sahel quotidien du 27 avril 2009)

-------------------------------------

Atelier national de formation sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone : implication des acteurs du contrôle
dans la lutte contre les subs-
tances dangereuses

Un atelier national de formation sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone a ouvert ses travaux, 28 avril 2009 dans la salle de conférence du siège du SNAD.

C'est le Ministre de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification, M. Issouf Baco, qui a présidé la cérémonie d'ouverture en présence de son homologue en charge du Développement Agricole, du Gouverneur de la région de Niamey et un Représentant du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).

Dans son allocution d'ouverture, le Ministre de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification, M. Issouf Baco, a indiqué que depuis quelques décennies, les scientifiques ont démontré que la couche d'ozone stratosphérique qui constitue le filtre des rayonnements ultraviolets du soleil, nocifs à la vie sur terre, s'amenuise progressivement sous l'effet de substances émises par les activités humaines.

C'est ainsi que, a-t-il rappelé,  la communauté mondiale a adopté une Convention internationale dite de Vienne en mars 1985, assortie d'un protocole de mise en œuvre validé à Montréal en septembre 1987 pour faire face à cette grave situation. Soulignant que notre pays a ratifié la convention de Vienne et le Protocole de Montréal le 9 octobre 1992 et l'ensemble des amendements à ce protocole, s'est résolument engagé dans la lutte contre les SAO en prenant notamment des mesures réglementant leur importation et leur commerciali-sation en 2000 et 2002.
Ainsi, en relation avec le Ministère en charge du Commerce, un système de licence d'importation des équipements fonctionnant avec les CFC a été mis en place. Parallèlement, au plan régional, l'UEMOA a pris des mesures, en vue de l'harmonisation des réglementations relatives à l'importation, à la commer-cialisation, à l'utilisation et à la réexportation des Substances qui appauvrissent la couche d'Ozone et des équipements les contenant en juillet 2005 a ajouté le Ministre Issouf Baco. Cependant, a-t-il poursuivi, ''malgré ces bons résultats, une enquête réalisée par mes services compétents en 2007, indique que 77% des équipements de réfrigération utilisés au Niger, soit 165 894 appareils fonctionnent au fréon 12 qui est l'une des principales substances appauvrissant la couche d'ozone'' ? Aussi, a-t-il espéré, cet atelier de formation permettra d'une part de consolider le dispositif de contrôle des importations des équipements de réfrigération et de climatisation, et d'autre part, de mieux outiller les professionnels du froid, en matière de reconversion des équipements et de recyclage des gaz qu'ils contiennent. Pour sa part le Représentant du programme des nations unies pour l'environnement PNUE au Niger, M. Yamar Guice, s'est réjoui de constater que, depuis plus d'une décennie, le Niger, à l'instar d'autres pays en développement, s'est engagé à l'élimination progressive des substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO), à travers un programme qui a eu pour résultat une réduction considérable de sa consommation qui est passée de 60.7 ODP tonnes en 1998 à 43 ODP tonnes en 2007. 

"Maintenant, nous sommes dans une phase que nous appelons Plan d'Elimination Final du fait qu'un nombre important des SAO devront subir une élimination totale d'ici le 1er janvier 2010.
Il s'agit notamment des CFC et des Halons a dit, M. Yamar Guice. Au regard de l'urgence et la délicatesse des objectifs à atteindre, cette rencontre va traiter de deux thèmes qui sont apparemment inconciliables mais en réalité complémentaires tels que la reconversion systématique des équipements de froids à des substances qui n'appauvrissent pas la couche d'ozone et la mise en place d'un mécanisme de contrôle efficace des mouvements des SAO et des équipements en contenant.

Les réfrigérants classiques sont appelés à disparaître d'ici l'année 2010 et il va falloir que les équipements continuent de fonctionner.

Aussi, a estimé M. Yamar Guice, un échec de la reconversion des équipements aurait un impact négatif sur cette profession.

Expliquant la démarche ayant consisté à impliquer des représentants des administrations douanières et des autres services intervenant dans le contrôle des importations, il a indiqué qu'il s'agit de s'assurer que notre pays sera bien outillé pour empêcher des importations non désirées de SAO ou des équipements en contenant.

(Source : Sahel quotidien du 29 avril 2009)

----------------------

Vidéoconférence à la Banque Mondiale : soutenir la croissance économique en Afrique

En marge de la réunion annuelle de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International qui se déroule à Washington, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique, Mme Obiageli Katryn Ezekwesili, et l'économiste en chef de la banque pour l'Afrique, M. Shantanayan Devarajan ont animé, 22 avril 2009 dans l'après-midi, depuis Washington, une vidéo, conférence de presse retransmise dans tous les pays africains.

Les journalistes nigériens ont été conviés au siège de la Banque mondiale Niger pour participer à cette conférence de presse. Dans son intervention lors de cette conférence, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique a indiqué qu'au nombre de leurs interventions sur le continent, l'institution et les partenaires bilatéraux du Liberia ont réalisé une opération de réduction de sa dette commerciale.

"Nous avons réussi avec cette réduction de dette à permettre au Liberia de racheter pour chaque dollar trois centième de ce qu'il devrait payer. C'est un record en matière de réduction de dette, et c'est une bonne opération pour ce pays ", a-t-elle ajouté.

Mme Obiageli Katryn Ezekwesili a poursuivi en assurant que l'année dernière, son institution a décidé d'augmenter le budget pour le secteur de  l'agriculture qui soutient plus de 70% des populations rurales. Elle a ajouté que la Banque mondiale est en train de passer d'un budget de plus de 400 millions de dollars, à un budget de 1,5 milliards de dollars. Il est important de soutenir l'agriculture en cette période de crise pour la simple raison que l'agriculture est un secteur dans lequel chaque investissement aide à réduire la pauvreté plus de quatre fois par rapport aux autres secteurs. Elle a souligné que la banque s'attèle à améliorer son soutien aux gouvernements pour qu'ils puissent accroître et améliorer l'accès des populations aux services sociaux, notamment en matière d'éducation et de santé. Selon elle, le schéma d'investissement en Afrique est très important.

"Je pense au secteur d'énergie, de l'eau, et des transports. Nous allons privilégier les investissements dans les infrastructures régionales. Notre budget est passé dans ce secteur, de 600 millions de dollars il y a quelques années de cela, à 3,6 milliards de dollars aujourd'hui " a souligné la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique.

En conclusion à ses propos liminaires, elle a affirmé que, quel que soit le concours apporté par les partenaires au développement, ce sont les Etats et leurs citoyens qui peuvent assurer le développement de leurs pays. Selon elle, les citoyens doivent pouvoir s'ajuster en fonction de ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. Elle a lancé un appel aux médias qui doivent aider les citoyens à comprendre ce qui se passe dans le monde. La Banque mondiale, quant à elle, a souligné Mme Obiageli Katryn Ezekwesili, doit aider à mobiliser les bailleurs de fonds pour que le continent parvienne à maintenir son niveau de croissance. Répondant à une question du quotidien, Le Sahel, relative aux impacts réels à court et moyen terme de la crise financière internationale sur les économies des pays africains, l'économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique, M. Shantanayan Devarajan, a indiqué qu'il y aura une perte de 2,5% du PIB cette année. A moyen terme, devait-il ajouter, il faudrait qu'il y ait des réformes économiques pour que l'Afrique puisse bénéficier de la relance économique globale.

(Source : Sahel quotidien du 23 avril 2009)

------------------------

Qu’est-ce que procinvest ?

Procinvest est un programme de partenariat pour la promotion des investissements et de transferts de technologie vers les pays ACP entreprise par la Commission européenne au nom et pour compte du Groupe de Etats ACP. Il est financé par le 8ème Fonds européen de développement et géré par une unité autonome au sein du centre pour le développement de l’entreprise, sous la supervision d’EUROPEAID, l’Office de Coopération de la Commission européenne. Doté d’un budget de 110 millions d’euros, le Programme, démarré en 2002, a été prolongé jusqu’à la fin mars 2011. Procinvest soutient le renforcement institutionnel des organisations intermédiaires (OI) ACP, telles que les chambres de commerce, les associations commerciales et les agences de promotion des investissements, pour leur permettre d’améliorer leurs services et accroître les opportunités d’affaires et leurs membres. Procinvest travaille également avec les Groupements économiques et les organisations régionales afin de faciliter les programmes d’intégration régionale. Nos Activités : une facilité de subventions pour l’appui au renforcement institutionnel : cette facilité appuie les OI dans leur démarche de développement de services durables à leurs membres. Elle couvre les aspects suivants du renforcement institutionnel :

-Engager un dialogue avec le secteur public au nom et pour compte de leurs membres ;
-Offrir une meilleure panoplie de services aux membres ;
-Promouvoir les partenariats d’affaires ;
-Développer des réseaux avec les OI de différents pays et régions ;

Procédure :

-Appel à propositions : 15 décembre 2008, 27 février et 29 mai 2009 ;
-Subvention minimum de 500 000 £ ;
-Contribution de Procinvest (90% si le requérant principal est ACP, 80% si UE) ;
-Tous les secteurs et thèmes sont couverts ;
-Les requérants doivent être des OI régionales ou groupes d’OI nationales représentant au moins deux pays ACP ;
-Gestion de la subvention par les OI.

Une facilité d’assistance technique pour appuyer les OI dans :

-La préparation de propositions de projets en vue d’une subvention (comme ci- dessus) ;
-La définition et l’identification avec les OI des capacités à renforcer, notamment par l’analyse de besoins, des formations, des projets pilotes, des échanges de bonnes pratiques ;
-L’identification et l’accès aux sources de financement les plus appropriées pour la réalisation de leurs projets

Procédure :

-Sur demande et délivrée par l’apport d’expertise ;
-Jusqu’à 200 000£ ;
-Gestion par procinvest.

Une communauté de bénéficiaires, experts et bailleurs de fond offrant :

-Une plateforme de réseaux pour identifier partenaires et bailleurs pour les projets ;
-Création et dissémination d’information sur les affaires et les investissements, des opportunités de coopération et renforcement institutionnel et par les bénéficiaires ;
-Diffusion de « boîtes à outils » et manuels de bonnes pratiques.

Procédure :

-Affiliation par demande à procinvest ;
-Appui direct aux OI à leur demande (jusqu’à 200 000£) ;
-Basé sur une identification des besoins avec procinvest.

Pour toute information sur les activités et contacts : www.proinvest-eu.org unité de gestion Procinvest, centre pour le développement de l’entreprise Avenue Hermamnn-Debroux 52, B-1160 Bruxelles, Belgique
Tél. : +32 2 679 18 50
Fax : +32 2 679 18 70
Email : infos@proinvest-eu.org

-------------------------

Cérémonie de signature d’une convention de collaboration entre la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat
du Niger (CCAIAN) et l’Institut National
de la Statistique (INS)

Au cours d’une cérémonie officielle tenue le jeudi 24 avril 2009 à partir de 15h30 dans les locaux de l’Institut National de la Statistique, le Secrétaire Général de la CCAIAN, Monsieur Chaibou Laouali a procédé à la signature d’une convention de collaboration avec le Directeur Général de l’INS, Monsieur Abdoulahi Beidou.

La cérémonie s’est déroulée en présence des cadres techniques des deux institutions.

Les deux responsables se sont réjouis de la signature de cette convention qui permettra sans doute de renforcer et d’améliorer les capacités de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données socio-économiques en vue de mieux servir les utilisateurs d’informations économiques.

Ayant pris conscience de l’importance de l’information économique et de la production des statistiques fiables dans notre pays, la CCAIAN et l’INS ont décidé désormais d’unir leurs efforts en matière de collecte, de traitement et de diffusion des données économiques et commerciales.

La signature de cette convention sera suivie très bientôt de l’élaboration d’un plan d’actions pour les cinq (5) années à venir.

-------------------------

Convention de Partenariat entre la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger (CCAIAN) et l’Institut National de la Statistique (INS)

Entre d’une part :

La Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger (CCAIAN)

Et d’autre part


L’Institut National de la Statistique (INS)

Il est convenu ce qui suit :

Chapitre I : Objet et cadre de la convention

Article1 : Objet de la convention
La présente convention a pour objet de créer un cadre de partenariat entre la CCAIAN et l’INS afin de renforcer et d’améliorer les capacités de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données socio-économiques.

Article 2 : Cadre de la convention
La mise en œuvre de cette convention se fera en conformité avec les statuts et règlements de la CCAIAN et de l’INS.
 
Chapitre II : Engagements et obligations des deux parties

Article 3 : Engagements de l’Institut National de la Statistique :

L’INS s’engage à :

  1. mettre à la disposition de la CCAIAN des informations statistiques, économiques et commerciales pour l’alimentation de son fichier consulaire ;
  2. apporter un appui à la réalisation d’études ;
  3. apporter un appui à la formation du personnel de la CCAIAN chargé de la collecte, du traitement, de l’analyse et de la diffusion des données statistiques.

Article 4 : Engagements de la CCAIAN:

Au terme de cette convention de partenariat, la CCAIAN s’engage à :

  1. Mener des actions d’information et de sensibilisation à l’endroit des opérateurs économiques pour faciliter la collecte d’informations statistiques ;
  2. Utiliser les données de l’INS pour la mise à jour régulière du fichier consulaire ;
  3. Mettre à la disposition de l’INS les données disponibles sur la démographie des entreprises au Niger et toutes autres informations statistiques.

Article 5 : Dispositions Communes aux deux parties
Les parties s’engagent à :

  1. Mobiliser en commun les moyens humain, matériel, financier et technique pour mener des enquêtes et des études socio-économiques ;
  2. Utiliser les nomenclatures en vigueur au Niger ;
  3. Mettre en place un répertoire national des entreprises ;
  4. Œuvrer, en relation avec d’autres structures, à la mise en place d’un système d’information fiable au Niger.

La mise en œuvre des engagements se fera sur la base de programme de travail et de rencontres périodiques.

Article 6 : Suivi de la mise en œuvre de la convention

Les parties signataires de la présente convention suivront périodiquement l’évolution de sa mise en œuvre et mettront en place un mécanisme de coordination pour sa bonne exécution.

Article 7 
: Prise d’Effet et Durée

La  présente convention prend effet à compter de la date de signature et pourra être modifiée d’accord partie.

Fait en deux (2) copies originales

Niamey, le 24 avril 2009

Pour la CCAIAN :
CHAIBOU LAOUALI   

 Pour l’INS :             
ABDOULLAHI BEIDOU

-------------------------

Visites à la CCAIAN du Directeur Général
pour le Niger, du Groupe espagnol
Progosa-Investment

Le Directeur Général du Groupe Progosa Niger, Monsieur Buia Alexandre a été reçu par le Secrétaire Général de la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger, Monsieur Chaibou Laouali le mercredi 22 avril 2009, puis par la Secrétaire Générale Adjointe Madame Maigana Fatima le mardi 28 avril 2009.

Ces visites rentrent dans le cadre d’une prise de contacts avec le milieu d’affaires nigérien initiée par le Groupe dans la perspective de la création de ports secs à Dosso et à Niamey.

Présente au Niger depuis bientôt quatre (4) ans, Progosa est un groupe spécialisé dans la création de ports secs qui, constituent une alternative aux solutions de transport pour les pays de l’hinterland en ce sens qu’ils servent de relais entre les ports humides et les pays destinataires.

Le Groupe a développé des expériences en Afrique dans ce domaine notamment au Mali et en Libye. Avec l’avènement des ports secs, les opérations logistiques de manutentions et de transports des marchandises sont simplifiées et optimisées pour les opérateurs économiques qui peuvent désormais affréter leurs marchandises directement à ces nouveaux terminaux.

 
 C’est donc en vue d’une mise en concession de la gestion et de l’utilisation de ces ports que Progosa cherche des partenaires opérateurs économiques ou institutionnels.

Le Secrétaire Général s’est félicité de cette initiative et a souligné l’importance d’un tel projet pour le Niger au regard des grands chantiers en cours de réalisation tant dans le domaine minier que pétrolier.

Le besoin et l’intérêt sont donc réels pour le Niger quant aux initiatives devant permettre aux opérateurs économiques de mener à bien leurs transactions commerciales à travers des infrastructures appropriées susceptibles de leur offrir toutes les commodités.

Progosa pourra par conséquent compter sur la Chambre de Commerce pour un plaidoyer au niveau des opérateurs économiques afin de susciter leurs intérêts et obtenir leur pleine adhésion. La CCAIAN également pourra participer à sa gestion comme c’est le cas  de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso qui gère le terminal de Bobo Dioulasso.

En tant que représentante de la CCAIAN au sein du comité de pilotage du port sec de Dosso, la Secrétaire Générale Adjointe a aussi exprimé l’intéressement de notre Institution à participer à la construction et à l’exploitation de ce port.

Au sujet du partenariat CCAIAN-Progosa, il pourrait être envisagé sous la forme d’une complémentarité attribuant à la CCAIAN la gestion des relations avec les acteurs, et à Progosa le traitement de tous les aspects techniques. Elle a alors suggéré à Monsieur Buia Alexandre de soumettre à la Chambre, un projet de partenariat.

  Très satisfait de ces entrevues, le Directeur Général de Progosa a annoncé l’arrivée à Niamey de leur Président Directeur Général. Cette visite sera l’occasion d’approfondir les discussions entamées.
 

-------------------------

Assemblée Nationale : Adoption du projet de loi modifiant et complétant la loi N°70-17
du 27 août 1970 portant
création de l’OPVN

Les députés ont examiné et adopté, le 28 avril 2009, le projet de loi modifiant et complétant la loi n°70-17 du 27 août 1970 portant création d'un Etablissement de l'Etat chargé de la commercialisation des produits vivriers dénommé OPVN. Il faut rappeler qu'à sa création, l'OPVN avait pour mission d'organiser la commercialisation des produits vivriers et de constituer des stocks régulateurs en vue de stabiliser le prix à la production et à la consommation. A cette occasion, il a d'ailleurs annoncé le lancement d'une nouvelle opération de 100.000 tonnes de riz pour réguler le marché national.

Les missions premières de l'OPVN furent modifiées et consistent pour l'essentiel à l'acquisition des céréales sur les marchés excédentaires et leur acheminement vers des zones déficitaires. C'est ainsi qu'il lui a été confié la gestion du stock national de réserve dans le cadre du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. 

 Les changements apportés au statut juridique de l'Office des Produits Vivriers du Niger visent une meilleure clarification des missions commerciales et des missions sociales que l'Office est appelé à mener et qu'il faut séparer nettement pour une bonne gestion et un bon suivi de ses activités tant principales que secondaires. 

Lors du débat sur ce texte tous les intervenants ont tenu à mettre en exergue l'importance de l'OPVN dans un pays sahélien où les campagnes sont chroniquement déficitaires et surtout la mission qu'il peut toujours assurer comme instrument de régulation, face très souvent à la véritable loi de prédation que font régner les marchands spéculateurs de vivres vis-à-vis des populations aux revenus modestes. Les députés ont approuvé ce projet de loi par 81 voix pour ; 0 voix contre et 0 abstention.
 

Prenant la parole après le vote de ce texte, le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Halidou Badjé, a salué le geste des députés mais aussi la farouche  volonté politique qui anime le Président de la République dans le choix d'assurer la sécurité alimentaire des populations nigériennes. "Son souci a toujours été, dira Halidou Badjé de voir l'OPVN plus sain et plus performant".

Il a rappelé, à ce titre, les initiatives du Président de la République comme les opérations de cessions de vivres à prix modérés et celles de commer-cialisation directes de niébé à des prix rémunérateurs pour les producteurs ruraux et qui n'auraient pas été possibles sans l'OPVN. A ce propos, il a d'ailleurs annoncé le lancement d'une nouvelle opération de 100.000 tonnes de riz pour réguler le marché national.

Source : Sahel quotidien du 29 avril 2009

-------------------------

L'évolution des prix à la consommation à Niamey en mars 2009

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse de 0,8% en mars 2009 par rapport au mois précédent.
 En glissement annuel (mars 2009 par rapport à mars  2008), le taux d’inflation poursuit son ralentissement en s’établissant à +8,7% contre +10,4% un mois  auparavant et +13,6% à fin décembre 2008.
Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 26,3% en mars 2009, par rapport au même mois de l’année précédente.

Le taux d’inflation en moyenne annuelle se stabilise à +12,0% en mars 2009. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence.
La baisse du niveau général des prix en mars 2009 par rapport au mois précédent a été essentiellement occasionnée par celle des prix de la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-2,2%). Cette baisse a été soutenue par un repli des prix au niveau de la fonction « Santé » (-0,2%).

 En revanche, l’ampleur de la baisse du niveau général des prix a été atténuée par la hausse des prix des produits composant les trois fonctions suivantes : « Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (+0,1%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+2,9%) et « Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,1%).
Relativement à la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », la baisse enregistrée en mars 2009 concerne les prix des produits suivants : les fruits (-8,3%), les légumes frais (-6,1%), les céréales non transformées (-3,7%), les viandes (-3,5%), les poissons (-1,3%) et les condiments (-0,6%).

S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la baisse globale de 3,7% de leurs prix en mars 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des prix des sacs de 100 kg de maïs (-2,1%), de 50 kg de riz (-1,4%) et des tias (mesures locales) de mil (-18,8%) et de sorgho (-3,9%). Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho, ils sont ressortis respectivement en hausse de 0,6% et 0,3%. 
Ainsi, le prix du sac de 100 kg de maïs est passé de 20.047 FCFA en février 2009 à  19.625 FCFA en mars 2009. Celui du sac de  50 kg de riz est ressorti à 23.825 FCFA en mars 2009 contre 24.163 FCFA en février 2009. Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho qui ont évolué à la hausse, ils sont passés, respectivement en moyenne, de 19.994 FCFA et 18.556 FCFA en février 2009 à 20.109 FCFA et 18.609 FCFA en mars 2009.

Pour les trois fonctions ayant atténué la baisse du niveau général des prix, les hausses des prix des produits suivants ont été relevées : le tabac (+0,1%), le bois de chauffe (+17,2%) et les articles de ménage en textile (+0,7%).
Les prix des carburants et lubrifiants sont restés stables à la pompe en mars 2009, à 476 FCFA le litre pour l’essence super 91 sans plomb, 492 FCFA pour le gaz oil et 552 FCFA pour l’essence mélange.

Source : Institut National de la Statistique, 2009

-------------------------

En profondeur : Les problèmes du transport routier ralentissent  le développement

Au mois de mars, la Directrice d’une entreprise de transport routier en avait assez d’entendre ses chauffeurs se plaindre d’un nombre de plus en plus important de postes de contrôle où les agents de la police, de la gendarmerie et des douanes leur demandaient de verser des pots de vin. Elle est allée au bureau du Ministre de l’Intérieur pour lui parler directement.

 
<- Vue d'une route barrée
<-

Concrétiser le transport routier

Deux semaines plus tard, le Ministre annonçait une réduction du nombre de postes de contrôle au Mali. On spécule sur l’incidence que cette réunion a eu sur cette annonce mais son initiative constitue un moyen de s’occuper des problèmes bien connus du transport en Afrique de l’Ouest : Le secteur privé a un rôle important à jouer et la volonté politique est un moyen important de résoudre ces problèmes.

Bref, le transport routier en Afrique de l’Ouest coûte trop cher et prend trop de temps. De tous les coûts, hormis les taxes que les importateurs et les exportateurs doivent payer pour déplacer la marchandise, le transport représente le plus gros coût : Jusqu’à 70 pour cent selon les études du Centre pour le Commerce. D’autres études ont montré que le coût de transport des marchandises en Afrique de l’Ouest était parmi les plus élevés au monde.

Des retards minent le mouvement des biens et des personnes avec des conséquences néfastes.  Selon une étude de 2006 de la Banque Mondiale chaque jour de retards le long d’un axe d’exportation réduit d’environ 1 pour cent les volumes d’exportation d’un pays. A titre d’exemple, l’étude montrait que si le Burkina Faso réduisait le temps entre la sortie d’usine et l’expédition, de 71 jours à 27 jours, «les exportations pourraient augmenter de près de 45 pour cent». Pourquoi le transport est-il si cher en Afrique de l’Ouest ? Et que faut-il faire pour réduire les coûts et accélérer le mouvement des marchandises dans toute la région ? Les spécialistes conviennent que répondre à ces questions est essentiel pour augmenter le développement économique et renforcer la coopération régionale.

La bonne nouvelle c’est que les problèmes qui touchent le transport sont bien décrits. On s’accorde sur ce que sont ces problèmes, sur ce qui les provoque et ce qu’il faut faire. La mauvaise nouvelle c’est que les études n’ont pas souligné le rôle que le secteur privé peut – et certains diraient, doit  jouer en vue de résoudre les problèmes. Selon le Dr Andy Cook, spécialiste du transport au Centre pour le Commerce «Le secteur privé a un rôle très important à jouer dans la résolution des  problèmes de transport de l’Afrique de l’Ouest». «Le mauvais état des infrastructures, les retards et la corruption au niveau du transport routier ont un gros impact sur le secteur privé et les entreprises doivent s’attaquer directement aux problèmes pour améliorer les choses». Les malheurs du transport routier causent beaucoup de frustrations -  peut-être surtout parce que si peu semble avoir changé pendant des décennies.

«Depuis que je suis consultant, depuis plus de 20 ans, nous parlons de ces problèmes» a déploré un spécialiste du transport lors du Salon International des Transports d’Afrique de l’Ouest (SITRAO), la première conférence régionale  sur le transport qui s’est tenue en mars à Bamako. «Ces problèmes pourraient être réglés demain. Tout ce qui manque c’est la volonté de le faire».
Le contexte du transport : Les importateurs et les exportateurs utilisent des camions, des trains, des bateaux et des avions pour transporter les marchandises en Afrique de l’Ouest et  en dehors de l’Afrique de l’Ouest. Chacun de ces moyens de transport a ses avantages et ses inconvénients et ensemble ils font bouger les économies de la région et permettent de subvenir aux besoins quotidiens des plus de 300 millions de personnes dans la région. Les avions sont parfaits pour un exportateur tel que la Pirogue Bleue, une entreprise sénégalaise spécialisée dans le poisson et les fruits de mer soutenue par le Centre pour le Commerce qui exporte du poisson frais vers l’Europe.

Le poisson et les fruits de mer arrivent rapidement, prêts pour la vente sur les marchés aux poissons dans des villes telles que Milan, Athènes et Paris. Mais la voie aérienne est le moyen le plus cher de transporter des marchandises. En dehors du transport aérien, l’expédition internationale est axée en grande partie sur les porte-conteneurs qui apportent chaque mois des milliers de caisses en métal de 20 à 40 tonnes en Afrique de l’Ouest. Les bateaux de marchandises sont aussi fréquents et dans beaucoup de cas saisonniers. Il est important d’améliorer les ports pour faciliter le trafic. Ces bateaux transportent la marchandise le long de la côte de l’Afrique de l’Ouest vers des destinations internationales bien que très peu aillent directement au port d’escale final, augmentant ainsi le temps de transit et les coûts.

Les trains sont un bon moyen de transport pour les exportateurs de matières premières et les importateurs de denrées alimentaires non péris-sables. Les trains peuvent transporter de plus gros chargements que les camions et transportent en général la marchandise plus rapidement. Selon un spécialiste du secteur, le transport ferroviaire n’implique pas non plus le versement d’autant de pots de vin en chemin.

Mais le réseau ferroviaire dans la région est limité. Le système n’est pas non plus raccordé et la plupart des destinations ne se trouvent pas sur les lignes de chemin de fer, ce qui exige l’utilisation du transport routier aussi.

Les camions rivalisent avec les trains pour les produits exportés et importés dans la région. Louer un camion revient en général moins cher qu’utiliser le train même si c’est plus risqué en raison des mauvaises routes et qu’il faut plus de temps pour livrer la marchandise. Différentes raisons, des nids de poule qui engloutissent les camions aux procédures douanières compliquées expliquent ces retards au niveau des ports.

Le transport routier est sans aucun doute la plus importante forme de transport de la région : Les camions transportent bien plus des marchan-dises que l’on déplace à travers l’Afrique de l’Ouest qu’aucune autre forme de transport. La région a environ 40 000 km de routes nationales inter-états  et des dizaines de milliers de camions.

