LES OPPORTUNITES
                                        D'INVESTISSEMENT

Le Niger dispose de nombreuses potentialités et opportunités d'investissements notamment dans les secteurs agricole, minier, artisanal, touristique et commercial.

  1. L'agriculture : les principales productions portent sur les cultures vivrières (mil, sorgho, riz, maïs ), mais les cultures de rente constituent un bon potentiel pour l'agro-industrie et l'exploitation. C’est le cas du coton, de l'arachide, du niébé, de la gomme arabique, du tabac, auxquels s'ajoutent des cultures maraîchères porteuses comme l'oignon, l'ail, le poivron, le sésame, le souchet, etc. Toutes ces filières porteuses constituent des opportunités du début de la filière (avec la production) jusqu'à la fin, soit sous forme d'exportation, soit sous forme de transformation sans oublier les étapes intermédiaires telles que l'approvisionnement en intrants. La production pour l'année 2004 toutes céréales confondues était de 2.541.388 Tonnes. Les productions de niébé et de l’arachide étaient respectivement de 509 469 tonnes et 155.000 tonnes. La gomme arabique se présente sous deux types : gomme avec saignée : production potentielle estimée entre 3500 et 4000 tonnes de gomme dure et 900 tonnes de gomme friable ; gomme sans saignée 800 à 2250 tonnes de gomme dure et friable ; utilisation : agroalimentaire,pharmacie et cosmétique.

  2. L'élevage : il s'agit d'un secteur très important par l'abondance et la qualité d'un cheptel bien apprécié dans la sous-région et au-delà. Les données sur l'effectif 2004 en têtes de bétail s'établissent comme suit : bovins : 3.686.828 ; ovins : 7.457.542 ; caprins : 9.448.013 ; camelins : 1.177.173 ; asins : 354 886 ; équins : 650.745. Filières porteuses : bétail, viande, cornes, cuirs, et peaux avec des possibilités au niveau de la production, de l'approvisionnement en intrants, et de la transformation et de l'exportation en aval.

  3. Les mines : l’industrie minière du Niger est dominée par l’exploitation de l’uranium. Avec ses deux mines d’uranium, le pays se classe parmi les plus grands producteurs mondiaux de ce métal. Cette production est entièrement destinée à l’exportation. Est également exploité, le charbon d’Anou-Anaren utilisé localement dans une centrale thermique pour la génération d’électricité et pour produire du charbon carbonisé utilisé en substitution du bois de chauffe. Certaines substances font l’objet d’exploitation artisanale : or, étain, gypse, pierres précieuses et sémi-précieuses, etc. En outre, le pays dispose d’importants gisements de fer (1,1 milliard de tonnes) et de phosphate (1,25 milliard de tonnes). Une exploitation aurifère industrielle est en phase de développement par la Société des Mines du Liptako(SML).

  4. L'industrie : des opportunités existent dans le cadre de la privatisation des entreprises publiques, de la réhabilitation des unités industrielles privées et enfin pour la création de nouvelles unités : les cuirs et peaux, les tanneries, les petites unités de production de produits laitiers, l'abattage et l'exportation de viandes, la conservation et la transformation des produits agricoles et maraîchers.

  5. Le commerce et les services : les créneaux porteurs sont l'importation des biens de consommation et matériels d'équipements, l'exportation des produits nigériens et la réexportation favorisée par la position du Niger situé au carrefour des zones géographiques économiques différentes.

  6. Le tourisme et l’hôtellerie : pays charnière entre l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne, le Niger dispose d'énormes potentialités touristiques allant du circuit plein de curiosités du bord du fleuve aux circuits tant connus des déserts du Ténéré et de l’Aïr, auxquels s'ajoutent les circuits inter-Etats des pays du Conseil de l'Entente. Avec une infrastructure modeste de 86 hôtels d'une capacité d'environ 3942 lits en 2000, la création de nouvelles unités hôtelières dans les zones prioritaires d'aménagement touristique, constitue une opportunité à exploiter.

  7. L'artisanat : des opportunités existent pour la création d'entreprises de commercialisation des produits artisanaux et la mise en place d'entreprises modernes de fabrication de produits artisanaux haut de gamme (maroquinerie, bijouterie, tissage, textile)

  8. Le transport : il offre beaucoup d'opportunités qui vont du renouvellement et de la modernisation du parc automobile à la fourniture de pièces détachées et à la réalisation d'autres investissements comme la construction des entrepôts aux ports desservant le Niger.

  9. L'habitat : les investisseurs peuvent intervenir dans la construction de logements, tant les besoins dans le secteur sont immenses. La demande est estimée à 25 263 logements en milieu urbain et 5 185 pour la Communauté Urbaine de Niamey en l'an 2000. Les projections pour 2005 sont de 34.544 logements en milieu urbain et 6.555 pour la Communauté Urbaine de Niamey.

  10. Les télécommunications : c'est un secteur d'avenir dans un pays comme le Niger, vaste territoire et de surcroît enclavé qui nécessite des contacts aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan extérieur. La Société Nigérienne de Télécommunications (SONITEL) a été privatisée, mais les besoins sont énormes en équipements radio, télévision, téléphonie et autres moyens de communication modernes.

  11. L’énergie : elle occupe une place importance dans le processus de développement économique. Le Niger dispose d’un potentiel important dont la mise en valeur permettra de créer les conditions d’une réelle compétitivité dans le domaine. Il s’agit notamment : - du charbon dans le Nord du pays dont l’exploitation par SONICHAR permet déjà de couvrir les besoins de l’ensemble du département d’Agadez notamment ceux des sociétés minières (SOMAÏR, COMINAK) ; - du pétrole dont des réserves sont mises en évidence dans l’Est du pays ; - des énergies renouvelables dont le soleil, la biomasse et les barrages hydroélectriques.

  12. La privatisation des entreprises publiques : les sociétés qui restent à privatiser sont : la Société Nigérienne d’Electricité (NIGELEC), la Société Nigérienne des Produits Pétroliers (SONIDEP), la Société Propriétaire et Exploitante de l’Hôtel GAWEYE (SPEHG), l’Office des Eaux du sous-Sol (OFEDES), la Société Riz du Niger (RINI), l’Abattoir Frigorifique du Niger, et la Société Nationale des Transports Nigériens (SNTN). Les différentes études juridiques, commerciales, économiques, financières et techniques préparatoires à leur privatisation avancent normalement.

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