|
LE MOT
DU PRESIDENT
Nécessaire mutation
Depuis une décennie qu’elle est installée
dans le statut d’établissement
public à caractère professionnel, la
Chambre de Commerce, d’Agriculture,
d’Industrie et d’Artisanat du Niger (CCAIAN)
s’est dotée de structures représentatives,
démocratiques et compétentes, à
même d’assurer sa mission de concertation
avec les pouvoirs publics et la promotion
des entreprises et des produits du Niger.
Au quotidien, notre institution forme,
informe et sensibilise les Opérateurs
économiques, effectue les formalités de
création d’entreprise et de commerce
extérieur, organise des foires et rencontres
commerciales, établit des ponts entre le
Secteur privé et ses partenaires(Gouvernement, investisseurs étrangers,
bailleurs de fonds).
Etablir des ponts utiles, c’est justement
cela notre vocation. Et c’est cette vision
partagée qui nous a valu, entre autres :
-
D’être porté à la présidence de la
Maison de l’Afrique à Paris, et de la
Chambre Consulaire Régionale de
l’UEMOA ;
-
D’avoir réussi à mobiliser les opérateurs
économiques pour l’obtention de
meilleures conditions d’utilisation du
Corridor béninois ;
-
D’être sollicité pour arbitrer le différend
Gouvernement/Société civile du début
de l’année 2005 ;
-
D’assurer la Vice-Présidence du Conseil
National des Investisseurs Privés ;
-
De constituer une force de proposition
et de négociation, tant avec les acteurs
sociaux de l’intérieur qu’avec les partenaires
extérieurs.
Aujourd’hui, nous devons nous préoccuper
davantage des effets de la mondialisation
et de la globalisation de l’économie.
|
|
En effet, les mécanismes d’intégration au
sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, et l’entrée
en vigueur prochaine des Accords de
Partenariat Economique avec l’Union
Européenne, constituent des enjeux
majeurs pour nos économies. Ces enjeux se
déclinent avec plus de gravité au niveau
des entreprises du secteur productif, qui
seront désormais davantage soumises aux
dures réalités de la compétition.
Une compétition à laquelle nos entreprises
en général, et nos unités industrielles en
particulier, sont malheureusement peu préparées,
au regard de leurs faibles performances
actuelles.
La CCAIAN, de part sa mission de représentation
des intérêts du monde des affaires,
d’animation de la vie économique et de promotion
des entreprises, se fait le devoir
d’informer et de former les Opérateurs
économiques sur ces enjeux, afin qu’ils en
saisissent les opportunités, plutôt que de
subir les effets des processus d’intégration
et de mondialisation. Il y va de l’avenir de
nos entreprises et de la place qu’occupera
notre pays dans le concert régional et international.
IDDI ANGO Ibrahim
|
|