Pourquoi est-il si difficile de se déplacer ? L’infrastructure routière est en mauvais état en Afrique de l’Ouest et n’a pas la capacité de satisfaire une demande toujours croissante. La surcharge des camions est courante et très importante. Une étude de 2008 du problème au Burkina Faso a montré qu’au moins un tiers des camions transportait en moyenne le double du poids qu’ils étaient censés transporter. La réglementation régionale autorise les camions à transporter jusqu’à 51 tonnes, 11,5 tonnes par essieu. Sur une certaine route, 60 pour cent des camions étaient surchargés, pesant 62 pour cent de plus que le poids autorisé. Les camions transportaient jusqu’à 30 tonnes par essieu et jusqu’à 142 tonnes au total. «La surcharge des camions est en train de détruire mes routes» a déclaré un cadre qui supervise des projets régionaux d’infrastructure. «Une route qui devrait durer 15 ans ne dure, au mieux, que huit ans». Les États abordent la surcharge grâce à l’utilisation de ponts-bascules. Mais comme le montre le 6ème rapport sur la corruption dans le transport routier, dans certains cas les agents de l’Etat n’utilisent les ponts-bascules que pour extorquer de l’argent aux routiers et n’exigent pas qu’ils paient une amende pour surcharge ou qu’ils déchargent l’excédent de marchandises.
Trop de postes de contrôle : Les rapports sur la corruption dans le transport routier du Centre pour le Commerce, amorcés en 2006, ont fourni des instantanés sur l’étendue des postes de contrôle le long des trois axes reliant Ouagadougou à Bamako, Lomé et Tema. Les résultats ne sont pas beaux : Au niveau d’au moins 90 postes de contrôle le long de ces axes, les routiers versent chaque année des centaines de milliers de dollars de pots de vin et la circulation des marchandises est par conséquent ralentie ou immobilisée. «L’argent versé n’est pas aussi grave que les retards accusés en raison des postes de contrôle» a déclaré le représentant d’une société de transport à Ouagadougou qui transporte des marchandises de cette ville au Port de Tema au Ghana. Sous les auspices de la CEDEAO, les États ont résolu de réduire le nombre de postes de contrôle mais ils n’ont pas en réalité mis en œuvre leur propre résolution.

Vieux véhicules :
Les camions qui transportent la marchandise dans toute la région sont  pour la plupart vieux et tombent trop souvent en panne, réduisant ainsi l’efficacité et contribuant aux accidents mortels de la route.

Différents règlements :
Les documents de transit qui devraient s’appliquer dans toute la région ne servent souvent que dans un pays donné. C’est pourquoi lorsqu’un camion arrive à une frontière le chauffeur doit présenter de nouveaux documents. «Un transporteur conduit de Lomé à Ouagadougou mais à la frontière il doit en fait jeter à la poubelle le document qui lui a été remis à Lomé» a déclaré un responsable du transport régional. «Ce serait plus efficace d’avoir un seul document».

Des entreprises de transport routier peu professionnelles :
Les entreprises de transport routier fournissent dans la région des services qui peuvent être divisés en deux catégories : Quelques entreprises sophistiquées avec un grand parc dans chaque pays et tous les autres, surtout des petites entreprises qui pourraient ne même pas être des entreprises de transport routier en soi mais plutôt des commerçants individuels qui ont acheté des camions et engagé des chauffeurs pour les faire marcher. Selon des spécialistes, les petites «entreprises» du secteur informel tendent à  opérer de façon peu méthodique et de manière improvisée. Elles sont inefficaces et risquent plus que les grosses entreprises de surcharger leurs véhicules et de verser des pots de vin pour passer les postes de contrôle. Les routiers du secteur informel sont aussi souvent analphabètes. Cela rajoute aux retards accusés par les importations et les exportations qui ont lieu dans un milieu bureaucratique. En outre, ces chauffeurs pourraient ne pas être au courant des lois et les règles en matière de circulation ce qui les rend vulnérables aux pots de vin exigés par les policiers et amplifie le risque que leurs camions ne satisfont.

Manque de compétition :
En 2008, une étude de la Banque Mondiale a en partie attribué les coûts élevés du transport routier au manque de compétition dans le secteur. Selon l’étude, les accords entre les pays côtiers et les pays sans débouchés sur la mer qui affectent un tiers du chargement aux entreprises de transport routier dans le pays côtier et deux tiers à celles qui se trouvent dans le pays sans débouché sur la mer avaient permis à des monopoles de se développer. Un système «d’attente» au niveau des ports permet d’appliquer ces accords. Une organisation au niveau de chaque port affecte des marchandises aux camions en fonction du règlement restrictif «un tiers, deux tiers». Dans ce système, les camions ont plus ou moins la garantie de transporter des marchandises ; ils se mettent simplement en file et attendent. Le système diminue l’intérêt qu’un propriétaire de camion a à investir dans un camion neuf : Si le camion a la garantie de recevoir un chargement, en quoi son âge  est-il important ? En outre, si le camion doit attendre pendant longtemps son chargement, cela l’incite à prendre autant de marchandises que possibles lorsqu’elles sont disponibles. Selon l’étude de 2008 de l’Union européenne, la réparation des camions en panne et des problèmes similaires identifiés comme «autres» constituaient la principale cause des retards. Toutefois, selon des spécialistes du secteur, dans certains ports au moins, le système  d’attente ne s’appliquait en fait qu’aux marchandises importées par les gouvernements et non par les entreprises du secteur privé, qui se taillent la part du lion des importations.

Utilisation inefficace des camions :
Il n’est pas rare de voir des camions vides sur les routes nationales de l’Afrique de l’Ouest. Les camions transportent des chargements de riz, d’huile de cuisine, de textile et autres marchandises importées des ports aux pays sans débouché sur la mer ; mais ils n’ont rien à transporter au retour. Le Centre pour le Commerce lance une étude sur le «voyage de retour» en vue de clarifier l’ampleur du problème et de faire des recommandations pour le résoudre.

L’œuvre du Centre pour le Commerce sur les questions relatives au transport implique fournir des informations clef aux partenaires sur les problèmes qui touchent le transport routier et les aider à identifier et à prendre les mesures nécessaires. Des rapports sur la corruption dans le transport routier ont aidé à mettre la question au premier plan et des rapports sur les coûts de transport des marchandises qui seront bientôt publiés montreront d’autres mesures à prendre. Pour résoudre les problèmes du secteur du transport il  faut des efforts concertés et des changements rapides soucieux de l’efficacité.

Supprimer les postes de contrôle :
Se débarrasser des postes de contrôle permettrait un mouvement plus facile des biens (et des personnes)  en beaucoup moins de temps et à moindres frais. Le Centre pour le Commerce et l’UEMOA ont publié des rapports trimestriels sur l’étendue de la corruption routière au Burkina Faso, au Ghana, au Mali et au Togo et sont en train d’élargir l’initiative cette année.

Si davantage de personnes compren-nent comment les postes de contrôle entravent le développement écono-mique, les fonctionnaires du gouverne-ment seraient alors contraints de tenir compte du problème. L’UEMOA élabore un nouveau moyen de s’occuper du problème : Coller une étiquette spéciale au point de départ sur les camions qui ont été entièrement contrôlés et dont le voyage a été approuvé.

L’étiquette indiquerait à la police, à la douane et à la gendarmerie que le camion ne devrait pas être retardé ou que l’on ne devrait pas lui demander de payer des frais «non autorisés» pour passer. L’étiquette pourrait entrer en vigueur en 2009.

Une autre tactique consiste à construire des postes frontaliers communs en vue de rationaliser le processus de franchissement de la frontière. Un tel poste est près d’être achevé au niveau de Cinkasse, une ville située à la frontière Togo-Burkina Faso et au moins une demi-douzaine d’autres sont prévus.

Renforcer la volonté politique :
Lorsque le Général Sadio Gassama, Ministre de l’Intérieur du Mali a déclaré le 12 mars à une salle pleine de partenaires du transport qu’il réduirait de moitié le nombre des postes de contrôle officieux le long des routes nationales avant le 1er avril, les applaudissements ont éclaté. Il a fait cette déclaration juste quelques minutes après que Amadou Bâ du Centre pour le Commerce a présenté les résultats du 6ème rapport conjoint du Centre pour le Commerce et de l’UEMOA sur la corruption routière, qui a encore une fois montré que le Mali avait la triste distinction d’avoir les pires niveaux de pots de vin et de retards au niveau du plus grand nombre de postes de contrôle des trois axes étudiés. «C’est un engagement important qui a été pris » a déclaré Ali Traoré, directeur général du Conseil Burkinabé des Chargeurs.

«C’est un signe d’une volonté politique, ce qui est remarquable. Cela réduira la corruption le long des routes. Nous avons tous applaudi à sa décision». Influencer la volonté politique implique d’abord le rassemblement d’informa-tions en vue d’informer les dirigeants du problème mais il faut aussi influencer l’opinion publique. Hamed Diane Semega, Ministre du transport du Mali a confirmé l’importance de renseigne-ments appropriés lorsqu’il a fait des commentaires sur les rapports sur la corruption routière. «Le rapport lui-même ne nous agace pas» a déclaré M. Semaga.

«En ma qualité de décideur, j’ai besoin d’avoir toutes les informations, qu’elles me plaisent ou non».

Investir dans les infrastructures :
Le secteur du transport a régulièrement besoin d’importantes sommes d’argent pour la construction de nouvelles routes et la réparation des vielles routes. Un fonctionnaire régional a déclaré que lors d’une réunion récente lui et ses collègues ainsi que des homologues d’autres agences avaient estimé qu’il fallait au moins 3 790 milliards de FCFA (environ 7,6 milliards de dollars américains) pour réparer toutes les routes dans les huit pays qui constituent l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine. Sur ce chiffre, environ 1 400 milliards de FCFA ont déjà été engagés par divers bailleurs de fonds la Banque Mondiale, l’USAID, l’Union européenne, la Banque Africaine de Développement et d’autres, y compris 316 millions de dollars américains pour la rénovation en cours des 739 km de l’axe Bamako-Dakar.

Mais au moment où les coûts de construction et de réparation des routes augmentent, l’aide au développement pour de tels travaux a baissé a déclaré Michael Pulichino, un spécialiste du transport, aux participants du SITRAO.  Par exemple, l’assistance de l’Union européenne destinée aux infrastruc-tures a baissé, de 19 pour cent de l’aide totale au développement pour la période allant de 1985 à 1994 à 11 pour cent pour la période allant de 1995 à 2004.

Empêcher les camions surchargés d’utiliser les routes nationales :
Comment l’Afrique de l’Ouest peut-elle protéger ses routes d’une dégradation rapide ?  Frapper les camions surchargés d’une amende élevée et les retirer des routes nationales pourrait entraîner une augmentation importante des frais de transport faisant monter les prix des produits offerts aux consommateurs. Certains pays utilisent les ponts-bascules pour arrêter les camions surchargés. Le fait qu’un grand nombre de propriétaires de camions ont renforcé leurs camions pour transporter une surcharge lourde  même vides leurs camions sont lourds complique le problème.  Des spécialistes proposent un genre de programme de rachat aux propriétaires de ces camions, les payant pour retirer leurs camions de la route. On ne sait pas trop bien la facilité avec laquelle l’on peut d’une manière ou d’une autre «supprimer le renforcement» d’un camion qui a été renforcé.

Libéraliser le secteur du transport routier :
La compétition pourrait entraîner une réduction des prix du transport.

Si l’étude de la Banque Mondiale qui a cité les monopoles comme étant la cause des frais élevés est exacte, les gouvernements devraient alors envi-sager de démanteler les systèmes qui entraînent les monopoles. Une compéti-tion saine entraînerait aussi le retrait des vieux camions des routes ils ne seraient en mesure de rivaliser efficacement avec des camions plus neufs.

Simplifier les règlements  et les appliquer uniformément dans toute la région :
Les règles en matière de transit ne devraient pas varier d’un État à l’autre. Les différences en matière de règles de transit entraînent le ralentissement des camions au niveau des passages de frontière et au niveau des ports. Des organismes régionaux ont établi des directives en matière de politiques mais il revient aux États membres de les appliquer. Le Centre pour le Commerce est en train d’analyser la différence entre ce que les États ont promis au niveau de la CEDEAO et ce qu’ils font réellement en pratique.

Utiliser les technologies de l’information pour suivre de près le mouvement des camions :
Le Ghana utilise actuellement les dispositifs GPS pour surveiller les camions qui vont au Nord au Burkina Faso, les douaniers n’ont donc plus besoin d’escorter les convois pour s’assurer qu’ils ne déchargent pas de cargaison sous douane en chemin.

D’autres pays envisagent l’utilisation des technologies de l’information pour rendre le transport plus efficace.  Ces technologies  pourraient par exemple être utilisées pour aider les camions vides à trouver un chargement lors de leur déplacement d’un pays sans débouché sur la mer vers un port. La nécessité d’un transport plus efficace, plus rapide à des prix plus compétitifs demeure importante en Afrique de l’Ouest. Sans une amélioration continue, les retards et les coûts continueront à peser sur le développement économique de la région.

(Source : Tradewinds, avril 2009).

-------------------------

Le Centre pour le Commerce ouvre le 18ème Centre Ressource AGOA

Le Centre pour le Commerce a ouvert un nouveau centre ressource le 18ème dans la région pour aider la communauté libérienne des affaires à comprendre et à tirer profit des dispositions de la Loi sur la Croissance et les Possibilités Economiques en Afrique (AGOA).

Une vue des participants

Un autre centre ressource est prévu au Nigeria est devrait être abrité par la Banque de l’Industrie. Au moins quatre autres centres fourniront des services améliorés d’ici la fin de l’année.

La Chambre de Commerce du Libéria abrite le tout dernier Centre Ressource AGOA (ARC). Plus de 50 entreprises et organisations ont assisté le 13 mars à l’ouverture de l’ARC. Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice des États Unis, a officiellement ouvert le complexe en compagnie de l’honorable Miata Beysolow, Ministre libérien du Commerce et de l’Industrie et de l’honorable Florie Lister, Représentant américain au Commerce pour l’Afrique. Selon Massa R. Lansanah, Secrétaire Général de la Chambre de Commerce du Libéria, «la communauté des affaires doit demeurer enthousiaste et identifier et adopter les meilleures pratiques commerciales». Fall, Coordinateur AGOA du Centre pour le Commerce a formé Anthony Flahn, nouvel administrateur de l’ARC au niveau de préparation à l’exportation et à l’utilisation de la trousse à outils de l’AGOA. M. Flahn est étudiant en administration publique à l’université du Libéria. Il était assistant administratif du Ministre de l’Agriculture du Libéria avant de devenir le coordinateur. Selon M. Fall, « l’utilisation de la Chambre de Commerce du Libéria constitue une bonne occasion de créer une tribune pour un dialogue entre le secteur public et le secteur privé ». Au mois de mars, Robin Sanders, Ambassadeur des États Unis au Nigeria, Vanessa Adams, Directrice du Centre pour le Commerce et la Banque de l’Industrie ont signé un Protocole d’Accord pour l’établissement d’un nouveau centre ressource au Nigeria, abrité par la Banque. Selon M. Fall, les Centres ressources dans des pays sélectionnés éligibles à l’AGOA fourniront des services améliorés dans les mois à venir. Les ARC améliorés auront une plus grande capacité d’aider la communauté des affaires dans les différents pays. «Les ARC améliorés collaboreront avec tous les partenaires appropriés pour élaborer des stratégies en vue de mieux tirer profit de l’AGOA» a t-il déclaré.  «Les principales différences entre les centres actuels et les nouveaux centres seront que les ARC améliorés auront davantage de personnel et un meilleur accès aux fonds pour effectuer davantage d’activités».

Le premier ARC amélioré s’ouvrira en avril 2009 au Cameroun. En mai, deux de plus s’ouvriront, un au Burkina Faso et l’autre au Bénin. «L’ARC amélioré aura un personnel permanent qui travaillera constamment en liaison avec d’autres partenaires et avec l’aide de la Chambre de Commerce amènera toutes les entreprises que nous n’avons pas encore atteintes» a affirmé Emmanuel Eno-Mbei, coordinateur de l’ARC pour le Cameroun et conseiller technique du directeur de la Chambre du Commerce du Cameroun. «Le personnel permanent aidera aussi les entreprises qui veulent exporter à petite échelle».

Le Congrès américain a adopté l’AGOA en l’an 2000. La loi offre des mesures incitatives tangibles aux pays africains pour les aider à ouvrir leurs économies et à développer des marchés libres. Les pays africains éligibles peuvent exporter environ 6 400 articles vers les États Unis en franchise douanière aux termes de la loi qui expire en 2015. Selon les statistiques les plus récentes du Ministère américain du Commerce, les importations non-pétrolières réalisées dans le cadre de l’AGOA ont augmenté de 51 pour cent en 2008. Le chiffre exact était de 5 milliards de dollars a déclaré l’agence.

L’AGOA a un impact sur l’Afrique et le secteur privé ainsi que les gouvernements africains peuvent bien se placer pour en tirer parti. Les Centres Ressources AGOA servent de centres d’information qui informent les entreprises sur les exigences en matière d’exportation dans divers pays. Ils distribuent aussi la trousse à outils de l’AGOA du Centre pour le Commerce, un CD-ROM contenant des ressources sur le développement des exportations et d’autres matériels didactiques. Les ARC envoient aussi les entreprises prêtes pour l’exportation au Centre pour le Commerce pour une assistance technique.

Source : Tradewinds, avril 2009

---------------------------

Recommandations de la conférence régionale sur la protection de la propriété intellectuelle « frontières et au-delà »

Dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon et la piraterie dans ses Etats membres, la CEDEAO en collaboration avec le Ministère du Commerce Américain, a organisé du 21 au 23 février 2009 à Accra au Ghana, une conférence régionale sur la protection de la propriété intellectuelle « frontières et au-delà ».

Cette conférence a  eu pour objectif de sensibiliser les responsables chargés de l’application des droits de la propriété intellectuelle sur l’importance de la protection intellectuelle, son impact sur les économies de la région et les normes de protection internationales à atteindre.

La conférence a fait ressortir la nécessité de promouvoir des mécanismes pour une plus grande communication et une coordination entre les organismes chargés de l’application des droits de la propriété intellectuelle.

A l’issue des travaux, il a été recommandé aux Etats membres d’encourager les opérateurs économiques à notifier aux services des douanes les titres de propriété intellectuelle sous lesquels ils mènent leurs activités.

---------------------------

Signature d’un accord de prêt entre le Niger et la BIDC : environ 3,5 milliards de FCFA pour le financement du barrage de Kandadji

Le Ministre de l'Economie et des Finances, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, et le Président de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), M. Christian Narcisse Adovelande, ont procédé, lundi 06 avril 2009 au cabinet du Ministre de l'Economie et des Finances, à la signature d'un accord de prêt d'un montant de 4.753.463 unités de compte, équivalant à 3,5 milliards de FCFA.

Une vue de la table de séance

Ce prêt est destiné au financement du projet de construction du barrage de Kandadji et de ses ouvrages annexes, faisant partie du programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger. Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Haut Commissaire à l'Aménagement de la vallée du fleuve Niger, du Secrétaire général et des cadres centraux du Ministère de l'Economie et des Finances.

Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Ministre de l'Economie et des Finances, a souligné que cet important appui    financier contribuera à la réalisation du Barrage de Kandadji qui, depuis longtemps, constitue une des premières priorités du Niger. Par ce geste, a ajouté M. Ali Mahamane Zeine, notre banque, vient confirmer sa place comme institution régionale de financement du développement des pays membres de la CEDEAO.

La participation de la BIDC au bouclage du financement de cet important programme a été hautement appréciée par les autorités et les populations nigériennes.  Le ministre devait souli-gner que la présente cérémonie revêt une importance capitale pour le gouvernement, car elle donne un signal fort à l'endroit de tous les autres partenaires pour l'engagement des institutions à la participation au financement des opérations de développement. Il a ajouté que cet important programme a fait l'objet d'une évaluation conjointe de tous les principaux partenaires du Niger en mars 2008.

A l'issue de cette évaluation, tous les partenaires ont réaffirmé leur engagement à participer au financement de la réalisation de cet important ouvrage. En effet, devait préciser M. Ali Mahamane Lamine Zeine, l'objectif global du programme est de contribuer à réduire la pauvreté grâce à la régénération naturelle, l'amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en énergie. Il a, au nom du gouverne-ment et des populations nigériennes  exprimé toute notre reconnaissance aux plus hautes autorités de la BIDC pour ces appuis multiformes en faveur de notre pays.

Auparavant, le président de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO, M. Christian Narcisse Adovelande, a souligné que l'accord de prêt est destiné au financement d'un projet qui est de la plus haute importance pour le Niger et la BIDC, à savoir le projet de construction du barrage de Kandadji et de ses ouvrages annexes, qui fait partie du programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger.

Ce barrage, tout comme celui de Taoussa au Mali et Fomi en Guinée, devait-il ajouter,  appartient au program-me d'investissement prioritaire (2008-2012) de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) et s'inscrit dans un schéma de gestion concertée des précieuses ressources de ce majestueux outil naturel de développement qu'est le fleuve Niger. Il aura une capacité de 1,6 milliard de m3 et permettra de garantir un débit minimum de 120 m3/s. La zone d'influence du programme couvre quatre départements du Niger, pour une population de 2,5 millions d'âmes. Le projet vise plusieurs objectifs dont la régénération des écosystèmes fluviaux ; l'augmentation  des  productions agricoles et animales ; et la production d'énergie.

La pertinence de la réalisation de ce projet a persuadé la BIDC  de s'y associer en acceptant de le financer à hauteur de 4,7 millions d' UC correspondant à 7,5 millions USD, soit environ 2,4 % du coût total du projet.  Selon M. Christian Narcisse Adove-lande, ce nouvel engagement porte à un total de 5,9 millions d' UC, soit environ 4,3 milliards de FCFA, l'ensemble des prêts consentis par la BIDC à la République du Niger.

Il a ajouté que la BIDC a conscience que le Niger en attend davantage d'elle. Elle a particulièrement conscience de la nécessité de mobiliser des ressources concessionnelles lui permettant d'assouplir davantage ses conditions de financement, afin d'en faciliter l'accès de ses Etats membres et notamment, le Niger. 

Il a annoncé que la 22ème réunion du Conseil d'administration de la BIDC tenue le 31 octobre 2008, a décidé d'assouplir les conditions de financement du projet de développement de l'élevage dans la région du Liptako-Gourma, par un allongement à la fois du délai de grâce et de la durée du remboursement.

(Source : Sahel quotidien du 7avril 2009)

---------------------------

Rencontre du Gouverneur de la BCEAO avec les Directeurs Généraux des Banques et Etablissements Financiers du Niger sur la crise financière et monétaire internationale :
des échanges édifiants sur l’impact de la crise
sur le système bancaire de l’UEMOA

Le Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley a rencontré, le 14/04/2009 dans les locaux de l'agence centrale de Niamey, les directeurs généraux des banques et établissements financiers de notre pays. Il s'agit pour le gouverneur d'écouter et d'échanger avec les professionnels des banques et établissements financiers sur les impacts de la crise financière et économique sur le système bancaire de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Une vue des participants

Au sortir de cette rencontre, le gouverneur de la BCEAO a animé une conférence de presse au cours de laquelle, il est largement revenu sur les discussions, les impacts de cette crise sur les économies de l'union mais aussi les mesures prises par ladite institution pour protéger le système bancaire régional.

La rencontre s'est déroulée en présence du Directeur national de la BCEAO M. Mahamadou Gado. Cette démarche entre dans le cadre des mesures d'anticipation préconisées par la banque centrale dès le déclenchement de cette crise, démarche basée sur le dialogue permanent avec la profession bancaire. Avant l'étape du Niger, le gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley s'est  successivement rendu au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso et au Togo.

Le Directeur national de la BCEAO, M. Mahamadou Gado et le Président de l'Association des professionnels des banques et établissement financiers du Niger (APBEF-N) M. Alassane Koné se sont réjouis de cette initiative du gouverneur de la banque centrale. M. Mahamadou Gado a salué ''la volonté de dialogue et de concertation'' constamment affichée par le gouverneur de la BCEAO dans ses actions. Une démarche qui, selon lui ne peut que consolider la politique monétaire et le système financier de l'Union.

Le Directeur national de la BCEAO a par la suite présenté succinctement le paysage financier nigérien. Il est composé de 10 banques en fin décembre 2008 alors que le nombre de guichets est passé de 19 en 2000 à 72 en fin 2008.

Par ailleurs, les activités du système bancaire nigérien ont connu une nette amélioration.

Les emplois et les ressources des établissements financiers ont respective-ment progressé de 35% et 16% en 2008, les crédits à l'économie (+37%) et les dépôts (+13%). Le total du bilan s'est accru, selon M. Mahamadou Gado, de 19,4% en 2008. Le portefeuille des établissements de crédit s'est lui aussi amélioré.

Ainsi, les taux brut et net de dégradation se situent respectivement à 16,5% et 7,5% en fin 2008 contre 21,8% et 10,7% un an plutôt. A l'entame des discus-sions, le gouverneur de la BCEAO s'est réjoui de ce dynamisme et de l'assainissement du système bancaire nigérien. Tirant un bilan partiel de cette tournée, lors de la conférence, M. Philippe-Henry Dacoury-Tabley s'est dit soulagé du fait que les prévisions faites par la Banque centrale dès le déclenchement de cette crise se sont avérées justes. ''La banque centrale ne s'est pas trompée dans ces analyses'' a-t-il indiqué.

En effet, comme l'avaient prévu les analyses de la banque centrale, la crise dans sa version financière ne touche pas nos banques du fait de l'absence ''des effets toxiques'', par contre les banques pourraient craindre la dégradation de leur situation du fait de la détérioration de l'environnement économique selon M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley.

Cette crise frappe, dans sa version économique, nos pays. Selon le gouverneur de la BCEAO, les entrep-rises notamment celles essentiellement tournées vers l'exportation connaissent des difficultés dues au rétrécissement des débouchés  et à la baisse de la demande chez les pays importateurs.

Certaines filières agricoles comme l'huile de palme, l'hévéa, le coton connaissent des difficultés.  Au Niger, où l'uranium est le produit moteur, la situation est plus reluisante.

Les prévisions en terme de taux de croissance sont en hausse selon le gouverneur de la BCEAO, alors qu'ils ont été revus  à la baisse pour l'ensemble des sept (7) autres pays de l'union.

''Le Niger se porte bien et résiste mieux à la crise. Il résiste mieux du fait des dispositions prises par la Banque centrale et les autorités du pays, mais aussi du fait des gros investissements prévus dans le secteur minier et enfin du fait du bon comportement de la production agricole 2008'', a indiqué M. Philippe-Henri Dacoury Tabley. Une telle situation s'est répercutée sur les banques qui ont une meilleure  visibilité sur l'avenir.

Cependant, observe le gouverneur de la BCEAO, des petites difficultés ont été signalées notamment avec les cor-respondants des nos banques à l'extérieur.

''Ces difficultés ne sont pas dues aux banques nigériennes, mais du fait de la situation difficile des banques avec lesquelles elles traitent à l'étranger'', précise-t-il.

Globalement, il n'y a pas péril en la demeure selon le Gouverneur de la BCEAO.

Mais la consigne reste ''une vigilance extrême'' et ''une analyse des canaux par lesquels la crise peut pénétrer nos pays'', car, ajoute-t-il, ''nos banques et nos économies n'évoluent pas en autarcie''. 

En terme de mesures prises par la BCEAO dès le déclenchement de cette crise en vue de prévenir ses effets néfastes sur le système bancaire de l'Union, le gouverneur cite entre autres, la mise en place d'une cellule de veille (qui a analysé les impacts directs de cette crise sur notre système bancaire), le maintien d'un niveau optimal de liquidité pour accompagner le système bancaire communautaire, le maintien du dialogue permanent avec le secteur bancaire, le contact avec les autorités des pays membres en vue de leur sensibilisation sur le remboursement des dettes des entreprises publiques et des Etats vis-à-vis des banques.

La banque centrale maintiendra ces mesures a rassuré le gouverneur de la BCEAO.

Source : sahel quotidien du 15 avril 2009.

---------------------------

Signature de deux conventions au Fonds de Solidarité Africain (FSA) : le FSA apporte
sa garantie au développement de
la micro finance au Bénin

La micro-finance comme outil de lutte contre la pauvreté, connaît un développement dans nos pays et cela, malgré des problèmes d'accès au financement que connaissent très souvent les réseaux de micro-finance.
Heureusement des organismes comme le Fonds de Solidarité Africain (FSA) ont décidé de mener des politiques de garantie pour permettre aux structures de micro finance d'accéder aux prêts bancaires.

C'est le cas, jeudi 02 avril 2009, avec la signature de deux conventions au siège du FSA à Niamey. Par la signature de ces deux conventions, FSA apporte sa garantie, à hauteur de 50%, en couverture des prêts de 650 millions et 150 millions de FCFA que ECOBANK Bénin accorde aux institutions de micro-finance béninoises que sont RENACA et AFCB. A cette occasion, une cérémonie a réuni au siège du FSA à Niamey les responsables de cette institution africaine, de l'Ecobank, des ONG CARE et DANIDA ainsi qu'une importante délégation béninoise composée des représentants de plusieurs structures opérant dans le domaine de la micro-finance. Ont également été invités à la cérémonie, des responsables nigériens de la micro-finance.

Prenant la parole peut avant le paraphe des documents, le directeur général de FSA, M. Jean-Mary Nyirimihigo, a dit toute la fierté de son institution de prendre part à une opération vitale pour le secteur économique concerné, à savoir la micro finance dont la cible ici est la population rurale vivant de l'activité agricole. En prenant une part importante du risque par sa garantie, dira M. Nyirimihigo, le FSA permet aux banques béninoises d'accorder leur financement à des institutions de micro-finance. Nous le savons tous, les banques sont traditionnellement frileu-ses quand il s'agit de financer le secteur de la micro-finance dont elles jugent les risques trop élevés. Ces risques, il faut le reconnaître, existent. Mais est-ce pour autant qu'un secteur touchant directe-ment les populations nécessiteuses, doit-il être évincé de l'accès au crédit ? Nous sommes au cœur même de la lutte contre la pauvreté qui est une préoccupation de tous les Etats membres du FSA ", a-t-il dit.  Dans la sous-région, le Bénin est en effet cité comme pionnier en matière de micro-finance.

Le DG du FSA a souhaité que les institutions nigériennes de la micro-finance connaissent le même dévelop-pement. Surtout qu'il existe des structures de bonne volonté comme CARE International et Danida, présentes au Bénin comme au Niger qui interviennent dans le cadre de développement de la micro finance.

Ainsi, au Bénin, c'est à travers l'une des composantes du Programme d'appui au secteur agricole (CAFIR/PADSA2) financée par l'Agence danoise de développement DANIDA et exécuté par Care international que les acteurs de la micro-finance béninoise sont entrain de renforcer leur capacité, notamment en termes d'une plus grande intégration du marché financier et l'amélioration de l'accès aux services financiers des groupements paysans, des micro-entreprises et des PME/PMI. En prenant la parole à cette cérémonie, le conseiller technique de la Coopération belge, M. Herman Vanvoorde, s'est réjoui de la signature de ces deux conventions de garantie qui sont l'aboutissement d'un processus durant lequel  la CAFIR et le FSA ont œuvré ensemble " pour arriver à l'établissement d'une coopération durable entre le FSA, les banques béninoises et les réseaux RENACA et ACFB ".

Un premier pas a été la signature d'un accord- cadre de coopération le 26 février 2008 à Niamey.

" La signature de cet accord-cadre, dira Herman Vanvoorde,  a été une preuve que le FSA partage notre foi dans les réseaux ACFB et RENACA et croit au développement d'un secteur de micro-finance durable et pérenne aux services des populations rurales béninoises. Aujourd'hui, la signature des premières conventions de garantie marque le début, je l'espère, d'un partenariat qui s'inscrira dans le temps ".

Côté bénéficiaires, la joie était grande. Pour le représentant du Réseau national des caisses villageoises d'épargne et de crédit autogérées du Bénin (RENACA) qui compte 42.000 membres, il a indiqué que " la présente cérémonie marque un tournant déterminant dans la vie de nos réseaux respectifs, en ce sens qu'elle nous permet désormais d'avoir la possibilité de lever des financements pour répondre aux nombreuses sollicitations de nos membres, ce qui permettra de renforcer leur base économique et partant de les sortir de la pauvreté monétaire dans laquelle elles se trouvent ". Quant au représentant du deuxième bénéficiaire à savoir l'Association des caisses de financement à la base (ACFB), il a indiqué qu'avec ces deux signatures de conventions, ils peuvent désormais dire que " l'équation d'accès difficile aux ressources longues pour les réseaux ACFB et RENACA est résolue. Nous nous engageons donc à faire de ce partenariat une référence et une ouverture pour toutes les IMF des pays couverts par le FSA et ceci par le renforcement de notre     profession-nalisme pour ne pas décevoir cette grande confiance qui vient d'être placée en nous par le FSA, la Coopération danoise et les banques partenaires impliquées ". 

Côté pourvoyeur de ces prêts de 650 millions Fcfa pour RENACA et 150 millions CFA pour ACFB, à savoir l'ECOBANK Bénin représentée à cette cérémonie par M. Moukaramou Chanou, D.G ECOBANK Niger, ce dernier s'est dit réjoui et  satisfait de cette cérémonie de signature par laquelle le Fonds de Solidarité Africain apporte sa garantie dans une opération qui est à la fois pour le groupe ECOBANK un grand partenariat dans la lutte contre la pauvreté et un élargissement de sa base de financement.

Quant au représentant de Care International à cette cérémonie, il a surtout invité les réseaux RENACA et ACFB à " imprimer la marque du professionnalisme, de la rigueur dans le respect des règles prudentielles de gestion et de l'obligation de résultat à toutes leurs actions afin de mériter davantage de la confiance des banques partenaires et de Fonds de Solidarité Africain, seul gage d'un partenariat pérenne ".

---------------------------

Signature d'une convention de partenariat
au Ministère de l’Elevage et des
Industries Animales

Seize (16) milliards de francs CFA : c'est le montant de la convention de partenariat signée, dans l'après midi du 09/04/2009 à Niamey, par le ministre de l'Elevage et des Industries Animales, M. Issiad Ag Kato, et M. Bryan Rowe, Président d'un groupe australien dénommé ''Agriculture Africa'', pour la construction et l'exploitation du nouvel abattoir frigorifique de Niamey.

La cérémonie s'est déroulée dans la salle de réunion dudit ministère en présence du ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, celle de l'Urbanisme, de l'Habitat et du Cadastre, du Secrétaire général du Ministère de l'Economie et des Finances et des cadres du Ministère de l'Elevage.

Les deux (2) parties se sont réjouies de l'aboutissement de ce projet, qui selon le ministre Issiad Ag Kato, est l'exemple d'un partenariat gagnant-gagnant entre public et privé. Il s'inscrit par ailleurs dans la politique nationale de dévelop-pement de l'élevage en vue de répondre à la demande toujours croissante en produits de grande consommation par l'accroissement de la production en lait et en viande et dans des conditions de qualité suffisante.

Le groupe australien GDHI (Global Development Holding International) porteur de ce projet, capitalise, selon le ministre une expertise et une renommée mondiale en matière d'abattoir et de viande.
Aussi, les propositions techniques et financières faites au Niger répondent aux normes internationales et aux attentes de nos populations. Ces sont, en effet, les principales raisons avancées par le ministre Issiad Ag Kato et qui ont convaincu le Niger à signer ce partenariat.

Prenant la parole à son tour, le président du groupe australien ''Agriculture Africa'', M. Bryan Rowe, s'est réjoui de voir son institution prendre une part active à la concrétisation de ce projet. M. Bryan Rowe a ensuite annoncé que ce nouvel abattoir de Niamey sera le plus moderne de l'Afrique. ''Nous sommes convaincus qu'ensemble, nous allons révolutionner l'agriculture et l'élevage au Niger'', a-t-il déclaré.

En effet, des techniciens australiens travaillent déjà dans le cadre de ce projet pour l'amélioration de la production du pâturage et de l'élevage.  Selon les termes de la convention, la durée des travaux de construction est de 19 mois et la production annuelle de ce nouvel abattoir sera de 40.000 tonnes de viande.

(Source : sahel dimanche du 10 avril 2009)

---------------------------

Evolution des prix à la consommation
à Niamey en mars 2009

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse de 0,8% en mars 2009 par rapport au mois précédent. 

En glissement annuel (mars 2009 par rapport à mars 2008), le taux d’inflation poursuit son ralentissement en s’établissant à +8,7% contre +10,4% un mois auparavant et +13,6% à fin décembre 2008.

Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 26,3% en mars 2009, par rapport au même mois de l’année précédente.

Le taux d’inflation en moyenne annuelle se stabilise à +12,0%. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence.

La baisse du niveau général des prix en mars 2009 par rapport au mois précédent a été essentiellement occasionnée par celle des prix de la fonction  « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-2,2%). Cette baisse a été soutenue par un repli des prix au niveau de la fonction « santé » (-0,2%).

En revanche, l’ampleur de la baisse du niveau général des prix a été atténuée par la hausse des prix des produits composant les trois fonctions suivantes : « Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (+0,1%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+2,9%) et « Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,1%).

Relativement à la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », la baisse enregistrée en mars 2009 concerne les prix des produits suivants : les fruits (-8,3%), les légumes frais (-6,1%), les céréales non transformées (-3,7%), les viandes (-3,5%), les poissons (-1,3%) et les condiments (-0,6%).

S’agissant particulièrement des céréales non transformées, la baisse globale de 3,7% de leurs prix en mars 2009 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des sacs de 100 kg de maïs (-2,1%), de 50 kg de riz (-1,4%) et des tias (mesures locales) de mil (-18,8%) et de sorgho (-3,9%). Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgo, ils sont ressortis respectivement en hausse de 0,6% et 0,3%. Ainsi, le prix du sac de 100 kg de maïs est passé de 20 047 FCFA en février 2009 à 19 625 FCFA en mars 2009. Celui du sac de 50 kg de riz ressortir à 23 825 FCFA en mars 2009 contre 24 163 FCFA en février 2009. Quant aux prix des sacs de 100 kg de mil et de sorgho qui ont évolué à la hausse, ils sont passés, respectivement en moyenne, de 19 994 FCFA et 18 556 FCFA en février 2009 à 20 109 FCFA et 18 609 FCFA en mars 2009.

Pour les trois fonctions ayant atténué la baisse du niveau général des prix, les hausses des prix des produits suivants ont été relevées : le tabac (+0,1%), le bois de chauffe (+17,2%) et les articles de ménage en textile (+0,7%).

Les prix des carburants et lubrifiants sont restés stables à la pompe en mars 2009, à 476 FCFA le titre pour l’essence super 91 sans plomb, 492 FCFA pour le gaz oil et 552 FCFA pour l’essence mélange.

(Source : I.N.S, février 2009)

--------------------------

Analyse de la politique fiscale du Niger et ses impacts sur la pauvreté : une étude sur la mise en œuvre efficace de la SDRP 2008-2012

L'Institut National de la Statistique (INS), a organisé  vendredi dernier, à Niamey un atelier  d'information  sur l'analyse de la politique fiscale au Niger et ses impacts sur la pauvreté. Cet atelier a regroupé des statisticiens, des économistes, des financiers, des acteurs de la société civile etc. l'objectif est de présenter  au public les résultats de l'étude faite par l'institution sur le sujet.

Une vue des participants

Le déroulement des travaux a été dirigé par M. Abdoulaye Beidou, Directeur Général de la statistique en présence de M. Traoré Abdourahmane du Program-me des Nations Unies pour le Développement et de plusieurs invités.
Dans une brève allocution, le Directeur Général de l'Institut National de la Statistique, M. Abdoulaye Beidou, a indiqué que comme tous les autres pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, le Niger s'est engagé dans la mise en application d'une nouvelle politique en matière de fiscalité dont      l'objectif est d'atteindre le pacte de la convergence de la stabilité, de la croissance et de solidarité. Selon lui, ce pacte vise à atteindre comme objectif un taux de pression fiscale de 17% avant la fin de l'année 2008 contre environ 10% en 2005. Pour y parvenir, les différentes réformes fiscales initiées ces dernières années privilégient la taxation indirecte.

Cette analyse de la politique au Niger et ses impacts sur la pauvreté a comme objectif de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de développement accéléré et de réduction de la pauvreté. Il a aussi ajouté que les principaux résultats du rapport d'analyse doivent aider le gouvernement à développer des stratégies pour relever deux défis : accroître les capacités de mobilisation des ressources fiscales en   hissant le taux de pression fiscale à un niveau qui permettrait notamment le respect des critères de convergence de l'UEMOA et accompagner cet effort pesant sur les contribuables, par une politique de réduction de la pauvreté et des inégalités au sein de la population en mettant en œuvre des politiques efficientes de redistribution et de financement des dépenses sociales en faveur des plus démunis.

Ainsi, au cours des travaux, M. Ali Madaï Boukar, coordonnateur de l'Observatoire national de la pauvreté et du développement durable  humain (ONAPAD) à l'Institut National de la Statistique a présenté le rapport. Selon ses explications, cette étude a pour objectif global de contribuer à la mise en œuvre efficace de la stratégie de développement accéléré et de réduction de la pauvreté (SDRP) 2008-2012 au Niger. Toujours dans sa présentation, il a montré que le taux de pression fiscale a régulièrement évolué au cours des dix dernières années passant de 7,61% en 1997 à 11,49% en 2005.

Mais, malgré tout, la comparaison de la pression fiscale nationale avec celle des autres pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, le Niger se classe parmi les derniers en terme du niveau de mobilisation fiscale au sein de l'union. Cette faible performance est à nuancer, étant donné la non prise en compte au Niger de la mobilisation des recettes fiscales des collectivités, alors même que cette composante et bien d'autres sont prises en compte dans d'autres pays de la sous-région. Il faut dire que les constats faits par de l'INS démontrent que ces faiblesses sont dues entre autres à l'existence d'un secteur informel insuffisamment fisca-lisé, une pression fiscale particulière-ment marquée sur la TVA, la problématique du rendement des impôts fonciers, la fraude et l'évasion fiscale etc.

" Aujourd'hui le Niger fait face à un double défi en matière de mobilisation fiscale, le premier est celui de la création des conditions d'un accroissement du niveau de ses réalisations en terme de mobilisation de ressources internes, ce qui se traduira par une plus large exploitation de tous les gisements fiscaux. Le second est la conduite à tenir dans la définition, la mise en œuvre et le suivi de l'exécution de la politique choisie, de manière à ne pas aggraver davantage la situation des personnes à faible revenu", a ajouté le présentateur. Ces préoccupations majeures ont guidé le choix de l'approche de l'analyse des impacts sur la pauvreté et sur le social dans le cadre de cette étude, ajoute-t-il.

L'étude a enfin formulé des recomman-dations au gouvernement avec l'appui des partenaires au développement de développer les stratégies et les initiatives pouvant garantir un accrois-sement des revenus des ménages pauvres à travers la création et la promotion des activités génératrices de revenus en milieu urbain et rural, accompagner le développement du secteur privé et la progression du secteur tertiaire à travers la communication, ainsi que l'accès aux services financiers et aux nouvelles opportunités de création de l'emploi au profit des jeunes, mettre en place une fiscalisation ciblée du secteur agricole et valoriser la fiscalité des collectivités locales qui n'est pas encore prise en compte dans le calcul du taux de pression fiscale contrairement à la majorité des pays de l'UEMOA etc.

(Source : Sahel quotidien du 6 avril 2009)

---------------------------

Généralités sur le transit ordinaire

Définition du Transit : Pour les usagers du service, le transit constitue l’ensemble des opérations qui se déroulent depuis la sortie des produits de la fabrique jusqu’au magasin de l’importateur ou du destinataire étranger. En douane, la notion de transit est beaucoup plus restrictive.

Contrôle d'un véhicule de transport

En effet, elle désigne simplement le régime douanier permettant le transport des marchandises sous douanes entre deux points d’un ou de plusieurs territoires douaniers avec emprunt éventuel de pays de traversée. Sauf dispositions contraires, les marchandises expédiées en transit bénéficient de la suspension des droits, taxes et de prohibitions. Cependant, elles n’échappent pas aux mesures de contrôle sanitaire ou phytosanitaire. En d’autres termes, toutes les marchandises à l’exception de celles qui sont prohibées à titre absolu peuvent être expédiées en transit.
Les différents régimes de transit : Selon que l’on retient la nature du transport, l’amplitude géographique du transit comme critère distinctif, on peut  distinguer d’une part le transit routier, le transit aérien, le transit maritime, le transit ferroviaire, le transit fluvial et d’autre part le transit national et le transit international.

  1. Le transit national se déroule à l’intérieur des frontières terri-toriales sous l’empire d’une législation et d’une réglementation nationales ;
  2. Le transit international permet le franchissement d’une ou de plusieurs frontières sous le lien d’un titre unique régi par une Convention Internationale.

A l’heure actuelle, notre pays le Niger ne connaît qu’un seul type de transit : le transit national. Le transit international verra le jour peut être avec la mise en application des conventions ad hoc passées au niveau du Conseil de l’Entente, l’UEMOA et de la CEDEAO. A ce sujet, il faut préciser qu’a l’instar des autres Etats membres de la CEDEAO, le système TRIE dans notre pays a fait l’objet de mesures d’application d’une part par l’impression des carnets TRIE-CEDEAO par la Chambre de Commerce après avis des services compétents de la Direction Générale des Douanes et d’autre part par l’adoption de la circulation n°00087/DGD/DCRI du 02 décembre 1999 consacrant la mise en œuvre de cet instrument de facilitation du transport routier aux conditions de scellement simple et efficace.

Avantage du transit
 :
Le transit est d’une manière générale, une formule qui existe en douane pour faciliter aux opérateurs économiques l’achemine-ment des marchandises sans paye-ment immédiat des droits et taxes au niveau des frontières. Il a été donc mis en place pour faciliter le transport routier des marchandises des bureaux frontaliers vers les bureaux intérieurs. L’objectif visé est de rapprocher les opérations de dédouanement des centres commerciaux établis à l’intérieur du territoire douanier.
La formule repose sur une Convention passée entre l’Etat et la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger afin que cette dernière serve de caution à tous les usagers qui utiliseraient le régime. En compensation, la CCAIAN reçoit une cotisation au Fonds de Garantie de 0,25% de la valeur en douane des marchandises en transit. En fait, c’est le produit de cette cotisation qui doit servir au payement des droits, taxes et pénalités éventuelles en cas de non respect par le souscripteur des obligations inhérentes au régime.

Le Transit spécial ou Transit Réexportation

Historique : Le concept de Transit spécial ou Transit Réexportation est né d’une situation de conflit au Nigeria avec la guerre de Biafra. La partie Nord du Nigeria, coupée des ports du Sud du pays a été contrainte de se ravitailler à travers notre pays, ce qui a créé un nouveau trafic des marchandises qu’il fallait prendre en charge. Ces opérations étant faites avec rupture de charge et séjour sur le territoire national, il n’a pas été possible de les assimiler au Transit International d’où l’appellation de Transit-Réexportation ou Spécial. L’Etat du Niger a saisi cette opportunité pour prélever des taxes sur ces opérations. Au fur et à mesure ces opérations ont été élargies à l’Algérie et à la Libye.

Définition du Transit Réexportation

Il s’agit d’un régime douanier particulier qui associe deux (2) opérations distinctes :

  1. Le Transit et la Réexportation des marchandises avec rupture de charge et séjour plus ou moins long de celles-ci dans le pays de traversée qui est le Niger.
  2. Le Transit-Réexportation des marchandises s’effectue principa-lement en direction du Nigeria et porte sur des marchandises telles que les friperies, les cigarettes, les piles électriques, le thé, les pâtes alimentaires, le riz, les chaussures en plastique, les pagnes wax, les textiles, les insecticides, les savons de toilettes, le sucre, la farine de blé, les véhicules touristiques, les huiles alimentaires etc.… et avec l’Algérie et la Libye en ce qui concerne les cigarettes et le thé vert de chine.

Contraintes liées à ce régime

Comme il a été souligné ci haut, ce régime permet aux opérateurs économiques nationaux de saisir des opportunités d’affaires qui s’offrent à eux par la demande des produits dans les pays limitrophes que sont le Nigeria, l’Algérie et la Libye. Compte tenu de sa position géographique charnière entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le Niger doit pouvoir tirer le maximum de profit de ces opérations. Mais force est de constater que ces opérations au lieu de se développer connaissent un ralentissement dû à plusieurs facteurs.

  1. La fiscalité : La fiscalité frappant ces opérations a été des plus fluctuantes et s’est surtout alourdie au fil des ans. En effet, la Taxe Spéciale de Réexportation (T.S.R) sur les marchandises en transit spécial qui était de 5% en 1995 est aujourd’hui à 15%, alors que dans le même temps, les pays limitrophes qui approvision-nent les mêmes marchés prati-quent une fiscalité plus douce. Ceci a eu pour conséquences, le détournement du trafic vers ces pays et bien entendu le ralentissement de ces opérations au Niger entraînant des manques à gagner importants pour notre économie (Etat et opérateurs économiques confondus).
  2. Les mesures administratives d’exclusion de certains pro-duits : Les retraits temporaires ou définitifs de certains produits non prohibés de ce régime (cas du riz en 2004 et des huiles alimentaires en 2005) ont causé d’importants torts aux opérateurs économiques qui du jour au lendemain se voient interdire telle ou telle opération en raison souvent de la défaillance des procédures administratives qui ne permettent pas de lutter efficacement contre les reverse-ments frauduleux. A ce niveau également les conséquences sont les mêmes que celles évoquées ci-haut, car les pays de destination se tournent vers d’autres pays pour satisfaire leur demande au détriment du nôtre.
  3. L’application de la réglemen-tation en matière de commerce extérieur : Cette réglementation impose aux opérateurs écono-miques utilisant le régime de lever des titres du commerce extérieur (aujourd’hui fiches d’enregistrement statistique) dont la production est obligatoire pour l’accomplissement des formalités douanières. Or, il se trouve que cette disposition ne fait pas parfois l’objet d’application systématique.

C’est le lieu de réitérer notre souhait de voir réinstaurer par les unités douanières l’obligation de joindre à la déclaration en douane de Transit-Réexportation la fiche d’enregistrement statistique qui doit faire l’objet d’un apurement adéquat.

CONCLUSION
 :
Avec l’instauration de l’Union Douanière au sein de la CEDEAO qui conduira à l’ouverture des frontières entre les pays membres, l’application d’un tarif unique à l’importation et l’accès aux Ports du Sud du Nigéria auront pour conséquences le ralentissement ou l’arrêt du Transit-Réexportation à destination de ces pays. Par ailleurs, les mesures énergiques de lutte contre l’importation des mar-chandises prohibées dans les pays du Nord pèsent lourdement sur le niveau des opérations de Transit-Réexportation vers ces pays. Ainsi donc, les deux (2) destinations privilégiées de ces opérations risquent à terme de fermer leurs portes, ce qui ne manquera pas de créer des dommages importants à notre économie. Aussi, est il nécessaire de réfléchir dès à présent sur les voies et moyens de nature à prévenir cette situation désastreuse aussi bien pour les opérateurs économiques que pour l’Etat.

---------------------------

Le CDE : Partenaire du secteur Prive ACP

Mandat : le Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE) est une institution conjointe du Groupe des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de l’Union européenne, dans le cadre de l’Accord de partenariat de Cotonou. Le centre fournit des services non financiers (assistance technique, études, formations) aux entreprises ACP et à des initiatives conjointes d’opérateurs économiques des ACP et de l’UE dans divers secteurs économiques, avec pour objectif principal d’accroître la compétitivité des entreprises ACP.
Les objectifs plus spécifiques du CDE sont :

  • faciliter les partenariats entre entreprises ACP et UE ;
  • aider au développement des services d’appui aux entreprises dans les pays ACP (renforcement des capacités des organisations du secteur privé et des prestataires de services) ;
  • appuyer les activités et les organisations de promotion des investissements ;
  • permettre le transfert de technologies et les capacités de gestion.

Ressources : Les ressources financières du CDE proviennent essentiellement du Fonds européen de développement (FED). Elles sont complétées par des cofinancements, des fonds délégués par divers partenaires et par les bénéficiaires, qui assument une partie du coût des interventions.
Bénéficiaires : le CDE intervient :

  • auprès des entreprises ACP en phase de création, d’extension, de diversification ou de restructuration ;
  • auprès d’organisations intermé-diaires du secteur privé associations professionnelles, fédérations, centres techniques, organismes de promotion de l’investissement, etc…
  • après des consultants et sociétés de conseil ACP, pour renforcer leur capacité à répondre aux besoins des entreprises.

Critères d’éligibilité de base pour bénéficier de l’appui du CDE :

  • statut d’entreprise privée ;
  • établie légalement dans un pays ACP ;
  • les promoteurs UE peuvent bénéficier d’une assistance pour des projets d’investissement destinés aux pays ACP ;
  • taille de l’entreprise de l’ordre d’une PME :
    • actifs nets d’au moins 80 000 € et/ou un chiffre d’affaires de 250 000€
    • actifs nets maximum : 10 m €
    • au moins 5 employés

Principe des coûts partagés (« cost-sharing »)

      • contribution CDE jusqu’à 2/3 du montant de l’assistance demandée ;
      • obligation d’une contribution de l’entreprise pour au moins 1/3 ;
      • contribution maximum du CDE : 50 000 €/ an par entreprise.

Cadre d’intervention : Les activités du CDE auprès des entreprises et organisation intermédiaires ACP sont organisées selon deux principaux modes d’opération :

  • une approche structurée et dans la durée avec des programmes pour groupes d’entreprises et organisations intermédiaires ;
  • une assistance ad-hoc aux entreprises individuelles, aux organisations intermédiaires et aux prestataires de services du secteur privé.
    • Approche programme

Objectif principal :

      • assistance validée et mise en œuvre avec l’appui des acteurs du secteur même ;
      •  disposer d’une connaissance approfondie des secteurs clés ;
      • permettre une réaction plus rapide et plus efficace aux besoins des entreprises ;
      • faciliter la synergie avec les autres acteurs autorité nationale, institu-tions régionales et bailleurs de fonds  impliqués dans la filière concernée.
      • plus grandes complé-mentarités et cohérence avec les priorités des autres acteurs du développement.

Sélection des sous-secteurs en fonction :

  • d’avantage comparatifs ;
  • du potentiel de croissance durable ;
  • des perspectives d’innovation et d’émulation ;
  • des mérites socio-économiques (interrelations économiques, synergie et réseaux, valeur ajoutée, emploi et productivité).
    • L’assistance ad hoc

En dépit de l’approche plus sélective du CDE vis-à-vis des demandes ad hoc provenant d’entreprises indivi-duelles, les besoins en la matière restent élevés. Voilà pourquoi le Centre continue à fournir, au cas par cas, une assistance flexible aux entreprises individuelles et aux presta-taires de service du secteur privé.

Contacter le CDE pour toute requête, contacter les antennes locales du CDE dans votre pays/région.
Les adresses de ces contacts, ainsi qu’on formulaire simplifié en ligne de demande d’assistance sont disponibles sur le site Internet www.cde.int

---------------------------

Réunion de travail à la CCAIAN  avec
une délégation de l’UEMOA

Le vendredi 13 mars 2009 s’est tenue dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d’Industrie et d’Artisanat du Niger, une réunion de travail entre une délégation de l’UEMOA  conduite par Mr. Habass Habasso Traoré chargé des questions fiscales au sein de la Commission et les opérateurs économiques.

La réunion était présidée par Mr. Chaibou Laouali, Secrétaire Général de la Chambre de Commerce, en présence de Madame Maigana Fati Souna, Secrétaire Générale Adjointe. L’objet de la rencontre se situe essentiellement à deux niveaux:

  1. s’enquérir de l’état d’exécution et d’application, au Niger, des directives et règlements de l’UEMOA en matière fiscale ;
  2.  présenter le programme de transition fiscale adopté en mars 2006.

Il s’agit de savoir plus précisément, si les dispositifs concernant la fiscalité directe et indirecte notamment la TVA, les droits d’Accises, le BIC… ne se heurtent pas à des problèmes majeurs par rapport à la réglementation en vigueur. M. Traoré a présenté le fondement et les objectifs du Programme de Transition Fiscale. Ce programme, a-t-il indiqué, est conçu pour transformer la fiscalité des pays membres de façon qu’elle repose le moins possible sur les recettes douanières de plus en plus incertaines en raison de la mondialisation et de l’ouverture des marchés.

Le programme met l’accent sur le renforcement du rôle du secteur privé, par la recherche d’une meilleure compétitivité des entreprises. Dans le cadre de sa mise en oeuvre, des études ont été réalisées portant entre autres sur le taux marginal d’imposition, sur l’impact des exonérations fiscales et sur les revenus de l’Etat. Ces études s’appuient sur des  paramètres tels que le taux de pression fiscale, les rapports recettes totales fiscales/PIB, la TVA/PIB, le droit d’Accise/PIB, afin de mieux cerner l’impact de mobilisation des ressources fiscales internes et ressortir leurs apports dans les budgets des Etats. Le programme est piloté par un certain nombre de dispositifs institutionnels notamment deux comités de suivi à savoir le comité national de suivi et le comité régional de pilotage. Ces deux comités sont dirigés respectivement au niveau national par la coordination Douane/DGI et au niveau régional par le Commissaire de l’UEMOA. Après cet exposé, le Secrétaire Général de la Chambre de Commerce a remercié le chef de  la délégation et a passé la parole à Monsieur Nouhou TARI, expert comptable, membre de la Commission Finance de la Chambre de Commerce.

Dans son intervention, Monsieur Nouhou Tari a indiqué que quelques difficultés subsistent encore dans l’application de la réglementation communautaire en matière fiscale. Par exemple en ce qui concerne la TVA, bien qu’elle soit appliquée depuis très longtemps, elle n’est toujours pas perçue au Niger sur les prestations de transport. S’agissant des droits d’accise, le Niger procède chaque année à la détermination des produits soumis à cette taxe conformément aux dispositions communautaires, mais force est de constater que l’état d’informatisation de l’économie ne permet pas une bonne mobilisation de ressources y relatives.

D’autres difficultés sont aussi rencontrées sur la détermination de la base de calcul  de certains impôts comme l’impôt sur les valeurs mobilières, le régime de BIC pour les filiales, le régime de l’amortissement dégressif ainsi que les questions d’assurance aux employés et le taux de frais généraux. Les problèmes résident dans le fait que tantôt la réglemention nationale ne prévoit pas tel dispositif, tantôt la directive de l’Union ne fixe pas un délai précis pour leur harmonisation de sorte que les Etats prennent leur temps pour l’application.

Enfin, d’autres questions ont  fait l’objet de discussions au cours de cette rencontre, telle que la nécessité pour la Chambre de Commerce de disposer des moyens suffisants pour faire face à son rôle d’encadrement des opérateurs économiques. En particulier, la gestion des infrastructures d’intérêts publics (magasins sous douane, autogares, aéroports, etc.) doit être du ressort de la Chambre de Commerce comme cela se passe dans les autres pays. L’objectif recherché est de mettre plus en confiance les opérateurs économiques en leur offrant un service rapide  et de qualité pour la promotion de leurs affaires.

---------------------------

La Restructuration et la mise à niveau de l’Industrie : Qu’est- ce que c’est ?

La mise à niveau d’une entreprise vise l’amélioration qualitative de ses différentes fonctions et de son système productif pour acquérir progressivement la capacité de produire selon des standards technologique et qualitatifs internationaux. La démarche se déroule en trois phase : le pré-diagnostic, le diagnostic stratégique et le plan de restructuration ou le plan de mise à niveau.

-le prè-diagnostic : est réalisé à travers un questionnaire d’éligibilité au programme. Le questionnaire renseigné permettra de définir l’éligibilité à la restructuration ou à la mise à niveau et de préciser le champ d’investigation pour l’établis-sement du diagnostic et du plan de restructuration ou de mise à niveau. Au questionnaire sera jointe une déclaration d’intérêt de l’entreprise de s’inscrire dans le processus. L’analyse du pré diagnostic devra déterminer si l’entreprise doit passer par une phase préalable de restructuration, pour envisager ensuite la phase de mise à niveau.

-le diagnostic stratégique : consiste à analyser les fonctions de l’entreprise en tenant compte des contraintes liée à la compétitivité dans le contexte de mutations écono-miques et technologiques dans son environnement concurrentiel.

Le diagnostic stratégique per-mettra de déceler les forces et faiblesses de l’entreprise, de définir les orientations stratégiques qui lui permettront de renforcer sa performance et d’identifier les actions à court et à moyen termes de restruc-turation ou de mise à  niveau, ainsi que les moyens financiers requis pour les mettre en œuvre.

-le plan de restructuration : concerne principalement des ajustements structurels et financiers. Il peut s’agir de reconversion ou d’arrêts d’activités non viables et de restructuration financière. L’objectif du plan de restruc-turation est de permettre à l’entreprise de retrouver sa bancabilité ainsi que de répondre aux critères d’éligibilité à la mise à niveau. Dès que l’entreprise aura réalisé son plan de restructuration, elle peut postuler à la mise à niveau. Dans ce cas, elle actualise le premier diagnostic réalisé et élabore un plan de mise à niveau.

-le plan de mise à niveau : portera essentiellement sur :

    1. la stratégie et les objectifs de renforcement de la performance de l’entreprise à court et moyen termes ;
    2. le programme d’investissements au plan matériel et immatériel en déclinant l’impact sur la compétitivité de l’entreprise ;
    3. le plan de financement et les prévisions financières démontrant la rentabilité de l’entreprise.

----------------------------

Stratégie de mise en oeuvre

La mise en œuvre globale du Programme est conçue selon une stratégie originale qui privilégie la cohérence et complémentarité entre les niveaux régional et national. Le dispositif institutionnel se présente comme suit :

Au niveau régional :
La commission de l’UEMOA, initiateur PRMN, agit pour le compte de l’Union en recourant à des actes de ses organes comme pour l’attribution de ressources budgétaires et à des textes réglementaires ou conventionnels. Le Comité de pilotage Régional composé de représentants de la Commission de l’UEMOA, de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), de la Chambre Consulaire Régionale (CCR), des représentants des Etats, des banques et du Secteur Privé.
La Cellule Technique de Restructuration et de Mise à Niveau de l’ONUDI rattachée au département de l’Industrie de la Commission de l’UEMOA assure l’exécution du Programme au niveau régional et l’appui technique aux bureaux nationaux de restructuration et de mise à niveau.

Au niveau national
 : Les Etats membres, ont un rôle similaire à celui de la Commission de l’UEMOA pour ce qui concerne la levée de fonds afin de renforcer les ressources des programmes nationaux.  Les Comités de Pilotage Nationaux réaliseront la gestion stratégique de leur programme et constitueront le relais national du Comité de pilotage régional en charge du PRMN. Les Bureaux de Restructuration et de Mise à Niveau assurent l’interface opérationnelle avec les entreprises.

----------------------------

Le Centre pour le Commerce étend ses activités de reportage  sur la corruption routière

Les nombreux postes de contrôle le long des principaux axes commerciaux de l’Afrique de l’Ouest signifient des prix de transport plus élevés pour les importateurs et les exportateurs et rend les entreprises ouest africaines moins compétitives.

Un élargissement du projet pour une meilleure Gouvernance du Transport Routier du Centre pour le Commerce grâce à un nouveau financement de l’USAID va aborder  le problème.

Pendant trois ans, le Centre pour le Commerce a collaboré avec la CEDEAO et en particulier l’UEMOA pour examiner l’ampleur des pots de vin et des retards et leur impact sur un transport efficace le long des principaux axes commerciaux dans quatre pays : Burkina Faso, Ghana, Mali et Togo.

Le nouveau financement de l’USAID permet au Centre pour le Commerce et à ses partenaires actuels ainsi qu’à de nouveaux partenaires, y compris le projet de promotion du commerce agroalimentaire de l’USAID et les missions bilatérales de l’USAID d’étendre les rapports à des axes qui traversent cinq pays supplémentaires :le Bénin , la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigeria et le  Sénégal.

« Le travail réalisé par l’Initiative pour une Gouvernance améliorée du Transport routier a été fascinant » a déclaré Helene Guissou, Directrice des Transports de l’UEMOA. « Il a suscité de l’intérêt parmi un grand nombre de partenaires de la société civile et dans la communauté économique régionale qui envisagent le développement d’initiatives similaires. »  

La mission de l’USAID au Nigeria a l’intention d’examiner les axes reliant Katsina au nord à la plus grande ville de la région Lagos, au sud ; et reliant Makurdi à l’est à Lagos, aussi. Le Projet de Facilitation du Transport et du Transit sur l’axe Abidjan-Lagos de la Banque mondiale est en train d’étudier la corruption routière le long de l’axe côtier. Le projet de promotion du commerce agroalimentaire de l’USAID a l’intention d’étudier la corruption routière de Ouagadougou à Maradi au Niger.

« La corruption routière en Afrique de l’Ouest est un facteur qui mène au prix élevé du transport des marchandises dans la région » a déclaré Andy Cook, Directeur des infrastructures du transport du Centre pour le Commerce. « Elargir ce projet nous permettra de comprendre encore plus clairement le problème ; il permettra au secteur privé de comparer les coûts de la corruption entre les axes et encouragera les autorités à supprimer ces barrières. »

Le sixième rapport de l’initiative de l’IRTG qui couvre la période allant d’octobre à décembre 2008 est maintenant disponible avec une carte en ligne disponible pour la première fois ici. Le rapport montre que le nombre de postes de contrôle, le montant des pots de vin, et la durée des retards ont tous augmenté par rapport au rapport précédent. Une nouvelle forme de corruption a aussi été constatée.

Au niveau des ponts-bascules, les routiers paient des pots de vin à la police qui menacent de les arrêter pour avoir surchargé leurs camions. Mais le personnel de l’IRTG s’assure que l’étude implique seulement des camions en état de rouler qui sont conduits par des chauffeurs ayant des documents en règle.

Les rapports sont basés sur des données rassemblées par des camionneurs qui transportent de la marchandise sur toute la longueur de l’axe. Des milliers de chauffeurs participent à ce projet depuis qu’il a commencé en 2006.

Les chauffeurs soumettent des fiches de renseignements au personnel au niveau des « points focaux » à la fin de leur voyage.   Les fiches résument le montant des pots de vin versés, la durée des retards et l’endroit où ils ont été arrêtés. Le département des technologies de l’information de l’UEMOA analyse les  données et le Centre pour le Commerce ainsi que l’UEMOA préparent et diffusent conjointement un rapport.

Les nouveaux rapports comprendront aussi des données sur les courants d’échange basés sur ce que les camions transportent.
« L’élargissement du projet a pour objectifs principaux d’aider les acteurs principaux à comprendre qu’ils sont les principaux bénéficiaires de l’initiative de l’IRTG et d’amener les décideurs politiques à se saisir de ce problème et à adopter des mesures pour le combattre » a déclaré Mme Guissou. « L’initiative a créé beaucoup d’aspirations mais les principaux acteurs et les décideurs politiques mettent du temps pour les aborder. » Le nouveau financement permettra aussi au Centre pour le Commerce d’élargir son projet de Réduction des Coûts du Transport routier, qui examine de manière détaillée tous les frais de transport du chargement du port à sa destination finale et vice-versa.

Les nouveaux axes proposés : Les nouveaux axes routiers exacts n’ont pas encore été déterminés. Mais le Centre pour le Commerce s’attend à ce qu’ils puissent inclure :
Dakar à Bamako : le plus long nouvel axe proposé relie Dakar,  la capitale côtière animée du Sénégal à Bamako la capitale malienne sans débouché sur la mer, un tronçon de 1 442 kms qui est particulièrement bien connu pour le transport de bétail du Mali au Sénégal. Il est tout aussi bien connu par les routiers, pour ses nombreux postes de contrôle, au niveau desquels ils versent des pots de vin et font face à des retards qui, au bout du compte ajoutent des heures à leur temps de parcours.
Abidjan à Bamako : l’axe de 1 153 kms qui relie Abidjan à Bamako, est aussi un nouvel axe éventuel. Les militaires le long de l’axe ont déclaré encaisser des pots de vin parce que le gouvernement ne paie pas réguliè-rement leurs salaires. La guerre civile en Côte d’Ivoire a pour quelque temps sérieusement restreint le trafic routier mais le processus de paix ivoirien a permis de le rouvrir.
Cotonou à Niamey : l’axe de 1 036 km qui relie Cotonou au Bénin à Niamey au Niger est le principal axe d’approvisionnement pour la capitale du Niger. Il est devenu encore plus important en 2008 lorsque de fortes pluies ont fait s’effondrer des ponts au Togo paralysant le réseau routier togolais. Des routiers ont utilisé l’axe Cotonou-Niamey pour livrer le chargement destiné au Burkina Faso et au Mali.
Ouagadougou à Maradi : le projet de Promotion du Commerce agroa-limentaire de l’USAID a proposé d’étudier la corruption routière le long de ce tronçon de  1170 kms dans le cadre de son travail sur les filières de la région : oignons, échalotes, bétail et maïs.  

Amadou Ba, chef de l’équipe de l’IRTG du Centre pour le Commerce a déclaré que l’élargissement du projet aboutirait à de nouvelles pressions sur les autorités dans toute la région pour qu’elles abordent  la corruption routière.  « Nous avons constaté que les rapports avaient un impact direct sur la sensibilisation du public au problème du harcèlement routier et, plus important encore, nous avons vu des fonctionnaires réagir favora-blement en démontant des barrières en conséquence, a ajouté M Ba. En élargissant le projet, nous allons pouvoir aider à résoudre le problème de la corruption routière dans toute la région. 
« Si nous pouvons réduire le nombre de barrières, les retards et la corruption, les économies ouest africaines en profiteront grandement. »

Source : Tradewinds, mars 2009

----------------------------

Atelier d’information et de sensibilisation des décideurs et cadres de banques et Etablissements Financiers sur le Programme de restructuration et de Mise
à Niveau (PRMN) : motiver les banques et
établissements financiers à
s’investir dans le PRMN

Les actions d'information et de sensibilisation sur le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau (PRMN), engagées par le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, se sont poursuivies, le mardi 12 mars 2009, dans la salle de conférence du Grand Hôtel de Niamey.

Après les chefs d'entreprises, c'est au tour des financiers de s'imprégner des objectifs du PRMN. Cet atelier à l'intention des décideurs et cadres des banques et établissements financiers sur le Programme de restructuration et de mise à niveau, s'articule sur la présentation du programme de restructuration et de mise à niveau, la présentation du manuel des procédures du programme ainsi que la présentation du processus de réalisation du plan de restructuration et de mise à niveau.

Le Directeur du Bureau de restructuration et mise à niveau au Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Hamidou Boureima, a indiqué que le rôle des banques est déterminant dans le processus de réalisation du programme car, ce sont elles qui aident au financement des entreprises.

En plus, a souligné le Directeur du Bureau de restructuration et mise à niveau, les banques sont incontournables dans le cadre du plan de restructuration. Les préoccupations exprimées par les participants lors du précédent atelier pour les chefs d'entreprises ont principalement porté sur la relation entre le programme de restructuration et de mise à niveau de l'industrie des états membres de l'UEMOA et le programme de restructuration des entreprises publiques, la non prise en compte des entreprises publiques dans le programme, l'exclusion du secteur des services, le lien entre le programme de l'UEMOA et celui de la CEDEAO, l'insuffisance des primes liées aux investissements matériels, la faible promotion du programme et le financement du programme notamment les primes qui seront versées aux entreprises.

Toutes ces préoccupations ont été présentées aux décideurs et cadres des banques et établissements financiers. Les conclusions des deux ateliers seront capitalisées par le programme, notamment dans la formulation du programme national de restructuration et de mise à niveau.

(Source : Sahel quotidien n°7685 du mercredi 11 mars 2009)

----------------------------

Travaux de la commission mixte nigéro-chinoise de coopération : la coopération bilatérale et l’évaluation des réalisations au menu

Les travaux de la 4ème commission mixte de coopération sino-nigérienne ont débuté, lundi 16 mars 2009, dans l'auditorium Sani Bako du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération à Niamey.

L'ouverture officielle desdites assises a été conjointement présidée par la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mme Aïchatou Mindaoudou, et le vice-ministre chinois du Commerce, M. Fu Ziying, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de l'ambassadeur de la République Populaire de Chine au Niger, SEM. Chen Gonglai, celui du Niger en Chine, SEM. Boubacar Adamou, ainsi que des experts des deux parties.
Il faut noter qu'en plus des experts, l'importante délégation chinoise comprend en son sein des chefs d'entreprises d'Etat chinois.

Cette rencontre permettra, selon la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, de ''faire le point de la coopération bilatérale, d'évaluer les réalisations et lui assigner de nouveaux objectifs stratégiques à la mesure de notre engagement commun à faire de l'amitié entre les peuples nigérien et chinois une réalité toujours plus dynamique et un exemple édifiant de solidarité agissante''. Le vice-ministre chinois du Commerce a, dans son allocution, fait un état non exhaustif de la coopération bilatérale. Il en ressort que les relations entre nos pays se sont davantage consolidées depuis leur rétablissement en  1996.

Ces relations touchent des aspects aussi importants que la santé, le commerce, les infrastructures, l'énergie, la mise en valeur des ressources naturelles et les mines, l'éducation et la formation profes-sionnelle. Au total, 24 projets ''clé en mains'' sont exécutés ou en cours d'exécution dont entre autres l'approvisionnement en eau potable de la ville de Zinder, la construction du 2ème pont sur le fleuve Niger, sans oublier la réalisation en cours de la raffinerie de Zinder. 

Et il faut voir le volume du commerce bilatéral pour mesurer le progrès de cette coopération. En effet, le volume du commerce bilatéral est passé, selon M. Fu Ziying, de 27 millions de dollars à presque 170 millions de dollars en 2008, soit une augmentation de 514%.

Dans le domaine de la formation, 266 agents nigériens ont été formés en Chine jusqu'en 2008.  En outre, le vice ministre chinois du Commerce a dégagé cinq (5) axes de réflexion pour renforcer la coopération avec le Niger.

Ils consistent à continuer le soutien à la construction socio-économique du Niger, promouvoir un développement régulier de la coopération dans le domaine de l'énergie et des ressources naturelles, élargir le commerce bilatéral, intensifier la coopération dans le domaine des travaux forfaitaires et de l'investissement et enfin intensifier la communication et la coordination face aux défis de la crise financière internationale.  M. Fu Ziying a en outre réitéré les principes de la coopération chinoise avec le Niger et l'Afrique en général, à savoir ''l'égalité et l'intérêt mutuel''.

Des annonces ont aussi été faites par le vice-ministre chinois du Commerce : 50 millions de yuans RMB destinés au projet du 2ème pont et aux autres projets ; un lot d'équipements et des médicaments antipaludéens d'un montant de 2 millions de Yuans ; 650 millions de yuans de prêt préférentiel pour soutenir la mise en valeur des ressources et promouvoir le développement socio-économique. Les deux parties conviendront des modalités de la mise en œuvre de ces projets annoncés. Autre annonce importante : ''la Chine ne va pas diminuer ses aides à l'Afrique sous prétexte de la lutte contre la crise financière internationale''.

Elle est pour ''l'accroissement de la représentation et de la voix au chapitre de l'Afrique sur la réforme du système financier international,'' dira le vice-ministre chinois du Commerce.

En procédant à l'ouverture des travaux de cette session, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rappelé que cette session devait se tenir en 2008 à Niamey, mais a dû être reportée en raison d'un certain nombre d'événements dont certains douloureux et d'autres heureux intervenus en Chine. Il s'agit d'une part des intempéries naturelles (dont le séisme de Sichuan), des Jeux olympiques de Beijing et du lancement de la mission spatiale chinoise.

La ministre Aïchatou Mindaoudou a réaffirmé à cette occasion toute la compassion du gouvernement et du peuple nigériens pour les premiers événements et exprimé l'admiration du Niger pour la réussite des Jeux olympiques et le lancement de la mission spatiale.

Cela honore tous les pays en développement, a dit la ministre Aïchatou Mindaoudou.

Ceci a par ailleurs permis à la Chine ''de faire une démonstration de son génie créateur et de ses capacités scientifiques, techniques et technolo-giques,'' a-t-elle poursuivi.
Revenant sur la coopération bilatérale, la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a noté que des acquis importants sont capitalisés depuis le sommet Chine-Afrique de novembre 2006 à Beijing.

''Cette coopération vient de concrétiser certains de nos rêves qui nous paraissaient, il y a quelques années, encore utopiques''. 

Elle a par ailleurs salué la présence des chefs d'entreprises chinoises  au sein de la délégation chinoise.

Cela révèle ''le souci du gouvernement chinois d'élargir le champ de notre coopération bilatérale par le renforcement des relations commerciales existantes,'' a-t-elle déclaré.
La ministre Aïchatou Mindaoudou a exprimé la reconnaissance du gouvernement et du peuple nigériens au gouvernement et au peuple chinois pour tous les appuis qu'ils apportent au Niger.

Elle a aussi réitéré le soutien du Niger ''au principe d'une seule Chine et réaffirmé son souhait de la réalisation de sa réunification pacifique''.

Mme Aïchatou Mindaoudou s'est enfin réjouie des annonces faites par le vice-ministre chinois du Commerce. Après cette cérémonie officielle, les experts se sont retrouvés en commissions pour examiner les différents aspects de cette coopération.

----------------------------

Réunion des bureaux techniques d’intervention du Centre de Développement des Entreprises (CDE) des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : une action de mise à niveau pour accroître le niveau de compétitivité
de nos entreprises

Le Secrétaire Général du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation, M. Amadou Soumana Gouro, a présidé, le 05 mars 2009 à  l'Hôtel Terminus, la réunion des Bureaux techniques d'intervention du Centre pour le Développement de l'Entreprise (CDE) des pays du Centre et de l'Ouest. C'était en présence du président de la Chambre de Commerce, d'Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat du Niger, du Chef de la délégation de la Commission Européenne au Niger, des représentants des organisations régionales et internationales, des représentants du CDE et de plusieurs personnalités. Dans son discours introductif, le Secrétaire général du Ministère de l'Industrie et de la Normalisation a expliqué que le CDE est une institution conjointe du Groupe des Etats ACP (Afrique Caraïbes, Pacifique) et de l'Union Européenne dans le cadre de l'accord de partenariat de Cotonou. Financé par le Fonds Européen de Développement (FED), le CDE a pour objectif d'accompagner le développement des entreprises du secteur privé des pays ACP.
Selon M. Gouro, la stratégie du CDE s'articule autour de l'assistance directe aux petites et moyennes entreprises (PME), le soutien au renforcement des capacités des organisations intermédiaires, l'appui aux institutions financières particulièrement les activités pré et post-investissement dans le contexte du financement des PME ainsi que la formation des évaluations de projets PME au sein de ces institutions et l'assistance aux consultants ACP dans le domaine de la formation et de l'information. Affirmant que l'importance des actions du CDE et de ses bureaux techniques d'intervention (BIT) pour le développement du secteur privé des pays ACP n'est plus à démontrer, il a invité les participants à faire des propositions concrètes au cours de ces deux jours de travaux afin de promouvoir le développement des entreprises des pays de l'Afrique du Centre et de l'Ouest.
Le Président de la Chambre de Commerce, d'Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat, M. Idi Ango Ibrahim, dans un point de presse qu'il a animé, a expliqué que la nécessité des appuis aux entreprises pour surmonter la crise financière et économique qui frappe actuellement le monde a amené les pays ACP, avec l'aide de l'Union Européenne, à mettre en place un programme de restructuration et de mise à niveau devant permettre de faire des entreprises de ces pays des entités aptes à compétir. Selon lui, cette mise à niveau est nécessaire parce que l'ensemble des pays ACP, particulièrement les pays membres de la CEDEAO et de l'UEMOA se sont engagés dans un cycle de négociation avec l'Union Européenne qui devait aboutir à la signature très prochaine des accords de partenariat économique dont l'objet est de créer une zone de libre échange entre les pays de l'Union Européenne et nos pays.
Evidemment, a-t-il poursuivi, cet accord et la création de cette zone doivent exacerber la compétition entre les acteurs du secteur privé de nos pays avec ceux de l'Union Européenne. ''Ceci doit être une compétition et non un jeu de massacre pour nos entreprises. Tous les acteurs doivent avoir un niveau équivalent qui ressemble à une véritable compétition'', a-t-il précisé. Ainsi, M. Idi Ango Ibrahim a-t-il invité tous les acteurs du secteur privé à faire un diagnostic de leurs entités pour les rendre plus compétitives. ''Au niveau de la Chambre de Commerce, a-t-il précisé, nous avons participé à ce processus de mise à niveau du fait que nous sommes des interlocuteurs dans le cadre du secteur privé et au niveau de la CEDEAO et de l'UEMOA''. Mieux, a indiqué M. Idi Ango Ibrahim, la délégation de l'UEMOA va venir participer à la    réunion du CDE, afin de s'enquérir du niveau d'avancement du processus de mise à niveau des entreprises nigériennes, suivie d'une réunion du processus d'évaluation de nos entreprises.
Pour sa part, le chef d'unité des opérations du CDE, M. Paolo Baldan, a expliqué que la CDE a pour mandat d'appuyer le secteur privé dans les pays ACP, pays de l'Afrique du Centre et de l'Ouest, les structures professionnelles des PME, les prestataires des services ACP. Son but, a-t-il expliqué, est le développement du secteur privé par l'augmentation de la valeur ajoutée et la création d'emplois, de faciliter les partenariats entre les entreprises ACP et l'Union européenne et permettre le transfert des technologies et les capacités de gestion.

(Source : Sahel dimanche du 06 mars 2009)

----------------------------

Découvrir le Fonds d’appui à l’égalité
entre les sexes (FAES)

Présentation du Fonds :
Le ‘’Fonds d’appui à l’égalité entre les sexes (FAES)’’ mis en place en février 2007, est un projet de coopération bilatérale d’une durée de cinq ans (2007-2012) qui s’inscrit dans le programme de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) pour appuyer le développement du Niger. Le Fonds est régi par un protocole d’entente signé entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Niger.
L’objectif du Fonds est de contribuer à promouvoir une participation équitable et efficace des femmes nigériennes au développement socio-économique et politique du Niger. Son but est d’appuyer les engagements pris par le gouvernement du Niger dans sa recherche vers l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les partenaires du Fonds sont :

  1. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE) ;
  2. Les réseaux / collectifs d’organisations non gouvernementales et d’associations de développement (ONG/AD) ;
  3. Les organisations de la société civile.

Le Fonds travaille également en concertation avec d’autres acteurs (tels les médias) ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers.
La durée d’une initiative financée par le fonds est habituellement de deux (2) ans et d’une valeur maximale de 100 000 $CAN (40 millions F CFA).
Les domaines d’intervention du Fonds sont :

  1. Domaine1 : ‘’Institutionnalisation de l'égalité entre les femmes et les hommes’’ ;
  2. Domaine 2 : ‘’Reconnaissance des droits des femmes et participation des femmes au processus démocratique’’ ;
  3. Domaine 3 : ‘’renforcement du pouvoir économique des femmes’.

Résultats attendus à la  fin du Fonds :

  1. le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE) assume avec une plus grande efficacité son rôle stratégique en matière de leadership, plaidoyer, promotion et coordination de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  2. les réseaux / collectifs d’organisations non gouverne-mentales et d’associations de développement (ONG/AD) sont davantage engagés, mieux positionnés et outillés pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et une intégration systématique du genre dans leurs secteurs respectifs d’intervention ;
  3. les groupes cibles sont davantage sensibilisés aux inégalités de droits entre les hommes et les femmes et à l’importance de la promotion et du respect des droits des femmes et des filles ;
  4. les femmes ciblées par les activités économiques et leur famille ont une meilleure qualité de vie et les organisations de mise en œuvre des sous-projets sont mieux habilitées pour faire leur travail.

Organisation et structure du Fonds :
La plus haute instance décisionnelle du Fonds est un comité conjoint où siègent le Chef de l’aide du bureau de l’Ambassade canadienne et un représentant du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE). Le comité conjoint se réunit selon les besoins du Fonds, mais au moins une fois par année.

Le comité consultatif du Fonds est composé de l’agent de développement du bureau de l’Ambassade canadienne (représentant de l’Agence Canadienne de Développement International), d’un représentant du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE), d’un représentant du Ministère de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire (MAT/DC) ainsi que d’un représentant du collectif d’associations et d’ONG féminines nigériennes (CONGAFEN).

Les membres du comité consultatif sont neutres et agissent en toute transparence lors de l’analyse des propositions déposées par des organisations nigériennes. Lorsqu’une proposition déposée concerne une des organisations membres du comité, le représentant  de ladite organisation ne peut prendre part aux délibérations y ayant trait afin d’éviter tout conflit d’intérêt.

Le comité consultatif se réunit selon les besoins du Fonds, mais tient au moins trois rencontres par année. Les responsabilités du comité consultatif sont les suivantes :

  1. Analyser les initiatives des organisations partenaires, se pencher sur leur pertinence et en recommander l’approbation de sélection à l’autorité déléguée de l’ACDI ;
  2. Favoriser le partage de connaissances dans les secteurs concernés du Fonds et l’analyse de la conjoncture liée à l’égalité entre les femmes et les hommes dans laquelle baigne le fonds ;
  3. Résoudre les questions en suspens qui relèvent de sa compétence.

Critères de sélection des initiatives :
Afin d’assurer une gestion efficace du Fonds et pour l’atteinte des résultats attendus, les critères de sélection sont :

  1. l’initiative doit être planifiée et mise en œuvre par des regroupements de populations à la base représentatifs des communautés locales bénéficiaires (i.e. associations, groupements, comités de développement local, etc.) ou par des associations /groupements locaux à vocation économique ou des structures déconcentrées ;
  2. l’initiative doit s’inscrire dans un ou des domaines d’intervention du Fonds, les zones d’intervention, la durée et le coût prévu ;
  3. l’initiative doit s’inscrire dans une démarche ou un plan de développement communal, même si ceux-ci sont plus ou moins formels ;
  4. l’initiative doit être conforme aux exigences établies en matière de gestion axée sur les résultats ;
  5. l’initiative doit respecter l’environnement ;
  6. l’initiative doit être proposée par une organisation ou une association officiellement recon-nue ;
  7. l’initiative doit proposer une ou des actions de renforcement des capacités de l’organisme ;
  8. l’organisme doit démontrer son expérience pertinente de travail et ses capacités de gestion ;
  9. l’initiative présentée par plus d’une organisation en vue d’un engagement collectif et synergique est fortement encou-ragée par le Fonds.

Pour les domaines d’intervention ‘’Institutionnalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes’’ et ‘’Reconnaissance des droits des femmes et participation des femmes au processus démocratique’’, des critères plus spécifiques sont établis et s’ajoutent aux critères susmentionnés :

  • l’initiative doit s’inscrire dans un processus d’institutionnalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes établi par l’organisme qui propose l’initiative ;
  • l’initiative doit contribuer à la reconnaissance des droits des femmes ;
  • l’initiative doit contribuer à encourager la participation des femmes au processus démocratique ;
  • l’initiative doit contribuer à la réduction des disparités entre les femmes et les hommes et à l’élimination des discriminations envers les femmes ;
  • la proposition doit démontrer la capacité de l’organisme à mobiliser les ressources humaines ;
  • l’organisme doit être en mesure de pouvoir démultiplier les connaissances acquises dans ses structures.
    ----------------------------

Evolution des prix à la consommation
à Niamey en janvier 2009

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse mensuelle de 1,7% en janvier 2009. En glissement annuel (janvier 2009 par rapport à janvier 2008), le taux d’inflation s’est établi à +11,8%. Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 41,6% en janvier 2009, par rapport au même mois de l’année précédente.
Le taux d’inflation en moyenne annuelle se situe à +11,8%. Il est largement au dessus de la norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence. La baisse de 1,7% du niveau général des prix en janvier 2009 par rapport au mois précédent est imputable aux fonctions « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-2,4%), « Boissons alcoo-lisées, tabacs et stupéfiants » (-4,5%), « Articles d’habillement et chaussures » (-2,7%), « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (-1,7%), « Santé » (-2,7%), « Transports » (-2,0%), « Loisirs et culture » (-0,5%), « Restaurants et hôtels » (-0,6%) et « Biens et services divers » (-1,9%). Cette baisse a été atténuée par des hausses de prix de certains produits composant les fonctions « Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+4,4%), « Communication » (+0,2%) et « Enseignement » (+8,2%).

Pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », les produits suivants  ont été à l’origine de la baisse du niveau général des prix en janvier 2009 : les légumes frais (-29,0%), les condiments (-22,9%), les huiles (-6,6%), et les produits laitiers (-2,3%). 

Pour les autres fonctions dont les prix des produits ont contribué à la baisse du niveau général, il convient de noter les tabacs (-4,6%), la cola blanche (-4,7%), les articles d’habillement (-2,4%), les articles chaussants (-4,8%), le pétrole lampant à la pompe (-12,9%) et au revendeur (-4,3%), le bois de chauffe (-8,7%), les médicaments modernes (-3,2%), les carburants et lubrifiants (-14,2%), les jeux, jouets et articles de sports   (-3,1%), les prix pratiqués dans les restaurants et débits de boissons (-0,6%) et les articles pour les soins personnels (-3,8%).

La baisse des prix des carburants et lubrifiants résulte de celle des prix de l’essence super 91 sans plomb (-14,9%), du gaz oil (-14,5%) et de l’essence mélange (-12,4%). Au titre des fonctions dont la hausse des prix a atténué la baisse du niveau général, on retiendra les meubles, articles d’ameublement et de décoration (+11,1%) et les services d’enseignement (+8,2%). Concernant particulièrement les céréales non transformées, leurs prix sont en hausse globale de 4,7% en janvier 2009 par rapport au mois précédent. Cette hausse est le résultat d’un renchérissement concomitant des sacs de 100 kg de mil (+14,1%), de maïs (+6,7%) et de sorgho (+0,6%).

Par contre, le sac de 50 kg de riz a vu son prix baisser entre décembre 2008 et janvier 2009 de 1,2%. Ainsi, le prix du sac de 100 kg de mil  est passé, en moyenne, de 17.281 FCFA en décembre 2008 à 19.713 FCFA en janvier 2009. Ceux des sacs de 100 kg de maïs et de sorgho sont ressortis, en moyenne, à 19.525 et 17.922 FCFA en janvier 2009 contre 18.291 FCFA et 17.813 FCFA en décembre 2008. Le prix du sac de 50 kg de riz, en baisse, est passé de 24.244 FCFA en décembre 2008 à 23.963 FCFA en janvier 2009.

(Source : I.N.S., février 2009)

----------------------------

Evolution des échanges commerciaux au Niger au 1er semestre 2008

Au 1er semestre 2008, l’évolution des transactions commerciales du Niger avec l’extérieur a été marquée par une augmentation du déficit de la balance commerciale suite à une hausse des importations et une baisse des exportations. En effet, les importations ont augmenté de 8,3% (218,4 Mds contre 201,7 au 2ème semestre 2007) et les exportations ont baissé de 8,8% (104,7 Mds contre 114,8 Mds au 2ème semestre 2007. le déficit commercial s’établit à 113,7 Mds au 1er semestre 2008 contre 86,4 Mds au 2ème semestre 2007. La hausse des importations est essentiellement due à celle des médicaments (30,3 Mds contre 10,3 Mds, soit 203%) et du riz (18,8 Mds contre 11,8 Mds, soit 59,3%) entre les deux périodes. La baisse des exportations s’explique essentiellement par celles de l’uranium (78,7 Mds contre 83,4 Mds, soit 5,6%) et de l’oignon (2,5 Mds contre 7,1 Mds, soit 64,9%). En glissement annuel (1er semestre 2008 par rapport au 1er semestre 2007), le déficit commercial est en baisse de 7,8% (113,7 Mds contre 123,3 Mds). Cette baisse s’explique par la conjugaison d’une hausse importante des exportations de 15,1% (104,7 Mds contre 91,0 Mds), pour l’essentiel due à celle de l’uranium (59,7 Mds au 1er semestre 2007 à 78,7 Mds au 1er semestre 2008 en liaison avec le relèvement du prix négocié du produit) et une légère hausse des importations de 1,9% (214,3 Mds au 1er semestre 2007 contre 218,4 Mds au 1er semestre 2008).

Situation des exportations du Niger au 1er semestre 2008

Structure des exportations par produit : prédominance de l’uranium : Au 1er semestre 2008, la prédominance de l’uranium dans les exportations a atteint un niveau beaucoup plus important, du fait du relèvement du prix négocié de ce produit. Ce produit gagne ainsi, 2,6 points de pourcentage et représente 75,2% de la valeur totale des exportations. La part de l’or reste relativement stable (8,5% contre 8,2% au 2ème semestre 2007). Ces deux produits miniers représentent 83,7% de la valeur totale des exportations contre 75,7% à la même période de 2007.

Orientation géographique des exportations :

  1. Exportations vers les différents continents : Exception faite du Nigeria (9,0 Mds, 9,4%), les principaux clients du Niger sont essentiellement des importateurs des produits miniers. La France (48,2 Mds, 46,4%), les USA (19,4 mds, 18,5%), le Japon (10,9 Mds, 10,4%) et la Suisse (8,7 Mds, 8,3%) représentent 83,3% de la valeur totale des exportations au 1er semestre 2008 contre 77,8% à la même période en 2007, soit un gain de 5,5 points de pourcentage. En terme absolu, l’Europe, avec 60,0 Mds, est le premier importateur de produits nigériens, soit 57,3% de la valeur totale. L’Amérique (19,5 Mds, 18,7%) et l’Afrique (13,5 Mds, 12,9%) occupent respectivement les 2ème et 3ème place. Ces trois continents représentent 88,8% de la valeur totale des exportations du Niger.
  2. Les exportations vers les pays de la CEDEAO : Avec 13,3 Mds (18,5 Mds au 1er semestre 2007 et 16,6 Mds au 2ème semestre 2007), la baisse des exportations vers les pays de la CEDEAO se poursuit. Elle est de 20,1% par rapport au 2ème semestre 2007 et de 28,1% par rapport à la même période en 2007. La baisse des exportations des produits agricoles, (-51,6%) explique, pour l’essentiel, cette situation.
  3. Les exportations vers les pays de l’UEMOA : Après la hausse au 1er semestre 2007, la baisse des exportations vers les pays de l’UEMOA, observée au 2ème semestre 2007, se répète en 2008 (2,5 Mds contre 3,4 Mds au 2ème semestre 2007, soit 24,8%). Par rapport à la même période en 2007, les exportations vers les pays de l’UEMOA ont baissé de 34,0% (2,5 Mds contre 3,9 Mds). Rapportées à l’espace CEDEAO, les exportations vers cette union représentent 18,8% au 1er semestre 2008 contre 20,5% le semestre précèdent et 21,1% au 1er semestre 2007.

Situation des importations au 1er semestre 2008

Structure des importations par produits : Quatre catégories de produits représentent 42,5% de la valeur totale des importations : les produits pétroliers (34,9 Mds, 16,0%), les médicaments (30,39 Mds, 13,9%), le riz (18,8 Mds, 8,6%) et le ciment (8,8 Mds, 4,0%). A la même période en 2007, ces produits ont représenté 34,5% de la valeur totale des importations.

Orientation géographique des importations 
: Pour le 3ème semestre consécutif, le continent européen occupe le 1er rang des fournisseurs du Niger. Avec 75,2 Mds, il devance l’Afrique et l’Asie avec respectivement 53,5 Mds et 47,6 Mds. Ces trois continents représentent respectivement 34,5%, 24,5% et 21,8% de la valeur totale des importations, soit 80,8% contre 82,6% au 1er semestre 2007.

Importations selon les unions économiques : Au plan des unions économiques, l’Union Européenne vient en tête avec 67,1 Mds de FCFA (30,7%), suivie de la CEDEAO avec 44,2 Mds de FCFA (18,9%). Les importations d’origine UEMOA, avec 26,3 Mds de FCFA d’achats représentent 12,0% du total des acquisitions. Rapportées aux origines CEDEAO des importations, elles représentent 63,7%. En 2007 et à la même période, leurs parts respectives dans l’approvisionnement du Niger ont été de 34,7%, 21,7% et 15,9%. Rapportée à la CEDEAO, l’UEMOA a représenté 63,7%.

Principaux pays fournisseurs : La France et les USA avec respectivement 36,0 Mds (16,5%) et 30,6 Mds (14,0%) sont les principaux fournisseurs du Niger au 1er semestre 2008. avec 30,5% de l’approvisionnement totale, leur part est stable comparée à la même période en 2007 (30,4%). La Chine (11,8 Mds, 5,4%, le Togo (10,6 Mds, 4,9%), le Nigeria (10,1 Mds, 4,6%) et la Côte d’Ivoire (9,7 Mds, 4,4%) constituent le 2ème groupe des principaux fournisseurs du Niger. Ces six (6) pays ont fourni près de la moitié de la valeur de l’approvisionnement total du Niger (49,8%).

(Source : INS- Statistique du Commerce Extérieur : Décembre 2008)

----------------------------

Fin du 2ème Forum des Affaires de la CEDEAO à Ouagadougou (Burkina Faso) : les participants recommandent la mise en place des infrastructures de base pour
la promotion de l’agro-business

Le 2ème forum des affaires de la CEDEAO, tenu du 12 au 14 février à Ouagadougou, au Burkina Faso, a recommandé à la CEDEAO et aux Etats membres, d'encourager la mise en place d'infrastructures de base (route, fleuve, mer, rail, air, énergie) aux niveaux national et sous-régional "pour le développement de l'agro-business en tant qu'outil de diversification de nos économies pour la création et la rétention de richesse".

Plus de trois cents participants à ce forum estiment ainsi que le dévelop-pement de ces infrastructures de base est une des conditions "pour mettre en œuvre la vision de la CEDEAO des peuples, matérialiser la libre circulation des biens et des personnes,  utiliser au mieux le potentiel agricole de l'espace CEDEAO".

Le forum, qui a élaboré un Plan d'Actions indicatif 2009-2010, a retenu, entre autres, la protection du secteur agro-industriel par des mécanismes appropriés (tarif extérieur commun, négociation APE...), la vulgarisation et le suivi de la mise en oeuvre des lois et règlements sur la libre circulation des biens et des personnes et la vulgarisation et la diffusion de la politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP) ; ECOWAP dont certains axes sont orientés vers le développement du marché régional et la promo-tion d'un environnement commercial, entend mobiliser les ressources animales, naturelles, foncières, hydrauliques et financières pour le développement de la chaîne des produits agricoles.

Outre la diffusion de la politique agricole de la CEDEAO, le forum a recommandé la mise en œuvre et la dissémination de la Stratégie africaine de création et de rétention de richesse (SACRR).

Cette stratégie redéfinit "un nouveau partenariat pour le développement" visant à faciliter "l'émergence d'une nouvelle race d'entrepreneurs et d'investisseurs africains" dont l'ambition  est d'investir dans les activités à valeur ajoutée tout au long de la chaîne globale des produits, issus de l'exploitation des opportunités d'investissement offertes par l'Afrique.

Les participants à cette rencontre ont également recommandé la création d'une Bourse Régionale des Matières Agricoles "en tant qu'instrument de la fixation des prix des produits et le renforcement du pouvoir  de négociation de tous les acteurs des chaînes de valeur".

En ce qui concerne les mécanismes de  financement adaptés au secteur agricole, le forum a recommandé la mise en place de fonds spéciaux agricoles dans les pays pour financer et ou subventionner les filières agricoles, et la création de systèmes de garanties pour minimiser les risques liés au financement agricole.

L'objectif de ce forum, rappelle-t-on, était de poursuivre les efforts consentis par la Commission de la CEDEAO pour mobiliser le secteur privé et l'amener à contribuer à la compétitivité régionale, à la sécurité alimentaire et au développement global, au moyen de partenariats commerciaux favorisant l'intégration régionale.

La deuxième édition de ce forum a été organisée par la Commission de la CEDEAO, en partenariat avec la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA-BSR/AO) et la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso, et avec la collaboration de l'Union Européenne.

(Source : Sahel quotidien du 23 février 2009)

----------------------------

2ème forum des affaires de la CEDEAO à Ouagadougou : vers la création
d’un cadre fédérateur de partenariat
fructueux entre hommes d’affaires des pays membres de la CEDEAO.

Le 2ème forum des affaires de la CEDEAO dont le thème est : " utiliser au mieux le potentiel agricole à travers le partenariat régional " a ouvert ses assises, jeudi 12 février 2009, à Ouagadougou (Burkina Faso).

Un dîner débat

Trois jours durant, les participants à ce forum : hommes d'affaires, agriculteurs, investisseurs, opérateurs économiques, représentants des institutions régionales et internationales se sont penchés notamment sur la promotion de l'agrobusiness dans la région ouest-africaine.

Au cours de ce forum, les participants ont notamment abordé la stratégie africaine de création et de rétention de richesses, l'état d'avancement du programme d'établissement de la co-entreprise et les textes juridiques relatifs au climat des affaires.

Ils ont également examiné les voies et moyens en vue de maximiser les opportunités dans le cadre de développement CEDEAO/Partenaires bilatéraux pour la promotion de l'agro-business dans la région ouest africaine.

En ouvrant les travaux de ce forum, le ministre burkinabé du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat, M. Mamadou Sanou, a indiqué que cette rencontre se tient dans un contexte international marqué par de " sévères crises à la fois financière, alimentaire et énergétique et qui mettent à rude épreuve, les économies fragiles”.

" Le forum se veut donc un élément de réponse globale et cohérente aux menaces réelles de marginalisation économique de plus en plus prononcée de l'Afrique,  menaces qui risquent à terme, de transformer notre continent  en un simple espace de consommation.

"Il s'agit, à l'issue de ce forum", de créer un cadre fédérateur de discussions et d'échanges d'où pourraient naître des relations fructueuses de partenariat entre hommes d'affaires des pays membres de la CEDEAO.

"A ajouté M. Sanou. Soulignant l'importance du thème de ce forum, le ministre burkinabé a dit qu'il répond, d'une part, "aux attentes des décideurs politiques qui aspirent à construire un espace économique sous-régional fort, et d'autre part, à offrir l'opportunité aux hommes d'affaires de nouer des relations de partenariat durable et capable de faire face aux offensives commerciales des économies développées et émergentes.

"Auparavant, le Président de la Commission de la CEDEAO, Dr. Mohamed Ibn Chambas,  a entretenu  les participants sur "l'état d'avancement du processus d'intégration dans l'espace CEDEAO : attentes du secteur privé". M. Chambas a notamment souligné la nécessité d'impliquer le secteur public dans l'élaboration des différentes politiques de la CEDEAO en vue de permettre à ce secteur de jouer son rôle au niveau régional et international. Cette rencontre vise également à élaborer un plan d'action pour les années à venir, a-t-il indiqué.
Ce forum est organisé par la CEDEAO en collaboration avec  plusieurs institu-tions régionales et internationales dont l'union européenne, l'USAID, l'UEMOA, le Ministère du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat du Burkina Faso, la Fédé-ration des Chambres de Commerce de l'Afrique de l'Ouest et la Chambre Consulaire Régionale de l'UEMOA, présidée par le nigérien Iddi Ango Ibrahim, qui participe aux travaux de ce forum.

Outre M. Iddi Ango, également Président de la Chambre de Commerce, d’Agriculture, d'Industrie et d'Artisanat du Niger, la délégation nigérienne comprend le Secrétaire Général du Ministère de l'Economie et des Finances et plusieurs représentants des associations et groupes d'affaires. Le premier forum des affaires de la CEDEAO s'était tenu en 2007 à Accra.

(Source : Sahel quotidien N° 7673 du 17 février 2009)

----------------------------

Evolution de la conjoncture
économique internationale

L’année 2008 se caractérise par une forte hausse des prix des matières premières et une crise financière sans précédent. Tout laisse penser que l’économie mondiale se dirige tout droit en fin d’année 2008 vers une récession tant les sombres prévisions continuent de s’accumuler. La crise immobilière, apparue il y a maintenant plus d’un an, se poursuit. Le Fonds Monétaire International (FMI) a revu en légère baisse, en octobre, sa prévision pour la croissance mondiale en 2008 à 3,9%, contre 4,1%. Les perspectives économiques mondiales indiquent que l’économie mondiale entre dans un tournant majeur, faisant face au choc financier le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 1930. Il est prédit également une récession aux Etats-Unis. Selon la dernière estimation publiée le mardi 25 novembre 2008, le produit intérieur brut des Etats-Unis a reculé de 0,5% au troisième (en rythme annuel) du fait d’un recul pire que prévu des dépenses de consommation, moteur traditionnel de la croissance des Etats- Unis, par une moins bonne tenue du commerce extérieur, notamment d’une baisse des exportations, et par des dépenses de l’Etat fédéral moins fortes qu’annoncé initialement. Les dépenses de consommation des ménages, qui assurent en temps normal près de 70% de la croissance de l’économie américaine ont reculé de 3,7%. C’est leur fort recul depuis le deuxième trimestre de 1980. La baisse découle d’un recul des achats de biens durables (-15,2%), et des biens non durables (-6,9%), ceux-ci enregistrant leur repli le plus fort depuis 1950. La performance de la zone euro a été encore moins bonne que celle des Etats-Unis. La zone euro est même entrée en récession pour la première fois depuis sa création, avec la contraction du produit intérieur brut au 3ème comme au 2ème trimestre. Selon les premières estimations publiées en novembre 2008, la croissance dans les quinze pays qui partagent l’euro s’est contractée de 0,2% par rapport au deuxième trimestre. Ce recul est imputable d’abord à une récession en Allemagne, première économie de la zone, et en Italie, la troisième, où le PIB a reculé de 0,5% en juillet - septembre. Avec cette conjoncture en berne, la demande de pétrole dans la zone s’est réduite et les pressions inflationnistes se sont atténuées. Toujours, selon les mêmes estimations, le taux d’inflation s’explique surtout par une baisse de 2,9% des prix de l’énergie d’un mois sur l’autre. L’inflation devrait se modérer dans les pays développés, même si elle reste «élevée ». Elle descendrait de 3,6% en 2008 à 2,0% en 2009. Dans les pays émergents, la croissance devrait rester vigoureuse, en passant de 7,9% en 2007 à 6,7% pour 2008, mais dans le sillage des économies chinoise et indienne, la croissance reculerait tout de même, contribuant ainsi à dissiper les craintes de surchauffe. L’inflation globale va aussi augmenter de manière plus marquée. Le taux avoisinerait les 9,4% cette année et mais descendrait à 7,8% l’année prochaine. L’Afrique subsaharienne devrait encore croître de 6,5% en 2008, en très léger ralentissement par rapport à 2007 mais le taux d’inflation afficherait un niveau de 8,5%. La zone UEMOA devrait par contre enregistrer une performance moindre, puisse que la taux de croissance est attendu à 3,9% en 2008, bien qu’en hausse par rapport à 2007 (3,2%) et 2006 (2,9%). Par ailleurs, bien qu’en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, l’inflation serait en forte hausse à 7,2%. Cette hausse des prix est consécutive à l’envolée des prix du pétrole et des produits alimentaires de première nécessité. Comme premières solutions à cette tension inflationniste dans la zone, la BCEAO a relevé d’un demi point, son principal taux d’intervention pour le porter à 4,75%. La croissance de l’économie nigériane passerait à 9,1% en 2008 contre 6,4% en 2007 grâce à la mise en service de nouvelles capacités de production de brut. Le taux d’inflation serait de 8,6% en 2008, plus élevé que le niveau de 5,5% observé en 2007.

Cours des matières premières : Sur le marché mondial des produits de base, le cour du pétrole continue sa brusque descente entamée en août 2008  en s’établissant en moyenne à 71,59 dollars/baril en octobre 2008, ce qui représente une baisse de 46% et de 13%respectivement par rapport à son niveau du mois de juin et par rapport au même mois de l’année 2007. Le prix du pétrole s’est même enfoncé le jeudi 20 novembre 2008, sous la barre des 50 dollars le baril à Londres, pour la première fois depuis mai 2005, et l’a frôlée à New York. Depuis leurs records de juillet (147,50 dollars à Londres et 147,27 à New York), les prix du pétrole ont perdu plus des deux-tiers de leur valeur.

Cette forte baisse du prix du pétrole tient surtout à la baisse de l’activité prévue en 2009 au USA et à celle de la consommation d’énergie dans la perspective de la baisse des températures à l’approche de l’hiver dans presque toutes les régions du globe. Les prix des principales matières premières agricoles importées par le Niger, à l’exception du sucre, connaissent eux aussi un début de relâchement sur le marché international suite aux nouvelle récoltes apparues un peu partout dans le monde et au retrait du prix du pétrole qui renchérissent les coûts de transport et les mesures anti-inflationnistes prises par le gouverne-ment nigérien. En effet, le prix en francs CFA de la tonne de riz et de celle du maïs baisse en moyenne trimestrielle respectivement de 29% et de 3%. Mais par rapport au troisième trimestre 2007, ces prix sont en augmentation de 65% et 45% du fait en particulier de la forte demande alimentaire dans les pays émergents ainsi qu’à un développement des biocarburants aux Etats-Unis.  Les tendances récentes montrent une baisse du prix des produits miniers exportés par le Niger. Sur le marché international, le cours de l’uranium, le principal produit d’exportation du pays, est retombé en moyenne à 139 dollars le kg au troisième trimestre contre 140 dollars au dernier trimestre et 240 dollars à la même période en 2007, soit une baisse respective de 0,3% et 42%. Quand à l’or, son prix international connaît une diminution de 1% en variation trimestrielle mais en variation annuelle, il augmente de 31%. Sur le marché de change, l’euro continue sa cotation en baisse face au dollar entamée en août 2008. En effet, l’euro glissait à 1,25 dollars environ en novembre contre 1,33 dollars un mois plutôt et 1,5 dollars environ en août. La dernière fois où la monnaie européenne perd durablement face au dollar remonte au deuxième trimestre 2005. L’euro perdait de son attractivité alors que les principales places boursières alternent quotidien-nement entre chutes et hausses spectaculaires, en Europe mais aussi aux Etats-Unis et en Asie.

Le marché financier mondial est actuellement confronté à la plus grave crise qu’il n’est jamais connu depuis le krach boursier de 1929. L’économie américaine est en train de se contracter très rapidement entraînant le monde entier dans son sillage. Tous les marchés montent et descendent. Dans un geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, six banques centrales ont annoncé une baisse concertée de leurs taux directeurs :la Réserve fédérale américaine a lancé l’action commune en annonçant une baisse de son taux directeur d’un demi point à 1,5%.

Dans le même temps, la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre annonçaient une baisse, également d’un demi point, de leurs taux directeurs respectivement à 3,75% et 4,5%. Dans la même foulée, les banques centrales du Canada, de Suède et de Suisse décidaient également des baisses de taux. La Banque du Japon, qui ne pouvait pas s’associer car son taux directeur est déjà à 0,5%, a annoncé qu’elle soutenait le mouvement. Elle a procédé déjà à sa plus grosse injection d’urgence de liquidités depuis le début de la crise, allouant aux banques nippones un total de 4 000 milliards de yens (30 milliards d’euros). La banque centrale de Chine, qui ne fait pas partie de la concertation, a décidé elle aussi une baisse de taux sur les prêts à un an. La déconfiture avait gagné toute l’Asie (Hong Kong, Bangkok, Singapour, Séoul, Sydney et Shanghai). Dans le Golfe aussi, l’affolement a gagné les bourses des riches monarchies pétrolières. La dégringolade de marchés a été accentuée par les sombres perspectives du Fonds Monétaire International (FMI) pour l’économie mondiale, annonçant un coup d’arrêt brutal à la croissance, qui n’atteindrait que 0,1% aux Etats-Unis et 0,2% dans la zone euro l’an prochain. . .

Activités Intérieures
:

L’économie nationale est marquée en 2008 par une forte consolidation de la croissance dans un contexte de hausse importante des prix.

Situation économique nationale en 2008 :
selon les dernières estimations des comptes nationaux effectuées en septembre 2008, la croissance économique ressortirait à 5,9% en 2008 suite au bon déroulement de la campagne agricole et aux investis-sements réalisés dans les BTP, les télécommunications et les mines. Ainsi, le PIB aux prix du marché passerait de 2035,4 milliards FCFA en 2007 à 2333,1 milliards FCFA en 2008 entraînant du coup un relèvement de 11% du PIB par tête (3,3% en 2007) qui passe de 151 039 FCFA à 167 600 FCFA et une hausse de PIB réel par tête de 2,5%. Le taux d’épargne intérieure brute connaîtrait une hausse de 3,6% et le taux d’investissement se situerait à 26,3% contre 23,6% en 2007. Par secteur d’activité, la situation se présenterait comme suit :

Secteur primaire,
47,3% du PIB, croîtrait en 2008 de 8,6% contre 4% en 2007 du fait de l’augmentation de 11,6% de la production agricole (3,8% en 2007) elle-même due à une hausse de 22% de la production céréalière (mil, sorgho, riz et niébé). Le taux de croissance de l’élevage ressortirait à +4,2% en 2007, l’exploitation forestière stagnerait à +3,4%, la pêche +4,1% contre 2,6%. Secteur secondaire, 12,3% du PIB, augmenterait en 2008 de 0,9% contre une baisse de 1,1% grâce au rebond de la production énergétique et du dynamisme des activités dans les BTP, atténuée par une décélération de la production minière de 7,3% contre -7,2% en 2007 même si les activités de fabrications gagnerait 3,9 points cette années contre 2,3 l’année dernière. Secteur tertiaire, 40,4% du PIB, augmenterait en 2008 de 4,6% contre 3,9% en 2007 suite à la performance de 4,9% des activités de transport, de 6% des télécommunications et de 6% des services publics. Les contributions à la croissance en 2008 des secteurs primaire, secondaire et tertiaire s’élève-raient respectivement à 4 points, 0,1 point et 1,9 point de pourcentage. Selon les éléments de l’emploi du PIB, cette forte croissance de l’économie nationale se présenterait comme suit :
La consommation finale des ménages, 71,5% du PIB, serait en hausse de 4,8% en 2008 contre 3,9% l’année précédente.
La consommation des administrations, poursuivrait son accélération avec une hausse attendue de 6,8% en 2008 contre 5,8% en 2007, en rapport avec les dépenses en capital de l’Etat.
Les investissements publics et privés augmenteraient eux respectivement de 12,2% et de 6,8% du fait de la hausse des dépenses publiques d’équipements, des dépenses pour les recherches minières (or, pétrole), de l’énergie et des télécommunications.
Les contributions à la croissance en 2008 de la demande globale s’établis-sent respectivement à 4,4 points pour la consommation finale, 2,7 points pour l’investissement, 0,7 point pour les exportations et -1,9 points pour les importations.

Situation et perspectives dans l’industrie (à partir des résultats de l’enquête de conjoncture du 3ème trimestre 2008)

L’actualité des affaires dans le secteur de l’industrie au cour du troisième trimestre 2008 apparaît encore favorable aux entrepreneurs. Cela est en rapport avec l’augmentation de la production et l’amélioration de la position compétitive des entreprises malgré des perspectives un tout petit assombries par les prix de vente des biens et services industriels en retrait et une demande en mal face à la réduction du pouvoir d’achat des ménages liée à la hausse du niveau général des prix.

Activité économique en général dans l’industrie :

  • l’offre : Comme au premier et au deuxième trimestre, la production industrielle est encore en hausse au troisième trimestre 2008 selon les chefs d’entreprises interrogées. Pour les perspectives d’évolution, bien que le solde est positif (+5%), il est nettement inférieur aux niveaux de 92% et de 9% respectivement du premier et du deuxième trimestre 2008. le niveau des stocks de produits fabriqués s’est légèrement amélioré au trimestre 2008 en ressortant +4% contre +1% au cours du deuxième trimestre mais, compte tenu de la période, ce niveau serait inférieur à la normale. Les stocks de produits fabriqués représentent 51 semaines de la production industrielle actuelle contre 78 semaines au deuxième trimestre. Les quantités achetées de matières premières sont restées stables contre une baisse au deuxième trimestre 2008. Les entrepreneurs espèrent une hausse au prochain trimestre. Le niveau des stocks de matières premières ou semi-produits est en hausse pour faire face à l’accroissement d’une part de la production et d’autre part de la demande de produits industriels. Mais le niveau de ces stocks est inférieur à la normale.
  • La demande : la demande de produits industriels serait globalement en hausse à l’exception des secteurs de l’énergie à cause de la session froide qui s’annonce notamment pour le secteur de l’industrie énergétique et de la réduction du pouvoir d’achat des ménages par l’inflation actuelle, ainsi que pour les industries métal-lurgique, textile et de l’édition et de l’imprimerie. Malgré tout, la demande de biens et services industriels continuerait de croître jusqu’à la fin de l’année selon les anticipations des entrepreneurs. Mais, compte tenu de la conjoncture actuelle, les commandes directes auprès des entreprises industrielles sont restées tout de même inférieures à la normale comme au trimestre précédent.
  • Utilisation des capacités de production : le taux d’utilisation des capacités de production baisse sensiblement en se situant à 46% contre 56% au dernier trimestre. Aussi, une très forte majorité des entreprises industrielles estiment que leur capacité de production est insuffisante pour faire face à une augmentation éventuelle de la demande.
    Emploi : Les effectifs totaux se sont encore accrus au troisième 2008 selon les chefs d’entreprises. Au vu de leurs anticipations, cette hausse pourrait encore s’intensifier au cours des trois prochains mois. Plus de 82% des industriels n’ont pas été confrontés à des difficultés de recrutement, soit une hausse de 11 points par rapport au deuxième trimestre.
    Trésorerie, prix de vente : la proportion d’entrepre-neurs industriels ren-contrant des difficultés de trésorerie, bien que plus importante, régresse légèrement. Les prix de vente industriels se sont encore repliés eux aussi au cours du troisième trimestre 2008 et les entrepreneurs pensent que la situation perdurerait jusqu’à la fin de l’année. Mais ils estiment que le niveau général des prix des produits industriels se serait accru par rapport au dernier trimestre et continuera à l’être au quatrième trimestre.
Compétitivité : au troisième trimestre de 2008 comme aux précédents, les entrepreneurs estiment que la compétitivité des industries nigériennes s’est améliorée tant sur le marché national qu’au sein de l’UEMOA et au plan international.

Inflation : Malgré les bonnes récoltes de la campagne agricole 2008 et des différentes mesures prises par les pays, la flambée des prix continue sa montée commencée il y a plus d’un an. En novembre 2008, le niveau général des prix mesuré par l’IHPC serait en hausse de 0,5% par rapport à octobre 2008, imputable à la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » qui a cru de 1,3%. La hausse des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » tient à celle des condiments (+16,1%), les légumes frais (+9,1%), les céréales non transformées (+2,3%) et les huiles (+0,1%). Les prix des principales céréales consommées par la grande majorité de la population à savoir le riz importé vendu en sac de 50 kg, le sorgho blanc vendu en sac de 100 kg, le mil vendu en sac de 100 kg, à l’exception de celui du maïs qu s’est replié de 6%, ont progressé respectivement de 5%, 3% et 5% en novembre par rapport  à octobre 2008. Les prix de tous ces produits ont déjà augmenté de plus de 17% pour le mil, 22% pour le maïs, 29% pour le sorgho et de 50% pour le riz, par rapport à leur niveau de novembre 2007. Il semblerait que la mesure prise par le Gouvernement d’acheter le sac de 100 kg de niébé à 25.000 FCFA, prix relativement rémunérateur pour les paysans, aurait poussé ce dernier à vendre plutôt le niébé que le mil, le sorgho ou le maïs. L’offre de ces produits se serait ainsi réduite sur le marché du fait de cette mesure. S’agissant des carburants et lubrifiants, leurs prix sont restés depuis janvier 2008 jusqu’en milieu du mois décembre 2008, où, suite à la baisse du prix du baril sur le marché international, ces prix ont été révisés à la baisse.
Echanges extérieurs : les données provisoires du commerce extérieur du Niger montrent que, comme au premier trimestre, les termes de l’échange se sont détériorés au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre 2008 du fait d’une part du recul des exportations de 7% (61,46 milliards FCFA contre 66,22 milliards FCFA) et d’autre part de la progression des importations de 21% (159,5 milliards FCFA contre 131,41 milliards FCFA). Le retrait des exportations tient à celui des principaux produits d’exportation du pays, à savoir les exportations d’or et d’uranium qui ont baissé respectivement de 14% et de 3%. L’augmentation des importations est essentiellement due à celles des huiles et préparations de pétrole ou minéraux à 70% ou plus (+58%), riz (+63%), du ciment (+55%) et du lait (+125%).le solde des échanges extérieurs continue sa dégringolade depuis le premier trimestre 2008 et s’est nettement détérioré encore au troisième trimestre de 50% et de 70% par rapport au 2ème trimestre 2008 et le 3ème trimestre 2007.
Finances Publiques : Au troisième trimestre 2008, la situation des finances publiques se caractérise, selon les dernières données provisoires, par une forte baisse, par rapport au deuxième trimestre, des recettes publiques totales de 61,3% suite essentiellement à la diminution très sensible de 94% des recettes non fiscales qui passent de 126,1 milliards à 7,2 milliards. Mais par rapport à la même période de l’année 2007, les recettes fiscales et les recettes non fiscales se sont améliorées respectivement de 22%, 20% et de 64%. Les dépenses publiques auraient enregistré une variation trimestrielle (passant de 120,5 milliards à 152,1 milliards) et saisonnière respectivement de +26% et de +20%. Les dépenses courantes connaissent elles aussi une augmentation de 18% et de 17% respectivement par rapport au 2ème trimestre 2008 et au 3ème trimestre de l’année 2007. Les principales dépenses courantes, à savoir les traitements et salaires et les dépenses d’investis-sement croîtraient respectivement de 19% et 40% par rapport au dernier trimestre. En variation saisonnière (3ème trimestre 2008 par rapport au 3ème trimestre 2007), ils auraient progressé respectivement de +40% et de +26%. Mais, par rapport à la même période de l’année 2007, les recettes publiques totales, les recettes fiscales et les recettes non fiscales se sont améliorées respectivement de 22%, 20% et 64%. Situation monétaire : La masse monétaire a progressé au 3ème trimestre de 4% par rapport à son niveau du deuxième trimestre 2008 et 24% par rapport à la même période 2008 en passant de 367,8 milliards de FCFA à 383,5 milliards de FCFA. Cette situation, en partie accentuée par cette flambée des prix en cours, est imputable à l’augmentation des disponibilités moné-taire de 3% et des dépôts à terme en banque de 8%. Les avoirs extérieurs nets (avoirs extérieurs bruts moins les engagements extérieurs) des institutions monétaires se sont repliés de 13% (en s’établissant à 289 milliards de FCFA contre 160,5 milliards de FCFA à la même période de l’année 2007). Cette situation est imputable aux avoirs extérieurs nets de la Banque Centrale qui ont chuté de 9% du fait de la diminution de 49% et 8% respective-ment des avoirs en monnaies étrangères et de la position créditrice au titre des disponibilités extérieures de la BCEAO. Les avoirs extérieurs nets des autres institutions monétaires, par contre, ont fortement augmenté (+148%) du fait des engagements extérieurs à court terme des banques et correspondants +143%. Suite au recul de 10% des créances sur l’Etat consécutivement au retrait de 15% des créances sur la Banque Centrale, la Position Nette du Gouvernement (PNG) a légèrement reculé au 3ème trimestre 2008. Elle est passée de -176,8 milliards de FCFA au 2ème trimestre 2008 à -150,5 milliards de FCFA au 3ème trimestre 2008.
Conclusion : L’économie nigérienne a été caractérisée au cours du troisième trimestre 2008 par la poursuite de la hausse des prix des biens de consommation et un environnement international marqué par la crise financière qui sévit dans les pays développés. Malgré les importantes précipitations enregistrées, la campagne agricole 2008 a fait apparaître de nombreuses zones déficitaires. Quant à la situation des finances publiques, elle est caractérisée par une détérioration du solde de base grâce suite à une forte baisse de recettes et une augmentation des dépenses publiques. S’agissant des échanges extérieurs des biens, ils se sont caractérisés par la poursuite de la détérioration de leurs soldes dues à des exportations en baisse et des importations en hausse. C’est dans ces conditions que les prévisions de croissance du PIB pour l’année 2008 tablent sur un taux de 5,9% contre 3,3% enregistré en 2007.     

(Source :INS - Note de Conjoncture n°011 novembre 2008)

----------------------------

La Banque Européenne d’Investissement

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a pour mandat de Contribuer au Financement du développement dans les pays ACP par le soutien à la croissance économique.

Elle a renforcé en 2007 sa présence dans les Etats ACP et les prêts qu’elle y a octroyés pour soutenir le développement durable ont atteint les 869 millions d’euros dont 432 millions provenant de ses ressources propres.

Outre l’octroi des prêts, les services de la BEI assistent les Etats ACP dans la préparation des projets qu’ils lui soumettent ou aux autres instruments financiers de l’Union.

En 2008, la BEI a programmé des prêts de 18 millions d’euros dans le secteur prioritaire de l’eau en Afrique de l’Ouest et 13 millions pour financer un projet de télécommunication en fibre optique au profit de 250 millions de citoyens africains en Afrique de l’Est. La BEI assure la gestion du deuxième protocole financier (2008 -2013) de la facilité d’investissement qui consacre un montant de 1,53 milliards d’euros aux pays ACP et aux pays et territoires d’Outre Mer. Ce fonds sera complété d’une somme de 2 milliards (sur ressources propres de la banque) pour les Etats ACP.

La BEI a établi des relations économiques privilégiées avec l’Afrique du Sud (sous la forme d’un mandat séparé avec les ACP) où sur la période 2007-2013, elle affectera 900 millions d’euros au financement de certains investissements publics et privés.

(Source : CR : Rapport annuel 2007)

----------------------------

Le Partenariat entre la Commission
Européenne et le Niger

Le contexte national : la stabilité politique observée depuis 2000 s’est prolongée en 2007. Pour la première fois, un Premier Ministre a été renversé par une motion de censure de l’Assemble Nationale, votée par sa propre majorité, sans tomber dans une crise politique ou institutionnelle.

(Parlementaires européens au Niger)

En vue des prochaines échéances électorales (2008 et 2009), l’Assemblée Nationale a adopté une loi modifiant le Code électoral et créant un comité chargé de la reprise du fichier électoral.

L’insécurité s’est aggravée dans le nord du pays. Les auteurs d’attaques contre des institutions de l’Etat et d’enlèvements se réclament du Mouvement des Nigériens pour la Justice. Le Président de la République a fait de la résolution de cette question une priorité.

Avec 3,1% en 2007, la croissance économique  a été plus faible que prévue en raison de la faible progression de la production agricole. L’inflation est ressortie nulle en moyenne annuelle à fin décembre 2007. Le Niger a enregistré de bonnes performances en matière de gestion budgétaire imputables à la poursuite des efforts soutenus de collecte d’impôts et d’autres revenus de l’Etat.

 Le Gouvernement poursuit la mise en œuvre de l’exercice du PEMFAR. Un cadre de concertation a été préparé en 2007 en vue d’assurer le suivi et d’améliorer la qualité du dialogue entre les différentes parties prenantes. Pour la deuxième année consécutive, le Niger remplit les critères de convergence de premier rang fixés dans le cadre de la surveillance multilatérale par l’UEMOA. Par ailleurs, le Niger a gagné trois points dans le classement à l’Indice de Développement Humain (IDH) selon le rapport du PNUD de l’année 2007. L’économie Nigérienne demeure cependant fragile et vulnérable car elle repose essentiellement sur les secteurs rural et minier fortement dépendants des aléas climatiques et tributaires du marché mondial.

La stratégie de la Réduction de la Pauvreté (SRP) a été révisée en 2007. Ce processus de révision a été conclu par la tenue à Bruxelles les 25 et 26 octobre 2007 de la Conférence sur le financement de la Stratégie de Développement accéléré et de Réduction de la Pauvreté.

La stratégie de coopération Niger-CE et le Programme indicatif national :

La mise en œuvre globale du programme de coopération en cours, qui comporte également des financements des 7ème et 8ème FED et des fonds régionaux, s’est poursuivie en 2007  à un rythme soutenu, engendrant 70 millions € de paiements au cours de cette année.

En fin 2007, le 9ème FED est engagé à 100%. Le niveau de conclusions des contrats (engagements secondaires) a atteint 92,69% au 3/12/2007 pour le 8ème FED et 77,15% sur le 9ème FED. Il est de 100% pour le 7ème FED.

Le processus de préparation du document de stratégie de coopération et Programme indicatif national 10ème FED CE-Niger a été finalisé en 2007, pour approbation finale en début 2008. La stratégie vise à appuyer le gouverne-ment nigérien dans sa lutte contre la pauvreté. Elle s’articule autour de deux domaines de concentration et est complétée par un appui budgétaire général.

Premier domaine de concentration : soutien à la croissance en zone rurale et à l’intégration régionale (y compris la sécurité alimentaire).
Les interventions proposées dans ce domaine de concentration prioritaire seront axées principalement sur deux composantes :
 

  • l’appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement rural et de la majorité de ses programmes se fera à travers les instruments les plus adaptés allant de l’appui budgétaire sectoriel, lorsque cela est possible, aux projets s’intégrant dans le cadre sectoriel, en passant par des fonds communs si les conditions de base pour un appui budgétaire ne sont pas remplies ;
  • l’appui au développement des infrastructures favorisera l’intégration régionale vitale pour l’économie nigérienne et les choix seront guidés à la fois par le besoin de désenclavement dans le contexte régional et par la nécessité d’améliorer l’accès des zones rurales à forte potentialité agro-pastorale vers ce réseau régional.

Deuxième domaine de concentration : gouvernance et appui aux réformes économiques et institutionnelles. La viabilité des politiques de lutte contre la pauvreté est fonction d’une bonne gouvernance, elle-même liée à une administration publique performante à la création d’un cadre institutionnel permettant une mise en œuvre efficace de la SDRP.

Appui budgétaire général : En complément de ses interventions dans le cadre des deux secteurs de concentration, la Commission accompagnera la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté du Niger par un appui budgétaire général non ciblé et pluriannuel. Les objectifs spécifiques de cet appui seront des contributions à la stabilité macroéconomique, à l’amélioration de la gestion des finances publiques et à l’application de la SDRP.

Pour la mise en œuvre du Programme Indicatif National au titre du 10ème FED, un plan d’action annuel a été préparé. Il englobe l’ensemble des projets et programmes prévus et une prise de décision est attendue en 2008.

Ce plan d’action annuel prévoit au total sept projets et programmes pour un montant total de 202 millions € réparti comme suit :

        • Programme routier 75,0 M€
        • Programme de sécurité alimentaire 15,0 M€
        • Appui Budgétaire Général 2009-2011 93,0 M€
        • Appui processus électoral et l’état civil 7,0 M€
        • Programme d’appui prioritaire à la 7,5 M€
        • Appui aux services de l’ON 4,5 M€

Selon cette programmation, les conventions de financements respectives pourraient être signées en début 2009 et devraient voir leur démarrage au premier semestre.

(Source : CR : Rapport annuel 2007)

----------------------------

Note sur la variation des prix des
produits alimentaires

Selon le dernier rapport publié par la Banque Mondiale sur la hausse des prix des produits alimentaires, les prix mondiaux des denrées alimentaires se sont globalement accrus de 83 % au cours des trois dernières années, soit depuis 2005. Le prix  Mondial du blé a presque triplé avec une hausse de 181 %, celui du riz a doublé et celui du maïs a augmenté de 79 % en 2008.

Sur la même  période au Niger, le prix du kilogramme de farine de blé a augmenté de 36 %, celui du sac de riz de 50 kg de 19 % et celui du sac de maïs de 100 kg de 16 %. Au premier trimestre 2008 les prix mondiaux du riz ont augmenté de 85 %. Ceux du sucre présentent une tendance globale à la hausse. De 11,5 % en début  de l’année, ils affichent une hausse de 13,8 % en fin du premier trimestre 2008.

Cette situation de flambée des prix des produits de première nécessité s’explique par un ensemble complexe de facteurs conjoncturels et structurels.

Au titre des facteurs structurels, il faut noter au plan international les prix élevés de l’énergie et de l’engrais, l’affaiblissement du dollar et la faiblesse des stocks mondiaux de céréales. Par ailleurs , il faut relever la maîtrise des  prix intérieurs de céréales dans certains pays grands producteurs tels que l’Inde ou la Russie et la demande accrue d’aliments consécutive à l’amélioration du pouvoir d’achat des populations des pays émergeants (Inde, Chine, Brésil).

Au plan national, l’écart entre l’offre nationale et la demande sous-tend pour beaucoup ce phénomène.

En effet, la production agricole croît de 2,5 % alors que la population augmente à un rythme de 3,3 %.

Parmi les causes conjoncturelles, on peut relever au plan international, les sécheresses dévastatrices qu’ont connu la plupart des pays producteurs de blé tels que l’Australie ou le Kazakhtan, ou la baisse de la production du riz ; au niveau sous-régional, il faut noter qu’une faible production de maïs a été enregistrée en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, il importe de préciser que les perspectives d’évolution des prix sur le marché international ne sont pas encourageantes. En effet, la plupart des analystes estiment  que les prix des cultures vivrières resteront à des niveaux élevés en 2009.

Ces perspectives peu reluisantes ainsi que les implications, y compris politiques, et l’ampleur que prend la crise, ont amené la Banque Mondiale et le FMI à interpeller les gouvernements du monde entier sur ces questions.

Ainsi, l’impact certain sur les conditions de vie de la population et sur l’équilibre social du pays fait obligation aux responsables nationaux d’apporter des réponses à même de contribuer à soulager les consommateurs. Dans cet esprit, l’Etat nigérien a décidé, en avril 2008, de lever pour une période de trois mois, tous les droits et taxes, notamment douaniers, sur le riz qui est la seule céréale imposée à l’importation.

Cette mesure fiscale sur le riz importé est une mesure conjoncturelle apportée par le gouvernement. Son coût direct est estimé à 5 milliards sur les finances publiques.

Le gouvernement a également négocié avec les importateurs et les com-merçants les prix plafonds du riz à appliquer aux consommateurs. L’impact à moyen et long terme de ces mesures a été limité, car la crise des prix des produits alimentaires est plus nourrie par des causes structurelles mondiales.

En outre, ces mesures étant l’ordre général, leur incidence a été moins sensible sur les populations vulnérables. Les réponses qui sembleraient être plus adoptées sont davantage plus structurelles et, en  particulier, concernant la relance de la population nationale.

En effet, à moyen et long terme, c’est l’ensemble de la chaîne de production, de transformation  et de commerciali-sation des produits agricoles qui doit être repensée.

A cet égard, il est judicieux de commencer par l’exploitation des réserves de gains de productivité existantes et de trouver les moyens de contenir les pertes (retenues d’eau, conservation, lutte contre les parasites, etc..). Les cinq (5) milliards qu’a coûtés la mesure fiscale sur le  riz importé par exemple, constitue un coût d’opportunité énorme pour la filière rizicole. Ce montant pourrait notamment servir à une restructuration en profondeur de la filière rizicole nigérienne.

Dans un cadre plus global, cet argent pourrait aussi servir à garantir aux paysans l’accès à un peu plus d’engrais, de produits phytosanitaires, des moyens de transformation, de crédit ou de conseils.

En définitive, pour répondre durablement à la crise, l’Etat nigérien doit soutenir, à moyen et longs termes l’intensification de la production céréalière, en priorisant l’exploitation des réserves existantes de gains de productivité.

A cet effet, le développement de l’irrigation et la vulgarisation à grande échelle des bonnes pratiques en matière de techniques agricoles constituent des options de politique judicieuses.

----------------------------

Situation économique et financière du Niger en 2008 : Accélération de la croissance dans tous les secteurs clés de l’économie

Selon le rapport semestriel de la Commission de l’UEMOA, qui procède de la surveillance multilatérale, à l’analyse des performances économiques et financières des Etats membres de l’Union en 2008, la croissance économique pour le cas précis du Niger, est de 5,9% en 2008, contre 3,3% en 2007.

Cette croissance, explique le rapport, est essentiellement soutenue par le secteur primaire, grâce à une bonne récolte attendue du déroulement de la campagne agricole. Le rapport qui souligne que l’activité économique s’est déroulée dans un contexte de forte évolution des prix, relève une inflation accrue de 11%, en moyenne sur les dix premiers mois de l’année, contre une baisse de 0,9% sur la même période en 2007. En 2008, le taux d’inflation annuel moyen au Niger ressortirait à 11,1% contre 0,1% en 2007.

En 2009, le taux de croissance serait de 4,5%. Sur le plan des finances publiques où l’objectif du gouvernement est de relever, de manière significative, le niveau des recettes de la fiscalité intérieure et de maîtriser les dépenses publiques, la situation se caractérise par une amélioration des principaux soldes. Le solde global s’établirait à 0,5% du PIB contre -1,0% en 2007. Au niveau des comptes extérieurs, le déficit du compte courant de la balance des paiements s’aggraverait en passant de 8,5% en 2007 à 13,0% en 2008 en relation avec l’importance des importations effectuées au cours de l’année et des frets y afférents. Selon les prévisions du rapport, en 2009, ce déficit se stabiliserait à 13,1%.

Quant à la situation monétaire de notre pays, elle s’est caractérisée par « une consolidation des avoirs extérieurs nets, une progression de 27,4% du crédit intérieur suite à une amélioration de la PNG et à une hausse de 34,7% des crédits à l’économie. En revanche, la masse monétaire connaîtrait une expansion de 21,4% ». En matière de convergence, un seul critère de premier rang, celui relatif au taux d’inflation ne sera pas respecté par le Niger. « Ceux relatifs au solde budgétaire de base, à l’encours de la solde budgétaire de base, à l’encours de la dette et à la non accumulation des arriérés seraient conformes aux normes.

Quant aux critères de second rang, le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales et celui des investissements publics financés sur les ressources internes rapportés aux recettes fiscales seraient respectés sur les quatre », indique le rapport. Pour la production, l’activité économique s’est consolidée, en 2008, avec un taux de 5,9% contre 3,3% en 2007 en rapport avec un bon déroulement de la campagne agricole, une forte croissance des BTP et une bonne performance de l’industrie, du transport et des communications. « Le secteur primaire enregistrerait une hausse de 8,6% en 2008 contre 4,0% en 2007.

Cette forte croissance est imputable à la production agricole qui progresserait de 11,6% en 2008 après 3,8% en 2007. Cette performance résulterait de la bonne pluviométrie observée au cours de la campagne et aux effets attendus des programmes d’irrigation notamment la petite irrigation ainsi que les aménagements hydro-agricoles.

 L’impulsion serait donnée principalement par la production céréalière (mil, sorgho, riz) et du niébé. La production de niébé croîtrait de 22,0% contre 2,8% en 2007 », poursuit le rapport. Pour les autres branches, le rapport fait ressortir des performances dans des domaines aussi variés que l’exploitation forestière (3,4%) et l’élevage (4,2% de croissance).

Quant au secteur secondaire, il connaît une légère reprise avec un taux de croissance de 0,9% contre une baisse de 1,1% en 2007. « Cette performance résulte du rebond de la production énergétique et du dynamisme des activités des BTP. En effet, la branche énergétique enregistrerait une forte accélération de 9,3% contre 3,3% en 2007 en liaison avec les actions d’extension et d’électrification rurale. La branche construction suivrait une croissance de 5,9% en 2008 après 3,1% en 2007. Par contre, malgré la bonne orientation des prix de l’uranium, la production minière régresserait de -7,3% », explique-t-on.

Pour ce qui est des activités de fabrication, la hausse de la valeur ajoutée s’évalue à 3,9% contre 2,3% en 2007 en liaison avec le bon comportement des industries alimentaire et chimique.

Au niveau du secteur tertiaire, l’activité économique il apparaît une croissance réelle de 4,6% en 2008 contre 3,9% en 2007. Cette évolution, explique les spécialistes, est imputable notamment aux performances attendues dans les branches de communications, de transports, et des services publics qui progresseraient respectivement de 6,0%, de 4,9% et de 6,0%.

« En 2008, les contributions des secteurs primaire, secondaire et tertiaire à la croissance du PIB seraient respectivement de 3,7 points, 0,1 point et 2,1 points.

Du côté de la demande, la croissance économique serait impulsée par la consommation et d’investissement. La consommation finale des ménages qui est la principale composante du PIB, y représenterait 71,5% en 2008. Elle serait en hausse de 4,8% en 2008 grâce à la bonne récolte et à l’amélioration du niveau des revenus », note le rapport.

Quant à la consommation finale des administrations publiques, le rapport note une augmentation de 6,8%. Idem au niveau des investissements où on enregistre une forte croissance, aussi bien dans le secteur privé (10,2%) que le secteur public (12,2%), ce que les spécialistes expliquent par l’augmentation des dépenses publiques d’équipement et la poursuite des investissements dans les domaines de la recherche minière, notamment uranifère et pétrolière, de l’énergie et des communi-cations.

En revanche, souligne le rapport, le déficit des échanges extérieurs serait fortement aggravé, les importations ayant connu une hausse de 8,5% pour représenter 23,6% du PIB. Pour l’année 2009 qui commerce, la croissance sera soutenue par tous les secteurs. Ainsi, selon les prévisions, la croissance atteindrait 4,5%.

« L’année 2009 constitue le début de grands travaux tels que la construction du barrage de kandadji, la réhabilitation et le développement des systèmes d’irrigation, pour soutenir le secteur primaire et le mettre à l’abri des aléas climatiques. Dans la perspective d’une bonne saison des pluies et la généralisation d’irrigation le secteur progresserait de 3,6% soutenu par l’agriculture qui s’accroîtrait de 4,0%  et l’élevage de 3,1%. Il continuera à jouer son rôle moteur dans le soutien du secteur primaire à la croissance en 2009 », souligne-t-on. La réalisation des différents projets initiés dans le secteur secondaire contribuerait à doper la croissance du secteur.

Il s’agit essentiellement de l’exploitation d’une mine de charbon, de la construction connexe d’une centrale électrique, du démarrage des investis-sements pour la mise en exploitation d’une mine d’uranium et du gisement de pétrole d’Agadem, des travaux d’une raffinerie de pétrole et d’un pipeline de 500 kilomètres reliant le gisement à la raffinerie, de la poursuite des investissements dans le secteur de l’énergie ainsi que les projets routiers de l’administration.

Ces activités renforceraient le dynamisme du secteur en 2009 et sa valeur ajoutée s’accroîtrait de 3,7%. Du côté de la demande, la croissance en 2009 continuerait à être tirée par la consommation et les investissements en hausse de 6,9% et de 15,0%.

En effet, l’accroissement des revenus des ménages et des dépenses publiques stimulerait la consommation finale. Sur le plan des finances publiques et dette publique, en 2008, la politique budgétaire visait l’amélioration du recouvrement des recettes internes, la maîtrise des dépenses publiques en les orientant vers les secteurs prioritaires de la SDRP et la réduction des arriérés intérieurs.

Au titre de l’année, les recettes budgé-taires progresseraient de 31,8% pour atteindre 407,4 milliards soit 17,5% du PIB contre 15,2% en 2007. Les recettes fiscales augmenteraient de 9,7% pour se situer à 11,0% du PIB contre 11,5% en 2007.

Cette évolution est imputable essentiellement aux recettes fiscales internes. La situation des recettes de la fiscalité de porte s’explique par les mesures prises par le gouvernement pour le désarmement tarifaire et douanier dans le cadre de la CEDEAO sur certains produits de grande consommation.
Le bon comportement de la fiscalité intérieure se justifie par un meilleur recouvrement sur le Bénéfice Industriel et Commercial (BIC) et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Les recettes non fiscales s’établiraient à 149,0 milliards en 2008 soit 6,4% du PIB contre 3,5% en 2007 en rapport avec les nouvelles recettes liées aux permis miniers et au bonus de signature sur cession de permis pétrolier et aux dividendes exceptionnels des sociétés minières. Il est attendu un montant de 146,1 milliards de dons contre une réalisation de 146,5 milliards en 2007.

Quant aux dépenses totales et prêts nets, ils progresseraient de 17,0% en 2008, pour représenter 23,9% du PIB. Les dépenses courantes s’établiraient à 12,6% du PIB en 2008 contre 11,7% en 2007, progressant de 22,6%, sous l’impulsion des transferts et subventions, des autres dépenses courantes et des salaires.

La masse salariale enregistrerait une hausse de 19,5%. Les dépenses en capital s’établiraient à 11,3% du PIB contre 11,6% en 2007après une hausse de 11,3% en 2008. Cette évolution résulterait notamment d’un accroissement de 38,4% des dépenses en capital financées sur ressources internes. L’exécution des opérations financières de l’Etat se traduirait par une amélioration sensible des principaux soldes budgétaires.

Les dépenses totales et prêts nets augmenteraient en 2009 de 17,1% pour atteindre 26,2% du PIB.

En ce qui concerne la dette publique intérieure et extérieure, son encours est estimé à fin 2008, à 394,4 milliards de FCFA contre 488,4 milliards à fin décembre 2007.

Cette évolution correspond à un recul du taux d’endettement de 7,1 points de pourcentage. Ainsi, l’encours de la dette publique totale rapporté au PIB nominal passerait de 24,0% en 2007 à 16,9% en 2007. La composante extérieure de cette dette est estimée à 243,3 milliards soit 61,7% de l’encours total et 11,1% du PIB.

Sur le plan du commerce extérieur, le rapport révèle qu’en 2008, « les échanges extérieurs se sont ressentis notamment du maintien du dynamisme des exportations minières et de la hausse du prix du kilogramme d’uranium de 37,5%, ainsi que de l’octroi d’un permis d’exploitation pétrolière à la China National Oil and gas Development and Exploration Corporation (CNODC).

Le solde global de la balance des paiements se situerait à 50,0 milliards à la suite de la réception par l’Etat de 123,4 milliards de bonus de signature sur cession de permis pétrolier.

Quant à la situation monétaire, la position extérieure nette des institutions monétaires est prévue en hausse de 50,2 milliards, pour ressortir à 275,2 milliards à fin décembre 2008, contre 225,1 milliards à fin décembre 2007. L’encours du crédit intérieur s’inscrirait en hausse de 38,9 milliards ou 27,4%, pour s’établir à 180,9 milliards à fin décembre 2008.

(Source : Le Sahel n°7655 du jeudi 15 janvier 2009)

----------------------------

Nouveaux efforts déployés pour faire face aux défis posés par  l’AGOA

En éliminant les droits de douane sur une grande variété de produits importés d’Afrique vers les Etats Unis, la Loi sur la Croissance et les Possibilités économiques en Afrique (AGOA) stimule beaucoup le développement écono-mique sur tout le continent. Mais en retirer en fait les avantages représente un défi.
Monsieur Renae Adams, Directeur Exécutif de Global Mamas, connaît personnellement les avantages ainsi que les défis que la Loi sur la Croissance et les Possibilités écono-miques en Afrique (AGOA) offre et présente aux entreprises.

L’entreprise à but non lucratif exporte vers les États Unis depuis environ cinq ans dans le cadre de l’AGOA des vêtements en batik imprimé et tout récemment des décorations éligibles à l’AGOA ou au moins essaie de le faire. «Environ 60% de nos exportations consistent en vêtements, en tissus en batik teintés manuellement qui sont dans la catégorie de l’AGOA» a dit Mme Adams». Nous avons eu quelques problèmes au début parce que les douaniers à Minnesota (où l’entreprise possède un entrepôt) ne connaissent pas bien l’AGOA. Ils avaient confisqué les chargements et c’était très pénible. «Nous avons encore beaucoup de chargements qui sont retenus à nos propres frais pour qu’ils s’y retrouvent par rapport à ce que l’AGOA est. Ils ne connaissent bien aucune des catégories de l’AGOA.

Et bien que nous possédions les documents, si quelque chose ne semble pas assez correct, ils mettent tout simplement le chargement de côté dans un entrepôt en douane jusqu’à ce qu’ils trouvent le temps de le faire». Pour aborder des problèmes de ce genre, le Centre pour le Commerce est en train d’améliorer les services que les Centres de Ressources AGOA fournissent a déclaré Abou Fall, coordinateur AGOA.

M. Fall collabore aussi avec des fonctionnaires du gouvernement et des entreprises privées pour élaborer des stratégies AGOA dans chacun des 16 pays éligibles à ses avantages.

Un site Web sur les services offerts par l’AGOA proposera aussi aux entreprises un accès immédiat à diverses ressources.
Les entreprises américaines qui achètent des produits auprès d’entre-prises qui se trouvent dans des pays éligibles à l’AGOA ne paient pas de droits de douane sur  une grande variété de produits. L’idée d’éliminer les droits de douane  crée davantage de possibilités aux entreprises africaines de pénétrer le marché américain stimulant ainsi le développement économique dans les pays africains.

En 2008, le Congrès américain a prorogé l’AGOA jusqu’en 2015. Mais il ne suffit pas d’avoir une loi. «Rien ne se passera à moins d’élaborer des stratégies claires pour tirer profit de l’AGOA» a dit Abou Fall, Coordinateur AGOA du Centre pour le Commerce. «C’est ce qui doit se passer dans toute l’Afrique de l’Ouest».

Le réseau des Centres Ressources AGOA à un potentiel énorme mais il n’est pas simple ou facile d’exporter dans le cadre de l’AGOA a ajouté M. Fall. «A travers de nouveaux efforts nous chercherons à renforcer les centres de ressources pour relever les défis». Résoudre les défis permettra de maintenir la croissance impressionnante des exportations de l’Afrique vers les Etats Unis et de la renforcer. «Les exportations ont considérablement augmenté avec l’AGOA», a déclaré M. Fall. «Mais pour certains secteurs, cette augmentation a été inégale. Beaucoup de pays n’ont pas encore tiré pleinement profit de l’AGOA».

En 2008, des entreprises appuyées par le Centre pour le Commerce ont exporté un total d’environ 26 millions de dollars de produits - dont environ la moitié, c’est à dire 11,6 millions de dollars, pour des produits exportés dans le cadre de l’AGOA.

Selon le U.S International Trade Administration, de janvier à septembre 2008, les exportations vers les Etats Unis dans le cadre de l’AGOA se montaient à environ 4 milliards de dollars, à l’exclusion du pétrole brut, ce qui représente une augmentation de 54 pour cent pour la même période en 2007.

Améliorer les Centres ressources AGOA

Les Centres Ressources AGOA ont un potentiel énorme a t-il ajouté et les aider à s’en rendre compte est l’objectif principal d’une nouvelle initiative destinée à lancer des «Centres Ressources AGOA améliorés».

Les centres constituent des efforts de collaboration entre le Centre pour le Commerce et des institutions hôtes dans chacun des 16 pays. En décembre, le Président américain George W. Bush  a officiellement radié la Mauritanie de la liste des pays bénéficiaires de l’AGOA en raison d’un coup d’Etat.

«Nous visons à ce que tous les centres deviennent des prestataires de services, à ce qu’elles fassent ce que le Centre pour le Commerce fait» a expliqué M. Fall.

«Ils doivent pouvoir rencontrer des entreprises, découvrir leurs besoins et les aider à résoudre leurs problèmes». Chaque semaine, environ 30 personnes visitent le Centre Ressource AGOA à Ouagadougou,  a déclaré Boubacar Ouédraogo, coordinateur du centre.

Le centre est abrité par la Chambre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. «Nous recevons différents genres d’entreprises qui recherchent des informations sur la loi, des documents sur l’AGOA et d’autres informations» a déclaré M. Ouédraogo. «Nous avons différentes façons d’aide».

Le centre fournit un accès immédiat aux guides à l’exportation du Centre pour le Commerce, à des présentations faites lors de formations et à des renseigne-ments sur les marchés spécifiques au secteur a t-il expliqué.

Il aide aussi la communauté des affaires. De février à juin 2008, le Centre a collaboré avec l’ambassade des États Unis, le Ministère du Commerce du Gouvernement burkinabé et une association qui fait la promotion du commerce entre les deux pays pour mettre en place une initiative dans tout le pays destinée à sensibiliser le public et à partager des informations sur  l’AGOA.

Selon lui, le centre a du mal à aider les entreprises à identifier des importateurs aux États Unis pour leurs produits. «Il nous est difficile d’identifier les importateurs américains» a dit M. Ouédraogo.

«Pour un exportateur, l’approche consiste à se préparer pour participer à des salons professionnels». D’autres centres ressources n’ont cependant pas été aussi actifs.

Lors d’une réunion en novembre, un grand nombre de coordinateurs de centres ont déclaré avoir besoin de plus d’appui des institutions hôtes et du Centre pour le Commerce. «Le marché américain est nouveau dans nos pays» a déclaré Nestor Ayi, qui coordonne le centre ressource au Gabon. «Il faut beaucoup de travail pour aider nos entreprises à exporter vers les États Unis. Ce n’est pas comme exporter vers la France où il existe déjà toutes sortes d’institutions».

La nouvelle initiative fournira une formation et un personnel supplémentaire pour aider les centres à aborder ce problème ainsi que d’autres a dit M. Fall.

Elle cherchera aussi à renforcer les relations entre le Centre pour le Commerce, les institutions hôtes et des parties prenantes privées et publiques.

Stratégies nationales

Tirer pleinement profit de l’AGOA veut certainement dire collaborer avec des entreprises individuelles mais il est aussi important d’impliquer le gouvernement et la communauté des affaires.
«Au Sénégal, nous avons invité les ministres, les ambassadeurs et les exportateurs à des réunions pour élaborer une stratégie nationale pour l’AGOA» a dit M. Fall.
Il doit y avoir un dialogue entre les secteurs privé et public, une analyse des forces et faiblesses de chaque secteur et un plan d’action pour chaque secteur pour se rendre pleinement compte des avantages offerts par  l’AGOA».

L’AGOA offre divers avantages littéralement à des milliers de produits, des vêtements aux produits alimentaires spécialisés. Mais chaque pays de la région a un avantage différent dans le cadre de l’AGOA parce que certains secteurs sont plus solides que d’autres dans les différents pays.

«Les problèmes sont différents aux niveaux des secteurs public et privé», a dit M. Fall. «L’idée est de réunir les secteurs public et privé pour trouver des solutions et ensuite agir pour résoudre les problèmes».

Par exemple, pour qu’un fabricant de vêtements tire profit des dispositions de l’AGOA, les douaniers en Afrique de l’Ouest doivent préparer les documents appropriés pour s’assurer que l’on ne fait pas payer des droits de douane au port d’entrée aux États Unis à l’entreprise américaine qui importe les vêtements. «Il est très important d’avoir ces documents en ordre» a dit M. Fall. «S’il y a des erreurs, l’importateur doit payer le droit de douane et l’avantage offert par l’AGOA est en réalité rendu inutile».

Aujourd’hui, 11 des 18 pays éligibles à l’AGOA en Afrique de l’Ouest ont obtenu des visas textiles ; 6  des 11 pays éligibles ont obtenu la Certification de la Catégorie 9 qui leur permet d’exporter dans le cadre de l’AGOA des textiles tissés manuellement et des articles fabriqués à partir de textiles tissés manuellement.

Un grand nombre de ceux qui ont la certification rencontrent quand même régulièrement des problèmes quant à la compréhension et à l’administration de ces dispositions. «Nous continuons à fournir une assistance technique et une formation sur le visa textile AGOA et la certification de la Catégorie 9 parce que ces dispositions sont difficiles à mettre correctement en œuvre» a expliqué M. Fall.

«Lorsque vous prenez en considération la valeur offerte par l’AGOA, vous voulez vous assurer que vous en tirerez profit en fin de compte».

--------------------------

Le prix du riz se dirigerait vers une
nouvelle flambée

Le prix du riz pourrait repartir à la hausse en 2009. C’est l’hypothèse publiée vendredi par l’Institut de recherche international sur le riz (IRRI), basé aux Philippines.

 

En avril, le cours était monté jusqu’à 1 080 dollars la tonne, créant des tensions dans certains pays, avant de retomber, six mois plus tard, à 575 dollars la tonne, Une volatilité préoccupante pour une céréale qui constitue l’aliment de base de 700 millions d’Asiatiques et d’une bonne partie de la population mondiale, notamment en Afrique.

Selon l’étude de l’IRRI, la diminution des possibilités de crédit liée à la crise financière va peser sur les agriculteurs qui ne pourront pas emprunter pour acheter des plants ou de l’engrais. Ainsi, aux Philippines, les estimations de production ont déjà été revues à la baisse de 4 % pour 2009. En parallèle, la crise économique mondiale va se traduire par « une augmentation de la demande de riz dans les pays développés, la population revenant à des produits de base moins coûteux ». Cette situation pourrait « conduire à une nouvelle hausse du prix dans les prochains mois », précise l’IRRI qui souligne également le « niveau historiquement bas des stocks ».

 (Source : G.La Africatime)

----------------------------

Evolution des prix à la consommation
à Niamey en Décembre 2008

Le niveau général des prix à la consommation, mesuré par l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), est en baisse mensuelle de 1,1% en décembre 2008.

En glissement annuel (décembre 2008 par rapport à décembre 2007), le taux d’inflation s’est établi à +13,6%.

Le niveau des prix des céréales non transformées est en hausse de 37,1% en décembre 2008, par rapport au même mois de l’année précédente.
 Pour l’année 2008, le taux d’inflation se situe à 11,3%. Il est largement au dessus de la  norme communautaire fixée à 3% maximum par la Commission de l’UEMOA dans le cadre du suivi des critères de convergence.

La hausse de 1,1% du niveau général des prix en décembre 2008 par rapport au mois précédent est imputable aux fonctions « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+1,3%), « Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (+1,1%) et Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,5%).  

 Cette hausse a été atténuée par de légères baisses des prix de certains produits composant les fonctions « Articles d’habillement et chaus-sures » (-0,1%), « logement, eau, électricité, gaz et autres combus-tibles » (-0,3%), « Santé »   (-0,3%) et « Transports » (-5,5%). « Loisirs et culture » (+0,8%).
  Pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », les produits suivants ont contribué à la baisse du niveau général des prix en décembre 2008 : les condiments (+37,1%), les huiles (+1,3), les viandes (+4,8%) et poissons (+1,4%).  

 
Pour les fonctions dont les prix des produits ont contribué à atténuer la hausse du niveau général, il convient de noter les articles chaussants
(-0,6%), le pétrole lampant à la pompe
(-4,4%), le bois de chauffe (-2,2%), les médicaments traditionnels (-3,2%) et les carburants et lubrifiants (-11,1%).

La baisse des prix des carburants et lubrifiants résulte de celle des prix de l’essence super 91 sans plomb
(-11,6%), de l’essence mélange
(-10,1%) et du gaz oil (-3,2%).
                 
Concernant particulièrement les céréales non transformées, la baisse globale de 3,4% du niveau de leurs prix en décembre 2008 par rapport au mois précédent est le résultat d’un repli des prix des sacs de 100 kg maïs (-1,9%), de 50 kg de riz (-0,3%) et des tias (mesures locales) de mil (-8,0%), de maïs (-11,2%) et de sorgho (-3,6%) malgré une hausse du prix des sacs de 100 kg de mil (+1,6%) et de sorgho (+2,9%).

Ainsi, le prix du sac de 100kg de mil est passé, en moyenne, de 17 003 F CFA en novembre 2008 à 17 281 F CFA en décembre 2008.
Celui du sac de 100kg de sorgho est ressorti, en moyenne à 17 813 FCFA en décembre 2008 contre 17 309 FCFA en novembre 2008. Le prix du sac de 50 kg de riz est passé de 24 325 FCFA en novembre 2008 à 24 244 FCFA en décembre 2008. Quant au prix du sac de 100 kg de maïs, il est ressorti, en moyenne, à 18 291 FCFA en décembre 2008 contre 18 647 FCFA en novembre 2008.

(Source : Institut National de la Statistique)

----------------------------

Mieux Connaître le Fonds de Solidarité Africain :
Le Professionnel de la Garantie en Afrique

  I.  Présentation générale du FSA

Création : l’accord portant création du Fonds de Solidarité Africain (FSA) a été signé à Paris le 21 décembre 1976. Le FSA, dont le siège est fixé à Niamey (République du Niger), est devenu effectivement opérationnel à partir de septembre 1979.
Etats Membres : Le FSA compte actuellement treize (13) Etats membres dont sept pays membres de la zone UEMOA (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo), trois pays de la zone CEMAC (Gabon, RCA, Tchad) ainsi que le Burundi, l’Ile Maurice et le Rwanda. Ainsi, le FSA est à cheval entre trois ensembles économiques africains à savoir la CEDEAO, la CEEAC et la COMESA.

Mission : La mission du FSA est de faciliter le développement économique de ses Etats membres africains en jouant le rôle de catalyseur des systèmes financiers en vue de permettre, aux Etats et aux entreprises publiques et privées, l’accès aux crédits destinés à financer des projets d’investissements produits d’une part, et d’autre part en facilitant la mobilisation de l’épargne locale en intervenant sur les marchés financiers.
Ressources financières : Les ressources financières du Fonds proviennent :

  1. des dotations constituées par les versements des Etats membres au titre du capital ;
  2. des produits de ses placements ;
  3. des produits opérationnels, notamment les commissions d’engagement et d’aval perçues en rémunération des garanties octroyées.

Techniques d’intervention : Le FSA dispose de trois techniques d’inter-vention pour réaliser sa mission :

  1. l’octroi de la garantie pour le remboursement des prêts bancaires et des emprunts obligataires ;
  2. la bonification de taux d’intérêt des prêts accordés pour le financement des projets, essentiellement les projets publics ;
  3. le refinancement de prêts permettant l’allongement de la durée des prêts.
    1. La garantie est un engagement pris par le FSA d’avoir à se substituer à l’Emprunteur en cas de défaillance de celui-ci vis-à-vis du bailleur de fonds ou à un Emetteur d’obligation qui n’honore pas ses engagements envers les souscripteurs. Cette garantie peut être totale (Etat, Emprunt obligataire) ou partielle (prêts bancaires) avec un maximum de 80% des prêts.
    2. La bonification de taux d’intérêt de prêt est une forme de subvention par laquelle le FSA prend en charge une partie des intérêts supportés par le bénéficiaire d’un prêt. C’est donc un allègement de la charge financière supportée par l’Emprunteur. Le niveau de bonification accordé à chaque prêt est contenu dans la limite des taux planchers fixés par le Conseil de Direction du FSA selon les secteurs et ne saurait réduire le montant global des intérêts à payer de plus du 1/3.
    3. L’allongement de durée de prêts : par cette technique, le FSA refinance une partie des échéances en capital et intérêts préalablement honorées par l’Emprunteur, jusqu’à concurrence de 30% du montant du prêt, pour permettre au projet de faire face à des difficultés de trésorerie, qui apparaissent souvent en phase de lancement. Les sommes ainsi avancées par le FSA sont remboursées suivant un échéancier et à un taux d’intérêt négociés.

Secteurs d’intervention : Le FSA intervient dans tous les secteurs de l’activité économique : infrastructures de base, développement rural, agro-industrie, télécoms, énergie, hôtellerie, immobilier, transport, etc..., à la seule exception du négoce.
Mode de saisine du FSA : Les requêtes d’intervention en garantie doivent être adressées au FSA par le bailleur de fonds ou la société de Gestion et d’Intermédiation dans le cas d’un emprunt obligataire. Pour les bonifications, les requêtes doivent être transmises par l’intermédiaire du gouvernement de l’Etat du lieu de l’investissement représenté par le Ministre chargé des Finances ou d’Administrateur siégeant au Conseil de Direction du Fonds. Toute requête doit préciser le type d’intervention sollicité et être accompagnée des documents classiques permettant l’analyse des projets, à savoir :

  1. étude de faisabilité du projet ;
  2. statuts du promoteur ;
  3. plan de financement du projet ;
  4. états financiers et projections financières ;
  5. rapport d’évaluation du projet par le bailleur de fonds ;
  6. convention ou projet de convention de crédit entre le bailleur et le promoteur.

Cycle de projet : Le cycle de projet au FSA est déclenché dès la saisine du Fonds et comprend les étapes ci-après :

  • vérification de la recevabilité de la demande et prè-évaluation documentaire du projet ;
  • mission d’évaluation sur le terrain ;
  • examen du rapport d’évaluation par le Comité interne de Projets ;
  • approbation du dossier par le Conseil de Direction du FSA ;
  • signature de la Convention de Garantie.
----------------------------

    II. Spécificités et avantages de la garantie du FSA

Spécificités : La garantie du FSA en faveur des prêts bancaires est un mécanisme de partage de risques, dont les spécificités sont :

  • elle est sollicitée par la Banque qui aura préalablement évalué le projet, établi sa viabilité technique, commerciale et financière et qui aura sur cette base, décidé de le financer sous réserve de partager le risque inhérent avec le FSA. Cependant, à travers un accord spécifique de partenariat, le FSA peut identifier, évaluer et proposer
    pour financement à la banque des projets viables dans des proportions de partage des risques à convenir ;
  • le niveau de couverture est contenu dans une fourchette de 25% à 80% du financement de la Banque, en fonction du risque et des contre garanties disponibles ;
  • elle est en général adossée à des contres garanties qui sont prises et inscrites par la Banque en couverture de l’ensemble du financement de la banque, y compris la portion garantie. En cas de sinistre et exécution de la garantie du FSA, par subro-gation, les contre garanties détenues par la banque sont partagées, en pari pasus avec le FSA ;
  • en cas de sinistre et exécution de la garantie, le FSA et la banque s’emploient à recouvrer de concert les montants dus par l’emprunteur.

En ce qui concerne les émissions d’emprunts obligataires, conformément à la réglementation du CREPMF, la garantie du FSA est une garantie à première demande.
Avantages : La garantie financière joue un rôle catalyseur dans la mobilisation des financements, dont les avantages s’apprécient au niveau de tous les intervenants :

  • Pour les promoteurs de projets :
    • la garantie permet d’obtenir les prêts auxquels ils ne pourraient accéder sans celle-ci, pour réaliser leurs projets ;
      • Pour les banques :
        • la garantie financière à l’avantage d’être facilement et rapidement réalisable, la rendant plus attractive que les garanties classiques (hypothèques, nantissement, etc..) ;
        • elle permet de se prémunir contre le risque de perte, sa réalisation leur permettant de rentrer dans leurs fonds en cas d’insolvabilité ou de faillite du débiteur ;
        • la garantie financière augmente la capacité d’engage-ment par le mécanisme de pondération des prêts garantis dans le calcul des normes prudentielles, augmentant ainsi le volume de crédit à l’économie ;
        • la garantie financière permet de lever des ressources longues à faible coût sur le marché financier pour financer les PME/PMI, qui ne peuvent y accéder directement ;
      • Pour les épargnants, souscripteurs des titres émis sur les marchés financiers, la garantie financière crée un climat de confiance en assurant leur protection : bonne évaluation des risques liés à l’émission, prise de contre garanties, suivi de l’opération, paiement sans délai en cas de difficulté de l’émetteur ;
      • Pour les émetteurs, la garantie permet de lever des ressources plus importantes, à des taux plus bas et sur des durées plus longues qu’auprès des banques.

    (source : Doc. FSA)

----------------------------

Carte 2008 du harcèlement  fiscal en Afrique

Le dernier rapport du CIAN établit une cartographie du harcèlement fiscal en Afrique.
Des bons aux mauvais élèves.
Publié le 20 novembre en marge de la réunion de la Commission anticorruption, présidée par Phillipe Montigny, cette cartographie a permis de faire le distinguo entre les pays où les contrôles fiscaux sont normaux, effectués dans les règles de l’art, et ceux où ces mêmes

contrôles s’apparentent à des rackets et des intimidations.

Dans ce dernier cas, le harcèlement fiscal sert de prétexte à certains contrôleurs des impôts pour monnayer un avantage financier indu. Dans la fourchette constituée des bons élèves, on retrouve presque toute l’Afrique australe à l’exception du Mozambique et de la Zambie, le Maghreb, le Nigeria, le Kenya, l’Ouganda et le Togo.

Les mal notés

Parmi les pays les plus mal notés, on retrouve la Centrafrique, le Cameroun, le Congo, le Burundi, la Tanzanie. Mais aussi la Côte d’Ivoire, sans doute à cause de la situation politique en vigueur depuis 2002, et, quasiment une surprise, le Mali.

Ce groupe de pays (en noir sur la carte) présente des niveaux du harcèlement fiscal élevés. Les intervenants économiques qui s’y sont établis ont été unanimes à décrire des formes du harcèlement identiques :

multiplication des contrôles sur une même année, redressement dépassant parfois le chiffre d’affaires annuel, etc. Selon les intervenants, ces formes de harcèlement s’accompagnent parfois de menaces et d’intimidation sur les biens de l’entreprise (mise sous scellés des locaux, saisie des comptes bancaires, dépôts de garantie démesurés préalables à une démarche de contestation), et dans certains cas de menaces sur les personnes (non-renouvellement de permis de séjour, voire détention provisoire).

En général, ces pratiques sont fréquentes dans les pays à faible gouvernance, et d’autant plus complexes à gérer que les textes règlementaires sont peu précis, que l’accès à la jurisprudence est difficile et que les procédures de recours sont inexistantes ou aléatoires.

Les sources du désaccord : En termes d’impôt sur les sociétés, la déductibilité des charges et la reconstitution du chiffre d’affaires représentent des sources importantes de désaccords.

Les différends ont également pour origine les régimes de TVA (calcul du prorata, rejet de déductibilité) ainsi que les contributions sociales (retenue sur les salaires).
En matière douanière, la remise en cause arbitraire des dossiers d’importations considérées jusque-là valides pose aussi problème. MBF, d’après le rapport Commission anti-corruption du CIAN.

(source : CIAN)

----------------------------

Séminaire national sur le règlement des différends OMC

Les 26 et 27 novembre 2008 se sont déroulés les travaux du séminaire national sur le règlement des différends de l’OMC dans la salle de conférence du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Normalisation sise au 12ème étage de l’ex Immeuble BDRN.

Ce séminaire organisé par le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Normalisation en collaboration avec l’organisation Mondiale du Commerce (OMC) et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a vu la participation de plusieurs cadres issus aussi bien des secteurs publics et privés que de la société civile.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours d’ouverture du séminaire par le Secrétaire Général du Ministère du Commerce de l’industrie et de la Normalisation, Monsieur Amadou Soumana Gouro.

Ainsi, après avoir souhaité la bienvenue à l’Expert de l’OMC, Monsieur VILAYSON Loungnarath, Monsieur Amadou Soumana Gouro a insisté sur l’importance, le rôle et la place qu’occupe le mémorandum d’Accord sur le Règlement des Différends à l’OMC.

En effet, le système de règlement des différends de l’OMC est un élément essentiel pour assurer la sécurité et la prévisibilité du système commercial multilatéral. C’est pourquoi, il a invité les participations à suivre avec une attention particulière les communications qui leur seront faites sur le mode d’application, le champ et les mécanismes de mise en œuvre de cet accord.

Le thème central du « Règlement des différends » a fait l’objet de plusieurs communications conformément à un agenda discuté et adopté par les participants.

La première thématique a porté sur le système de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les principes fondamentaux qui l’animent et le rappel de quelques notions.

Le conférencier Monsieur VILASOUN Loungnarath a présenté l’Organisation Mondiale du Commerce comme étant une organisation internationale jeune, à multiples visages, instituée par l’accord de Marrakech en 1994 comportant un cadre normatif, un forum diplomatique, et un mécanisme de règlement des différends.

En octobre 2008, l’OMC complait 153 membres qui sont des pays souverains ou non. Les prises de décisions au sein de l’OMC se font très souvent par consensus.

Le cadre normatif repose sur 17 accords multilatéraux qui concernent le commerce international des marchan-dises, des services et certains aspects de la propriété intellectuelle.
Le second exposé se réfère au système de règlement des différends de l’OMC. En abordant cette thématique, le conférencier s’est appesanti sur une introduction générale, les principales caractéristiques, les buts et fonctions du système de règlement des différends et les fondements d’un recours. Pour mieux cerner la problématique du système de règlement des différends, le conférencier a pris comme exemple l’affaire coton qui a opposé le Brésil aux Etats-Unis d’Amérique.

Le troisième thème concerne les consultations, l’établissement du groupe spécial, son mandat, sa composition et l’examen de règlement des différends par le groupe spécial.

Ainsi, la consultation est obligatoire et se formule sur la base d’une demande écrite que le plaignant envoie au pays incriminé avec une copie à l’organe de règlement des différends (ORD) pour notification et mise à la disposition de tous les membres.

Le plaignant peut directement demander l’établissement d’un groupe spécial après la phase de consultation.

Le quatrième exposé a porté sur la phase de mise en œuvre, le groupe spécial de mise en conformité, la compensation et la suspension des concessions.

La présentation de toutes les thématiques par le conférencier a donné lieu à l’expression de plusieurs interrogations et préoccupations de la part des participants dont les plus significatives sont :

  1. Les établissements qui bénéficient des exonérations des avantages ne sont-ils pas en situation de violation de la clause relative au traitement national ?
  2. Quelle est la fonction fondamentale du Forum diplomatique ?
  3. Quand dit-on que des subventions sont bonnes ?
  4. Quelle est la procédure de saisine du groupe spécial par un pays plaignant ? Comment sont choisis les membres du groupe spécial ?
  5. Les membres sont–ils assistés par les greffiers ? qui peut prendre des mesures de rétorsion ?
  6. Qu’est-ce qui se passe quand il y a un refus manifeste de la mise en œuvre ?
  7. Les masures de rétorsion sont elles pécuniaires ?

A toutes ces préoccupations, le conférencier a apporté des réponses à la satisfaction des participants : des réponses étayées d’exemples pratiques et vécus (affaire coton entre les Etats-Unis et le Brésil ; affaire crevettes entre les Etats-Unis et l’Inde…).

Au terme du séminaire les participants ont adopté des motions de remerciement à l’endroit de l’Organisation Internationale de la Francophonie, du Ministère du Commerce d’Industrie et de la Normalisation et de Conférencier.

----------------------------

Interview accordée par Mme Anne Lauvergeon, présidente du directoire du groupe nucléaire AREVA au Bulletin d’info du ROTAB

A l’occasion de la sortie de son livre « la troisième révolution énergétique » paru chez Plon, Anne Lauvergeon est l’invitée de Jean-Marie Coat. La Présidente du Directoire du groupe nucléaire français Areva part d’un constat : en 2050 la terre comptera 2 à 3 milliards d’habitants de plus qu’aujourd’hui.

Les besoins de développement de la population mondiale et le réchauffement climatique nous impose d’abandonner peu à peu le charbon et le pétrole, principaux responsables des émissions de CO2.

Pour Anne Lauvergeon, l’énergie nucléaire, sans pour autant exclure les énergies renouvelables, peut apporter une réponse aux prochains défis de la planète. Dans cette interview, comme dans son livre, elle répond aux critiques des opposants au nucléaire (avenir des déchets, prolifération, accidents de type Tchernobyl…).

La Présidente du Directoire d’Areva évoque également l’avenir du nucléaire civil aux Etats- Unis après l’élection présidentielle, les contrats en Chine, en Inde, en Afrique du Sud, les mines d’uranium au Niger, le parc nucléaire dans les pays d’Europe de l’Est ou encore les retards dans la construction des réacteurs de 3eme génération EPR.

Anne Lauvergeon revient également sur son parcours personnel et les raisons qui l’ont conduite à la direction de ce géant mondial de l’industrie nucléaire..... « La troisième révolution énergétique ».

C’est le titre du livre que vous cosignez aux Editions Plon, un livre qui rappelle l’urgence pour la planète et ses habitants de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les moyens dont nous disposons pour y parvenir. Le nucléaire figure bien sûr au premier rang des solutions que vous préconisez mais vous n’oubliez pas pour autant les énergies renouvelables.

Mais tout d’abord, une question directement liée à l’actualité, comment est-ce que le groupe AREVA traverse actuellement la crise financière et économique ?

Anne Lauvergeon : Beaucoup mieux que beaucoup de groupes, nous sommes sur un secteur d’énergie qui est un secteur très résistant par rapport à cette crise en même temps personne ne pourrait dire qu’elle traverse cette crise sans impacts.

Nous sommes aujourd’hui effectivement dans la chaîne des sous traitants et un certain nombre d’entre eux, qui ont besoin de se développer pour nous suivre un peu partout dans le monde, ont du mal.

Nous sommes en train de réfléchir à ce qui pourrait être un fonds (…) pour pouvoir les aider à se développer.

Sur les activités d’AREVA, les pays émergents comptent aujourd’hui de plus en plus parmi vos grands clients, ils sont eux aussi touchés par la crise.

Alors, je dirai que les pays en développement vont être impactés de façon assez variable par cette crise. Il y a ceux qui effectivement ont les moyens financiers, je pense par exemple à la Chine ou à l’Inde- qui vont effectivement pouvoir, et ils le font, développer des programmes de soutien à la croissance à partir de nos investissements dans les infrastructures en énergie, donc ça veut dire beaucoup plus de travail pour nous.

Et puis des pays, qui eux, n’ont pas la capacité, n’ont pas la marge de manœuvre, pour pouvoir investir plus pour soutenir la croissance, et qui vont se retrouver effectivement dans une situation très difficile.

Donc je pense que cette crise, comme toutes les crises d’ailleurs, va forcément frapper beaucoup plus fort les plus fragiles que ce soient les individus ou que ce soient les pays.

Pour revenir plus directement à votre livre Anne Lauvergeon, vous annoncez l’avènement de la troisième révolution énergétique ; la première du 18ème siècle a été marquée par le passage du bois au charbon, la deuxième par le pétrole et l’électricité, la troisième révolution énergétique sera celle du nucléaire ou celle surtout de la prise de conscience que rien ne sera plus jamais comme avant ou peut-être les deux à la fois ?

Les deux à la fois, pas le nucléaire spécifiquement, les énergies sans CO2. Je pense aujourd’hui qu’on est face à une équation très simple : on va être 2,5 milliards à 3 milliards d’individus de plus sur cette planète ; il y a pratiquement 2 milliards d’individus dès aujourd’hui qui n’ont pas accès à l’électricité, qui ont donc une espérance de vie inférieure à 35 ans, c’est un sujet d’urgence. Comment trouver plus d’énergie ?

Et la situation est d’autant plus préoccupante dans les pays en développement ?
Bien évidemment, c’est principalement d’ailleurs le problème des pays en développement. Alors comment trouver plus d’énergie en faisant beaucoup moins de CO2 surtout ? Parce que là aussi le changement climatique est une statistique scientifique, ce n’est plus une hypothèse. Et donc comment faire beaucoup plus d’énergie avec beaucoup moins de CO2, c’est la problématique devant laquelle on est.

Les recettes sur les marchés ces deux derniers siècles qui étaient d’utiliser de plus en plus de fossiles comme combustibles, on montré leurs limites, on n’est pas capable de fournir suffisamment de pétrole, suffisamment de gaz, suffisamment de charbon pour régler ce problème d’augmentation de la consommation.

Donc il va falloir faire différemment, et plutôt on fera différemment plus la planète s’en tirera.

Et la solution providentielle, c’est le nucléaire ?

Non ! On dit qu’il n’y a pas de solution providentielle, il n’y a pas de solution miracle.

Les énergies renouvelables, l’éolien, le solaire….

Il y a d’abord les économies d’énergie, parce que l’énergie la plus propre, celle qui coûte la moins cher, c’est celle qu’on ne dépense pas. Aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement.

Et puis, il y a évidemment les énergies qui ne font pas de CO2, alors elles n’ont pas été inventées pour ne pas faire du CO2, mais elles n’en font pas, c’est le nucléaire.

Il y a quelque chose qui me paraît très important à dire et à redire, c’est que les 100 pays les moins avancés de la planète ne sont pas concernés par les inscriptions au CO2, c’est à- dire qu’eux-mêmes émettent très peu de CO2 aujourd’hui, ce n’est que 1% du CO2 mondial.
La problématique du CO2, c’est les pays de l’OCDE, les pays dits avancés, et puis les 5 grands pays en développement, les autres devraient faire ce qu’ils veulent et ce qu’ils peuvent.

Donc dans ce livre on essaie de dire :
« arrêtons de donner le sentiment que tous les pays vont être obligés de rentrer dans des disciplines sans CO2 » alors même que le problème de leur développement est le premier problème qu’ils ont.

Que représente le nucléaire aujourd’hui dans la consommation mondiale d’énergie ?

Il représente 15% aujourd’hui de l’électricité produites dans le monde.

On entend aussi parler du chiffre de 2% seulement ?

Là, j’ai parlé de l’électricité, quand vous parlez de l’énergie en général, le nucléaire ne fait pas rouler les voitures, le nucléaire n’est dédié qu’à l’électricité.

Combien de centrales existe-il aujourd’hui dans le monde Anne Lauvergeon ?

440 dont 58 en France et une 59ème en cours de construction.

Combien faut-il de centrales nucléaires dans le monde pour répondre aux besoins énergétiques de la planète ?

Enormément alors ! Je vais faire un petit calcul : on prend les 25 pays de l’OCDE les pays entre guillemets les plus riches- vous prenez les 5 grands pays, il leur faut pour chacun 4 réacteurs EPR de troisième génération, ce n’est pas énorme.

Et bien vous arrivez aux objectifs O du protocole de Kyoto en terme de réduction du CO2. Donc vous voyez que finalement avec pas énormément d’investissements, vous arrivez à des résultats intéressants.

Mais ça ne suffirait pas à couvrir la consommation mondiale d’énergie ;

ça participerait largement mais ce ne serait pas une solution. Les énergies renouvelables seraient les bienvenues ?

Mais on en revient toujours à l’idée qu’il n’y a pas la solution. Alors c’est très amusant parce que le discours sur l’énergie a été très longtemps idéologique, et donc il devait y avoir la solution miracle : chacun disait mon énergie est la solution.

Il n’y a pas une solution, il y a un panel de solutions et en plus chaque pays, chaque situation, nécessite un équilibre différent. Par contre, ce qui est clair, et nous le disons très clairement dans ce livre avec Michel, nous pensons que le nucléaire n’est pas fait pour tout le monde, mais en même temps le nucléaire est fait pour beaucoup plus de pays qu’aujourd’hui.

De nombreuses questions restent posées sur le nucléaire et ses risques. La première critique, c’est celle des déchets nucléaires dont on n’a toujours pas trouvé de solution à long terme.

Ce n’est pas vrai, on recycle aujourd’hui 96% de ces déchets nucléaires de manière industrielle tous les jours, donc le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable, c’est une énergie recyclable, et pour les 4% restants, la solution c’est le stockage dans des puits profonds.

Et on les laisse aux générations futures ?

Je rappelle que la terre est une boule radio active, c’est pour ça d’ailleurs qu’il fait bon vivre sur la surface de la planète, sinon on aura très froid.

Donc le fait d’enfouir la radioactivité n’est pas un problème.

Il y a également, Anne Lauvergeon, la question de la sûreté nucléaire, personne n’a oublié l’accident de Tchernobyl le 28 avril 1986, vous non plus ! D’ailleurs, vous évoquez une catastrophe soviétique comme si ce type de catastrophe ne pouvait se produire que dans l’ex- URSS. C’est un peu réducteur ?

Techniquement, c’est vrai et c’est aussi une catastrophe soviétique dans le sens où finalement c’est trois personnes qui arrivent de Moscou, qui commencent à jouer avec la centrale et aucun opérateur de cette centrale ne dit rien

Pourquoi ? Parce qu’ils viennent de Moscou et donc ils ont le pouvoir !

Il semblerait qu’ils soient arrivés fort éméchés et qu’ils n’aient pas stoppés leur consommation pendant les différentes manipulations qu’ils ont faites.

Une centrale qui était intrinsèquement beaucoup moins sûre que nos designs à nous occidentaux et le pire est arrivé. Mais il est arrivé quelque chose dans un fonctionnement qui n‘avait rien à voir avec un fonctionnement normal.

Aux Etats-Unis aussi, il était arrivé aussi quelques années auparavant un accident similaire. Ces critiques valent aussi pour les Etats-Unis ?

C’est un accident qui est resté confiné dans la centrale, il n’y a pas de fuite à l’extérieur et c’est une centrale qui fonctionne aujourd’hui.

Donc, c’est vrai que ça a été très profondément ressenti et c’est normal, ce sont des accidents graves.

Je crois qu’aujourd’hui la tolérance de nos sociétés aux accidents est extrêmement faible, et ce n’est pas spécifique au nucléaire.

La spécificité du nucléaire, c’est d’avoir intégré dans la conception même des installations toutes sortes de risques d’accidents.

La génération que nous lançons aujourd’hui est une génération où quoiqu’il arrive à l’intérieur de la centrale, il n’y aura ni fuite dans l’air, ni fuite dans le sol.

(Ndlr : le nom de la ville était inaudible d’où son omission involontaire). C’est un accident qui est resté confiné dans la centrale, il n’y a pas de fuite à l’extérieur et c’est une centrale qui fonctionne aujourd’hui.

Donc, c’est vrai que ça a été très profondément ressenti et c’est normal, ce sont des accidents graves. Je crois qu’aujourd’hui la tolérance de nos sociétés aux accidents est extrêmement faible, et ce n’est pas spécifique au nucléaire.

La spécificité du nucléaire, c’est d’avoir intégré dans la conception même des installations toutes sortes de risques d’accidents. La génération que nous lançons aujourd’hui est une génération où quoiqu’il arrive à l’intérieur de la centrale, il n’y aura ni fuite dans l’air, ni fuite dans le sol. Nous avons intégré comme principe de base le fait que tout accident devait se trouver contenu dans la centrale.

On a eu beaucoup d’incidents dans les centrales françaises ces derniers temps, des incidents mineurs mais des incidents quand même ?

Alors ça c’est d’ailleurs un des vrais challenges que nous avons, c’est-à-dire quoi qu’il arrive, on dit tout ! On dit tout, c’est aussi très spécifique à l’industrie nucléaire, ça n’existe pas dans les autres industries ; dès qu’il y a une anomalie dans le fonctionnement, nous le déclarons à l’extérieur et aux autorités.

C’est vrai que si quelque part certains veulent l’utiliser, c’est une bonne nouvelle pour critiquer, mais ça ne changera pas notre attitude, dès qu’il y a un petit incident quelque part, on le déclare.

N’y a-t-il pas, Anne Lauvergeon, des risques de prolifération nucléaire, la France en particulier multiplie ses offres de centrales ou de coopération dans ce domaine depuis deux ans y compris à des pays ou des régions réputés assez sensibles comme la Libye, les Emirats Arabe Unis ou encore la Jordanie, ce ne sont pas les seuls. Est-ce qu’on ne joue pas avec le feu, est-ce que la sécurité collective n’est pas sacrifiée sur l’autel des intérêts commerciaux ?

Vous reprenez finalement la liste des sujets qui fâchent, des inquiétudes.

Alors sur le nucléaire civil, il y a toujours cette ambiguïté avec le nucléaire militaire, avec l’idée qu’il y a une passerelle, est-ce qu’on ne va pas utiliser la centrale nucléaire à des fins militaires ?

C’est d’autant plus valide que historiquement il y a eu beaucoup de passerelles. Il n’y en a plus ! Il n’y en a plus parce que nous pouvons aujourd’hui vendre effectivement la possibilité pour un pays de faire de l’électricité à base d’une centrale nucléaire sans lui fournir les moyens de faire du nucléaire.

Et avec des contrôles des Nations Unies qui font qu’effectivement il n’y a pas de risque.

D’ailleurs, c’est qui est intéressant, c’est de voir que les grands Etats proliférateurs n’ont pas de nucléaire civil. La Corée du Nord, le Pakistan, l’Iran ne produisent pas un kilowatt heure de nucléaire civil.

N’y a-t-il pas de deux poids deux mesures selon les pays auxquels on vend du nucléaire, qu’ils soient plutôt amis, plutôt alliés des Etats-Unis, des puissances occidentales, et les autres telle que l’Iran ?

Je pense que la France, quand elle raisonne sur ce sujet, a bien sûr en tête son relationnel mondial.

En ce qui nous concerne, point nécessaire qu’il y ait un accord important entre la France et ce pays, mais nous avons en tête les soixante prochaines années.
Nous ne vendons le nucléaire qu’à des pays stables et rationnels. On a un comité scientifique et éthique chez AREVA qui se pose des questions avec des gens très indépendants de nous. Est-il raisonnable pour nous de vendre à ce pays une centrale nucléaire ?

Et si nous avons le moindre doute, la réponse est non !

Un nouveau président vient d’être élu aux Etats- Unis, cela ne vous a pas échappé, j’imagine. Pour qui AREVA a voté ? Pour Mc Cain ou Obama ?

AREVA est une entreprise qui ne fait pas de politique et j’y tiens énormément, c’est-à-dire que toutes les tentations de vouloir impliquer AREVA dans un sujet politique, quel qu’il soit dans un pays où il serait, c’est non ! Nous avons une charte de valeurs qui nous recommande d’être neutres.

Est-ce que vous envisagez revoir Obama à relancer le programme nucléaire aux Etats-Unis ?

D’abord comme beaucoup gens, j’ai suivi le troisième débat entre les deux candidats où ils étaient tous les deux d’accord sur un sujet qui était qu’il fallait investir plus dans les énergies sans CO2.

La partie nucléaire civil, je pense c’est aussi un consensus ; c’est un sujet sur lequel étant N° 1 aux Etats-Unis aujourd’hui, nous avons battu nos concurrents (…) sur leur propre terrain, nous pouvons effectivement travailler ardemment sur le sujet.

Le parc nucléaire dans les pays d’Europe de l’Est soulève des inquiétudes en raison de la fiabilité des centrales et des conditions de sécurité, ce parc est de technologie russe, anciennement soviétique.

Est-ce que ce marché est verrouillé par les autorités russes et les grands consortiums comme GazProm ou EnergoProm, ou est ce que vous pensez y jouer à l’avenir un rôle dans ce marché d’Europe de l’Est ?

D’abord, en ce qui concerne les anciennes centrales russes, elles ont été très fortement améliorées dans beaucoup de pays d’Europe centrale et orientale où elles ont été arrêtées.

Donc, on est dans une situation de sécurité qui est bien meilleure que celle qui existait il y a 10 ou 15 ans.

Les pays d’Europe centrale et orientale veulent du nouveau nucléaire et ils le veulent en général pour assurer leur indépendance énergétique.

Etant très dépendants de GazProm, je ne suis pas sûr qu’ils passeront forcément par des solutions russes.

Il y va de la sécurité énergétique de l’Europe également, c’est l’argument que vous développez dans votre livre.

Oui, je crois que l’Europe est aujourd’hui dans une situation un peu étrange puisqu’il n’y a pas de politique énergétique européenne contrairement à tous les grands ensembles mondiaux qui ont une politique énergétique.

Alors pour sortir de là, nous on propose : pourquoi on ne fait pas un Sheingen du nucléaire ?

C’est-à-dire les pays qui veulent aller de l’avant vont de l’avant dans une politique énergétique ensemble.

Et puis ceux qui ne veulent pas, ils ont le droit de ne pas vouloir, la porte du club étant resté ouverte pour ceux qui voudraient les rejoindre par la suite. Donc, pour l’Europe, je crois qu’il est urgent d’être un peu plus uni et un peu plus efficace.

On va passer un peu rapidement les différents contrats et projets dans le monde aujourd’hui ; c’est avant tout la Chine, un marché très prometteur…

La Chine, c’est un marché gigantesque puisque les Chinois ont décidé de faire un peu moins de C02, ce qui je crois est une très bonne nouvelle pour la planète ; ils ont des besoins énergétiques considérables.

Et effectivement, ils investissent dans le nucléaire. Nous allons construire deux EPR là bas pour commencer et puis surtout nous nous sommes mis d’accord sur la construction commune d’une société d’ingénierie, qui va nous permettre de rester très durablement en Chine.

D’importants projets en Inde également…

De très importants projets en Inde aussi qui vient de s’ouvrir ; il a le droit maintenant de travailler avec nous. Nous sommes en ce moment N° 1 du réseau électrique en Inde, donc nous sommes très bien dans ce pays et nous allons pouvoir nous développer rapidement.

Et l’Afrique du Sud ?

Nous avons construit deux réacteurs en Afrique du Sud qui est un pays qui a décidé de diversifier et de faire du nucléaire nouvelle génération. Nous sommes dans la dernière ligne droite d’un appel d’offre très important là bas.

L’Afrique toujours, et plus précisément au Niger. Vous attendez toujours le feu vert des autorités pour exploiter une deuxième mine d’uranium, celle d’Imouraren, ce serait le ?

C’est le plus grand gisement d’uranium africain ; nous l’avons découvert effectivement et je crois qu’à ce niveau également, nous sommes dans la dernière ligne droite.
J’attends avec beaucoup d’intérêt de rencontrer le président Tandja sur le sujet.

Beaucoup de réactions, de critiques, sur le rôle d’AREVA au Niger : ingérence dans les affaires politiques intérieures, problèmes au niveau des populations et l’environnement…
Alors sur l’ingérence, ce que je dis tout à l’heure sur les Etats-Unis, c’est valable aussi au Niger : nous ne faisons pas de politique et nous n’avons pas à nous occuper d’affaires politiques ; ce que nous essayons de faire, c’est vraiment le développement durable dans un des pays les plus pauvres du monde, le Niger, mais des gens fiers et qui ont une capacité de s’accrocher, je dirai, qui est tout à fait formidable.

Imouraren, c’est une formidable opportunité de développement, puisque ça nous permettrait de créer beaucoup d’emplois, de développer les ressources budgétaires très significativement du Niger, donc c’est un enjeu considérable.

Et c’est vrai que plutôt nous pourrons démarrer ce projet, plutôt nous pourrons apporter aux populations locales un ensemble de parties prenantes un financement supplémentaire.

Donc vraiment, nous sommes, nous, sur le starting block et très enthousiastes à démarrer.

Et on se rend bien compte que le fait de quitter le Niger – c’est une question qu’on m’a posé dans d’autres lieux-serait pour nous mais surtout pour le Niger une vraie catastrophe.

Sur un terrain un peu plus personnel, Anne Lauvergeon, vous avez été classée cette année par le magazine « Forte» (Ndlr : l’orthographe n’est pas garantie) à la 8e place des femmes les plus puissantes du monde, la troisième en Europe, la première en France. Ça vous fait quoi ?

Pas grand-chose ! Le classement depuis un certain âge, c’est terminé pour moi !

Quel a été le moteur de votre réussite ? Vous avez toujours voulu être une top manager !

Pas du tout ! Ça vous m’auriez demandé à 20 ans, non, non, je n’avais aucune idée de ça ! D’abord je viens d’un milieu familial qui n’est absolument pas branchée sur ces choses là ; j’ai des parents beaucoup plus intellectuels.

Franchement c’est l’ascension républicaine.

Mon arrière grand père était tailleur, mon grand père était menuisier, mon père est professeur, je me sens d’où je viens, j’ai fait des bonnes études, j’ai des diplômes rassurants, c’est une clef mais ça n’ouvre pas toujours les portes.

Je ne pense pas que les réussites soient individuelles mais plutôt collectives (…).

Vous avez refusé un cabinet ministériel proposé par Sarkozy. Est-ce que c’est l’équipe en place qui n’est pas proche de vos convictions personnelles ou est-ce que c’est une hypothèse que vous envisagez pour l’avenir ?

Moi je me sens très responsable de tout ce que je fais ; je dirige une entité de 72000 personnes, recrutant 1000 personnes par mois, nous nous développons très vite. C’est une responsabilité très importante.

Source : TRANSPARENCE Bulletin d’information du ROTAB PCQVP Niger

----------------------------

Chaîne de valeurs bétail/viande: rencontre sous-régionale pour déboucher la filière

Du 16 au 18 décembre 2008, des professionnels des secteurs public et privé de la filière bétail/viande venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal se sont retrouvés à Ouaga-dougou au cours d’un atelier.

Organisée dans le cadre du projet ATP (Agri-business and Trade Promotion), la rencontre sous-régionale a porté sur la validation d’une étude d’évaluation menée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Mali. Commerce traditionnel.

Equipements et infrastructures de transformation et de transports insuffisants. Manque de dynamisme professionnel des acteurs nationaux face à la concurrence de l’extérieur : voilà les quelques entraves qui minent toujours la chaîne bétail/viande dans la sous-région ouest-africaine. Une situation qui se traduit par une faible exploitation des énormes potentialités dont regorge la filière.

C’est donc pour mettre fin à cet état de fait et définir un plan d’action pour l’intensification, la rentabilité et l’amélio-ration de la compétitivité que des intervenants, publics et privés, du sous-secteur bétail se sont réunis en atelier pour valider une étude-diagnostic sur les maux dont souffre l’activité de l’élevage. Ouverte sous le thème très évocateur :
« Impulser une nouvelle dynamique aux relations entre les acteurs de la filière bétail/viande, en vue de la promotion des affaires et de l’approvisionnement régulier et permanent des marchés régionaux en viandes de qualité », cette rencontre sous-régionale portée, entre autres, sur l’alimentation du bétail et l’embouche, la qualité et la promotion de la viande, la professionnalisation du commerce du bétail, les conditions de transport intra-régional du bétail et de la viande et l’accès au financement et aux informations de marché.

L’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, S.E. Jeannine Jackson, dont le pays finance l’ATP à travers l’agence pour le développement international, USAID, a exhorté les pays sahéliens à faire de la hausse des prix des produits une opportunité d’affaires :

« La flambée des prix des denrées alimentaires en Afrique de l’Ouest au cours des 15 derniers mois a stimulé l’accroissement de la production des céréales et des autres produits alimentaires et a montré, une fois encore, la nécessité d’avoir une production agricole importante, couplée à un commerce agricole intra-régional profitable et durable».

Face à la demande sans cesse croissante en protéines animales dans les pays côtiers, l’ambassadeur américain indique la voie qui mène aux profits :

« La demande des consommateurs urbains des pays côtiers en protéines animales est en forte croissance. Il existe donc un réel potentiel pour dynamiser la production de bétail, notamment par l’embouche bovine, pour produire des animaux sur pied et des viandes de qualité qui seront exportés vers les pays du littoral ».

Après une succincte présentation de l’importance de la filière bétail/viande dans l’économie Burkinabé :

« source de revenue pour 80% de la population rurale, 15% de contribution au PIB, 2e rang des exportations après le coton », le ministre des Ressources animales, Sékou Bâ, a plaidé pour un nouveau partenariat commercial entre producteurs et consommateurs de viande :

« Les pays sahéliens doivent redéfinir avec leurs partenaires des pays côtiers de nouveaux objectifs opérationnels et de nouvelles stratégies d’intervention qui privilégient une approche concertée avec une volonté plus marquée d’intégration et de coopération sous-régionale empreinte de réalisme ».

Conçu avec l’appui financier américain, le projet ATP dont le siège se trouve à Accra (au Ghana) vise la promotion du commerce intra-régional à travers trois chaînes de valeurs : bétail/viande, céréales et oignon/échalote.

Pour cela, il entend contribuer à l’atteinte de l’objectif de croissance agricole de 6% par an conjointement établi par le Programme compréhensif africain du développement agricole (CAADP) et le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

(Source : L'Observateur du 23/12/2008)

----------------------------

Séminaire sur les enjeux, défis et redynamisation des activités de
la recherche scientifique
au Niger

Les 3 et 5 décembre 2008, s'est tenu dans la salle de réunion de l'Hôtel Ténéré à Niamey, un séminaire portant sur le thème :

" Enjeux, Défis et Redynamisation des activités de la recherche scientifique au Niger " organisé par le Ministère des Enseignements Secondaire et Supérieur, de la Recherche et de la Technologie en partenariat avec l'Ambassade de France au Niger et l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

La cérémonie d'ouverture, placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur, de la Recherche et de la Technologie, a enregistré la participation de plusieurs membres du Gouvernement, du Recteur de l'Université Abdou Moumouni de Niamey ainsi que les Ambassadeurs de la République Populaire de Chine, d'Egypte, des Représentants de l'Ambassade de France au Niger et de l'IRD. On notait aussi la présence des responsables des institutions nationales et internationales de recherche.

Dans son allocution d'ouverture, le Pr. SIDIKOU Oumarou a non seulement souligné l'importance de la recherche scientifique pour le développement de tout pays, mais aussi les contraintes de tous ordres auxquelles ce secteur se trouve confronté au Niger.

Il a enfin engagé les séminaristes à proposer les voies et moyens susceptibles de rendre plus compétitif notre système national de recherche.

Au cours de ces trois journées, neuf communications ont été présentées dont trois lors de la première journée :

1. La première communication, " Enjeux, Défis et Redynamisation des activités de la recherche scientifique au Niger ", a été développé par le Pr. Zibo GARBA, Doyen de la Faculté des Sciences de l'Université Abdou Moumouni de Niamey.
Dans sa communication, le Pr. Zibo a fait l'état des lieux de la recherche scientifique au Niger en général et à l'Université Abdou Moumouni en particulier. Il a ensuite évoqué les enjeux et défis de la recherche et a proposé une feuille de route en vue de redynamiser le secteur de la recherche au Niger.
2. La deuxième communication, présentée par le Dr HAMBALLY Yacouba, Adjoint au Chef du Service Central de Développement de l'Université Abdou Moumouni, a porté sur le même thème, mais a particulièrement mis l'accent sur la nécessité d'une prise en compte des sciences sociales et des besoins de la société par la recherche.
En terme de perspectives, le conférencier a suggéré plusieurs solutions dont entre autres la nécessité de décloisonner les instituts de recherche et de créer des partenariats dynamiques.
3. La troisième communication a porté sur la coordination et le suivi des activités de recherche scientifique au Niger. Elle a été présentée par le Dr DIEGOU Boureima, Directeur de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Technologique au Ministère des Enseignements Secon-daire et Supérieur, de la Recherche et de la Technologie. Dans un premier temps, il a présenté l'organigramme de la Direction de la Recherche et les relations de partenariat que cette dernière entretient avec les ministères techniques, l'Université ainsi qu'avec les autres structures nationales et internationales de recherche.
Cela faisant, il a évoqué tous les problèmes de gestion et d'adminis-tration de la recherche (coordination, vulgarisation, insuffisance des moyens financiers, …) auxquels son service est confronté.

Les travaux de la deuxième journée ont porté sur quatre thèmes :

1. Le premier thème, intitulé " Contraintes liées au fonction-nement des structures de recherche ", a été présenté par le Pr. Maxime BANOIN, ancien Directeur de la Recherche au Ministère des Enseignements Secondaire et Supérieur, de la Recherche et de la Technologie.
Le Pr. BANOIN a abordé le sujet en explorant l'univers des facteurs du progrès scientifique et la nécessité d'une bonne compréhension de ces derniers. Il a ensuite développé deux courants de pensée (internaliste et externaliste) en opposition sur la question et un troisième courant se situant entre les deux.
Les internalistes, pour qui la science doit rester pure, voient en elle un guide de la vérité mais aussi de l'action, tandis que les externalistes considèrent la science comme une activité rattachée par des liens étroits aux autres activités humaines et privilégiant la valeur individuelle. Il a soulevé, entre autres contraintes, l'absence d'un cadre d'immersion pour les jeunes chercheurs et d'évaluation des programmes de recherche.
2. Le deuxième thème portant sur " Les contraintes liées à la diffusion des résultats de la recherche " a été présenté par le Dr Hassane MOUSSA, Directeur Général de l'Institut National de la Recherche Agronomique au Niger (INRAN).
Après avoir rappelé quelques notions sur la recherche, il a évoqué les obligations de transmission des résultats de la recherche et a cité un certain nombre d'outils de diffusion de ces résultats tels que la publication, les journ